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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:09

La bataille des Arapiles, appelée bataille de Salamanque par les Britanniques, fut livrée le 22 juillet 1812 aux Arapiles près de Salamanque, entre les troupes françaises commandées par Auguste Marmont et les troupes britanniques, espagnoles et portugaises sous le commandement de Arthur Wellesley, duc de Wellington.
Les pertes ont été de 3 129 Britanniques et 2 038 Portugais contre environ 13 000 Français. On a dit que Wellington avait défait une armée de 40 000 hommes en 40 minutes. La conséquence a été que son armée a pu avancer et libérer Madrid, mais seulement deux mois plus tard.
La bataille a eu lieu après une période de six semaines éprouvantes pour Wellington. Son avancée dans l'Espagne centrale au printemps 1812 avait été bloquée par l'armée de Marmont. Par des marches rapides et des manœuvres sans pertes, Marmont a fait maintenu la menace sur les lignes d'approvisionnement de Wellington. Wellington avait finalement décidé de retirer son armée au Portugal. Soudain, il observe que Marmont a fait l'erreur tactique de séparer son flanc gauche du corps principal. On raconte que Wellington a jeté le poulet qu'il était en train de manger en criant « By God, that will do! ». Il ordonne immédiatement que la partie principale de son armée attaque l'aile gauche isolée.
La bataille a été une succession d'attaques en ordre oblique; elle a été engagée par la brigade de cavalerie des Portugais et la 3e division de Pakenham; elle a été poursuivie par la cavalerie lourde des Britanniques et les 4e, 5e et 6e divisions. L'aile gauche française était anéantie. Par chance pour les alliés, à la fois Marmont et le commandant en second étaient blessés par un shrapnel dans les premières minutes de l'engagement. La confusion dura jusqu'à ce que Clausel, troisième en ancienneté, assure le commandement et ordonne une contre-attaque de la part du corps principal français vers le centre des Alliés déployés. Il a été sur le point de réussir jusqu'à ce que Wellington envoie à propos des renforts.
La victoire a été amoindrie par la faute des troupes espagnoles qui auraient dû garder la route cruciale permettant de se dégager par le pont à Alba de Tormes. Cela a peut-être été dû à une mauvaise communication entre les commandements espagnols et britanniques. La poursuite pour capturer l'armée française en fuite échoua. Cependant, on a vu la cavalerie allemande de Wellington accomplir l'exploit éblouissant de « briser le carré » et de transpercer un groupe français d'infanterie placé en arrière garde, exploit qu'ils ont pu accomplir deux fois en quelques minutes.
La bataille a établi la réputation de Wellington comme un général offensif. « Il manœuvre comme Frédéric le Grand, en ordre oblique », a écrit le général Foy, un auteur connu de mémoires sur la Guerre d'Espagne. La perte de Madrid durant deux affaiblit considérablement le gouvernement pro-napoléonien de Joseph Bonaparte, placé sur le trône d'Espagne par son frère.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:08

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Au cours de la Bataille de Badajoz l'armée anglo-portugaise sous les ordres de Wellington assiégea Badajoz en Espagne et força la garnison a effectuer sa reddition. Le siège fut l'un des plus sanglants des guerres napoléoniennes et fut considéré comme une victoire coûteuse par les Britanniques, avec quelques 3 000 soldats alliés tués en quelques heures de combat intense vers la fin du siège.
Après avoir au cours de sièges précédents pris les villes frontières d'Almeida et de Ciudad Rodrigo, l'armée anglo-portugaise fit mouvement sur Badajoz afin de prendre la ville et de sécuriser les lignes de communication avec Lisbonne, la base principale d'opérations pour l'armée alliée. Badajoz avait une garnison d'environ 5 000 hommes sous le commandement du général Armand Philippon, le gouverneur militaire de la ville, et possédait des fortifications bien plus redoutables qu'Almeida ou Ciudad Rodrigo. Avec un forte muraille couverte par de nombreux points fortifiés et bastions, Badajoz avait déjà fait face avec succès à deux tentatives de sièges et était bien préparée pour une troisième tentative, avec ses murailles renforcées et une partie de la zone autour de l'enceinte qui avait été inondée ou minée avec des explosifs.
L'armée alliée, forte de 25 000 hommes, surpassait en nombre la garnison française dans le rapport de cinq à un et après avoir encerclé la ville, le siège commença par le creusement des tranchées, des parallèles et des terrassements destinés à protéger l'artillerie de siège. Ce travail fut rendu difficile par des pluies torrentielles et prolongées. Pendant que les alliés procédaient aux terrassements, les Français effectuèrent plusieurs raids afin de détruire les lignes d'approche vers la muraille, mais furent chaque fois repoussés par les tireurs d'élite britanniques et l'infanterie de ligne.
Avec l'arrivée de mortiers lourds de 18 et 24 livres, les alliés commencèrent un bombardement intense des défenses de la ville, pendant que l'un des bastions avancée fut pris par les tuniques rouges de la 3e division du général Thomas Picton. Cette prise permit d'élargir les terrassements de siège et bientôt les tranchées rampèrent vers les hauts murs de pierre pendant que les canons continuaient à pilonner la maçonnerie de la muraille. Le 5 avril deux brèches avaient et faites dans la muraille et les soldats se préparèrent pour donner l'assaut à Badajoz. L'ordre d'attaquer fut différé de 24 heures pour permettre d'ouvrir une troisième brèche. Des nouvelles commençaient à circuler chez les alliés selon lesquelles le maréchal Soult était en route pour porter secours à la ville et l'ordre de lancer l'attaque fut donné à 22 heures le 6 avril.
La garnison française savait à quoi s'attendre, mina les larges brèches dans les murs et se prépara pour un assaut immédiat.
Avec trois larges ouvertures dans la muraille et le maréchal Soult qui venait au secours de la ville, Wellington ordonna de donner l'assaut à la ville à 22 heures le 6 avril et les troupes s'avancèrent avec des échelles d'assaut et différents outils. Les premiers hommes à donner l'assaut étaient ceux du Forlorn Hope qui allaient précéder l'attaque principale menée par la 4e division et la division d'infanterie légère de Craufurd, pendant que les attaques de diversion seraient faites au nord et à l'est par les Portugais et les Britanniques de la 5e division de Picton et la 3e division.
Juste au moment où le Forlorn Hope allait lancer son attaque, une sentinelle française fut alertée et donna l'alarme. En quelques secondes les remparts s'emplirent de soldats français, qui déversèrent une grêle mortelle de mousquèterie sur les troupes à la base de la brèche. Les Britanniques et le Portugais foncèrent en avant en masse et escaladèrent la brèche, faisant face à un barrage meurtrier de tir de mousquets, complété par des grenades, des pierres, des barils de poudre à canon avec des mèches rudimentaires et même des balles de foins enflammées.
Ce furieux barrage dévasta les rangs britanniques et la brèche commença bientôt à s'emplir de morts et de blessés, à travers lesquels les troupes d'assaut devaient se frayer un passage. Malgré le carnage, les tuniques rouges continuèrent bravement à pousser en avant en grand nombre, avec pour seul résultat d'être fauchés par les volées de mousquets et la mitraille. En seulement deux heures, quelques 2 000 hommes avaient été tués ou grièvement blessés à la brèche principale, alors que de nombreux autres hommes de la 3e division étaient abattus dans les attaques de diversion. Le général Picton lui-même fut blessé alors qu'il escaladait une échelle afin d'atteindre le haut de la muraille. Partout où les alliés attaquaient, les soldats étaient immobilisés et le carnage était si immense que Wellington était sur le point de rappeler ses troupes quand finalement elles prirent pied sur le sommet de la muraille.
La 3e division de Picton finit à atteindre le sommet du mur et simultanément à faire sa jonction avec les hommes de la 5e division, qui eux aussi progressaient vers l'intérieur de la ville. A partir du moment où ils avaient réussi à prendre pied dans la ville, les alliés avaient l'avantage de leur supériorité numérique et commencèrent à repousser les Français. Voyant qu'il ne pouvait plus tenir, le général Philippon se retira de Badajoz vers la forteresse voisine de San Cristobal; cependant il capitula peu de temps après que la ville ne fut tombée.
Avec la victoire, vint le pillage en masse et le désordre quand les tuniques rouges se mirent à boire et il fallut 72 heures avant que l'ordre ne soit complètement restauré. Le sac de Badajoz, acte de sauvagerie gratuite, a été retenu par de nombreux historiens comme un exemple de conduite particulièrement atroce de la part de l'armée Britannique, on entra par effraction dans de nombreuses maisons, les biens furent vandalisés ou volés, des citoyens espagnols de tous ages et de tous bords furent tués ou violés, et de nombreux officiers britanniques furent abattus par les hommes qu'ils essayaient de ramener à l'ordre. Parmi les civils qui réussirent à survivre, se trouvaient Juana de los Dolores de Leon, future épouse du général Harry Smith et sa sœur.

A l'aube du 7 avril, on put mesurer l'horreur du massacre tout autour de la muraille. Les corps étaient empilés sur plusieurs épaisseurs et le sang avait coulé par ruisseaux entiers dans les tranchées. Quand il vit la destruction et le massacre, Wellington pleura amèrement et maudit le Parlement Britannique pour lui avoir accordé si peu de ressources et de soldats. L'assaut et les engagements précédents avaient coûté aux alliés quelques 4.800 hommes hors de combat. La division d'élite, La Division Légère avait durement souffert, perdant 40% de ses effectifs. Pourtant, le siège était terminé et Wellington avait sécurisé la frontière entre l'Espagne et le Portugal et pouvait maintenant marcher contre le Maréchal Marmont à Salamanque.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:08

Ciudad Rodrigo est une ville espagnole fortifiée à la frontière avec le Portugal et qui contrôlait la route allant du centre du Portugal à Salamanque. Cette forteresse surplombe le pont sur l'Agueda qui est un passage obligé venant du Portugal pour aller vers le nord de l'Espagne. La forteresse avait été prise par les Français du Maréchal Ney en 1810. Les Français avaient pu prendre la place après avoir installé leurs batteries de siège sur le Grand Teson, une colline située au nord ouest de la ville, surplombant les fortifications. Conscients de cette faiblesse dans le dispositif de défense de la ville, les Français avaient construit un fort sur cette colline afin d'en interdire l'accès aux assaillants. Lord Wellington voulait prendre la ville rapidement car il craignait qu'elle ne reçut les secours de l'armée de Marmont et de celle du général Jean Dorsenne.
Le siège commença le
8 janvier 1812 par une attaque surprise du fort situé sur le Grand Teson. Le fort fut enlevé par la division légère britannique. La prise du fort permit de creuser le premier
parallèle où furent installées les batteries de siège. Le pilonnage des remparts commença le
13 janvier.
Sur une colline moins élevée (le Petit Teson) mais située entre le Grand Teson et les remparts, on commença à creuser un second parallèle. Le couvent de
Santa Cruz, qui commandait le Petit Teson fut pris par les Britanniques, repris par les Français et finalement resta aux mains des Britanniques après d'âpres combats. Le 19 janvier, les Britanniques avaient ouvert deux brèches dans les remparts de la ville. Une grande brèche à l'angle nord ouest de la ville et une autre plus petite à 200 m à l'Est de la première.
Les Français renforcèrent le sommet de la grande brèche avec des chevaux de frise et minèrent les éboulis qui y donnaient accès. Ils creusèrent une tranchée de cinq mètres de profondeur et trois mètres de large sur le terre plein autour du sommet de la brèche. Deux canons de 24 livres furent placés sur les côtés afin de balayer la brèche. Le fond de la tranchée était semé de piques, de quadripointes et de chevaux de frise. Des fagots de combustible étaient prévus pour éclairer les approches de la brèche en cas d'attaque nocturne.
Les Français avaient eu peu de temps pour renforcer la petite brèche, car celle-ci fut ouverte au dernier moment. Les chevaux de frise et les tranchées n'avaient pu être mis en œuvre. Seul un canon hors service fut placé en travers du sommet de la brèche. Par contre au moins un canon pouvait depuis les flancs frapper la pente de la brèche.
L'assaut était prévu pour la nuit du
19 janvier. La 3e division fut assignée à la brèche principale, la petite brèche fut attribuée à la division légère. Trois attaques de diversion avaient été planifiées. Un bataillon de chasseurs portugais devait traverser le pont et prendre quelques redoutes près de la porte principale, qui protégeait les défenseurs des fossés. Le 5e régiment devait attaquer depuis le couvent de Santa Cruz et nettoyer le parapet entre les fossés de tous défenseurs, et le 94e régiment devait nettoyer le fossé en avant du parapet.
A 7 heures du soir l'attaque commença avec les chasseurs portugais fonçant sur le pont et prenant les postes avancés. Les deux autres régiments accomplirent rapidement leur mission et la voie était libre pour l'attaque principale. Celle-ci devait être mené par la brigade du général McKinnon, qui était précédée de 150 hommes portant des sacs de foin. A peu près au même moment les 5e et 95e régiments venaient juste de terminer le nettoyage des parapets et dans leur enthousiasme ils poursuivirent jusqu'à la brèche principale. En fait, ils l'atteignirent avant la force d'assaut principale! La brigade de McKinnon les suivit de près, mais tous furent arrêtés par la tranchée creusée au sommet de la grande brèche. A ce moment ils subirent le feu meurtrier des deux canons qui balayaient la brèche à bout portant avec de la mitraille. Alors que les Britanniques tournoyaient en désordre, les Français mirent à feu une mine enterrées sous les décombres de la brèche. Cette explosion massive assomma les assaillants et provoqua de lourdes pertes parmi leurs chefs. Les Britanniques parvinrent bientôt à se reformer et par des efforts héroïques ils réussirent à réduire au silence les deux canons et à prendre la brèche. La voie vers l'intérieur de la ville était ouverte !
La division légère se rassembla derrière le couvent de San Francisco avant son assaut vers la petite brèche. Malgré le grand nombre d'officiers supérieurs, cette attaque fut mal menée depuis le départ. Les troupes portant les sacs de foin se perdirent et la première vague d'assaut[5] attaqua le parapet entre les deux fossés, pensant que c'était le rempart. Une fois que la brèche fut localisée, la force d'assaut principale progressa vers le haut en rencontrant peu de résistance. Les défenseurs français battirent en retraite jusqu'à la place principale de la ville où bientôt ils capitulèrent.
La ville était maintenant aux mains des Britanniques, et rien ne put arrêter les troupes victorieuses. Les 12 heures suivantes furent marquées par une orgie sauvage de pillage, de viols et de beuveries. Des fortunes furent faites en une nuit et aussitôt dissipées en boissons et personne n'était en sécurité, pas même les officiers britanniques. Au matin les soldats furent repris en main et le travail de réparation des dégâts commença.
Les pertes britanniques pendant tout le siège furent d'environ 1 100 tués ou blessés. Au cours de l'assaut lui-même, les pertes dans la troupe ne furent pas particulièrement lourdes avec environ 100 morts et 400 blessés. Cependant, les pertes parmi les officiers, et particulièrement les officiers supopérieurs, furent très lourdes avec 59 morts ou blessés. Le général Craufurd, commandant de la division légère fut mortellement blessé, alors que le général McKinnon, commandant de la force d'assaut fut tué dans l'explosion de la mine qui ébranla la grande brèche. Le général Vandeleur, commandant de la brigade qui donna l'assaut à la petite brèche fut aussi grièvement blessé.
Des 1 900 hommes de la garnison française, environ 600 furent tués ou blessés pendant le siège.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:07

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À la Bataille d'Albuera qui se déroula le 16 mai 1811 pendant la guerre d'Espagne, les alliés Britanniques, Espagnols et Portugais repoussent l'armée française du maréchal Soult à Albuera, à environ 20 kilomètres au sud de Badajoz, en Espagne.
Les Français tentent de renouveler leur invasion du Portugal de l’année précédente. Soult met ses troupes en mouvement pour dégager Badajoz, assiégée par les Anglais alors que Masséna fait de même vers Almeida. Les Français sont repoussés avec de lourdes pertes.
Les forces combinées anglo-portugaises sont sous le commandement de William Carr Beresford, maréchal de l'armée portugaise, les forces espagnoles sont commandées par le général Joaquín Blake.
Wellington passe l'hiver 1810-1811 à tenir la solide ligne de fortifications de Torres Vedras qui protége Lisbonne. Les troupes de Masséna, incapables de la prendre d'assaut, hivernent en face de cette ligne. Elles subissent des difficultés de ravitaillement, et ont des problèmes de survie. En mars 1811, Masséna reconnait le caractère intenable de la situation et se replie sur la forteresse de Ciudad Rodrigo, située en Espagne à la frontière avec le Portugal. Cette forteresse garde la route du Portugal à Salamanque. Il laisse une petite garnison dans la forteresse portugaise d'Almeida. L'hivernage face aux lignes de Torres Vedra et la retraite précipitée a largement détruit la capacité offensive de son armée.
Au sud du Tage, la forteresse portugaise d'Elvas et la forteresse espagnole de Badajoz se dressent sur la même route allant du Portugal vers Madrid. Les opérations françaises dans cette zone sont sous la responsabilité de Soult, qui est par ailleurs très occupé, entre autre à poursuivre le siège de Cadix). En janvier 1811, Soult dépouille les lignes faisant le siège de la vile, afin de rassembler une armée de campagne et faire mouvement vers Badajoz. Les forces britanniques et espagnoles en profitent pour tenter de briser le siège, en déclenchant la Bataille de Barrossa le 8 mars, qui est une défaite tactique pour les Français, mais n'est pas exploitée en vue de rompre le siège. Badajoz capitule le 10 mars, et Soult retourne sans attendre dans la région de Séville afin de reprendre le siège de Cadix et prévenir toute répétition des conditions qui avaient conduit à Barossa.
Wellington considére que les quatre forteresses mentionnées ci-dessus doivent être prises afin de protéger le Portugal de toute nouvelle invasion, et de permettre l'entrée en Espagne des forces anglo-portugaises. Il décide donc de diviser ses forces et de tenter de prendre à la fois Almeida et Badajoz. 20 000 hommes, dont 10 000 Britanniques, sous les ordres de Beresford sont affectées au siège de Badajoz, alors que lui-même marche avec environ deux fois cet effectif sur Almeida.
Il n'a cependant pas vraiment le matériel de siège nécessaire, et effectue le blocus d'Almeida, avec une force de couverture à l'Est. L'attaque de cette position par Masséna est repoussée à la Bataille de Fuentes de Oñoro le 5 mai. En conséquence, Almeida est évacué par la garnison française, le 11 mai, au cours d'un des épisodes les plus humiliants de l'histoire de l'armée britannique: la garnison dans son entier se glisse à travers les lignes de siège sans perdre un homme ni provoquer l'alarme.
Pendant ce temps, Beresford rassemble son matériel à partir d'anciens canons portugais venant d'Elvas, et commence les opérations de siège contre Badajoz le 8 mai. Avec 591 hommmes du régiment de uhlans polonais de la Vistule et un régiment de grenadiers, en provenance des quatre régiments d'infanterie du Duché de Varsovie, sous les ordres du colonel Varrere (soit environ 24 000 hommes), Soult marche au secours de la ville. Beresford fait mouvement vers Albuera, forte position de couverture sur une crête orientée nord-sud, à proximité de la route Badajoz-Séville et à 20 km de Badajoz. 12 000 soldats espagnols, sous les ordres de Blake stationnés plus loin au sud, marchent pour le rejoindre.
Le 15 mai l'écran de cavalerie de Beresford fort de 2 500 hommes est aisément refoulé de la rive droite de la rivière Albuera par la cavalerie française. Dans les premières heures du 16 mai, à l'insu de Soult, les forces de Blake rejoignent celles de Beresford, et sont déployées au sud de la position.
Le plan de Soult est de feindre, avec une brigade, une attaque sur la ville d'Albuera et de garder le gros de ses forces pour un large mouvement de flanc par le sud, dirigé contre l'aile droite alliée. Quatre pelotons de Uhlans polonais traversent l'Albuera. Le général Long répond en déployant deux escadrons du 3e dragons de la garde.
Le premier escadron de ce régiment est détruit par les deux pelotons polonais. Quand le deuxième escadron attaque, et quand le feu devient trop intense, les Polonais battent en retraite de l'autre côté de la rivière, sous le feu des dragons britanniques. Les Polonais comptent 14 morts et 3 blessés, contre 20 morts et blessés chez les Britanniques.
Une brigade d'infanterie française commandée par le général Godin repousse une brigade de la Légion Royale Allemande (KLG) du général von Alten. Ils traversent la rivière sur un pont mais subissent de lourdes pertes de l'artillerie portugaise, ce qui provoque le retrait du village d'une partie des allemands.
Beresford détecte le mouvement de Soult et tente de redéployer ses forces. Les forces espagnoles (sur lesquelles l'attaque de flanc doit tomber) reçoivent l'ordre de faire face au sud. La 2e division britannique du général Stewart postée derrière Albuera est remplacée par une division portugaise et fait mouvement vers le sud afin d'étendre le flanc droit vers l'Ouest, restant échelonnée derrière les Espagnols. La 4e division du général Cole demeure en réserve. Cependant Blake, qui commande les Espagnols, refuse de bouger ses troupes car il est sûr que l'attaque principale va porter sur le village d'Albuera.
Quand le Ve corps français du général Girard commence son attaque contre les trois divisions espagnoles des généraux Zayas, Lardizabel et Ballesteros, seul Zayas à pris l'initiative de faire aligner ses hommes et peut faire face à l'attaque. Les flancs du Ve corps sont couverts par de l'artillerie montée. Sur le flanc gauche du Ve corps, une division française de dragons, sous le commandement du général Latour-Maubourg prend position. Sur son flanc droit se tient la division d'infanterie du général Werle.
La 2e division d'infanterie du général Stewart, accompagnée d'une batterie du KLG, fait mouvement pour donner assistance aux Espagnols de Zayas. La brigade de Colborne avance déployée en ligne pour faire feu sur le flanc gauche de la colonne française qui attaque. Les Français sont foudroyés et Stewart ordonne la charge. Cependant, à ce moment là, une averse réduit la visibilité, rendant très difficile la mise à feu des mousquet). L'infanterie britannique est déployée en ligne, avec peu ou pas du tout de puissance de feu et ignorante du fait que la cavalerie française, qui a effectué un large mouvement de flanc, se trouve sur sa droite et derrière elle.
A ce moment, le général Latour-Maubourg envoie le régiment de uhlans et le 10e régiment de hussards contre eux. Les trois régiments britanniques (le 3e, le 2/48e et le 66e régiment d'infanterie) sont presque totalement anéantis. Le 31e régiment d'infanterie réussit à former le carré juste à temps pour se sauver de la destruction par les lanciers franco-polonais. Les uhlans capturent cinq drapeaux et cinq canons de la batterie des KLG. Pendant ce temps, des troupes attaquent un bataillon du 31e, mais sont repoussés. Les uhlans attaquent ensuite une brigade espagnole commandée par le général d'Espana et l'état major de Beresford. Une partie des troupes espagnoles, principalement celles des divisions de Ballesteros et de Lardizabal s'échappent. Cette partie de la bataille se termine par une attaque sans succès du 4e régiment de dragons britannique, qui perd 27 hommes.
L'attaque française tombe alors sur la brigade de Houghton de la 2e division, qui tient sur place en dépit de lourdes pertes. Tôt dans la bataille le colonel William Inglis, du 57e régiment d'infanterie (West Middlesex) est blessé par de la mitraille qui perfore un de ses poumons. Il refuse d'être porté à l'arrière et reste couché au pied des couleurs. Tout au long de la bataille on pouvait entendre sa voix répéter calmement "Vendez chèrement votre vie 57e ,vendez...." . En faisant ce qui leur était demandé le 57e gagne un surnom impérissable "Les durs à cuire" et le seul régiment à avoir le droit de porter la distinction "Albuhera" aussi bien sur leurs couleurs que sur le badge de leur casquette. Jusque là la bataille s'est bien déroulée pour les Français. Cependant, Soult se rend compte que Blake a fait sa jonction avec Beresford et il hésite à engager ses réserves.
La 4e division de Beresford sous les ordres de Lowry Cole monte alors à l'attaque de la crête en venant de l'ouest. La brigade de Fusiliers, la 11/23 brigade portugaise et le 7e chasseur portugais s'y distinguent particulièrement. Ils repoussent les charges de cavalerie des dragons et des uhlans, et s'avancent à faible distance des colonnes françaises. Ils échangent des tirs de mousquet pendant 20 minutes, souffrant la perte de 1 000 hommes. L'infanterie française a souffert au moins aussi durement, mais finit par lacher lorsque les survivants britanniques lancent une violente charge à la baïonnette.
L'engagement se termine de façon non concluante après un combat très sanglant, la cavalerie polonaise de Soult détruit toute une brigade britannique, alors que les Espagnols repoussent l'une des plus puissantes attaques d'infanterie française de cette guerre.
Soult n'est pas parvenu pas à faire lever le siège de Badajoz, qui est abandonné un peu plus tard, quand le maréchal Auguste Marmont joint ses forces aux siennes. La ville ne tombe aux mains des alliés qu’en avril 1812.
Albuera, eut peu d'effet sur le déroulement de la guerre. Mais l'efficacité des lanciers polonais conduisit l'armée Britannique à convertir quelques régiments de cavalerie en lanciers après Waterloo. Cette bataille aussi confirma la qualité combative de l'Armée Portugaise après sa réorganisation par les Britanniques.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:05

La bataille de Fuentes de Oñoro oppose le maréchal Masséna, duc de Rivoli et prince d'Essling, au lieutenant général Arthur Wellesley, vicomte Wellington, du 3 au 5 mai 1811 près de la frontière lusitano-espagnole.
Au printemps 1810, Napoléon charge le maréchal Masséna, à la tête de l'armée du Portugal, de chasser les troupes alliées d'Arthur Wellesley. L'attaque est lancée par le Nord et la progression française est difficile. Une sanglante bataille est livrée à Buçaco, le 27 septembre. Si Masséna peut poursuivre son avance, ses pertes sont en revanche extrêmement sérieuses. Le 11 octobre, au Nord de Lisbonne, l'armée impériale, doit faire face à un vaste ensemble d'ouvrages fortifiés. Construit dans le plus grand secret, cet ensemble reçoit le nom de "Lignes de Torres Vedras". Côté Français, comme l'atteste les Mémoires du général baron de Marbot, alors aide de camp près le maréchal Masséna la surprise est totale. Ne disposant pas de moyens suffisants en artillerie et en génie pour emporter des positions à première vue si formidables, le prince d'Essling fait camper son armée face à celle de Wellesley.
La situation s'enlise rapidement pour les Français. Les lignes de communication sont dramatiquement étendues et la région est rapidement pillée. Les troupes de Masséna subissent donc une forte attrition, à peine compensée par l'arrivée de renforts, le 26 décembre. Finalement, au printemps 1811, face à une situation totalement bloquée, le prince d'Essling ordonne la retraite sur l'Espagne.
Celle-ci s'effectue en bon ordre. L'arrière garde est assurée avec beaucoup de brio par le maréchal Ney, qui remporte en cette occasion quelques succès face aux troupes alliées qui ont entrepris de suivre l'armée du Portugal. Ney est cependant relevé de son commandement suite à sa mésentente persistante avec Masséna.
Wellesley investit alors la place d'Almeida. Située Nord du Portugal, elle est un point de passage obligé vers l'Espagne. Une gigantesque explosion l'a partiellement ruinée au printemps précédent, lors de l'invasion française. Une garnison, forte de 1 300 hommes aux ordres du général Brenier, l'occupe. Masséna décide alors d'un retour offensif pour dégager la place et en évacuer la garnison.
Le maréchal Masséna dispose d'environ 45 000 hommes, dont 2 000 cavaliers auxquels il convient d'ajouter 1 600 cavaliers sous les ordres directs du maréchal Bessières, commandant en chef de l'armée du Nord, venus en renfort. Parmi eux se trouve un régiment de marche de la cavalerie de la Garde impériale aux ordres du général Lepic. Enfin l'armée dispose de 38 canons.
Wellesley pour sa part peut compter sur environ 34 000 Anglo-Portugais, dont 1 500 cavaliers, sans compter les troupes assurant le blocus de la place d'Almeida. Les 2/3 de ses hommes sont des soldats de sa Majesté britannique. Son artillerie est forte de 48 pièces.
Sauf dans le domaine de l'artillerie, les Français disposent donc d'une très nette supériorité sur leur adversaire.
L'action s'étale sur trois jours. Le 3 mai, Masséna lance la division Ferey sur le village de Fuentes de Oñoro. Le village est âprement disputé mais une contre attaque repousse les Français à l'entrée du village. Au cours de l'action, un bataillon hanovrien, servant dans la division Ferey, vêtu de rouge, est confondu avec l'ennemi et se trouve victime d'un feu ami.
La journée du 4 voit les troupes des deux armées renforcer leurs positions autour du village et échanger des coups de feu. La cavalerie française mène de nombreuses reconnaissances. Au cours de l'une d'elle, le général Montbrun s'aperçoit que le flanc droit de Wellesley est relativement dégarni. Il fait immédiatement part de cette information à Masséna. Celui-ci décide alors de réaliser pour le lendemain, une vaste attaque de ce côté. Les dispositions sont promptement arrêtées : 17 000 fantassins et 3 500 cavaliers (dont ceux de la Garde) effectueront le mouvement tournant, tandis que 14 000 hommes fixeront l'attention de Wellesley en attaquant Fuentes de Oñoro de front.
Une partie du mouvement est réalisé dans le nuit du 4 au 5 mai. A l'aube, le brouillard facilite encore le mouvement français. L'attaque prend, dans un premier temps, les Anglo-portugais au dépourvu. Montbrun effectue plusieurs charges brillantes qui sèment la confusion. Sous la pression, les troupes de Wellesley plient, mais ne rompent pas. Fuentes de Oñoro est vaillamment défendu et le repli se fait pied à pied en se servant du village comme point d'appui. Finalement une solide ligne de défense est établie. C'est à ce moment que Montbrun, voulant réaliser un ultime effort, ordonne à Lepic de charger. Celui-ci refuse, arguant du fait qu'il ne peut recevoir d'ordre que du maréchal Bessières en personne. Or celui-ci demeure introuvable. La bataille perd alors en intensité et s'achève sans autres évènements majeurs.
Les Français perdent environ 2 000 hommes tués ou blessés, les Alliés 1 500. Cette bataille est remarquable par la tentative de manœuvre de Masséna. Tirant les leçons de son échec de la bataille de Buçaco, il cherche à tourner la position de Wellesley plutôt que de lancer une attaque frontale quasi suicidaire face à la discipline au feu des Anglais. Il n'est pas passé très loin du succès mais doit cependant se replier. Il fait parvenir par trois messagers l'ordre à Brenier de se retirer. La place d'Almeida est évacuée dans la nuit du 10 au 11 mai et la garnison rejoint l'armée française au nez et à la barbe des Britanniques.
Le 11 mai, Masséna entre en Espagne il est alors rejoint par le maréchal Marmont qui le relève officiellement de son commandement. Il s'exile alors sur ses terres et ne recevra plus jamais le commandement d'une armée sur un champ de bataille.
L'épisode de Bessières, introuvable sur le champ de bataille est à mettre en parallèle avec celui de Ney. En Espagne, loin de l'œil du maître, resté à Paris, les maréchaux vont souvent se déchirer. Peu désireux de collaborer entre eux, jaloux de leur autorité respective, les opérations militaires vont considérablement souffrir de cet état de fait. L'intervention de la cavalerie de Lepic aurait pu changer l'issue du combat. Mais Bessières ne voulait pas qu'une éventuelle victoire fasse retomber tous les honneurs sur Masséna.
L'anecdote sur la légion hanovrienne illustre les conditions de la pratique de la guerre à cette époque. Les champs de bataille étaient en effet couvert d'une épaisse fumée due à l'utilisation d'armes à poudre noire. L'identification des unités devenaient alors difficile, voire impossible, et de telles confusions n'étaient pas rare.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:04

En 1811, François Gilles Guillot commandait le 1er arrondissement de la haute Catalogne, sous les ordres du colonel général Baraguay-d'Hilliers, commandant en chef de cette province. Assurer les communications de l'armée avec la France, surveiller les postes ennemis, se porter sur les divers points où ils se présenteraient pour les disperser, tel était l'objet de sa mission. La place de Figuières était située dans son commandement.
Cette place, devenue le principal entrepôt des approvisionnements de l'armée, formait un point central et avantageux pour les opérations qui étaient confiées au général Guillot. Ces considérations l'avaient déterminé à établir son quartier général dans le fort de San Fernando de Figuières.
Investi du commandement général de l'arrondissement, il avait nécessairement le commandement supérieur de la place de Figuières; mais ses fonctions ne lui permettaient pas de se livrer aux détails de cette partie de son administration. La ville et le fort de Figuières, avaient son commandant particulier et spécial. C'était le colonel d'infanterie Yann qui remplissait ces fonctions à l'époque eu le fort de Figuières fut surpris par les insurgés espagnols. Cet événement eut lieu dans la nuit du 9 au 10 avril 1811, et fut le résultat de la trahison. Quelques Espagnols employés auprès du garde-magasin des approvisionnements de réserve, facilitèrent aux insurgés les moyens de s'introduire dans le fort.
Le chef de bande Livrera, à la tête de 600 hommes (soutenu par les troupes du chef de bande Rovira et du colonel-brigadier Martinez), s'approcha des murs de la place à la faveur de la nuit, et gagna, sans être vu, l'entrée du magasin, dont les portes lui furent ouvertes, à l'aide de fausses clefs, par un des Espagnols attachés au garde-magasin Blouquier. Il pénétra dans l'intérieur et surprit la garde de la porte principale, après avoir tué la sentinelle. Les insurgés se répandent dans le fort, s'emparent des principales portes et des issues, égorgent les sentinelles et tous ceux qui se montrent disposés à se défendre, et placent des hommes devant les casernes pour empêcher la sortie des troupes.
Aux premiers coups de fusil, la sentinelle du poste de l'Hôpital était allé donner l'alarme à la caserne occupée par le dépôt italien. On avait même battu un instant la générale dans le haut du fort et au poste de la caserne. La troupe italienne s'arme aussitôt, se rallie, et s'avance la baïonnette croisée ; mais cernée de toutes parts par les insurgés, qui font pleuvoir sur elle une grêle de balles, elle est obligée de mettre bas les armes. 40 Italiens furent tués les armes à la main, un plus grand nombre fut blessé.
Au premier bruit qu'il entendit, le général Guillot, qui logeait dans le fort, se précipita vers le lieu d'où partait le feu, il eut alors la douleur d'entendre les Napolitains, qui faisaient partie de la garnison, crier : Viva Espagna, siarno tutti fratelli. Les postes napolitains qui gardaient les bastions de la place n'opposèrent qu'une faible résistance. Les soldats de cette nation, qui étaient dans la caserne, demeurèrent dans l'inaction et n'imitèrent point le bon exemple que leur donnaient les Italiens. Le 5e bataillon du train des équipages militaires, seule troupe française qui fût alors dans le fort, ne put être employé utilement, attendu qu'il se trouvait enfermé sous les grilles des écuries, dont les clefs, déposées chez l'adjudant de la place, ne purent être trouvées que trop tard. Cependant ces soldats ne consentirent à mettre bas les armes que le lendemain à quatre heures du soir, et sur la menace qui leur fut faite d'être tous fusillés s'ils ne cessaient une résistance devenue inutile.
Pendant tout ce temps, le général Guillot cherchait à rallier autour de lui le plus de monde possible, et faisait toutes les dispositions qu'il croyait les plus propres à arrêter les effets de l'invasion, mais ce fut en vain; il succomba et resta prisonnier des Espagnols. Pendant sa captivité, il conçut le hardi projet de reprendre la forteresse par les mêmes moyens dont les ennemis s'étaient servis pour s'en emparer, c'est-à-dire de fournir à l'armée française la facilité de s'introduire dans le fort et de surprendre la garnison espagnole.
Encouragé dans sa périlleuse entreprise par le désir de reprendre sa revanche, il parvint à séduire quelques sous-officiers et soldats espagnols qu'il envoyait tour à tour au général Baraguay-d'Hilliers pour l'instruire de l'état de la garnison et de ses dispositions, et pour lui soumettre divers projets pour surprendre la place. Sept émissaires parvinrent heureusement à destination, mais le huitième fut arrêté porteur des dépêches de Guillot. Ce malheureux fut fusillé, et le général Guillot, qui jusque-là avait joui des égards dus à son grade, fut enfermé dans un cachot humide, où il recevait à peine l'eau et le pain nécessaires à sa subsistance.
Le commandant espagnol le livra à un conseil de guerre qui le condamna à être passé par les armes. Cependant l'armée française resserrait chaque jour davantage le blocus de la place. Les secours que la garnison attendait n'arrivaient pas. Les Espagnols voyaient arriver le moment où ils seraient obligés de se rendre. Ces motifs et la crainte des représailles déterminèrent les chefs à suspendre l'exécution de la sentence prononcée contre le général Guillot. En effet, la garnison capitula le 19 août 1811, et le général Guillot fut délivré après quarante-neuf jours de la plus dure captivité.
Par jugement du 23 août la commission militaire, instituée à cet effet, condamna à la peine de mort Marques, Junyez et Floretta comme coupables d'avoir livré le fort San Fernando aux insurgés espagnols, elle condamna également, par contumace, à la même peine les nommés Pons (Genis) et Pons (Pierre). Quant au général Guillot, il fut immédiatement conduit, par ordre de l'Empereur, à la citadelle de Perpignan pour y être détenu jusqu'à nouvel ordre.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:04

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La Bataille de Barrosa (5 mars 1811) fut un engagement mineur d'arrière garde qui se déroula près de Cadix, en Espagne, entre un bataillon britannique et trois divisions françaises. Les anglais battirent les français et capturèrent l'aigle d'un régiment.
Au printemps de 1811, les troupes de Napoléon Ier occupent l'Espagne. La ville de Cadix, défendue par 25 000 hommes (20 000 espagnols et 5 000 britanniques) est assiégée par 25 000 français commandés par le général Victor. Un peu au Nord, la ville de Badajoz tombée aux mains des français, est assiégée par les armées angloespagnoles. Le Maréchal Soult fait détacher 8 000 hommes du siège de Cadix pour attaquer les Britanniques qui assiègent Badajoz.
Pendant ce temps, pour tenter de lever le siège de Cadix, une force composite anglo-espagnole quitta Cadix par la mer, débarqua à Algésiras, à 100 km au sud de Cadix pour attaquer par l'arrière les militaires français. Cette force était composée d'environ 15 000 espagnols, sous le commandement du général espagnol Manuel de La Peña, et de 5 000 britanniques commandés par le lieutenant-général Thomas Graham.
Les Français avaient pris position à un endroit maintenant connu sous le nom de "Pinar de los franceces", une zone marécageuse d'environ 15 km à l'Est de la plage de Barossa, à Chiclana de la Frontera, où la route vers Cadix et San Fernando passe entre un marécage et une forêt de pins. Cette situation empêchait toute attaque sur les forces françaises mais elle laissait près de la côte, une route qui menait directement à Cadix. Les troupes espagnoles exténuées par une longue marche arrivèrent sur la colline de Barrosa le 2 mars où La Peña décida de regagner au plus vite Cadix par la route côtière sans se mesurer aux positions françaises.
Le général Victor plaça une de ses divisions (commandée par le général Villatte) pour barrer la route aux soldats espagnols mais cette division fut prise en tenaille par des forces venues de Cadix. Puis le général Victor fit attaquer la colline par une autre de ses divisions (la 1re). Les forces françaises partirent à l'assaut de la colline et le contingent anglais (470 hommes) dut battre en retraite. Quand les troupes françaises furent sur la colline, le général Graham fit faire demi tour au reste de ses troupes afin d'attaquer la colline. L'infanterie britannique avancait en ligne tandis que les français descendaint la colline en colonnes pour les attaquer. Après un échange de coups de mousquets à bout portant, les deux divisions français durent rompre les rangs et reculèrent vers Chiclana. Dans la mêlée, les Britanniques capturèrent l'aigle d'un régiment.
Le général Graham proposa au général de La Peña de poursuivre les français en déroute mais celui-ci refusa et rentra à Cadix et les forces anglaises durent suivre.
D'un point de vue tactique et en terme de pertes infligées à l'ennemi, la bataille est une victoire des troupes britanniques. Elles ont déjà marché sur une distance considérable durant le jour et la nuit précédente et combattent les Français pratiquement deux fois plus nombreux. D'un point de vue stratégique, cette bataille n'a aucun effet, après la bataille les forces espagnoles reprendront leur marche vers Cadix sans tenter d'attaquer les lignes de siège françaises.
Dans cette bataille, un certain Keogh du 87e Régiment d'infanterie tenta d'arracher l'aigle du 8e de Ligne français. Keogh fut tué dans sa tentative, mais le sergent Patrick Materson (ou Matersman, les documents sont contradictoires) finit par s'assurer de l'aigle en criant "Par Dieu, les gars, j'ai eu le coucou!" Il reçut plus tard pour cet exploit, une "promotion sur le champs de bataille" et fut élevé au grade de capitaine. L'ironie de l'histoire est que cette aigle avait reçu une couronne de lauriers dorée de la main de Napoléon lui-même, en signe de distinction du 8e de Ligne pour avoir forcé ce même 87e Régiment britannique à battre en retraite avec de lourdes pertes à la bataille de Talavera.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:03

La bataille de Buçaco (pronon.IPA bu.'sa.ku) fut une bataille de la guerre d'Espagne et du Portugal, disputée par les forces britanniques et portugaises sous le commandement d' Arthur Wellesley le 27 septembre 1810, afin d'arrêter la pression des Français dans leur poursuite des troupes alliées en retraite vers les lignes fortifiées de Torres Vedras.
Ayant occupé les hauteurs de Buçaco – une crête de 16 km de long environ – avec 25 000 soldats britanniques et le même nombre de soldats portugais, Wellesley fut attaqué cinq fois de suite par les 65 000 Français sous le commandement du maréchal Masséna. Ce dernier n'avait aucune certitude concernant le déploiement et le nombre des forces adverses. Wellesley les avait déployées sur la pente opposée de la crête, là où elles ne pouvaient être aisément vues, ni même affaiblies par un bombardement d'artillerie. Les assauts furent livrés par les corps d'armée du maréchal Ney et du général Reynier, mais malgré un combat extrêmement violent, les Français ne parvinrent pas à déloger les forces alliées et furent repoussés avec des pertes se montant à 4 500 morts ou blessés, contre des pertes anglo-portugaises d’environ 1 250 hommes.
Masséna ordonna alors un mouvement tournant autour de la crête pour prendre la position de flan, et Wellesley reprit le 10 octobre, la marche de retraite de son armée vers les lignes préalablement fortifiées de Torres Vedras. Trouvant ces fortifications trop puissantes pour être attaquées, Masséna se retira dans ses quartiers d’hiver. Manquant de vivres pour ses troupes et harcelé par les raids des Britanniques, il perdit 25 000 hommes, capturés par les alliés ou morts de faim et de maladie, avant de se résigner à la retraite en Espagne au début de 1811. Wellesley avait alors réussi à libérer tout le Portugal des Français à l'exception d’Almeida, ville située prés de la frontière.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:02

La bataille d’Alba de Tormes eut lieu le 28 novembre 1809 à Alba de Tormes, entre toutes les forces françaises de Vieille-Castille rassemblée par François Étienne Kellermann, qui marcha sur l’armée d’Estremadure et infligea au duc del Parque, le vainqueur de Tamames, une sévère défaite.
Après avoir subit une défaite contre le général Marchand, le duc del Parque avait reçu des renforts et s'avançait vers Salamanque avec une armée de 40 000 hommes. Le général Kellermann, informé de ces évènements, abandonna toutes ses positions, excepté Valladolid et atteignit le 26 novembre l'avant-garde du duc del Parque au Carpio, et le força à se retirer sur Salamanque.
Le 28 novembre à deux heures de l'après midi, François Étienne Kellermann rejoignit l'arrière garde du corps espagnol qui se repliait sur Alba de Tormes où le duc del Parque avait pris position.
Au moment où les colonnes ennemies se formaient, il se précipita sur elles avec sa redoutable cavalerie, en fit un affreux carnage, enleva l'artillerie et plusieurs drapeaux et dispersa dans les bois et dans les vignes voisines ceux qu'il ne put atteindre.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:02

Pendant la Guerre d'indépendance espagnole, la bataille d'Ocaña fut disputée le 19 novembre 1809 et aboutit à la victoire des Français sous les ordres du maréchal Soult contre les Espagnols du général Don Juan de Arizagua. De tout le conflit, ce fut la plus grande défaite de l'armée espagnole qui perdit près de 19 000 hommes, morts, blessés, prisonniers, et déserteurs compris, sur un effectif de 51 000 hommes. Ce désastre est principalement du à la brillante utilisation de la cavalerie française.
William Napier écrit: "les Espagnols arrivèrent au trot, et Sebastiani donna instruction à Paris, de contourner et de tomber sur le flanc droit des escadrons qui approchaient avec un régiment de cavalerie légère et les lanciers polonais, ce qui fut exécuté avec une grande vigueur en particulier par les Polonais, provoqua une confusion considérable, le général espagnol cherchant à y remédier en se regroupant vers le flanc attaqué".
Les conséquences stratégiques de cette défaite furent dévastatrices, car elle détruisit la seule force capable de défendre l'Espagne du Sud, et la région fut envahie pendant l'hiver durant la campagne d'Andalousie.

 

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