Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:32

Krasnoi.jpg

La Bataille de Krasnoi est une série d'engagements militaires ayant eu lieu du 15 au 17 novembre 1812 entre la Grande Armée de Napoléon Ier et l'armée russe.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:32

À la bataille de Smoliani (le 13 et 14 novembre 1812), l'armée russes du général Pierre Wittgenstein défait les forces françaises du maréchal Victor et du maréchal Oudinot.
Apprenant la défaite à la bataille de Czaśniki, Napoléon, déjà préoccupé par la défaite à la bataille de Polotsk ordonne à Victor de reprendre immédiatement l'offensive pour repousser Wittgenstein et rétablir la « ligne de Dwina » sensée protéger le flanc nord de la Grande Armée en Russie.
À l'heure de la rencontre de Smoliani, Napoléon projette de mener plus à l'ouest, à Minsk, sa Grande Armée qui se désintègre. Dans ce but, l'itinéraire de retraite doit être sécurisé. La position de Wittgenstein à Czaśniki, est à peine plus de 60 kilomètres au nord de Bobrouisk, où Napoléon a prévu de passer pour atteindre Minsk.
Selon les ordres de Napoléon, que Victor approuve, celui-ci doit coordonner les actions de sa 9e division avec les 2e et 6e divisions du maréchal Oudinot pour attaquer de front Wittgenstein avec une seule division, tandis que les deux autres attaqueraient de flanc. Cependant, sur l'insistance d'Oudinot, qui estime plus avantageux d'attaquer de front Wittgenstein, ce projet est abandonné.
Suite aux revers précédents, mais aussi à cause des erreurs de planification, et de l'indécision, les officiers français font preuve de pessimisme. Au contraire, à la veille de la bataille, suite aux récentes victoires, la confiance et la fierté règne dans l'état-major de Wittgenstein, et l'optimisme est de rigueur parmi les chefs russes.
Le moral des Français est également miné à mesure que monte la fatigue dans les rangs. Dans les deux semaines qui ont suivi la bataille de Czaśniki, l'armée de Victor a beaucoup souffert du froid et des maladies. Le 10 novembre, seulement 25 000 soldats demeurent sous les ordres de Victor.
Dans ce secteur, les forces de Wittgenstein sont maintenant légèrement supérieures en nombre. Mieux approvisionnées, mieux protégés des éléments que leurs ennemis, les troupes de Wittgenstein souffrent moins de la fatigue, des privations et des conditions météorologiques.
La bataille de Smoliani débute le 13 octobre, au village voisin d'Axenzi. Les Français sont d'abord victorieux. Les 6 000 hommes du général Partenoux attaquent l'avant-garde de Wittgenstein, également composée de 6 000 hommes, menés par le général Alexiev. Chaque camp perd approximativement 500 soldats dans cette rencontre, et en dépit de renforts, les Russes sont forcés de reculer à Smoliani.
Le jour suivant, 14 octobre, le combat s'intensifie quand 5 000 soldats de Victor attaquent et prennent Smoliani. Mais les Français sont bien vite repoussés par une contre-attaque et perdent le village. Pendant, un petit détachement russe s'oppose aux forces d'Oudinot pourtant supérieures en nombre, pour le contrôle du village de Poczavizi, empêchant à ces troupes d'aller prêter main forte à Victor.
Bien que le bilan de l'action soit neutre, chaque camp ayant regagné ses positions initiales avec des pertes équivalentes - environ 3000 morts, blessés ou prisonniers - le moral des Français a beaucoup souffert. Le jour suivant, 15 novembre, Victor fait retraite 30 kilomètres au sud de Chereja
Cette bataille est la dernière tentative des Français pour rétablir la « ligne de Dwina ».

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:31

Battle-vyazma.jpg

À la bataille de Vyazma, qui eut lieu le 3 novembre 1812, les derniers corps de la Grande Armée de Napoléon ont été défaits par les Russes commandés par le général Mikhail Andreyevich Miloradovich.
S'étant avancée profondément en territoire ennemi, la Grande Armée souffre d'un grave déficit d'approvisionnement. Ravagé, Moscou n'est pas un lieu de résidence idéal pour passer l'hiver. L'armée de Napoléon entame donc la première étape de sa retraite épique.
L'objectif de Napoléon est de mener la Grande Armée à son principal centre d'approvisionnement de Smolensk, à quelques 430 kilomètres à l'ouest de Moscou, et de reprendre la campagne au printemps suivant.
Les Français quittent Moscou le 18 octobre, et empruntent un itinéraire méridional qui doit les conduire à Smolensk. Mais après la défaite de la bataille de Maloyaroslavets, le 24 octobre, ils sont obligés de faire marche arrière et retraiter par la route utilisée plus tôt dans leur avance sur Moscou. Le territoire bordant cet itinéraire ayant été précédemment ravagé, la retraite s'impose dans des conditions extrêmes de privation et de fatigue. Le manque de nourriture démoralise les hommes et sème le désordre dans les rangs français.
Le 3 novembre, la Grande Armée s'étire en une longue colonne de 100 kilomètres. La tête de cette colonne, constituée du 8e corps de Junot est à Dorogobuzh, alors que le 1er corps de Davout, qui forme l'arrière-garde, n'est qu'à l'est de Vyazma. D'ouest en est, entre ces deux unités, marchent la Garde impériale, les troupes de Murat, le 3e corps de Ney, le 5e corps de Poniatowski et le 4e corps d'Eugène de Beauharnais
Bien que les Français aient réussi à contrecarrer la tentative initiale de Miloradovich d'isoler et détruire le 1er corps du maréchal Louis Nicolas Davout, ils restent, pendant toute la bataille, sous la pression des Russes. Ils se retirent en désordre, sous le feu de l'ennemi qui occasionne beaucoup de pertes.
Bien que la défaite française de Vyazma ne soit pas flagrante, elle demeure remarquable en raison de son impact disruptif sur la retraite de Grande Armée. Se retirant loin de Vyazma sous la pression russe, les colonnes de l'arrière-garde sont de plus en plus désorganisées. Par réaction en chaîne, le chaos s'étend alors à d'autres unités placées au centre et l'avant de l'armée française.
Les Français, sont harcelés par des attaques incessantes des Cosaques. Davout est en particulier cerné par les Russes. La veille, le 2 novembre, Napoléon s'est emporté contre la gestion des activités de l'arrière-garde, et commande à Ney d'assumer les fonctions d'arrière-garde et de rester à Vyazma, pour permettre à Eugène, Poniatowski et Davout de l'éviter. En attendant, les Russes se sont divisés en trois groupes pour poursuivre les Français.
Davout est étroitement suivi par 5 000 Cosaques commandés par Matvei Platov. Ce groupe est lui-même soutenu par les 4 000 hommes de la 26e division du général Ivan Paskevich. Marchant légèrement au sud, se trouve le général Miloradovich avec les 2e et 4 division d'infanterie, environ 14 000 hommes, et les 2e et 3e division de cavalerie, qui se s'élèvent à 3 500 hommes. Miloradovich coordonne l'activité de toutes ces troupes, y compris celles de Platov et de Paskevich. Le gros de l'armée russe, quelques 70 000 soldats conduits par Mikhail Kutuzov marche plus au sud.
La soirée du 2 novembre, en conduisant une reconnaissance au sud de la route de Smolensk-Moscou, Miloradovich, accompagné des généraux Korff et Sievers, note un espace entre les troupes de Davout, situées à l'est de Fedorovskoye, et les troupes d'Eugène et de Poniatowski, à l'ouest de Vyazma. Identifiant tout de suite l'occasion d'isoler et de détruire la division de Davout, Miloradovich décide d'attaquer de bonne heure le matin suivant.
À 8 heures, le matin du 3 novembre, la cavalerie de Miloradovich attaque la colonne française qui marche, désorganisée, sur toute la distance qui la sépare d'Eugène et de Poniatowski. Miloradovich commande à son artillerie, placée sur les hauteurs voisines, de commencer la canonnade. L'attaque est un succès complet. Elle permet la capture du train de bagages de la 4e division et sème le désarroi dans les rangs français. Miloradovich place alors ses batteries et l'infanterie au travers de la route, coupant Davout du reste de l'armée française.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:30

La bataille de Czaśniki (Biélorusse : БойпадЧа́шнікамі) eut lieu le 31 octobre 1812, entre l'armée russe du général Pierre Wittgenstein, et la Grande Armée de Napoléon, commandée par le maréchal Claude-Victor Perrin, pendant la campagne de Russie.
Cette bataille était une tentative des Français pour rétablir la ligne de Dwina, leur ligne de défense, qui s'était émiettée deux semaines plus tôt, avec la victoire de Wittgenstein à la seconde bataille de Polotsk.
Ayant appris la défaite, Victor, commandant le 9e corps, que Napoléon avait maintenus en réserve à Smolensk, marche au nord-est avec 22 000 soldats pour reconstituer la ligne de Dwina. À Czaśniki il s'unit aux éléments du 2e corps, qui retraitaient. Il a ainsi 36 000 hommes à sa disposition.
Wittgenstein, après avoir confié ses 9 000 prisonniers à la garnison, marche vers le sud sur Czaśniki avec 30 000 hommes.
L'affrontement de Czaśniki se déroule principalement entre l'avant-garde de Wittgenstein, menée par le général Jaschwill, et le 2e corps qui occupe une position, en avant des troupes de Victor.
Les Russes attaquent le 2e corps qui recule, jusqu'à rencontrer la position principale de Victor. Jaschwill reçoit alors l'ordre de s'arrêter, tandis que débute un bombardement d'artillerie contre les Français.
Victor, apparemment affaibli par l'avance de Jaschwill, décide de ne pas continuer la bataille, et commande la retraite sur Senno, située à 40 kilomètres vers l'est. Les Russes ne les poursuivent pas.
Bien que la défaite de Czaśniki ne semble pas flagrante, elle n'est pas sans conséquences pour Napoléon. Victor a échoué dans sa tentative de rétablir la ligne de Dwina. Sa nouvelle position à Senno se trouve seulement 50 kilomètres de la route de retraite prévue par Napoléon en cas d'échec de la prise de Moscou. De plus, le succès de Wittgenstein le rapproche des armées de Pavel Chichagov et de Koutousov. La Grande Armée risque de se retrouver encerclée entre les trois armées russes.
En outre, après ses victoires à Polotsk et Czaśniki, Wittgenstein envoie le général Harpe à Vitebsk pour prendre le dépôt d'approvisionnement des Français. Le 7 novembre, après un bref combat, la garnison de Vitebsk se rend à Harpe. D'énormes réserves d'armes et de nourriture, tombent dans les mains des Russes.
La chute de Vitebsk est un coup dur pour Napoléon parce qu'il avait projeté de passer l'hiver là, au cas ou la Grande Armée échouerait devant Moscou. Le plan de Napoléon qui prévoyait de combiner son armée avec celle de Victor à Vitebsk, où elles pourraient se rééquiper avant de reprendre la campagne au printemps suivant, est maintenant caduc.
En apprenant la victoire des Russes à Czaśniki, Napoléon ordonne immédiatement à Victor d'attaquer Wittgenstein pour reprendre Polotsk. Ce qui conduit à la bataille de Smoliani, le 14 novembre, et à une nouvelle défaite française.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:30

Battle-polotsk.jpg

À la deuxième bataille de Polotsk qui eut lieu du 18 au 20 octobre 1812, les Russes commandées par le général Pierre Wittgenstein ont attaqué et défait l'armée Franco-Bavaroise de Laurent de Gouvion Saint-Cyr.
Dans son avance sur Moscou, Napoléon laisse un contingent des troupes françaises et bavaroises à Polotsk pour préserver son flanc nord contre Wittgenstein. Située à 320 kilomètres à l'ouest de la frontière polonaise, et à 240 kilomètres de Smolensk, la position française occupe une position stratégique, dont le commandement est confié à Laurent de Gouvion-Saint-Cyr.
Napoléon espère empêcher Wittgenstein de marcher au sud, pour encercler la Grande Armée, la coupant de ses communications et de son ravitaillement pendant qu'elle s'attaquerait au gros de l'armée russe près de Moscou.
La position française de Polotsk est également importante parce qu'elle protège Vitebsk, l'un de trois centres que Napoléon a établis dans la partie occidentale de l'empire russe (Biélorussie actuelle), afin d'assurer l'approvisionnement en nourriture et combustible à la Grande Armée au cas où la campagne se prolongerait trop longtemps en hiver.
Une première bataille de Polotsk, avait eut lieu en août, consistant en un encerclement de l'armée de Wittgenstein. Si la victoire française avait était peu convaincante, elle avait au moins permit au Français de bloquer les Russes, et d'accomplir ainsi l'objectif de tenir la « ligne de Dwina ». À ce titre, cette petite victoire pouvait donc être considérée comme un vrai succès par Napoléon.
À la mi-octobre, cependant, l'équilibre stratégique des forces à Polotsk a nettement basculé. Les forces de Wittgenstein ont été massivement renforcées et sont maintenant numériquement supérieures aux forces françaises. Le général russe dispose à ce moment, de 31 000 soldats réguliers et de 9 000 miliciens à Polotsk même, auxquels il convient d'ajouter une deuxième force de 9 000 soldats commandés par le général Steingal, opérant à l'arrière et au autour de la ville. Soit au total, près de 50 000 hommes. Contre eux, Gouvion Saint-Cyr ne dispose tout au plus que de 23 à 27 000 hommes.
Le 18 octobre, Wittgenstein lance l'offensive contre la « ligne de Dwina »
Le premier jour du combat, les Russes lancent sept assauts frontaux consécutifs contre les positions françaises, tandis que Steingal commence à avancer sur l'arrière des Français. Le combat à Polotsk est terrible et sanglant. Les Français perdent de près de 8 000 hommes, contre 8 000 à 12 000 pour les Russes. À la fin de la journées, chacune des sept attaques a été repoussée.
Saint-Cyr clame la victoire, mais l'affaire n'est pas terminée. Projetant de relancer une attaque une fois les forces de Steingal arrivées, Wittgenstein maintient un bombardement d'artillerie intensif. Une grande partie de la ville est dévorée par les flammes.
Le 19 octobre, Steingal avance à moins de 6 kilomètres de Polotsk. Saint-Cyr réalise qu'il est menacé d'encerclement. Sachant la position insoutenable, les Français commencent à évacuer la ville pendant la nuit. Un féroce combat de porte à porte s'engage quand les Russes lancent l'attaque finale.
Ayant décidé de faire retraite vers le sud, Saint-Cyr commande au contingent bavarois de repousser Steingal. La charge Bavaroise a lieu tôt le jour suivant, si impressionnante que Steingal recule sous de lourdes pertes. Les Français sont sauvés de l'encerclement, mais la position de Polotsk est perdue.
Au lendemain de ce succès, les Russes prennent Polotsk mettant un coup de frein aux opérations de Napoléon en Biélorussie. La victoire de Wittgenstein est une étape vers la bataille de la Bérézina en novembre, où trois armées russes venant de différentes directions, convergent sur la Grande Armée.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:28

Hess-maloyaroslavets.jpg

La bataille de Maloyaroslavets eut lieu le 24 octobre 1812 lors de la guerre de la 6e coalition, pendant la campagne de Russie entre la Grande Armée de Napoléon et les forces d'Alexandre Ier.
Au sud de Moscou, Koutouzov commande encore 110 000 hommes et la troisième armée russe remonte vers le nord pour menacer les lignes de communication françaises dans la région de Brest-Litovsk. Napoléon dispose de moins de 100 000 hommes et le ravitaillement est défaillant. Il décide de faire marcher son armée sud ouest vers Kaluga, une cité dans une région prospère où plein de ravitaillement pouvait être trouvé.
Il envoya son gendre, Eugène de Beauharnais avec 15 000 hommes en avant garde pour dégager la voie de toutes forces russes opposées.
Le 24 octobre cette troupe approcha Maloyaroslavets, à 110 km au sud-ouest de Moscou, déterminée à prendre le contrôle d’un pont principal sur la rivière Lusha.
Une force de 20 000 hommes sous les ordres de Dokhturov venait d'occuper la ville mais, malgré les probabilités contre lui Eugène lança immédiatement une série d’assauts pour capturer le pont et établir un point d’appui sur la berge opposée.
Le combat fut intense et la travée changea de mains au moins sept fois avant qu’Eugène ne fasse intervenir ses dernières réserves et repousse les hommes de Dokhturov — ensemble avec des renforts — hors de leurs positions. Les Russes reculèrent sur les collines à l’extérieur de la ville.
Eugène perdit 5 000 hommes alors que les Russes 6 000.
Des combats sporadiques eurent lieu le lendemain matin mais ce jour est plus célèbre pour être celui où des cosaques faillirent capturer Napoléon. Après cela, il portera un sac de poison autour de son cou.
Ce fut aussi le jour où l’empereur changea sa décision de chemin de retraite en envoyant l’armée au nord des marais du Pripet où le pays est désormais ravagé car c'est celui que l'envahisseur avait pris à l’aller et à l’hiver plus rude.
Bataille précédente: Moskowa Bataille suivante: Bérézina

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:28

Tarutino.jpg

La bataille de Winkowo ou bataille de Tarutino est une victoire remportée le 18 octobre 1812 par une armée russe commandée par Koutousov sur un corps franco-italien commandé par le roi de Naples Joachim Murat.
Le roi de Naples avait sous ses ordres la division Claparède qui occupait Winkowo ; à droite et à gauche de ce village deux divisions de cavalerie ; le corps de Poniatowski campait à une demi-lieue de Winkowo, et le corps de cavalerie de Sebastiani, dont le général Dery faisait partie, occupait Teterinka. Le corps de cavalerie de Saint-Germain, la division Dufour et le corps de cavalerie du général Nansouty venaient ensuite ; celui de Latour-Maubourg était placé en observation.
Le 17 octobre, Koutousov fit passer la totalité de son armée sur la rive gauche de la Nara. Platof à la tête de ses nombreux régiments de Cosaques manœuvra de façon à déborder entièrement la gauche de Murat. Le bois qui couvrait la position favorisait si bien ce mouvement que Murat n'en fut pas instruit.
Le 18, au point du jour, Platof lança ses Cosaques sur le corps de Sébastiani. Ainsi surpris, le général français perdit ses bagages, son artillerie et une partie de ses troupes. Le général Dery fut tué dans cette circonstance, en chargeant les Cosaques à la tête de sa brigade. En même temps, les Russes attaquaient sur le reste de la ligne. Platof cherchait à s'emparer du défilé de Sparkublia, seule retraite du roi de Naples ; Bagawout et Strogonow se dirigèrent sur la grand'route entre Winkowo et Sparkublia. Osterinan et les autres corps russes manœuvraient pour tourner la droite des Français. Murat voulant arrêter le mouvement de Bagawout et de Strogonow, se précipita avec les carabiniers sur la tête de la colonne de Bagawout et la culbuta. Surpris d'une attaque aussi vigoureuse, le général russe s'arrêta et engagea un feu d'artillerie.
Dès lors, maître de ses mouvements, le roi de Naples put régler sa retraite. Claparède et Latour-Maubourg chassèrent Platof du défilé, et rétablirent la communication. La retraite s'effectua avec des pertes, mais moins importantes que ce Koutousov aurait pu infliger à Murat, d'après les commencements du combat et le rapport de forces défavorables.
Napoléon avait ordonné tous les préparatifs de retraite sur Kaluga et Smolensk. Le 18 octobre, il reçut pendant une revue une dépêche de Murat, qui lui apprenait que Koutousov venait de l'attaquer à l'improviste avec la totalité de ses forces. Napoléon acheva rapidement la revue et donna immédiatement l'ordre de départ. Le soir même, l'armée bivouaqua sur la vieille route de Kaluga ; mais l'attaque de Kutusof contre Murat avait pleinement réussie.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:27

moskowa.jpg

La bataille de la Moskowa du 7 septembre 1812 (26 août dans le calendrier julien) fut la principale confrontation de la Campagne de Russie pendant les guerres napoléoniennes où les forces sous Napoléon Ier obtinrent une victoire sur l'armée commandée par Alexandre Ier de Russie près du village de Borodino (et de la ville de Mojaïsk).
Le résultat tactique fut équilibré et ce n'est que pour des considérations stratégiques que cela est considéré comme une victoire : les Russes abandonnèrent le terrain, ouvrant la route de Moscou à la Grande Armée. Ceux-ci considèrent cependant qu'il s'agit d'une victoire, en raison de la résistance qu'ils opposèrent à la Grande Armée, et la nomment « bataille de Borodino ».
La grande armée avait commencé l'invasion de la Russie en juin 1812. Les forces russes reculèrent en apppliquant la politique de la terre brûlée selon la tactique de Michel Barclay de Tolly, déjà prévue en 1807 après la bataille de Friedland.
Le tzar, lassé de cette stratégie nomme un nouveau commandant russe : le prince Mikhaïl Koutouzov, qui attendit que les Français (avec de nombreux Polonais et Bavarois) soient à 125 km de Moscou pour accepter la bataille.
Koutouzov choisit un secteur facile à défendre et le renforça avec des retranchements, notamment la redoute Rayevski dans le centre droit de la ligne et les pointes Bagration. Environ 115 000 hommes et 630 canons attendaient.
Napoléon arriva avec environ 125 000 hommes et 587 canons ; il n'utilisa pas ses tactiques habituelles et opta pour un assaut frontal. On pense qu'il cherchait un choc décisif qui détruirait l'armée russe, difficile à obtenir avec des troupes mal ravitaillées et disparates. L'attaque française fut réussie au départ bien que coûteuse, Joachim Murat dirigea une attaque conjointe de la cavalerie et de l'infanterie et au début de l'après-midi il avait pris la redoute Rayevski, perdue puis reprise ensuite. Mais les Russes engagèrent leurs réserves et la bataille se transforma en une boucherie d'attrition. Une contre-attaque russe fut brisée par l'artillerie ; comme la nuit tombait les deux côtés cessèrent le combat et les Russes partirent pour Moscou.
Les forces russes ont eu environ 44 000 victimes et la Grande armée 35 000. La grande erreur de Napoléon est de ne pas avoir utilisé la garde, troupe d'élite de son armée, pour définitivement emporter le centre russe et obtenir une victoire décisive. Il a préservé la garde impériale pour la bataille suivante pour prendre Moscou... bataille qui n'a jamais eu lieu. Les Français prirent Moscou (à 125 km) une semaine plus tard mais, la ville ayant été vidée de toutes réserves et incendiée, furent obligés de la quitter un mois plus tard pour une retraite catastrophique.
Une autre bataille de Borodino eut lieu en octobre 1941.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:26

Valutino.jpg

La bataille de Valutino eut lieu le 18 août 1812, entre les troupes du maréchal Michel Ney et la puissante arrière-garde du général Michel Barclay de Tolly.
Les Russes sont retranchés dans une zone marécageuse, protégée par un petit ruisseau. Les Français, attaquant résolument, doivent faire face à d'énormes difficultés naturelles.
Napoléon espère encercler l'armée du général Barclay quand il découvre que les Russes qui attendent les Français ne constituent en fait que l'arrière-garde du général Tutchkov. Trois divisions de cavalerie et une division d'infanterie sont encerclées en essayant d'attirer les Français loin du champ de bataille de Smolensk. Ils font alors un détour pour affronter les Français sur les rives de la Stragan.
Après un bombardement massif, Michel Ney lance un assaut contre les Russes mais il ne parvient pas à prendre la crête. La cavalerie de Murat s'embourbe en traversant le cour d'eau.
La division de Junot est à proximité du champ de bataille, mais celui-ci reste sourd à la demande de renfort de Murat et ne bouge pas. Il sera blâmé pour cela par Napoléon.
Quelques heures plus tard, Ney lance une dernière attaque. Le général Gudin qui mène l'assaut est tué par un boulet de canon qui lui emporte les deux jambes. Les Français parviennent à prendre la crête après un combat acharné, mais la majorité de l'armée de Barclay s'est échappé et se dirige vers Lubino. L'occasion d'une victoire décisive est passée.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:25

Polotsk1812-Kaussler.jpg

Dans la première bataille de Polotsk, qui eut lieu le 17 et 18 août 1812, les troupes russes commandées par Pierre Wittgenstein ont défait les troupes françaises menées par Nicolas Charles Oudinot et ont arrêté leur avance sur Saint Pétersbourg.
Après la bataille de Klyastitsy où elle subit quelques pertes mineures, l'armée d'Oudinot fait retraite sur Polotsk.
De bonne heure, le matin du 17 août où le 1er corps d'infanterie mené par Wittgenstein attaque les positions françaises près du village de Spas, forçant les Français à se retirer. Des renforts français arrivent et Oudinot opère une contre-attaque sur le centre. Dans la nuit les Français et les Russes gardent leurs positions. Oudinot a été blessé et doit remettre le commandement à Laurent de Gouvion Saint-Cyr.
Le matin suivant Gouvion Saint-Cyr lance une importante offensive. Il parvient à tromper Wittgenstein sur la destination de l'opération, regroupe ses troupes et attaque soudainement le flanc gauche et le centre des positions russes. Le début de l'offensive est un succès, les troupes françaises écrasent les Russes et leur prennent sept canons.
Alors que la défaite semble imminente, Wittgenstein organise une contre-attaque de cavalerie. Elle cause une alarme parmi les Français qui sont arrêtés et se retirent. De son côté, Wittgenstein se retire sur les rives de la rivière Drissa.
Pendant les deux mois suivants les belligérants évitent toutes tentatives susceptibles de perturber l'équilibre des forces.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Patrick R. Nastro
  • Le blog de Patrick R. Nastro
  • : Bienvenue au pays de Napoleon et de ses contemporains, vous apprendrez surement bien des choses interressantes sur les empereurs Napoléon Ier et Napoléon III et sur la famille Bonaparte, de ce qu'il reste de ces empires Français au XXIème siècle...
  • Contact

Profil

  • Patrick R. Nastro

Recherche

Archives

Liens