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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 12:16

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L'ordre national de la Légion d'honneur est la plus haute décoration honorifique française. Elle a été instituée le 19 mai 1802 par Napoléon Bonaparte. Elle récompense les mérites éminents militaires ou civils rendus à la Nation.
Romaine par son nom (inspirée par la Legio honoratorum conscripta de l'Antiquité), par son symbolisme (les aigles) et son organisation (seize cohortes pour la France), la Légion d'honneur rompt avec la tradition des ordres d'Ancien Régime en étant ouverte à tous, et non seulement aux nobles, officiers, riches et puissants.
Comme certains y voyaient une atteinte au principe de l'égalité civique, Bonaparte, en conseil d'État justifie cette institution :
« Je vous défie de me montrer une république, ancienne ou moderne, qui savait se faire sans distinctions. Vous les appelez les hochets, mais c'est avec des hochets que l'on mène les hommes. »
La Révolution française avait en effet aboli toutes les décorations de l'Ancien Régime et, sous la Convention, les généraux avaient pris pour habitude d'attribuer des armes d'honneur (fusil d'honneur, sabre d'honneur, ou encore tambour d'honneur) pour récompenser les actes de bravoure.
Le 14 juillet 1804 eut lieu en la chapelle des Invalides la toute première remise de Légion d'Honneur par Napoléon Bonaparte aux officiers méritants au cours d'une fastueuse cérémonie officielle.
L'association des mérites militaires et civils (la répartition actuelle est environ 2/3 1/3), permet à l'ordre de survivre à tous les régimes jusqu'à aujourd'hui, où on dénombre plus de 110 000 légionnaires.

Les légionnaires sont distingués selon trois grades (90% sont des hommes) :

  • Chevalier (100 000)
  • Officier (10 000)
  • Commandeur (1 250)

Et trois dignités :

  • Grand officier (250)
  • Grand'croix (75)
  • Grand maître (1)

La croix a été remise également à des villes (Luxembourg, Liège, Belgrade, Stalingrad, Verdun et dernièrement, Alger en 2004), des régiments, des établissements d'enseignement (du supérieur comme l'École polytechnique ou l'École des chartes ou du secondaire comme le lycée Lalande de Bourg en Bresse), des communautés, des entreprises (dont la SNCF) et une association (la Croix-Rouge française).
La Légion d'honneur n'est pas réservée aux Français : elle est aussi attribuée à titre protocolaire aux chefs d'État, Premiers ministres, membres de gouvernement et ambassadeurs étrangers lors de leur venue en France, et à quiconque a servi les intérêts de la France. Par exemple, le 19 février 1999, le président de la République Jacques Chirac a remis l'insigne à des anciens combattants américains de la Première Guerre mondiale.
L'admission et l'avancement dans l'ordre sont prononcés dans la limite de contingents fixés par décret du président de la République pour une période de trois ans. Ces contingents sont répartis entre le Président et les différents ministres qui adressent leurs propositions au Grand chancelier. L'accès à l'ordre ne peut se faire dans un grade supérieur à celui de chevalier, sauf quand il s'agit d'honorer une personnalité étrangère : c'est alors en fonction du rang protocolaire des récipiendaires (ainsi le prince Albert de Monaco a été directement élevé à la dignité de grand officier de l'ordre en 1984). L'admission dans l'ordre (Chevalier) comportait à sa création, une rente annuelle insaisissable de deux cent cinquante francs or. En 2004, cette rente annuelle (Chevalier) est de 6,10 €.
L'attribution est presque automatique pour les anciens ministres, les préfets honoraires, les anciens députés ou sénateurs (les ministres et parlementaires en activité sont exclus du champ sauf pour faits de guerre), les hauts magistrats et les membres du corps diplomatique. L'obtention d'une médaille d'or aux Jeux olympiques est une promotion spéciale. L'armée obtient cinquante pour cent des places et les autres professions bien représentées sont les policiers, les pompiers, les élus, les hauts fonctionnaires et les représentants des cultes.
De plus, à l'origine, les descendants de trois générations successives de décorés de la Légion d'honneur obtenaient ladite décoration par l'hérédité. Cette disposition, tombée en désuétude depuis, n'a cependant jamais été abolie.
L'insigne est une étoile à cinq rayons doubles émaillés de blanc, les dix pointes boutonnées. L'étoile et les boutons sont en argent pour les chevaliers, en vermeil pour les officiers. Les rayons sont reliés par une couronne, d'argent ou de vermeil suivant le grade, émaillée de vert et composée de feuilles de chêne (à droite) et de laurier (à gauche) et dont les extrémités inférieures, entrecroisées, sont attachées par un nœud. Le centre de l'étoile présente un médaillon en or avec l'effigie de la République, entourée d'un cercle bleu, portant les mots : REPUBLIQUE FRANÇAISE. L'étoile est suspendue à une couronne, d'argent ou de vermeil suivant le grade, émaillée de vert et composée de feuilles de chêne (cette fois-ci à gauche) et de laurier (cette fois-ci à droite). Au revers, le médaillon d'or porte deux drapeaux tricolores avec l'inscription Honneur et Patrie en exergue ainsi que la date de création de l'ordre : 29 floréal An X.
L'insigne est suspendu à un ruban rouge peut-être hérité de l'Ordre militaire de Saint-Louis. Il comporte une rosette pour les officiers. La dimension de l'insigne en vermeil des commandeurs, suspendu à une cravate, est de moitié plus grande que celle des deux premiers grades. Les grands officiers portent la croix d'officier mais aussi une plaque sur le côté droit de la poitrine. Les grand'croix portent la même plaque, mais en vermeil, sur le côté gauche de la poitrine. Leur croix de vermeil, presque du double de celle des deux premiers grades, se porte en écharpe, suspendue à un large ruban rouge qui passe sur l'épaule droite.
En tenue civile, les chevaliers portent à la boutonnière un ruban rouge, les officiers une rosette rouge, les commandeurs une rosette rouge sur demi-nœud en argent, les grands officiers une rosette rouge demi-nœud moitié argent moitié or, et les grand'croix une rosette rouge sur demi-nœud en or. Le demi-nœud est vulgairement appelé « canapé ».

La devise de l'ordre est Honneur et Patrie.

Le Président de la République est le grand maître de l'Ordre. Le grand collier (composé de 16 anneaux en or massif) est remis au Président par le grand chancelier, le jour de son investiture. On le voit sur les photos officielles puis il est déposé au musée de la Légion d'honneur.
Le grand chancelier de la Légion d'honneur est choisi parmi les grand'croix par le président de la République. Depuis 1969, il est nommé pour six ans. Depuis le premier chancelier, Lacépède, seuls des militaires ont été nommés. Les responsabilités du grand chancelier sont assez étendues : il a la charge de tous les problèmes liés aux décorations en France. C'est notamment le grand chancelier qui accorde les autorisations de port des décorations étrangères. Il est également grand chancelier de l'ordre national du Mérite.
Le grand chancelier est assisté d'un conseil réunissant des membres divers de la Légion, civils et militaires, à partir du grade de commandeur.
La grande chancellerie est située à Paris dans le VIIe arrondissement dans l'hôtel de Salm appelé aujourd'hui Palais de la Légion d'honneur. Ce palais abrite aussi le musée de la Légion d'honneur.

Récipiendaires de la Légion d'honneur

  • Catégories :
    • Chevaliers de la Légion d'honneur
    • Officiers de la Légion d'honneur
    • Commandeurs de la Légion d'honneur
    • Grands Officiers de la Légion d'honneur
    • Grand'Croix de la Légion d'honneur
  • Listes :
    • Grands chanceliers de la Légion d'honneur
    • Grands maîtres de la légion d'honneur

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Published by Patrick R. Nastro - dans LE PREMIER EMPIRE
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