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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:01

Almonacid est un bourg d'Espagne, à 15km au sud-est de Tolède.
Sébastiani y défit les Espagnols du général Joaquin Venegas le 11 août 1809.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:01

La bataille de Talavera ou de Talavera-la-Reina, est une sanglante bataille de la campagne napoléonienne d'Espagne, qui se déroula les (27 et 28 juillet 1809 au sud-ouest de Madrid
Après avoir chassé du Portugal l'armée française du maréchal Soult, les 20 000 hommes des troupes britanniques du général Arthur Wellesley avancent en Espagne pour faire leur jonction avec les 33 000 espagnols du général Cuesta. Ils remontent la vallée du Tage jusqu'à Talavera de la Reina, à 115 km au sud-ouest de Madrid. Là, ils rencontrent 50 000 Français commandés par le maréchal Victor et le général Sebastiani, sous le commandement du roi d'Espagne, Joseph Bonaparte. Les forces alliées combinées ont une splendide opportunité de défaire le corps d'armée de Victor en avant-garde à Talavera, mais Cuesta refuse obstinément de combattre un dimanche, offrant ainsi aux Français l'occasion de s'échapper.
Le jour suivant, le 26 juillet, ayant raté sa meilleur chance de victoire, Cuesta lance son armée après Victor, perdant l'affrontement avec l'armée française, maintenant dirigée par Joseph Bonaparte, qui a reçut des renforts. Les Espagnols battent précipitamment en retraite. Plusieurs bataillons britanniques sont nécessaires pour les couvrir. Arthur Wellesley manque d'être capturé par la cavalerie française. La nuit, une patrouille de dragons français hante les abords du campement de l'infanterie espagnole. Dix mille d'entre eux ouvrent le feu simultanément dans une des plus grande salve tirée pendant les guerres napoléoniennes. Paniqués par leur propre feu, les Espagnols s'enfuient, ne jouant pratiquement aucun rôle dans la bataille du jour suivant.
Les Français traversent l'Alberche à 15 heures le 27 juillet. A 17 heures, ils attaquent la droite des Espagnols et la gauche des Britanniques. Une colline est prise, perdue et reprise jusqu'à ce que les Britanniques la tienne fermement. À l'aube du 28 juillet, les Français les attaquent encore afin de reprendre la colline, mais sont repoussés. La canonnade se prolonge jusqu'à midi, où une trêve de deux heures est déclarée. A 14 heures un feu nourri démarre en prélude à quelques escarmouches entre infanterie et cavalerie. Vers 17h30-18 heures, un engagement majeur repousse les Français. La canonnade continue dans la nuit. À l'aube du jour suivant, les Français se retirent, laissant leurs blessés et deux brigades d'artillerie sur le champs de bataille.
Les Britanniques ont supportè le plus gros de cette bataille âprement disputée. Ils perdent 5 000 hommes, alors que les Espagnols n'en ont perdu qu'un millier. Les Français comptent 7 390 morts ou blessés. Un grand nombre des blessés des deux côtés meurent brûlés vifs quant l'herbe sèche prend feu.
Afin d'éviter un conflit immédiat avec l'armée du maréchal Soult qui s'avance, Arthur Wellesley bat en retraite jusqu'à
Lisbonne, laissant plusieurs milliers des ses blessés sous la protection de Cuesta. L'Espagnol les abandonne peu après. Ils sont récupérés par les Français. Ce fait altéra la confiance entre Britanniques et Espagnols pour le reste du conflit.
Bien que les Espagnols se soient engagés à fournir des vivres à leurs "alliés" à leur entrée en Espagne, non seulement ils ne tiennent pas parole, mais menacent de pillage toute ville qui leur vendrait des provisions. Les Britanniques, forcés de poursuivre leur retraite jusqu'au Portugal, ne leur firent plus jamais confiance.
Après cette bataille Arthur Wellesley fut nommé vicomte de Wellington de Talavera.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:00

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Le Siège de Gérone souvent appelé le troisième siège de Gérone commencé le 6 mai 1809, impliqua la Grande Armée dans une lutte de sept mois contre la garnison espagnole de Gérone. La ville tint avec obstination sous la direction du général Mariano Alvarez de Castro jusqu'à ce que la famine et la maladie ne conduise ce dernier à capituler le 12 décembre 1809.
Lorsque Joseph Bonaparte monta sur le trône d'Espagne en 1808, le général Alvarez commandait du château de Montjuich à Barcelone. Lorsque le 29 février, les troupes françaises arrivèrent pour prendre possession de la forteresse, Alvarez de Castro se préparait à la défendre, quand il reçut l'ordre de son commandant en chef de la livrer aux Français. Alvarez fuit Barcelone et rejoignit les rebelles espagnols soulevés contre le gouvernement français. Le gouvernement de Cadix le nomma commandant de l'armée de Catalogne et gouverneur de Gérone.
Alvarez avait seulement 5 600 hommes sous les armes. Le 6 mai l'armée française du maréchal Augereau, forte de 18 000 hommes, assiégea la ville. 40 canons installées en batteries envoyèrent 20 000 bombes et 60 000 boulets sur la ville, au cours des sept mois suivants. En août, les Français prirent le château de Montjuich, l'élément principal de la défense. Inébranlable, Castro fit construire des barricades et creuser des tranchées à l'intérieur même de la ville. La bataille fit rage pendant quatre mois encore, avant qu'Alvarez, épuisé et malade, ne transmette le commandement à un subordonné. Deux jours plus tard, le 12 décembre, la vile capitulait.
On estime que 10 000 civils et militaires sont morts dans la ville. Les Français perdirent environ 15 000 hommes, dont plus de la moitié de maladie.
La résistance de la ville, comparable à celle de Saragosse, par les retards et les pertes imposés aux Français, servit la cause de l'Espagne. La bataille devint une sorte de légende pendant le reste de la Guerre d'Espagne.
En dépit de son triste état de santé, les Français emprisonnèrent Alvarez à Perpignan.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:00

La bataille de Porto a eu lieu le 28 mars 1809, quand les Français sous les ordres du maréchal Soult infligèrent une défaite complète aux Portugais sous les ordres de Lima Barreto e Pareiras, en dehors de la ville de Porto (traditionnellement appelée Oporto par les Britanniques). Soult compléta son succès en donnant l'assaut à la ville, suivi d'un horrible massacre. On estime que 10.000 habitants de Porto périrent dans l'attaque. Les Français perdirent seulement 500 hommes.
En prenant le commandement des troupes britanniques au Portugal en avril, le général Lord Arthur Wellesley créa la surprise en traversant le Douro. Le 12 mai il avançait sur Porto. Soult battit en retraite, Wellesley prit la ville et les français subirent de lourdes pertes.
Il y eut un autre nom pour cette bataille, la bataille du "Douro", bien que "Oporto" soit l'appellation la plus largement reconnue. Les britanniques sous les ordres de Wellesley ne pouvaient pas franchir le fleuve Douro, car Soult avait ordonné que tous les bâteaux soient détruits ou transférés sur la rive nord.
Le colonel John Waters procédait à une reconnaissance du fleuve à l'est de Porto, quand il fut approché par un barbier portugais qui le conduisit à un point de la rive caché par des fourrés et où il y avait une barque, le prieur d'un couvent et trois ou quatre paysans. En partie à la demande de Waters et en partie sous l'injonction du prieur, les paysans sautèrent dans la barque avec l'officier britannique et traversèrent le fleuve, ramenant sur la rive opposée trois barges de transport de vin qui n'étaient pas gardées.
Dés qu'il en fut informé, Wellesley dit:"Bien, faites traverser les hommes". Immédiatement une compagnie du 3eme Buffs, traversa le fleuve et prit position à l'intérieur d'un couvent entouré de murs et surplombant le lieu de débarquement. Quand Soult et les français réalisèrent que les forces de Wellesley étaient sur la rive nord, un bataillon entier sous les ordres de Rowland Hill avait déjà été transféré dans le couvent.
Le général Foy, qui le premier vit les britanniques traverser, réquisitiona un bataillon et conduisit une attaque sur le couvent, mais fut repoussé avec de lourdes pertes. Renforcé plus tard dans la journée jusqu'à quatre bataillons, il attaqua de nouveau. A ce moment cependant, trois bataillons entiers occupaient le couvent et les bâtiments à l'entour. Une fois de plus le général français fut repoussé. Soult retira alors les troupes gardant les bâteaux de Porto afin de donner des renforts à Foy. Le peuple de Porto, immédiatement s'embarqua sur "n'importe quel engin flottant" et convoya encore plus de troupes britanniques sur l'autre rive. Quatre bataillons britanniques furent transbordés en peu de temps.
La brigade du général Murray avec le 14eme de cavalerie légère, avait été mise en attente à l'est afin de couper la retraite aux français. Murray faillit à sa tâche, et se contenta de quelques escarmouches avec l'avant garde des français. Le 14eme envoyé à la poursuite des français en retraite causa et reçu à son tour des pertes considérables.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:59

La bataille de Medellín est un épisode sanglant de la conquête de l'Espagne par Napoléon 1er qui s'est disputé le 28 mars 1809 pendant la Guerre d'indépendance espagnole. Les troupes françaises sous les ordres du maréchal Claude-Victor Perrin et espagnols du général Don Gregorio Garcia de la Cuesta se rencontrent entre Medellín et Don Benito. La bataille, qui marque le premier effort important des Français pour occuper le sud de l'Espagne, se termine pour eux sur une victoire.
Victor commence sa poussée vers le sud, avec pour objectif la destruction de l'armée d'Extrémadure commandée par le général Cuesta, qui bat en retraite. Ce dernier reçoit le 27 mars le renfort de 7 000 soldats et décide de rencontrer les Français plutôt que de continuer à se retirer.
Le champ de bataille se situe juste au sud-est de Medellín, à environ 300 km au sud-ouest de Madrid. Le fleuve Guadiana court selon une direction ouest-est à la limite nord du champ de bataille et reçoit la rivière Ortigosa, qui coule suivant une direction nord-sud, ce qui interdit aux Espagnols toute tentative de flanquer les Français sur leur droite.
Victor a environ 17 500 hommes alors que Cuesta en dispose d'environ 23 000. Cependant, les Français surclasse les Espagnols en artillerie dans la proportion 50 à 30, et peut aussi compter sur une cavalerie plus nombreuse, 4 500 au lieu de 3 000.
Les deux généraux déploient leurs armées d'une façon inhabituelle. La disposition de Victor semble cependant plus raisonnable. Le centre de l'armée française, sous les ordres du général Villatte, occupe la route principale qui conduit de Medellín à Don Benito dans le sud-est, tandis que les ailes, commandées par Lasalle (la gauche) et La Tour-Maubourg (la droite) sont déployées beaucoup plus loin au sud et au sud-est. Chaque aile est composée d'une division de cavalerie et de deux bataillons d'infanterie constitués de soldats allemands de la Confédération du Rhin. Apparemment, l'intention de Victor est de rapprocher progressivement ses flancs du centre jusqu'à ce qu'une puissante conte-attaque brise les lignes espagnoles. La réserve de Victor est constituée d'une division d'infanterie sous les ordres du général Ruffin, qui ne doit pas prendre part à la bataille.
Le plan original de Victor offre un vif contraste comparé aux erreurs de Cuesta: en effet, celui-ci ne constitue aucune réserve et se contente de déployer 23 000 hommes, sur quatre rangs en un arc de 6 600 mètres allant de la Guadiana à la Ortigosa. Son plan est simplement d'attaquer les ailes françaises et espérer coincer ainsi l'armée entière, le dos à Medellín et la Guadiana, ce qui est exactement ce qu'attend Victor.
La canonnade commence vers une heure de l'après-midi et Cuesta ordonne l'attaque environ une heure plus tard. Au début, les Espagnols ont beaucoup de succès, et repoussent une charge prématurée de cavalerie sur leur flanc gauche par les dragons de La Tour-Maubourg qui provoque un recul des deux ailes françaises. Tout cela sous un feu mortel des tirailleurs sur les rangs français. La situation de Lasalle est quelque peu dangereuse, car la présence de la Guadiana dans son dos interdit à ses 2 000 cavaliers et ses 2 500 fantassins de reculer sur plus d'un kilomètre et demi. Trois régiments de cavalerie espagnole rodent près de la rive de la Guadiana et essaient de contourner les Français par la gauche, mais Lasalle et ses hommes tiennent leurs dangereuses positions.
A cette phase de la bataille, les deux ailes françaises ont suffisamment battu en retraite pour être à distance d'intervention de la division de Vilatte. Le secteur ouest de La Tour-Maubourg est renforcé par le 94e régiment d'infanterie de ligne et un bataillon de grenadiers. Les dix canons français en batterie dans cette partie du champs de bataille contribuent aussi à stabiliser la situation car ils surclassent nettement leur homologues espagnols. L'infanterie espagnole, cependant, continue sa poussée et crée maint problèmes aux hommes de La Tour-Maubourg, qui ont formé les carrés pour se protéger des charges de cavalerie et par conséquent ont une puissance de feu limitée. Comme les Espagnols menacent de capturer les canons français, La Tour-Maubourg ordonne une nouvelle attaque de dragons. Cette fois la charge réussit. Les dragons défont les régiments de cavalerie espagnole, qui fuient le champs de bataille et laissent l'infanterie isolée, qui prend également la fuite. Comme Cuesta n'a pas de réserve, une brèche de cette importance est précisément ce qui peut arriver de pire à sa fragile ligne de bataille.
A partir de ce moment, les événements se précipitent. Lasalle reçoit le renfort de sept bataillons d'infanterie de la part de Vilatte, et dés qu'il voit la débandade des Espagnols à l'ouest, il ordonne lui aussi une puissante contre-attaque. Le 2e régiment de hussards, accompagné par un régiment de chasseurs à cheval, écrase la cavalerie espagnole, se reforme et charge une fois de plus l'infanterie espagnole abandonnée sur le flanc est. Les bataillons de Lasalle qui n'ont pas encore été engagés lancent une attaque frontale et les dragons s'abattent maintenant sur le centre de l'armée espagnole, qui tente de fuir par tous les moyens. Nombreux sont ceux qui tombent dans cette retraite chaotique et l'armée de Cuesta est anéantie.
Cette journée est désastreuse pour Cuesta, qui manque de perdre la vie dans la bataille. Les Espagnols déplorent 8 000 morts ou blessés et environ 2 000 prisonniers et 20 de leurs 30 canons, alors que les Français ne perdent que 1 000 hommes. C'est la deuxième défaite majeure de Cuesta face aux Français après Medina del Rio Seco en 1808. Cette bataille inaugure la conquête du sud de l'Espagne par les Français.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:58

La Bataille de Villafranca del Bierzo eut lieu le 17 mars 1809, pendant l'occupation de la province de León durant la Guerre d'Espagne. Après un sanglant siège de quatre heures la petite garnison française isolée dans Villafranca se rendit à la milice espagnole du brigadier-général Mendizabal.
En 1809 les opérations de la milice espagnole dans le nord de l'Espagne furent marquées par des efforts sporadiques pour expulser les Français des provinces qu'ils avaient envahies durant l'effondrement des armées espagnoles l'année précédente. Des lambeaux des armées éclatées par les attaques françaises, et opérant en conjonction avec les guérillas et la milice, organisaient des raids et des escarmouches qui occasionnellement donnaient lieu à la capture de troupes et d'équipements militaires français.
L'une des formations espagnoles survivantes, la division régulière d'infanterie du général La Romana, s'établit dans les Asturies et harcela les Français de Léon et Galice. En mars, des éléments de cette unité, armés d'un canon de 12 livres et de munitions récupérés sur un poste abandonné par les Français, à Ponferrada, non loin de Villafranca del Bierzo.
L'avant garde de l'attaque était formée par quelque 1 500 hommes des régiments de Saragosse et Zamora sous les ordres de Mendizabal. Le 17 mars ils entrèrent sur la place de Villafranca et encerclèrent les Français retranchés dans le château. Une farouche bataille éclata qui couta la vie à plusieurs officiers espagnols. Après quatre heures de combat, les Français acceptèrent de se rendre.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:58

La bataille de Valls fut disputée le 25 février 1809, pendant la guerre d'indépendance espagnole, près de la ville de Valls en Catalogne, par les troupes franco-italiennes du maréchal Gouvion Saint Cyr et les forces du général Théodore Reding von Biberegg qui fut mortellement blessé pendant une charge de la cavalerie française. La bataille se conclut par la victoire des franco-italiens.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:57

La Bataille de La Corogne (ou Elviña) fut l'une des batailles de la Guerre d'indépendance espagnole qui eut lieu le 16 janvier 1809 et opposa les 16 000 Britanniques sous le commandement de Sir John Moore aux 16 000 Français du maréchal Nicolas Jean de Dieu Soult.
A la suite de la Convention de Cintra, du rapatriement de l'armée française après la bataille de Vimeiro, les commandants de l'armée britannique furent rappelés en Grande-Bretagne, y compris Sir Arthur Wellesley, pour y répondre devant une commission d'enquête. En conséquence, le corps expéditionnaire britannique au Portugal fut laissé sous les ordres de Sir John Moore, un commandant militaire qui jouissait d'une certaine notoriété pour avoir réformé la tactique de l'infanterie légère.
Cependant, la campagne qui suivit fut marquée par des défaites, et bien des privations. La retraite, menée dans un hiver rude, tourna au désastre et couta la vie à plus de 6 000 soldats britanniques. Les marches épuisantes, la froidure et les fréquentes escarmouches avec les unités françaises d'avant-garde poussèrent de nombreux soldats à abuser de l'alcool, à s'enivrer et à trainer en arrière. Moore ignora les conseils du général La Romana et se tint à l'écart de ses alliés espagnols, après leur défaite par une armée menée en personnepar Napoléon, les Britanniques décidèrent de se replier vers le port de La Corogne, à l'extrême nord-ouest et à l'entrée du Golfe de Gascogne. Moore espérait attirer l'armée française loin du Portugal, afin de permettre au petit contingent britannique stationné dans ce pays de recevoir des renforts, et aux armées espagnoles de se reconstituer.
Pendant que ses armées affrontaient une suite d'âpres et frustrants combats d'arrières-garde de la part des Espagnols et des Britanniques, Napoléon apprit que l'Autriche faisait des préparatifs de guerre. Il rentra en France pour faire face à cette nouvelle menace, laissant à Soult le soin d'en finir avec les restes de l'armée britannique, qui était en vue des navires de la Royal Navy et se préparait à évacuer. Mais à cause du terrain accidenté qui rendait difficile l'avance de l'artillerie notamment sur les crêtes près de la ville, l'assaut final ne fut en réalité qu'une attaque lente et méthodique.
Le 15 janvier, 500 tirailleurs français sous les ordres du général Jardon menèrent la première attaque à travers un terrain accidenté, repoussant les Britanniques hors de Palavea et Penasquedo. Des colonnes françaises prenant d'assaut les hauteurs de Monte Mero s'exposèrent au tir meurtrier de l'infanterie légère britannique, mais avec le support de leur artillerie, réussirent à repousser le 59e régiment sur la crête. Une tentative du 51e d'infanterie de capturer les canons français se heurta à l'infanterie et le 51e fut décimé et mis en déroute.
Le 16 janvier, les Français entrèrent dans Elviña, où une fameuse contre-attaque du 42e Highlander les força à se retirer après un sanglant combat à la baïonnette. La retraite du 50e d'infanterie britannique obligea finalement les Écossais à regagner leurs positions.
La bataille d'Elviña n'était pas encore décidée quand John Moore fut frappé à la poitrine par un boulet de canon et mourut sur le champs. Le 42e Highlander s'abattit une fois encore sur le village et continua à combattre dans l'obscurité. Cette nuit-là, les Britanniques se retirèrent vers leurs embarcations en abandonnant le champ de bataille.
La poursuite des Français fut rapide et au matin leurs canons ouvraient le feu sur les sloops et transports de troupe mouillés dans la baie. Seule la résistance intrépide de la petite garnison espagnole de La Corogne, sous les ordres du général Alcedo et le bombardement de soutien depuis les frégates et les navires de guerre, les maintint à distance pendant l'embarquement de l'armée britannique, dont de nombreux éléments allaient combattre plus tard sous les ordres de Wellington.
À La Corogne, les Britanniques comptèrent environ 900 morts ou blessés. Soult, mit la main sur 20 000 mousquets et autres fournitures abandonnées.
La bataille de La Corogne suivie de la retraite révéla tout le potentiel désastreux d'une campagne hivernale, principale cause des souffrances et privations de l'armée britannique dans la péninsule ibérique. De nombreux soldats pillèrent la campagne espagnole, ce qui ne contribua pas à les rendre populaires auprès de leurs alliés espagnols. Par la suite, le futur général en chef Arthur Wellesley veillera à coordonner efficacement sa logistique entre Espagnols, Portugais et Britanniques, et s'assurera que ces derniers payent régulièrement leurs fournisseurs locaux.
Le manque de communications entre les alliés contribua aussi au désastre. Le rôle de l'armée de Moore était de soutenir l'effort des armées espagnoles face à Napoléon. Cependant, quand elle arriva à Salamanque, Napoléon avait déjà défait les Espagnols. Plus tard, de sérieux efforts furent entrepris pour centraliser le commandement et les communications, dans les mains des généraux britanniques comme Beresford et Sir Arthur Wellesley.
Les Britanniques retournèrent dans la même année au Portugal, reposés, réapprovisionnés sous les ordres d'un nouveau commandant qui devint premier duc de Wellington et fut une constante épine dans le pied de Napoléon.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:57

Le 13 janvier 1809, lors de la bataille d'Uclés, le général français Victor vainc le général espagnol Venegas.
Après que l'armée espagnole du Centre ait subi la défaite de Tudela, le duc del Infantado rallia à Cuenca quelques uns des éléments rescapés de cette armée. Il comptait nettoyer la rive gauche du Tage de toute force ennemie, rive que parcourraient 1&nbsp400 cavaliers adverses, cantonnés en divers points, et donna l'ordre à la division d'avant garde du général Venegas, de tomber sur Tarancón, et ceci, en coordination avec le brigadier Senra, qui devait en même temps attaquer Aranjuez, se donnant ainsi la possibilité de tenter avec toute son armée un coup de main sur Madrid. Cette opération qui fut menée à bien le 25 décembre 1808, ne s'avéra pas à la hauteur des espérances qu'elle portait, mais au contraire fit comprendre aux Français la nécessité de donner une leçon aux Espagnols afin d'empêcher une tentative audacieuse de leur part. À cette fin le maréchal Victor, marcha à la rencontre des Espagnols à la tête de 14 000 fantassins et 3 000 cavaliers. À la vue de supériorité de l'ennemi, Venegas consulta le duc d'Infantado (mais le Général en chef ne répondit pas), et réuni le conseil d'état major qui décida de battre en retraite de Taracón vers Uclés afin de faire sa jonction avec la brigade de Senra et y prendre position, ce qui fut fait le 12 janvier, regroupant jusqu'à 8 000 fantassins et 1&nbsp200 cavaliers, mais seulement quatre canons à opposer aux vingt pièces de l'ennemi, commandées par un expert en la matière, le général Senarmont.
Le combat commença au matin du 13 janvier, par l'attaque du village de Tribaldos, point avancé du dispositif espagnol. Après avoir quelque peu contenu l'adversaire, le brigadier Ramírez de Arellano, s'en retira en bon ordre et avec arrogance vers la ligne de bataille. L'attaque principale fut dirigée contre l'aile gauche espagnole, qui était la partie la plus faible, et en cet endroit elle pouvait être exposée à une charge de cavalerie ennemie. La division Vilatte attaqua les corps d'infanterie qui s'y trouvaient et qui furent facilement mis en déroute et bien que le brigadier Senra accourut à leur aide, il fut incapable de contenir les Français.
Les corps d'infanterie du centre furent également dispersés, obligeant Venagas à abandonner Uclès, avec un risque important d'être fait prisonnier, et à prendre le chemin de Rozalen, encombré de fugitifs dans le plus complet désordre. Il n'y avait à cet instant pas d'autre troupe organisée que le bataillon de tirailleurs (240 hommes) qui fermait la marche de la colonne avec à sa tête le commandant Don Francisco Copóns y Navia. Ce bataillon couvrit la retraite des autres corps, et le fit tranquillement d'une position à l'autre.
La situation des corps d'infanterie de la droite, sous le commandement du brigadier Don Pedro Agustín Girón, fut encore pire, car au moment de tenter de battre en retraite, ils furent encerclés par la division Rufinn, et bien qu'ils se mirent en formation de colonne compacte pour s'ouvrir un passage, bien peu réussirent et la majeur partie fut faite prisonnière.
Dans la cavalerie espagnole, les dragons de Castille, Lusitania et Tejas réussirent à s'échapper. Il n'en fut pas de même pour les régiments de la Reine, du Prince et de Bourbon, qui attaquèrent brillamment les cavaliers français, réussissant même à les désorganiser. Mais ils furent arrêtés par le tir précis de l'artillerie ennemie qui les criblaient de projectiles et presque tous furent tués ou faits prisonniers. Les rares rescapés de ces troupes se retrouvèrent à Carrascosa, à une lieue et demi de là, où ils rencontrèrent le duc del Infantado qui se rendait dans le plus grand calme vers le lieu du combat.
L'armée du Centre se retira vers Cuenca, sur le chemin de Valence, perdit son artillerie (15 canons) à Tórtola, entra dans le royaume de Murcie et à partir de Chinchilla changea une fois de plus de direction, le 21 janvier, elle était dans la Sierra Morena, à Santa Cruz de Mudela.
Les pertes espagnoles de cette funeste journée furent de 2 000 tués et blessés, les prisonniers, selon les sources françaises officielles (considérées comme notablement exagérés par la partie espagnole) comprenaient 4 généraux, 17 colonels, 16 lieutenants colonels, 200 officiers et 5 460 soldats. Les Français commirent à Uclés toutes sortes d'excés, traitant les malheureux habitants avec une véritable sauvagerie.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:56

La Surprise de Castellón eut lieu le 1er janvier 1809 à proximité de Castellón de Ampurias, province de Gérone.
S'étant établi à La Armentera, un village situé sur la rive droite du Fluviá, près de l'embouchure de ce fleuve dans la Méditerranée, le marquis de Lazán, crut bon d'effectuer un coup de main sur Castellón de Ampurias, où s'était installé un bataillon français. A cause du mauvais état des chemins l'attaque ne pouvait se faire avant le petit jour, et l'ennemi essaya de se retirer en direction de Rosas en combattant, mais les Chasseurs de Clarós, qui allaient à l'avant-garde de la division de Don Mariano Álvarez de Castro, réussirent à prendre les devants et à attendre l'ennemi dans un bosquet à proximité duquel il était obligé de passer. Assailli de toutes parts, le bataillon français fut complètement anéanti. Des 500 hommes qui le constituaient, 80 en réchappèrent et 90, dont un officier, se rendirent. Les autres furent tués ou blessés.
En apprenant ce désastre, le général Reille, fit une sortie de Figueras le jour suivant avec quelques 3 000 hommes, se proposant de donner une correction à Lazán et de lui couper la retraite vers Gérone, mais en dépit de son extraordinaire rapidité de réaction il ne put surprendre le général espagnol, qui l'attendait à Castellón, prêt à combattre. Les Français attaquèrent avec fougue, mais leurs efforts furent inutiles. Repoussés plusieurs fois, ils furent contraints de renoncer à leurs intentions après beaucoup de pertes, laissant Lazán s'en retourner tranquillement à Gérone.

 

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