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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:31

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À la bataille de Vyazma, qui eut lieu le 3 novembre 1812, les derniers corps de la Grande Armée de Napoléon ont été défaits par les Russes commandés par le général Mikhail Andreyevich Miloradovich.
S'étant avancée profondément en territoire ennemi, la Grande Armée souffre d'un grave déficit d'approvisionnement. Ravagé, Moscou n'est pas un lieu de résidence idéal pour passer l'hiver. L'armée de Napoléon entame donc la première étape de sa retraite épique.
L'objectif de Napoléon est de mener la Grande Armée à son principal centre d'approvisionnement de Smolensk, à quelques 430 kilomètres à l'ouest de Moscou, et de reprendre la campagne au printemps suivant.
Les Français quittent Moscou le 18 octobre, et empruntent un itinéraire méridional qui doit les conduire à Smolensk. Mais après la défaite de la bataille de Maloyaroslavets, le 24 octobre, ils sont obligés de faire marche arrière et retraiter par la route utilisée plus tôt dans leur avance sur Moscou. Le territoire bordant cet itinéraire ayant été précédemment ravagé, la retraite s'impose dans des conditions extrêmes de privation et de fatigue. Le manque de nourriture démoralise les hommes et sème le désordre dans les rangs français.
Le 3 novembre, la Grande Armée s'étire en une longue colonne de 100 kilomètres. La tête de cette colonne, constituée du 8e corps de Junot est à Dorogobuzh, alors que le 1er corps de Davout, qui forme l'arrière-garde, n'est qu'à l'est de Vyazma. D'ouest en est, entre ces deux unités, marchent la Garde impériale, les troupes de Murat, le 3e corps de Ney, le 5e corps de Poniatowski et le 4e corps d'Eugène de Beauharnais
Bien que les Français aient réussi à contrecarrer la tentative initiale de Miloradovich d'isoler et détruire le 1er corps du maréchal Louis Nicolas Davout, ils restent, pendant toute la bataille, sous la pression des Russes. Ils se retirent en désordre, sous le feu de l'ennemi qui occasionne beaucoup de pertes.
Bien que la défaite française de Vyazma ne soit pas flagrante, elle demeure remarquable en raison de son impact disruptif sur la retraite de Grande Armée. Se retirant loin de Vyazma sous la pression russe, les colonnes de l'arrière-garde sont de plus en plus désorganisées. Par réaction en chaîne, le chaos s'étend alors à d'autres unités placées au centre et l'avant de l'armée française.
Les Français, sont harcelés par des attaques incessantes des Cosaques. Davout est en particulier cerné par les Russes. La veille, le 2 novembre, Napoléon s'est emporté contre la gestion des activités de l'arrière-garde, et commande à Ney d'assumer les fonctions d'arrière-garde et de rester à Vyazma, pour permettre à Eugène, Poniatowski et Davout de l'éviter. En attendant, les Russes se sont divisés en trois groupes pour poursuivre les Français.
Davout est étroitement suivi par 5 000 Cosaques commandés par Matvei Platov. Ce groupe est lui-même soutenu par les 4 000 hommes de la 26e division du général Ivan Paskevich. Marchant légèrement au sud, se trouve le général Miloradovich avec les 2e et 4 division d'infanterie, environ 14 000 hommes, et les 2e et 3e division de cavalerie, qui se s'élèvent à 3 500 hommes. Miloradovich coordonne l'activité de toutes ces troupes, y compris celles de Platov et de Paskevich. Le gros de l'armée russe, quelques 70 000 soldats conduits par Mikhail Kutuzov marche plus au sud.
La soirée du 2 novembre, en conduisant une reconnaissance au sud de la route de Smolensk-Moscou, Miloradovich, accompagné des généraux Korff et Sievers, note un espace entre les troupes de Davout, situées à l'est de Fedorovskoye, et les troupes d'Eugène et de Poniatowski, à l'ouest de Vyazma. Identifiant tout de suite l'occasion d'isoler et de détruire la division de Davout, Miloradovich décide d'attaquer de bonne heure le matin suivant.
À 8 heures, le matin du 3 novembre, la cavalerie de Miloradovich attaque la colonne française qui marche, désorganisée, sur toute la distance qui la sépare d'Eugène et de Poniatowski. Miloradovich commande à son artillerie, placée sur les hauteurs voisines, de commencer la canonnade. L'attaque est un succès complet. Elle permet la capture du train de bagages de la 4e division et sème le désarroi dans les rangs français. Miloradovich place alors ses batteries et l'infanterie au travers de la route, coupant Davout du reste de l'armée française.

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Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
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