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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:14

CameroneTableau.jpg

En 1863, pendant l'expédition française au Mexique, l'armée française assiégait Puebla. Un convoi français partit du port de Veracruz le 29 avril 1863. Il était chargé de vivres, matériel de siège et de 3 millions en numéraire. Le colonel Jeanningros, commandant le Régiment Étranger, ayant eu des renseignements concernant l'attaque probable du convoi, décida d'envoyer la 3e compagnie explorer les abords de Palo Verde avant l'arrivée du convoi. Soixante-deux fantassins et 3 Officiers de la 3e compagnie du Régiment Étranger de la fameuse Légion étrangère furent donc envoyés à la rencontre du convoi, à l'aube du 30 avril.
Campagne précédant la bataille
La compagnie n'ayant pas d'officier disponible, ceux-ci étant atteints de la fièvre jaune, comme nombre de membres du corps expéditionnaire, le capitaine Jean Danjou, adjudant-major du régiment se porta volontaire pour la commander. Le sous-lieutenant Jean Vilain, payeur du régiment et le sous-lieutenant Clément Maudet, porte-drapeau, demandent à l'accompagner. Le colonel Milan, qui commandait 1.200 fantassins et 800 cavaliers mexicains, averti de leur passage, mit ses troupes en branle.
Partie de Chiquihuite vers une heure du matin, la compagnie passa devant le poste de Paso-del-Macho (Le Pas du mulet), commandé par le capitaine Saussier et poursuivit sa route. Après avoir dépassé le groupe de maisons appelé Camarón de Tejeda, elle arriva à Palo Verde vers sept heures du matin, après avoir parcouru en marche forcée les 24 km qui les séparaient de leur garnison de départ. Les légionnaires s'arrêtèrent pour faire le café.
C'est alors qu'ils repèrent les Mexicains. Le capitaine Danjou décide de se replier sur le village. À peine arrivé sur les lieux, un coup de feu claque, blessant un légionnaire. La colonne dépasse alors le groupe de maisons. C'est à ce moment que les cavaliers du colonel Milan chargent la troupe qui est contrainte de former le carré. La première salve brise la charge et met en fuite les Mexicains.
Après avoir brisé une seconde charge de cavalerie, le capitaine Danjou et ses hommes se réfugient dans l'hacienda, espérant retarder au maximum la tentative de prise du convoi du colonel Milan. Malheureusement, au cours du repli, les deux mules qui transportaient les vivres et les munitions, effrayées par le bruit réussissent à s'échapper.
Une fois dans l'hacienda, les légionnaires s'empressent de barricader l'enceinte du mieux qu'ils le peuvent. Les Mexicains mettent pieds dans les pièces du rez-de-chaussée et interdisent, dès lors, l'accès à l'étage. Le sergent Morzycki est sur le toit du bâtiment principal pour observer les mouvements de l'ennemi.
Il est déjà dix heures du matin et les hommes du capitaine Danjou, qui n'ont rien mangé depuis la veille commencent à souffrir de la soif et de la chaleur. Un officier mexicain, le Capitaine Ramon Laisné somme les Français de se rendre, ce à quoi le capitaine Danjou fait répondre : "Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas !". Il fait alors jurer à ses hommes de lutter jusqu'au bout.
Les Mexicains mettent le feu à l'hacienda mais n'osent pas donner l'assaut de manière frontale. Certains, depuis les chambres de l'étage tentent de pénétrer dans la pièce tenue par les légionnaires. Le capitaine Danjou est frappé d'une balle en plein cœur à la mi-journée et c'est au sous-lieutenant Jean Vilain que revient le commandement. Les Mexicains sont alors les seuls maîtres du corps de ferme.
Vers quatorze heures, c'est au tour du sous-lieutenant Jean Vilain de tomber, frappé en plein front. Le sous-lieutenant Maudet prend alors le commandement.
À 17 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, il ne reste plus que douze hommes en état de combattre. C'est à ce moment là que le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves.
Neuf heures durant, les légionnaires vont affronter les troupes mexicaines sans boire, accablés par la chaleur des Hautes-Plaines, étouffés par la fumée des incendies. En fin d'après-midi, il ne reste en état de combattre que le sous-lieutenant Maudet, le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel et Constantin. Au signal de l'officier, ils déchargent leurs fusils et chargent à la baïonnette. Catteau meurt, criblé de balles en protégeant le sous-lieutenant de son corps ; celui-ci est lui-même blessé à deux reprises. Un officier mexicain somme les survivants de se rendre. Maine répond :
« Nous nous rendrons si vous nous faîtes la promesse la plus formelle de relever et de soigner notre sous-lieutenant et tous nos camarades atteints, comme lui, de blessures ; si vous nous promettez de nous laisser notre fourniment et nos armes. Enfin, nous nous rendrons, si vous vous engagez à dire à qui voudra l'entendre que, jusqu'au bout, nous avons fait notre devoir. »
« On ne refuse rien à des hommes comme vous » répondit le colonel mexicain Cambas.
Les blessés furent transportés à l'hôpital de Jalapa où ils furent soignés. Les prisonniers furent ensuite échangés contre des prisonniers mexicains. Le premier échange eu lieu 3 mois plus tard et permit à huit légionnaires d'être échangés contre 200 Mexicains.
Le convoi français put cependant éviter l'attaque mexicaine et parvenir sans encombre à Puebla.
Par décision du 4 octobre 1863, le ministre de la guerre, Randon, ordonna que le nom de « Camerone » soit inscrit sur les drapeaux du régiment étranger. De plus, l'empereur Napoléon III décida que les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés sur les murs des Invalides.
Un monument fut érigé sur le site du combat en 1892. Mais son abandon incita le colonel Penette, en 1948 à en dresser un nouveau, inauguré officiellement en 1963. C'est sur ce dernier que figure l'inscription :

Ils furent ici moins de soixante
Opposés à toute une armée.
Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
Abandonna ces soldats Français
A Camerone le 30 Avril 1863

Aujourd'hui encore les militaires mexicains rendent hommage aux soldats mexicains et français tombés ce jour-là.
L'expression : « FAIRE CAMERONE » dans la Légion est toujours usitée. Chaque 30 avril, les héros de ce combat sont honorés dans tous les régiments et dans toutes les amicales de la Légion ; à cette occasion est lu, depuis 1904, le récit "officiel" du combat de Camerone. L'idée du « serment de Camerone » est là pour rappeler le courage et la détermination des légionnaires et le respect à la parole donnée accomplie jusqu'au sacrifice suprême. Chaque année depuis 1906, sur le front des troupes qui présentent les armes, est lu l'inscription du monument.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:12

BattleofPuebla.jpg

Lors de l' Expédition du Mexique, une bataille a lieu autour de la ville de Puebla de Los Angeles, le 5 mai 1862 puis elle est à nouveau attaquée et assiégée par l'armée française du 16 mars au 17 mai 1863, tombant finalement aux mains des Français.
Les Français ayant remporté la bataille de Las Cumbres, la seule place susceptible de les bloquer sur la route de Mexico était Puebla, ville de plus de 70 000 habitants. Les Mexicains renforcèrent donc ses défenses, les principales étant : le fort de Guadalupe - un ancien couvent - tenu par 1 200 hommes du général Negrete et le fort de Loreto. Le général Zaragoza arrive en ville le 3 mai 1862 avec 3 000 hommes et demande des renforts qui lui parviendront le six.
Bataille de Puebla (5 mai 1862)
Les Français arrivent devant la ville le 5 mai 1862 au matin et d'emblée le général Lorencez décida de faire porter l'attaque sur le fort de Guadalupe sans attendre les renforts du général Marquez. L'attaque est menée par deux bataillons de zouaves soutenus par de l'artillerie et couverts par les fusiliers-marins à droite et des chasseurs à pied à gauche, l'infanterie de marine étant tenue en réserve. De 11 heures à midi l'action commence par un bombardement. Le général Ignacio Zaragoza fait renforcer Negrete et lance sa cavalerie sur la gauche des Français.
La supériorité numérique des Mexicains déployés, sous les ordres du général Porfirio Diaz, entre les deux forts stoppe l'assaut et les Français doivent à leur tour subir les assauts de la cavalerie adverse. À 16 heures, un orage empire la situation et Lorencez. Les Français perdirent près de 500 hommes et la moitié de leurs munitions d'artillerie employées au bombardement. Les Mexicains ne comptaient que 83 morts et 132 blessés.
Siège de Puebla (16 mars-17 mai 1863)
Le 24 octobre 1862, le général de Lorencez fut remplacé par le général Forey, debarqué le 21 septembre à Veracruz. L'hiver fut occupé à préparer la reprise de la campagne au printemps. Il disposait alors de 26 300 hommes et 56 pièces d'artillerie.
À Puebla, la défense était dirigée par le général Ortega avec 22 000 hommes. Les fortifications s'étaient enrichies du rancho de Toledo et des forts Santa Anita, San Javier, Carmen, Los Ingenios, Zaragoza et Independencía. L'état de siège est déclaré le 10 mars.
Le siège débuta le 16 mars par une manœuvre d'encerclement menée par les généraux Douay et Bazaine. Le 18 l'encerclement était effectif et le 22 une tentative de secours des Mexicains sur Cholula fut repoussée.
Le 29 mars, le premier assaut est lancé sur le fort San Javier. Face à la sérieuse résistance des Mexicains il faudra 20 heures aux Français pour sortir victorieux d'une mêlée particulièrement confuse. Et le 31 les Français s'emparaient du couvent de Guadalupita.
À partir de ce moment la résistance mexicaine devint plus opiniâtre avec des barricades dans chaque quartier. Désormais les Français devront se battre maison par maison. En même temps il fallait repousser toute contre-offensive extérieure des Mexicains.
Le 25 avril, après un échec pour prendre le couvent San Inès, décision est prise de se maintenir sur ses positions et d'attendre un renfort d'artillerie pour réduire la ville par un bombardement. C'est à cette période qu'eut lieu la bataille de Camerone pour des légionnaires escortant le matériel de siège.
À partir du 5 mai le général Comonfort tente de briser le siège, mais échoue aussi bien à San Pablo del Monte qu'à San Lorenzo. Une grande tentative le 8 mai, avec 7 000 hommes fut victorieusement repoussée par Bazaine.
Le 16 mai, les assiégés demandèrent l'armistice. Le 17, les Mexicains débandèrent leur troupe et la ville fut occupée le 19.
La route de Mexico était désormais ouverte.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:12

La Bataille de Las Cumbres (en espagnol Las cumbres signifie les sommets) se déroule le 28 avril 1862 dans le cadre de l'Expédition du Mexique, les Français, bien qu'abandonnés par leurs alliés Espagnol et Anglais décident de ne pas se cantonner à Veracruz et à la côte mais d'avancer dans les terres.
Cependant la route est barrée par des montagnes difficilement franchissables si l'on excepte certains points de passages comme Las Cumbres. C'est là que le général Zaragoza décide de défendre l'accès à Puebla en massant 4 000 soldats et trois batteries de montagne. En face arrivent 6 000 Français menés par le général Lorencez.
Bloqués sur la route principale jusqu'au soir, les Français forcent la passe en envoyant des zouaves et des chasseurs à pied par des sentiers de montagne pour prendre d'assaut les batteries mexicaines.
Les Français n'eurrent que 2 tués et 32 blessés.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:11

Cet article décrit l'expédition militaire française au Mexique, de 1861 à 1867. L'archiduc Maximilien rêva de s'y tailler un Empire.
Le Mexique, s’étendant sur deux millions de kilomètres carrés, était peuplé, à l’époque de l’intervention, de 8,5 millions de personnes. Trois groupes ethniques étaient présents : 2 millions de blancs (descendants des conquistadors et des colons espagnols.), 2,5 millions de métis, 4 millions d’amérindiens, ainsi que quelques centaines de milliers d’esclaves noirs.
L’antagonisme racial était fort : les blancs se considéraient comme supérieurs, et les métis jalousaient les blancs et méprisaient les indiens. Ces derniers, quant à eux, étaient divisés en une multitude de tribus.
En outre, les trois grands groupes ethniques étaient eux même divisés politiquement : d'un côté, le parti conservateur, centraliste et clérical, était soutenu par les grands propriétaires fonciers ; de l'autre, le parti libéral, fédéraliste et anticlérical, était lui majoritairement soutenu par les petits propriétaires ainsi que par la bourgeoisie. Le Mexique était donc loin d'être un pays uni et apte à lutter contre une invasion étrangère.
Depuis que le Mexique avait proclamé son indépendance, une multitude de coups d'États s'étaient succédé. En 1858, ce fut l'Indien Benito Juárez, membre du parti libéral, qui s'empara du pouvoir.
Une rébellion éclata cependant, menée par les généraux Zuloaga et Miramon. Cette dernière parvint à chasser Juárez, qui finit tout de même par mater les insurgés, en 1861. Cette nouvelle guerre civile avait une fois de plus appauvri l’État. Juárez reconnut que le Mexique devait 70 millions de pesos à l’Angleterre, 9 millions à l’Espagne et 3 millions à la France, mais, les caisses du Mexique étant quasiment vides, il décida en juillet 1861 de suspendre pour deux ans le paiement de la dette extérieure.
Ce pays ne formait pas à l’époque une véritable nation. Les rivalités ethniques et politiques divisaient la population. De plus, depuis l’indépendance, le Mexique était en proie à des coups d’États incessants, usant financièrement le pays. L’opportunité pour un pays puissant comme la France d’y installer un régime fort et d’en récolter les fruits était tentante.
La seule solution, selon Napoléon III, était de mettre fin à l'anarchie qui régnait dans ce pays, et d'y instaurer un Empire. En effet, une fois l’ordre rétabli au Mexique, le progrès serait au rendez vous : le pays deviendrait le premier pays industrialisé d’Amérique latine et une fois le Mexique devenu une contrée attirante, des milliers de colons viendraient s’installer dans les terres tempérées, entrainant urbanisation et immigration. Le port de New York et la fameuse Ellis Island (où les immigrants devaient passer une batterie d’examens avant de s’installer aux États-Unis.) seraient délaissés au profit du port de Veracruz. Des milliers d’Italiens, d’Irlandais, de Grecs, des milliers de ressortissants de tous les pays en difficulté viendraient résider au Mexique et non plus aux États-Unis.
Ce plan de Napoléon III, qui y voyait l'occasion de dresser contre les États-Unis un empire catholique allié à la France, fut notamment soutenu par Eugène Rouher, qui en parlait comme de « la plus Grande Pensée du Règne ».
Les conditions géopolitiques étaient excellentes en 1861 : Juárez fournissait un prétexte excellent pour que la France puisse intervenir de manière légitime. En outre, les américains ne pouvaient rien faire, car ils étaient empêtrés dans la guerre de Sécession.
Au départ, les gouvernements espagnol et britannique envoyèrent eux aussi une force expéditionnaire (le Mexique leur devait bien plus d'argent qu'à la France). Des négociations eurent lieu entre Mexicains et européens (après que ces derniers eurent signé la Convention de Soledad en février 1862, dans laquelle ils s'engageaient à ne pas attaquer le Mexique), mais elles n'aboutirent qu'à une impasse. En avril 1862, Anglais et Espagnols retournèrent au port de Veracruz et quittèrent le pays.
Les Français décidèrent de se maintenir. Le général Charles Ferdinand Latrille de Lorencez, à la tête du commandement français, décida de marcher vers Puebla (qui, une fois prise, permettrait d'ouvrir la voie vers Mexico).
Après de petits affrontements contre les Mexicains, les Français arrivèrent devant la ville, le 5 mai 1862. Les 12 000 hommes du général Saragoza y étaient solidement retranchés, mais étaient pauvrement armés. Lorencez lança ses troupes dans un assaut frontal contre le couvent fortifié du Cerro (couvent) de Guadalupe. Bien retranchés derrière les murs, les juaristes parvinrent à repousser les Français, dont un millier périrent au cours de la bataille. Lorencez sonna alors la retraite, et se retira piteusement.
Lorsque la nouvelle de la défaite devant Puebla fut connue à Paris, Napoléon III envoya un renfort de 26 000 hommes au Mexique, sous le commandement du nouveau général en chef : Elie Frédéric Forey. Ce dernier et ses hommes arrivèrent au Mexique en septembre 1862. Ils firent le Siège de Puebla une deuxième fois.
La ville ne tomba qu'au prix de nombreux efforts, en mai 1863. Des milliers de Mexicains se trouvaient alors dans la ville lors de sa chute. Tous ne pouvaient pas être emprisonnés et furent donc relâchés. Quelques jours après, ils avaient rejoint les rangs des rebelles. Par la suite, l'armée française parvint à progresser sans encombres jusqu'à Mexico, d'où Juárez s'était enfui (ce dernier se réfugia à Paso del Norte, à la frontière des États-Unis). Là, en juillet 1863, une assemblée de notables offrit la couronne Impériale à l'archiduc d'Autriche Maximilien de Habsbourg, qui mit plus d’un an à l’accepter…
Suite à la prise de la ville, l'armée reçut la tâche de pacifier l'État de Puebla. Les militaires multiplièrent les marches, fortifièrent les villages visités, et parvinrent non sans mal à faire régner l’ordre. Mais un obstacle leur barrait la route : la ville d’Oaxaca, fief du chef rebelle Porfirio Diaz.
Le général Bazaine (qui avait remplacé Forey), décida de mener lui même les opérations contre cette ville. Celles-ci commencèrent à la fin de l'année 1864. Cependant le siège ne dura pas bien longtemps : en février 1865, Porfirio Diaz signa la reddition d’Oaxaca. Des milliers de Mexicains se trouvaient dans la ville lors de sa chute. Une nouvelle fois, tous ne pouvaient être emprisonnés et furent donc relâchés. Quelques jours plus tard, la plupart avaient rejoint les guérilléros du nord.
Après la prise d'Oaxaca, les militaires furent envoyés combattre au nord du Mexique, là où la guérilla était la plus virulente. Le corps expéditionnaire n'était pas habitué à lutter de cette manière : lorsque les rebelles étaient en position de force, ils attaquaient, dans le cas contraire, ils fuyaient. En outre, ils avaient des chevaux, ce qui n'était pas le cas des Français.
Afin de lutter contre cette stratégie, se mit en place la contre-guérilla du colonel Dupin : une troupe d’hommes du pays, connaissant le terrain sur lequel ils s'aventuraient, équipés de chevaux, agissaient en marge de l'armée française.
En 1866, les combats continuaient, mais les militaires français, savaient bien que la guerre ne pouvait plus être gagnée. Napoléon III ne pouvait plus se permettre de gaspiller ses troupes dans de stériles combats : la Prusse de Bismarck venait d’écraser les Autrichiens à Sadowa.
De plus, la guerre de Sécession, qui empêchait le gouvernement américain de protester contre l'intervention française, était terminée. Le ministre des affaires étrangères américain, William H. Seward, signifia à Napoléon III que son pays voyait d'un mauvais œil l'intervention française contre le gouvernement républicain de Juárez (qui jouissait de la sympathie de l'Union Américaine) pour le remplacer par une monarchie. Il exigea le retrait des troupes françaises, et offrit son aide financière et militaire à Juárez. Celui ci refusa, se défiant de l'aide intéressée des Américains. Selon lui, l'impérialisme pouvait changer de nom, mais ses intentions restaient toujours les mêmes.
Napoléon III retira donc ses troupes, abandonnant peu à peu les villes du nord, Mexico, Puebla, et Veracruz. En février 1867, le dernier navire Français quittait les rives du Mexique…
La guerre du Mexique fit encore un mort, en juin 1867. L’Empereur Maximilien, qui avait refusé d’abdiquer, se réfugia dans Santiago de Querétaro. Bientôt entouré par les juaristes, il se rendit, suite au siège de la ville (Maximilien pensait naïvement qu’il aurait le droit d’être conduit à Veracruz, et rembarqué sur le premier navire en partance pour l’Europe). Au contraire, fait prisonnier, il fut condamné à mort. Le 19 juin 1867 à Santiago de Querétaro, il fut exécuté avec ses généraux, Miramon et Mejia.
Sur les 38 493 militaires français envoyés au Mexique (soit 20 % des forces françaises), 6 654 sont morts de blessures ou de maladie.
En
1863, le khédive d'Égypte a offert un bataillon de 450 soldats à l'Empire mexicain, dont beaucoup de Soudanais supposés plus résistants aux maladies tropicales. À partir de 1864-1865, l'Autriche-Hongrie a envoyé 7000 hommes (Polonais, Hongrois…). 2000 volontaires belges ont formé le régiment Impératrice Charlotte.
Les unités françaises impliquées dans cette expédition comprennent :

  • les 7e, 51e, 62e, 81e, 95e et 99e régiments d'infanterie de ligne ;
  • les 1r, 7e, 18e et 20e de chasseurs à pied ;
  • les 1er, 2e et 3e zouaves ;
  • le 2e bataillon d'infanterie légère d'Afrique ;
  • un bataillon de marche de tirailleurs algériens.
  • le régiment étranger, premier des régiments de la légion étrangère qui se distingue à la bataille de Camerone ;

 

Initialement, la Légion ne devait pas participer à la campagne, elle le dut à titre de punition de ses officiers qui livrèrent une pétition qui désobligea le ministre de la guerre..
Le régiment arrive le 25 mars 1863 et se voit alors confier la tâche ingrate d'escorter des convois entre Veracruz et Puebla. Mais la 3e compagnie s'illustre le 30 avril 1863 au cours du combat de Camerone qui reste dans l'histoire comme l'illustration du sacrifice au nom de la parole donnée et de l'exécution de la mission au péril de sa vie si necessaire; sont aujourd'hui toujours une ligne de conduite. Bien qu'il s'agisse pour la Légion d'une défaite, elle est commémorée par les légionnaires avec autant de ferveur que par les Mexicains, qui reconnaissent sans réserve le courage des légionnaires (ceux-ci ne se rendirent que lorsqu'il ne resta que trois combattants !), qui chargèrent a la baïonnette !
De décembre 1864 à février 1865, les unités du régiment participent au siège de Oaxacca.
Le 3 juillet 1866, les 3e et 5e compagnies du 4e bataillon livrent un combat comparable à celui de Camerone. Sous les ordres du capitaine Frenet, les 125 légionnaires encerclés dans l'hacienda de l’Incarnacion résistent victorieusement durant 48 heures à plus de 600 Mexicains.
Total des pertes dans l’expédition du Mexique : 22 officiers, 32 sous-officiers et 414 légionnaires.
L'accord passé avec l'empereur Maximilien indiquait que la Légion étrangère devait passer au service du Mexique ; comme l'aventure française au Mexique tourne au désastre, la Légion rentre en France.
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:08

Suite aux massacres de chrétiens perpétrés par les Druzes dans le mont Liban (mars à juillet 1860) et à Damas par des musulmans (9 au 18 juillet), les puissances européennes décidèrent l'envoi d'une expédition chargée officiellement d'apporter une aide aux troupes du sultan pour rétablir l'ordre dans cette contrée de l'Empire ottoman.
L'expédition dura du mois d'août 1860 au mois de juin 1861.
Dans les faits, et selon le mot de Napoléon III lui-même, l'expédition fut une « opération à but humanitaire ».
Conséquence pérenne de cette intervention : l'autonomie du Liban vis-à-vis de la Syrie, consacrée le 9 juin 1861 par la nomination par le sultan d'un gouverneur propre à la nouvelle entité, l'Arménien Daoud Pacha.
Depuis le Moyen Âge, la région du Mont Liban est d'une grande diversité religieuse, mêlant étroitement plusieurs Églises orientales avec divers courants musulmans. Les deux communautés les plus importantes étaient les Maronites (chrétiens) et les Druzes (musulmans). Ces deux communautés à l'organisation féodale s'étaient plusieurs fois opposées, imposant tour à tour leur suprématie sur la région.
Lorsqu'au début du XVIe siècle l'Empire ottoman annexe cette région du Proche-Orient, sa suzeraineté s'établit surtout dans les villes côtières, laissant le pouvoir réel, dans les terres, à des dynasties druzes acceptées par les Maronites. L'autorité de la Sublime Porte est secouée à la fin du XVIIIe siècle, puis totalement remise en question lorsque l'émir Béchir II Chéhab s'appuya sur les troupes égyptiennes de Mehmet Ali, en révolte contre le Sultan, pour imposer une autonomie accrue au Mont Liban. Mais les exactions de ces mêmes troupes égyptiennes le rendirent impopulaire et il fut déposé en 1840.
Dès lors, la Porte raffermit son autorité. Le Liban passa sous administration directe des Ottomans, qui le rattachèrent à la Syrie et le placèrent sous l'autorité du pacha de Damas. En 1841, le Liban fut organisé selon une logique de partition géographico-confessionnelle. Coupé en deux "caïmacanats" par la route Beyrouth-Damas, sa partie Nord, à majorité maronite, devait être gouvernée par un caïmacan chrétien. La partie Sud devait être gouvernée par un caïmacan druze. Seules quatre villes chrétiennes, tout en recevant des garnisons, échappèrent à cette logique de partition : Hasbeya, Preschaia et Zahlé furent rattachées au pachalik de Damas tandis que Deir El Kamar fut placée sous l'autorité directe d'un mutselsim turc installé avec la garnison dans le château de Beit Eddin (ancienne résidence de Béchir Chéhab).
Dès la partition du Liban, les Druzes eurent à cœur d'imposer leur autorité sur les populations maronites résidant dans le caïmacanat druze. Plusieurs raisons à cela : une fierté héritée de leur passé de "seigneurs de la guerre" ; un attachement à un Islam traditionaliste qu'ils sentent menacé par le progrès et l'influence étrangère véhiculés par les Maronites (construction de la route de Damas, établissements industriels de la soie…) ; un relatif soutien du parti des exaltés turcs qui, à Constantinople, s'oppose aux réformes du Tanzimat mises en place par le Sultan Abdul-Medjid depuis 1839 ; certains diront aussi une jalousie envers la prospérité des communautés chrétiennes.
Première exaction : le pillage de la ville de Deir El Kamar en 1845. Aucun mouvement de la garnison turque, le gouverneur de Saïda aidant même un des chefs druzes compromis, Saïd Bey Joumblatt.
1859 ensuite, où des Druzes déclenchent une rixe à Beit Méri, près de Beyrouth. Aucune répression ni poursuite de la part des autorités turques.
Le pouvoir ottoman laissa les choses se dérouler sans intervenir, pensant que la pression exercée par les Druzes éloignait tout risque de voir son autorité décliner au Liban.
1860.
Le caïmacan chrétien, Béchir Ahmed, est un Druze converti à la foi maronite pour épouser la sœur du prince Ismaël, chef de la famille Bellama. La population maronite doute de l'authenticité de sa conversion. Ce chef ambigu n'est donc pas en mesure de fédérer autour de lui une population chrétienne divisée entre les aspirations théocratiques du clergé, le conservatisme de l'aristocratie, et le désir démocratique d'une partie de la population.
Le 4 mars 1860, Ahmet Pacha, gouverneur de Damas, et un envoyé de Kurshid Pacha, gouverneur de Beyrouth, rencontrent à Damas les principaux chefs druzes. D'après les documents contemporains des événements, leur rencontre aurait pour but d'organiser l'extermination complète des chrétiens du Liban…
En mars et en avril, un couvent est pillé et un prêtre tué, trois Chrétiens sont assassinés. Chaque fois les auteurs sont connus et désignés aux autorités, mais ne sont pas inquiétés. L'idée, fatale, germe alors dans l'esprit des chrétiens de mener des représailles. Le 14 mai, deux Druzes sont tués.
L'événement met le feu au Liban. Les Druzes se rassemblent en ordre de bataille et livrent combat aux chrétiens, puis pillent, incendient et massacrent les villes chrétiennes : Zahlé, Djezzin, Deir El Kamar, Beteddin, Beit Méri…
Le Hauran, pillé par des Kurdes et des Arabes, ne connaît aucun massacre.
Les autorités turques n'interviendront pas… jusqu'au 5 juillet, où elles imposent un traité garantissant la sécurité aux chrétiens du Mont Liban, à la condition expresse que ceux-ci reconnaissent l'impunité aux coupables et renoncent à demander la restitution du produit des pillages.
Quatre jours plus tard, le 9 juillet, c'est Damas même qui s'embrase : les chrétiens sont poursuivis dans les rues et massacrés, 3 000 maisons parmi les plus riches sont ravagées. Cela dure jusqu'au 18. L'émir Abd El Kader, exilé ici selon son vœu après avoir été défait par la France, accueille et sauve nombre de chrétiens dans son palais damascène, les faisant protéger par les Algériens de sa suite. Pour ce geste, le Second Empire le décorera de la Légion d'honneur.
Le bilan des victimes, presque toutes hommes ou enfants mâles, est diversement évalué. Le corps expéditionnaire français l'évalue à un peu plus de 10 000 morts, dont 4 à 6 000 à Damas, le reste réparti dans le Liban. C'est l'évaluation la plus faible, puisque d'autres études propose un bilan de 14 731 morts et même, intégrant morts au combat et massacrés, 22 000 morts. Deir El Kamar fut la ville la plus touchée : 1 700 morts.
Ces chiffres, dramatiques, sont rapportés aux cours européennes par des courriers ou par des religieux arrivant du Liban. L'émotion est grande, les milieux catholiques français sont scandalisés et réclament à l'Empereur une intervention, s'appuyant sur le rôle de défenseur des Chrétiens d'Orient que joue la France depuis les Capitulations (et qui a motivé son implication dans la
guerre de Crimée). Napoléon III, se refusant à s'aliéner plus encore les milieux conservateurs après avoir soutenu l'unité italienne, accepte d'intervenir au Liban. Toutefois, afin de ne pas mécontenter les autres puissances européennes, l'intervention au Liban fut décidée et organisée au cours de conférences réunissant à Paris des représentants de la France, de la Grande-Bretagne, de l'Autriche, de la Prusse, de la Russie et de la Turquie.
Les conférences aboutissent le 3 août à la signature d'un protocole d'intervention. Il établit l'organisation d'une force européenne pouvant compter jusqu'à 12 000 hommes, et dont la France a la charge de fournir la moitié. Cette expédition ne doit durer que 6 mois, et constituer une aide au Sultan dans une contrée arabe de son empire. Le commandant en chef du corps expéditionnaire devra donc se mettre en contact avec le commissaire extraordinaire de la Sublime Porte dès son arrivée en Syrie.
Le commandant en chef avait été choisi dès le 19 juillet au Conseil des ministres qui se tenait à Saint-Cloud : ce serait le général de Charles Marie Napoléon de Beaufort d'Hautpoul (entre autres ancien chef d'état-major du duc d'Aumale lors de la prise de la smala d'Abd El Kader). Il a parcouru, au cours de ses campagnes, successivement la Grèce, l'Algérie, l'Égypte, la Syrie (où il a stationné avec les troupes égyptiennes de Mehmet Ali dans les années 1830). Il a également été attaché à l'ambassade de France en Perse. Il a ensuite fait carrière en Algérie, qu'il ne quitta qu'en 1859 pour prendre part à la campagne d'Italie. Il parle l'arabe, le turc et le persan.
Si le bilan de l'expédition peut paraître mince, son succès réside dans sa postérité. En risquant l'anachronisme, elle peut être assimilée à la première manifestation du droit d'ingérence à but humanitaire. En termes politiques, l'expédition participa à l'émancipation des populations du Liban vis-à-vis de l'autorité ottomane. En effet, le 9 juin 1861, un gouvernement uni et autonome était instauré sur le Mont Liban. Son autorité s'étendait sur une large bande de terre entre Damas et Beyrouth, unissant le tracé de l'ancien caïmacanat chrétien à une partie du caïmacanat druze. Le gouverneur devait être un chrétien non-libanais nommé par un firman du Sultan et secondé par un conseil dans lequel toutes les communautés religieuses seraient représentées. Le premier gouverneur, Daoud Pacha, un Arménien catholique d'Istanbul, est nommé le 9 juin par le Sultan avec l'accord des puissances européennes.
Quant à Beyrouth, elle ne fut pas incluse dans le Liban autonome. Mais, enrichie de l'afflux des populations chrétiennes ayant fui les « événements », la ville connut de ce jour l'essor qui, de simple port de cabotage surnommé "la Porte de Damas", fit d'elle une cité commerçante florissante grâce notamment au transport
maritime à vapeur fluidifiant les échanges avec les industries lyonnaises de la soie et les drapiers anglais. Ravissant ainsi à l'ancienne capitale des Omeyyades sa prédominance commerciale, puis diplomatique et culturelle.

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:07

solferino1859.jpg

La bataille de Solférino a eu lieu le 24 juin 1859 durant la campagne d'Italie. Il s'agit d'une victoire de l'armée française de Napoléon III alliée à l'armée sarde sur l'armée autrichienne de l'empereur François-Joseph. Le conflit entre l'empire autrichien et la coalition franco-sarde est né de la promesse faite par Napoléon III au roi Victor-Emmanuel II de l'aider à faire autour de lui l'unité de l'Italie en échange de la Savoie et Nice. Plus de 200 000 soldats ont combattu dans cette bataille, ce qui constitue le plus grand nombre depuis la bataille de Leipzig de 1813. Il y avait environ 100 000 soldats autrichiens et un total combiné de 118 600 français et sardes.
Le manque de soins apportés aux blessés de chaque camp a été le déclencheur de la création de la Croix-Rouge par le Suisse Henri Dunant : le livre Un souvenir de Solférino qu'il écrira à son retour émouvra la bonne société genevoise et les dirigeants européens de l'époque.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:07

zouavmagenta.jpg

La bataille de Magenta s'est tenue le 4 juin 1859 pendant la campagne d'Italie et a résulté en une victoire franco-sarde conduite par Napoléon III contre les Autrichiens du maréchal Ferencz Gyulai.
Elle a eu lieu près de la ville de Magenta dans le nord de l'Italie. L'armée de Napoléon III a débordé l'armée autrichienne par la droite, la forçant à battre en retraite. La bataille de Magenta n'était pas particulièrement grande mais elle a été une victoire décisive pour les forces franco-sardes. Patrice de Mac-Mahon (1808 - 1893) fut nommé Duc de Magenta pour son rôle dans la bataille, et fut plus tard président de la République française.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:06

Le 30 Mai 1859, l'armée Italienne commandée par le Roi Victor Emmanuel provenant de Verceil, franchit avec la plus grande partie de son armée la rivière Sésia. Il prend position dans les villages de Palestro, Vinzaglio, et Confienza après en avoir délogé les avant postes Autrichiens et les avoir obligés à se replier dans la direction de Robbio.
L'armée Autrichienne commandée par le général Zoebel, est bien décidée à reprendre les avant postes perdus la veille. Le général Zoebel organise son armée en trois colones: celle du centre marchera directement sur Palestroen empruntant la route de Robbio, flancgardée par la colone de droite qui attaquera en passant par Confienza, et par celle de Gauche qui longera la rivière Sézia. Les colones du centre et de droite sont reçues par un feu Italien nourri et refluent, la colone de gauche plus chanceuse peut mettre à profit l'abri donné par les fourrés bordant la rivière et s'avancer jusqu'à la ferme de Cascina San Petro ou elle se retranche et fortifie la ferme. Puis elle s'élance sur Palestro, le village était presque tombé quand le 3°Régiment de Zouaves, qui avait établi son bivouac sur les bords de la Rivière masqué par le terrain débouche dans le Flanc des Autrichiens. C'est dans un formidable élan que le régiment charge, rien ne les arrète, ni les accidents du terrain, ni le large canal qu'ils franchissent avec de l'eau jusqu'à la ceinture, se reforme sur la rive opposée et continue sa charge emportant une batterie Autrichienne de 5 canons. Cette attaque foudroyante sème le désordre dans les rangs Autrichiens et les mènes a la déroute, en passant par Rivoltella et Robbio.
Pour l'anecdote, à l'issue de cette Bataille dite de Palestro, le Roi Victor Emmanuel est nommé "Caporal des Zouaves" tient à louer publiquement ceux grâce à qui la victoire fut entre ses mains, par leur "bravoure et leur irrésistible élan".

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:06

20 Mai 1859, Bataille de Montebello Di Casteggio remportée par le Maréchal Bararguey-d'Hilliers.
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:04
campagne d'Italie de 1859, aussi appelée guerre d'Italie de 1859, qualifie l'envoi des troupes françaises en Italie par Napoléon III cette année-là.
La tranquillité de l'Italie semblait acquise, lorsqu'on 1859 l'empereur d'Autriche envahit brusquement le Piémont. Repoussé par le roi de Sardaigne, au secours duquel était accouru l'empereur des Français, puis battu à Montebello, à Palestre, à Magenta et finalement à Solférino, l'Empereur François-Joseph perdit la Lombardie et vit expulsés d'Italie tous les princes qui avaient embrassé sa cause.
Après une vaine tentative de confédération, proposée dans les traités de Villafranca et de Zurich, et après la révolution opérée dans le royaume de Naples par le général Garibaldi, tous les États de l'Italie (sauf la Vénétie laissée à l'Autriche, et les États romains, où la France maintenait l'autorité du pape) s'unirent en 1860, et Victor-Emmanuel, déjà roi de Sardaigne, fut proclamé roi d'Italie (mars 1861). Le nouveau royaume s'augmenta de la Vénétie, en 1866, à la suite de la guerre austro-prussienne durant laquelle l'Italie s'allia à la Prusse contre l'Autriche, et des États romains en 1870, à la faveur de la guerre franco-allemande.
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