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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 19:37

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La bataille navale de Trafalgar opposa le 21 octobre 1805 la flotte franco-espagnole sous les ordres de l'amiral Villeneuve, à la flotte britannique commandée par le vice-amiral Nelson. Nelson devait y trouver la mort, mais la tactique géniale qu'il avait mise en œuvre valut aux Britanniques une victoire totale malgré leur infériorité numérique. Les deux tiers des navires franco-espagnols furent détruits, et Napoléon, faute d'une flotte suffisante, dut renoncer à tout espoir de conquête du Royaume-Uni.
Cette victoire marque également la suprématie britannique sur les mers, qui allait rester incontestée jusqu'à la Première Guerre mondiale.
Le 21 octobre reste célébré dans tout le Royaume-Uni sous le nom de « Trafalgar Day ».
La marine de guerre française porte toujours le deuil de la défaite par la couleur noire de la cravate d'uniforme.
Suite à la reprise des hostilités entre la France et le Royaume-Uni, le 18 mai 1803, après l'éphémère paix d'Amiens, Napoléon Ier commence à réunir une armée, au camp de Boulogne, dans le but d'envahir les îles Britanniques, et d'en finir avec son plus coriace ennemi.
Mais pour permettre à la flottille de transport de traverser la Manche, il doit obtenir une supériorité au moins temporaire, contre la Royal Navy. Pour la réaliser, il lui faut rassembler ses deux flottes principales, celle de l'Atlantique, basée à Brest et celle de la Méditerranée, alors basée à Toulon. Mais ces deux flottes sont sous la surveillance constante de la Royal Navy, ce qui rend leur jonction difficile. De plus d'autres flottes peuvent être mobilisées pour cette action, à savoir la flotte espagnole, maintenant alliée de la France et les autres escadres, présentes sur la façade atlantique, comme celle de Rochefort.
La flotte à Brest, commandée par le vice-amiral Ganteaume, forte de vingt et un vaisseaux de ligne est étroitement surveillée par l'amiral William Cornwallis et son escadre, et ne peut appareiller sans combattre. Cependant, le vice-amiral Horatio Nelson, qui commande la Mediterranean Fleet qui fait face à l'escadre de Toulon, a décidé d'appliquer un blocus très lâche, car il espère inciter l'amiral français Pierre de Villeneuve à prendre la mer, et qu'il pourra ainsi livrer bataille. Malgré les réticences de Villeneuve, qui a déjà connu la défaite contre Nelson à Aboukir en 1798, Napoléon pousse celui-ci à appareiller en direction des Antilles, où la flotte espagnole et celle de Ganteaume, forçant aussi le blocus, le rejoindront. Grâce à des tempêtes qui empêchèrent les navires britanniques de maintenir leurs positions de guet, Villeneuve fait voile le 29 mars 1805, s'échappe du piège de Nelson, passe le détroit de Gibraltar le 8 avril, et arrive aux Antilles, le 12 mai, avec onze vaisseaux. Une flotte espagnole, forte de neuf vaisseaux l'y rejoint. Fort de ses vingt navires de ligne, Villeneuve, pourtant pressé par les officiers de l'armée française de participer à la reprise des îles conquises par les Britanniques, reste inactif pendant un mois, attendant Ganteaume, qui n'a même pas quitté son port. Le 7 juin, suite à la capture d'un navire de commerce britannique, il apprend que Nelson et sa flotte, malgré les vents contraires qui les ont retenus, est enfin arrivé dans les Caraïbes. Villeneuve décide alors d'appareiller pour retourner en Europe, ce qu'il fait le 11 juin.
Le 9 juillet, il arrive au Cap Finisterre, mais les vents contraires l'empêchent de rentrer dans le golfe de Gascogne avant le 22. Entre-temps, le vice-amiral Robert Calder, qui montait la garde devant Rochefort et Ferrol, a appris le retour du Français, et le 22, il a rassemblé sa flotte de quinze vaisseaux pour l'attendre au Cap Finisterre. La bataille qui suit, la bataille "des quinze-vingt", le 23, où Villeneuve perd deux navires espagnols, dissuade celui-ci de poursuivre au nord. Malgré l'avantage du vent, il fait demi-tour et arrive à La Corogne le 1er août. Les ordres de Napoléon qui l'attendent sont clairs: voguer au nord, vers Brest, mais nerveux devant les démonstrations de la Navy, Villeneuve décide de rejoindre Cadix.
Le 15, Cornwallis prend la lourde décision de détacher vingt de ses vaisseaux pour renforcer Calder contre Villeneuve, ce qui ne lui en laisse que onze pour garder la Manche. Mais, entre-temps, avec la menace des troupes autrichiennes et russes, aux frontières de l'est, les trois corps d'armée de Napoléon Ier, sans nouvelle de leur flotte, quittent le Camp de Boulogne le 26 août, et entament la grande marche vers l'est qui les mène vers Austerlitz.
Horatio Nelson, revenu au Royaume-Uni après deux ans en mer, est chargé de commander cette nouvelle flotte. Retardé par les réparations du HMS Victory, il ne prend la mer que le 15 septembre et ne rejoint sa flotte que le 29. Il ne place devant Cadix qu'une flottille de frégates sous les ordres du capitaine Blackwood. Ses navires de ligne eux, attendent, hors de vue, à environ 50 miles de là. Il doit détacher six d'entre eux du 2 au 15 octobre, pour aller chercher du ravitaillement à Gibraltar; de plus, le HMS Prince of Wales a quitté la flotte pour ramener Calder au Royaume-Uni, où il doit répondre de son manque d'audace du 23 juillet.
L'amiral Villeneuve, de son côté, semble peu enclin à quitter Cadix: ses capitaines s'y opposent et il craint Nelson. Il a reçu des ordres de l'amiral Decrès, commandant la flotte française, de revenir en Méditerranée, mais seule l'annonce de l'arrivée de son remplaçant, le vice-amiral François Rosily, à Madrid, le 18 octobre, ajoutée au rapport d'intelligence signalant six vaisseaux britanniques à Gibraltar, le décide. Le 20 octobre, soudainement partisan du départ, il quitte le port après une rapide préparation de ses navires, et formé en trois colonnes, se dirige sur le Détroit de Gibraltar. Le soir même, l'Achille signale dix-huit navires britanniques à leur poursuite dans le nord-est. Durant la nuit, Villeneuve décide de former sa flotte sur une ligne et de se préparer au combat.
Horatio Nelson élabora un message destiné à galvaniser ses hommes, juste avant la bataille, il fit hisser par pavillons le message « England expects that every man will do his duty » (« L'Angleterre attend de chacun qu'il fasse son devoir »). Suite au résultat de la bataille, cette phrase restera célèbre dans le vocabulaire anglo-saxon.
La victoire de l'amiral Nelson tient à une manœuvre géniale, consistant en un renversement de la tactique habituelle de combat en mer. Au XVIIIe siècle, lorsque deux flottes s'affrontaient, elles se disposaient en deux longues files perpendiculaires au vent (d'où le terme de vaisseau de ligne), et naviguaient l'une vers l'autre. Elles remontaient toutes deux lentement le vent et en se croisant, elles se canonnaient. Les deux flottes faisaient généralement demi-tour pour un deuxième passage face à face. La victoire tenait surtout au nombre de canons disponibles, à la rapidité de manœuvre des équipages et à la coordination entre les différentes unités de la flotte.
À Trafalgar, Nelson se trouvait face à deux flottes hétérogènes et qui n'avaient jamais navigué ou combattu ensemble. Leur ordre de bataille était approximatif. Il décida alors, se trouvant en infériorité numérique, de bousculer les habitudes. Il faut toutefois noter que cette infériorité numérique était trés largement compensée par le fait que les Anglais disposaient de 7 navires à 3 ponts, à la puissance de feu redoutable,contre 4 pour les Franco-espagnols, les Anglais sont également équipés de redoutables canons à mitraille tirant des salves destructrices de plusieurs petits boulets efficaces contre les personnels d'équipage adverses. Au lieu d'orienter sa flotte perpendiculairement au vent, il la place vent arrière, ce qui lui donne beaucoup de vitesse (rendant aussi les coups au but plus difficiles, Nelson mise aussi sur une variable relativement aléatoire : ses marins aguerris aux joutes navales face à des Français et Espagnols moyennement talentueux au tir de précision et au rechargement ), et dispose ses navires sur deux files côte à côte. Ces deux files forment une épée qui transperce la flotte Franco-Espagnole. Celle menée par Nelson coupe la ligne adverse à angle droit un peu en avant de son milieu et empêche l'avant-garde de secourir le reste de la flotte franco-espagnole. Celle dirigée par Collingwood submerge l'arrière-garde. Après avoir durement touché l'adversaire en coupant sa ligne, la flotte de Nelson écrase méthodiquement les vaisseaux désorganisés du centre et de l'arrière des Franco-Espagnols. Cette tactique entrainait un inconvénient: avant de pouvoir transpercer les lignes franco-espagnoles, les navires de têtes anglais étaient canonnés sans pouvoir riposter. Cependant, Nelson compta sur la lenteur et la médiocre précision de tir des canonniers français et espagnols. Dès que l'ennemi fut à portée, la meilleur qualité de tir de ses propres canonniers et l'adresse de ses équipages permit de renverser l'infériorité numérique. Les lignes désorganisées et prises en tenaille par les anglais, il ne fut donc plus difficile pour Nelson d'anéantir les navires ennemis.
La victoire anglaise est totale, les Français et les Espagnols perdent 22 navires, 4400 marins tués ou noyés, 2500 blessés et plus de 7000 prisonniers.
Cette défaite maritime conduira Napoléon Bonaparte à recentrer ses efforts sur l'Europe continentale.
A plus long terme, cette bataille va contribuer à la création d'un mythe, la bataille navale décisive sauvant le Royaume-Uni. C'est ainsi que, pendant la Première Guerre Mondiale, la bataille du Jutland, et ses résultats mitigés, susciteront une vive controverse, cette bataille entre dreadnoughts étant appréciée à la lumière de la victoire de Nelson. Plus généralement, la défaite française renforça la suprématie anglaise navale et leur permit de ne plus craindre d'invasion venue de France (si le passage vers l'île avait été acquis, les anglais n'auraient pu résister à la déferlante qu'aurait été la grande armée).
L'une des places les plus célèbres de Londres, Trafalgar Square, porte le nom de la bataille. Elle est ornée d'une statue de l'amiral Nelson.
En 2005, une série de cérémonies officielles a commémoré le bicentenaire de la bataille de Trafalgar dans le Royaume-Uni. Six jours de célébrations ont eu lieu à la cathédrale Saint-Paul, où Nelson est enterré. La reine d'Angleterre a assisté le 28 juin à la plus grande revue de la flotte des temps modernes. Une flotte réunissant des bateaux britanniques, espagnols et français a conduit des manœuvres navales le 21 octobre dans la baie de Trafalgar, près de Cadix, en présence de nombreux descendants des combattants de la bataille.

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 19:32

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La bataille d’Algésiras est un combat naval qui a eu lieu dans la Baie de Gibraltar en juillet 1801. La bataille s'est déroulée en deux parties distinctes, séparées de plusieurs jours, et s'est jouée entre les forces alliées françaises et espagnoles contre les forces britanniques. Le port espagnol d’Algésiras et le port britannique de Gibraltar se font face l'un à l'autre et sont séparés de quelques kilomètres nautiques sur chaque coté de la baie de Gibraltar.
Après les affaires de Porto-Ferraïo et de l'île d'Elbe, l'amiral Linois reconduisit à Toulon trois vaisseaux atteints d'épidémie, et le 13 juin 1801, il sortit de ce port avec les mêmes bâtiments et la frégate la Muiron pour aller à Cadix se joindre à l'escadre espagnole.
Il combat l'escadre britannique de James Saumarez, supérieure en nombre. Il marque sa supériorité dans la première partie du combat, capturant le HMS Hannibal ; mais lors du retour à Cadix, deux navires espagnols, trompés par une attaque de nuit des Britanniques, se canonnent l'un l'autre et sont perdus.
Il avait à bord 1 600 hommes de troupes. Il prit sur sa route un brick de 24 canons et de 64 hommes d'équipage, commandé par Lord Cochrane. C'était bien débuter ; mais bientôt il allait avoir affaire à plus forte partie. Arrivé à l'entrée du détroit de Gibraltar, il apprit par un bateau expédié de la côte qu'il se trouvait entre deux escadres anglaises, l'une venant de Cadix et l'autre du large. Il prit le parti de se jeter dans la baie de Gibraltar, et il mouilla le 4 juillet au soir dans la rade d'Algésiras. Deux jours après, les Anglais étaient en face de lui avec six vaisseaux et une frégate.
Sa défaite semblait certaine, il la changea en triomphe. Ce fait d'armes est rapporté ainsi qu'il suit dans le Moniteur du temps (30 messidor an IX):
Le contre-amiral Linois, avec trois vaisseaux, le Formidable et l'Indomptable, de 80 canons, capitaines Laindet-Lalonde et Moscousu, le Desaix, de 74 canons, capitaine Christi-Pallière, et la frégate la Muiron, de 18, capitaine Martinenq, après avoir donné la chasse aux vaisseaux ennemis qui croisaient sur les côtes de Provence, s'est présenté devant Gibraltar au moment où une escadre anglaise de six vaisseaux y arrivait. Le 15 messidor, le contre-amiral Linois était mouillé dans la baie d'Algésiras, s'attendant à être attaqué, le lendemain matin. Dans la nuit, il a débarqué le général de brigade Deveaux, avec une partie des troupes, pour armer les batteries de la rade. 
Le 16, à huit heures du matin, la canonnade a commencé contre les six vaisseaux anglais, qui n'ont pas tardé à venir s'embosser à portée de fusil des vaisseaux français. Le combat s'est alors chaudement engagé. Les deux escadres paraissaient également animées de la résolution de vaincre. Si l'escadre française avait quelque avantage par sa position , l'escadre anglaise était d'une force double, et avait plusieurs vaisseaux de quatre-vingt-dix. Déjà le vaisseau anglais l'Annibal était parvenu à se placer entre l'escadre française et la terre. Il était onze heures et demie : c'était le moment décisif. Depuis deux heures le Formidable, que montait le contre-amiral Linois, tenait tête à trois vaisseaux anglais. Un des vaisseaux de l'escadre anglaise qui était embossé vis-à-vis d'un des vaisseaux français, y ramena son pavillon à onze heures trois quarts. Un instant après, l'Annibal, exposé au feu des batteries des trois vaisseaux français qui tiraient des deux bords, amena aussi le sien. A midi et demi, l'escadre anglaise coupa ses câbles et gagna le large. Le vaisseau l'Annibal a été amariné par le Formidable. Sur 600 hommes d'équipage, 300 ont été tués. Le premier vaisseau anglais qui avait amené son pavillon a été dégagé par une grande quantité de chaloupes canonnières et autres embarcations envoyées de Gibraltar. Le combat couvre de gloire l'armée française, et atteste ce qu'elle peut faire. Le contre-amiral Linois doit être à Cadix avec l'Annibal pour le réparer. Le 9 thermidor, le chef du gouvernement donnait à l'amiral Linois un témoignage officiel de la satisfaction de la République française par l'arrêté suivant :
BREVET D'HONNEUR.
« Bonaparte, premier Consul, considérant que le contre-amiral Linois a si habilement fait usage des moyens militaires et maritimes qui étaient à sa disposition et qu'il a déployé tant de courage que, malgré l'inégalité de ses forces, il ne s'est pas borné à une défense glorieuse, mais qu'il est parvenu à désemparer entièrement l'escadre anglaise, à contraindre deux vaisseaux de soixante-quatorze d'amener leur pavillon et à s'emparer du vaisseau l'Annibal; voulant récompenser un fait de guerre aussi honorable pour les armes de la République que pour l'officier général à qui le commandement de la division était confié, décerne, à titre de récompense nationale, au contre-amiral Linois un sabre d'honneur. »
Cependant, l'amiral anglais se prépaparait à venir demander compte de sa défaite : Dès messidor, il sortait de nouveau de Gibraltar pour reprendre son poste d'observation. Parti le même jour de Cadix, don Juan de Moreno amenait à l'amiral français cinq vaisseaux, trois frégates et un brick.
L'engagement eut lieu le 23 : deux vaisseaux espagnols, trompés par l'obscurité, se battirent avec acharnement, prirent feu et sautèrent ensemble. Le vaisseau français le Saint-Antoine, de 74 canons, amena son pavillon; mais Le Formidable, aux prises avec trois vaisseaux et une frégate anglaise , resta maître du champ de bataille.

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 19:31

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La bataille de Hohenlinden eu lieu le 12 frimaire an IX (3 décembre 1800) entre les troupes françaises du général Moreau et les forces autrichiennes et bavaroises commandées par l'archiduc Jean d'Autriche.
L'armée de Moreau progressait en remontant la vallée du Danube et en livrant des combats tous victorieux. Elle avait pour objectif d'atteindre Vienne. Le maréchal d'opération Kray sollicita un armistice de trois mois. Moreau, en manque de munitions, accepta. Le cabinet de Vienne, jugeant que Kray manquait de pugnacité, le releva de son commandement et le remplaça par l'archiduc Jean d'Autriche. Celui-ci commença par concentrer son armée austro-bavaroise devant Munich.
Jean avait dans l'idée de déborder par un large mouvement circulaire la droite française. Le plan était réalisable, mais bien renseigné, Moreau en eut connaissance, et décida de l'attendre dans la forêt de Hohenlinden. Ce massif assez touffu et difficilement pénétrable n'était franchi que par une bonne route capable de porter les charrois. La neige tombait à gros flocons.
Les divisions françaises laissèrent le gros de l'armée ennemie s'y engager. Le général Richepanse se jetta avec ses troupes sur l'arrière-garde autrichienne pour couper toute retraite. Moreau ordonna alors à Ney d'enfoncer l'avant-garde. Cela eut pour résultat de jeter les Autrichiens dans une extrême confusion. La neige qui mouillait la poudre les empêchait de tirer. Entassés sur la route, ils ne pouvaient se déployer, pendant qu'au centre, les bataillons d'infanterie français les abordaient à la baïonnette.
Les Autrichiens étaient anéantis. L'archiduc Jean en fuite avait manqué d'être pris, mais son état-major avait eu moins de chance que lui. Le résultat est une victoire française décisive qui mit fin à la guerre de la deuxième coalition par la paix de Lunéville.

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 19:26

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La bataille de Vertières, le 18 novembre 1803 oppose les troupes françaises expédiées par Bonaparte et les esclaves insurgés de Saint-Domingue. Napoléon avait l'intention de mater la rébellion des esclaves, de reconquérir les ville tombées aux mains des rebelles et de rétablir l'esclavage sur l'île, le général de Rochambeau est donc chargé de cette tâche. La bataille se déroule à Vertières dans le nord du pays près du Cap-Français, l'actuel Cap-Haïtien.
La surprenante résistance et la victoire finale des rebelles menés par Jean-Jacques Dessalines, obligent Rochambeau à capituler.
L'île est proclamée indépendante de la France le 1er janvier 1804 aux Gonaïves, Haïti devient alors la première république Noire au monde.
La France reste encore dubitative concernant cette émancipation, en 1826 Charles X réclame une indemnité de 150 millions de francs or à la jeune république pour que la France reconnaissse l'indépendance d'Haïti. Cette dette sera allégée en 1838 à 90 millions de francs et sera complètement versée à la France.

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 19:25

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L'expédition de Saint-Domingue a lieu de décembre 1801 à décembre 1802, quand Napoléon Bonaparte, alors Consul charge Charles Victor Emmanuel Leclerc, son beau frère, de reconquérir la colonie de Saint-Domingue et d'y rétablir l'ordre et l'autorité de la France.
La Révolution française entraîne de graves bouleversements sociaux, dont le plus important est la révolte des esclaves qui aboutit à l'abolition de l'esclavage en 1793 par les commissaires civils Sonthonax et Polverel, (décision avalisée et généralisée à l'ensemble des colonies françaises par la Convention six mois plus tard). Le noir Toussaint Louverture, nommé Gouverneur par la France, après avoir rétabli la paix et chassé les Espagnols et les Anglais qui menacent la colonie, rétablit la prospérité par des mesures audacieuses. Mais il va trop loin en promulguant une constitution autonomiste.
Le 9 février 1801, les Autrichiens se séparent de la seconde coalition et signent avec la France le Traité de Lunéville. Naples signe ensuite la paix à Florence, et la Russie de Paul Ier prend ses distances jusqu'à ce que son successeur Alexandre Ier conclue une convention de paix secrète avec Bonaparte le 10 octobre 1801. Au Royaume-Uni, William Pitt est renversé le 13 mars 1801. Les Britanniques isolés envisagent la paix.
Bonaparte peut alors se consacrer à ses problèmes de politique intérieure. Les troupes sont oisives, les officiers rêvent d'en découdre. Sous l'influence des créoles et des négociants, le Premier Consul décide d'envoyer son beau-frère le général Leclerc, avec pour instructions de ménager Toussaint, de lui offrir le rôle de lieutenant de la France, la confirmation des grades [militaires] et des biens acquis par ses officiers, la garantie de la liberté des Noirs, mais avec l'autorité positive de la métropole, représentée par le capitaine général. Afin de prouver à Toussaint la bienveillance du gouvernement, ont lui envoie ses deux fils élevés en France, accompagnés de leur précepteur.
Bonaparte prévoit quand même une probable résistance de la part de Toussaint, et toutes les mesures sont prises pour la vaincre: Louverture dispose tout au plus que 16 000 hommes, Leclerc recevra donc le commandement de 30 000 hommes de l'armée du Rhin.
La Paix n'étant pas encore définitivement signée avec l'Angleterre, le 14 décembre 1801, une flotte, commandée par Villaret de Joyeuse, et composée de 21 frégates et de 35 navires de ligne, dont l'un est armé de 120 canons, quitte Brest, Lorient, Rochefort emportant 7 à 8 000 hommes.
Cette flotte est suivie de l'escadre du contre-amiral Ganteaume, qui quitte Toulon le 14 février, avec 4 200 hommes, puis par l'escadre du contre-amiral Linois, qui quitte Cadix le 17 février, avec 2 400 hommes. Dans les mois qui suivirent, plusieurs navires, quitteront la France, emportant des troupes fraîches, dont une division Hollandaise et une légion polonaise. Il convient d'y ajouter encore les 4 000 hommes de l'artillerie de marine.
Au total, 31 131 hommes débarqueront à Saint-Domingue. Parmi eux se trouvent des hommes de couleur, comme André Rigaud qui en 1799 s'est engagé dans une brigade de volontaires pour participer à la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique, et Alexandre Pétion qui dirige une révolte de gens de couleur libres, à Jacmel en 1799.
Les navires ont rendez-vous dans la baie de Samaná. L'amiral Villaret de Joyeuse y parvient le 29 janvier suivi de peu par Latouche-Tréville. Sans attendre Ganteaume et Linois, les navires présents se répartissent dans différents ports, afin de surprendre Toussaint. Le général Kerverseau doit se rendre à San-Dominguo dans la partie espagnole de l'île. Le général Boudet, conduit par Latouche-Tréville, doit s'emparer de Port-au-Prince. Le chef de l'expédition, conduit par Villaret de Joyeuse fait voile vers le Cap.
Lorsque Toussaint découvre les navires dans la baie de Samaná, il donne l'ordre à Christophe chef du département du nord, à Dessalines du département de l'ouest et à Laplume du sud, de répondre aux sommations de l'escadre, qu'ils n'ont pas ordre de la recevoir, puis si elle insiste et en cas de débarquement de menacer de détruire les villes et massacrer les blancs avant de se retirer dans les montagnes.
Villaret arrive le 3 février devant le Cap. L'attaque se fait par terre et par mer, le 5 février. Christophe exécute les ordres, la ville est en flamme, une partie de la population blanche égorgée.
Le 6 février, Rochambeau débarque dans la baie de Mancenille et s'empare de Fort-Dauphin. Après avoir éteint les incendies et procédé à quelques travaux, Leclerc établi son quartier général au Cap, et envoie quelques navires faire du ravitaillement vers le continent américain.
Pendant ce temps Latouche-Tréville et Boudet s'emparent de Port-au-Prince et de Léogâne et obtient la reddition du général Laplume. Débarqué à San-Dominguo avec 2 000 hommes, le général Kerverseau prend possession d'une bonne moitié de la partie espagnole, dirigée par Paul Louverture, frère de Toussaint.
Dans les dix premiers jours, les Français occupent les ports, les villes et une grande partie des terres cultivées. Réfugié dans le massif de l'Artibonite, Toussaint Louverture n'a plus que quelques brigades sous les ordres des généraux Maurepas, Christophe, Dessalines. Mais il détient aussi une grande quantité de blancs qui ont été emmenés en otage. Pour le déloger il faut franchir des gorges encaissés et rendu impénétrable par la végétation tropicale, où les Noirs tendent embuscades sur embuscades.
Mais les vieux soldats de l'Armée du Rhin en ont vu d'autres. De plus ils reçoivent les renforts de Ganteaume et Linois qui viennent de débarquer. Leclerc à gardé son joker : les deux enfants de Toussaint qu'il a amené de France. Tous deux sont porteur d'une lettre du Premier Consul promettant la seconde autorité de l'île à l'ancien esclave qui ne cède pourtant pas.
Le 17 février Leclerc lance l'attaque simultanée des divisions qu'il a constituées. Rochambeau à sa gauche part de Fort-Dauphin pour se rendre à Saint-Michel, Hardy marche sur Marmelade et Desfourneaux marche sur Plaisance, pendant que Humbert doit débarquer à Port-de-Paix et remonter la gorge de Trois-Rivières et que Boudet doit remonter du sud au nord. Le but est de surprendre l'ennemi, de le forcer à se replier sur Les Gonaïves et de l'encercler.
Malgré les difficultés du terrain et la résistance de Maurepas qui fini par se rendre au général Humbert, le plan a dans l'ensemble bien fonctionné. Le 23 février, la division Desfourneaux entre aux Gonaïves qui est en flammes. Le général Boudet occupe Saint-Marc également incendié, et inondé du sang des colons égorgés par Dessalines qui parvient à s'échapper du piège. Maurepas résiste encore, mais fini par se rendre avec 2 000 valeureux guerriers.
Un siège en règle est nécessaire pour prendre le fort de la Crête-à-Pierrot. Les assiégeants sont attaqués à revers par des attaques successives de Dessalines et de Toussaint qui tentent de porter secours aux assiégés. Mais le fort doit finalement se rendre. À l'intérieur on trouve des quantité d'armes et de munitions mais aussi beaucoup de blancs assassinés.
Aux Verrettes, l'armée découvre un horrible spectacle. A bout de force, ne parvenant plus à suivre la marche effrénée des révoltés, 800 hommes, femmes, enfants et vieillards ont été égorgés. Les assassins sont poursuivis à outrance, aucun quartier n'est fait à ceux qui sont rattrapés.
À bout de ressource, leur espace de liberté de plus en plus restreint, les rebelles sont de plus en plus découragés. Christophe songe à déposer les armes en échange du même traitement que celui qui a été réservé à Laplume et Maurepas. La reddition de Christophe entraîne celle de Dessalines et finalement celle de Toussaint. Assigné à résidence, Leclerc lui restitue, grade et propriétés.
Fin avril, début mai, l'ordre se rétabli peu à peu dans l'île. Le commerce reprend dans les ports. Les insurgés ont conservé leurs biens et leur grade et semble s'accommoder de leur condition.
Dans sa retraite d'Ennery, où il est assigné à résidence, Toussaint songe à sa revanche, et guette les progrès de sa meilleur alliée, la fièvre jaune qui fait des ravages dans les rangs des Français et frappe particulièrement les derniers arrivé sur l'île. 15 000 hommes environ périssent ainsi en deux mois. Toussaint ne cessent de correspondre avec ses affidés, les incitant à se tenir prêts. Certains cependant, n'ayant aucune envie de recommencer la guerre, avertissent le général en chef. En juin, sentant le danger, Leclerc convoque le rebelle à une entrevue et le fait arrêter. Emmené à bord d'un bateau, il est envoyé en Europe et gardé prisonnier au Fort de Joux.
La nouvelle du rétablissement de l'esclavage en Guadeloupe, parvient à Saint-Domingue. La révolte gronde. Leclerc juge plus prudent de faire désarmer les Noirs, mais cela exite encore plus leur colère.
À Basse-Terre, en Guadeloupe, la fièvre jaune frappe aussi. Le 3 septembre Richepanse vient de succomber. Boudet le remplace. Rochambeau qui lui succède, déteste les mulâtres plus encore que les Noirs. Rigaud, cet ancien ennemi et rival de Toussaint Louverture, est prié d'embarquer pour les États-Unis. Dans le sud, où ils sont plus nombreux, les mulâtres ainsi offensés, s'unissent aux noirs. Le vent de révolte qui soufflait particulièrement dans le nord, se répand dans le sud.
L'armée française, qui ne compte plus que 8 à 10 000 hommes, à peine en état de servir, est débordée. Réfugié sur l'île de la Tortue, pour tenter d'échapper à la maladie, Leclerc succombe à son tour, le 1er novembre 1802.
Étant le plus ancien, Rochambeau prend le commandement et tente de réprimer l'insurrection, mais il ne peut faire face. Le Cap semble être le dernier bastion des Français. Quand il y parvient, Christophe à déjà enlevé l'un des forts. Rochambeau le reprend. Au bruit de la bataille, dans la rade, à bord du bateau qui leur sert de prison, quelques 1 200 Noirs, jettent l'équipage par dessus bord.
Le 18 novembre 1803, près du Cap-Français, les Français sont vaincus à la bataille de Vertières par le général rebelle Jean-Jacques Dessalines.
Fin décembre, les derniers soldats français quittent l’île. Lors de la traversée, Rochambeau est capturé par les Britanniques, en tant que prisonnier sur parole, est envoyé au Royaume-Uni où il est interné pendant presque neuf années.
Des quelques 31 000 soldats de l'Armée du Rhin, envoyés à Saint-Domingue, il n'en reste guère plus de 7 à 8 000. Plus de 20 généraux ont également péri.
Le 1er janvier 1804 Dessalines proclame l'indépendance d'Haïti. la colonie devient le deuxième État indépendant d'Amérique.
Dessalines se fait d'abord gouverneur général à vie, puis le 6 octobre 1804, il se fait couronner empereur sous le nom de Jacques Ier. Il fait massacrer les derniers colons français présents en Haïti et poursuit une politique de caporalisme agraire, sans esclavage proprement dit, destinée à maintenir les profits de l'industrie sucrière par la force. Il périt assassiné le 17 octobre 1806.
Le pays se partage alors entre un royaume au nord, dirigé par Henri Christophe et une république au sud, dirigée par Alexandre Pétion.
En 1826 Charles X réclame une indemnité de 150 millions de francs or à la jeune république pour que la France reconnaisse l'indépendance d'Haïti. Allégée en 1838 à 90 millions de francs, cette dette sera réglée à la France.

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 19:23

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La bataille de Marengo eut lieu le 25 prairial an VIII (14 juin 1800), près du petit village de Marengo (70 km au nord de Gênes) dans le Piémont (nord de l'Italie). Elle opposa les armées de Bonaparte aux armées autrichiennes.
« Je croyais attaquer l'ennemi, c'est lui qui me prévient, revenez au nom de Dieu si vous le pouvez encore » écrivait Bonaparte au général Desaix, alors que la bataille de Marengo, mal engagée, tournait à son désavantage. Quelques heures plus tard, Desaix arriva, offrant la victoire au Premier Consul. Cette victoire permit de conclure la guerre entre la France et l'Autriche, et par la même occasion, la deuxième coalition.
De retour d'Égypte en août 1799, Bonaparte participe au coup d'État du 18 et 19 brumaire (9-10 novembre) de la même année. Devenu premier consul, le vainqueur des Pyramides s'applique à rétablir la paix civile, tout en négociant avec les ennemis extérieurs de la France. Depuis la fin de 1798, en effet, une nouvelle coalition, dont sont sortis les Russes après leur défaite à Zurich (septembre 1799), s'est formée contre la France. Napoléon fait des avances à l'Autriche puis à la Grande-Bretagne, mais il se heurte à un refus.
Contraint à la guerre, Bonaparte imagine une nouvelle campagne d'Italie, beaucoup plus téméraire que la précédente. Il constitue une armée de réserve à Lyon, puis il confie au général Moreau l'action principale de son plan, c'est-à-dire l'attaque de l'Autriche par le sud de l'Allemagne. Pendant ce temps, Bonaparte passera les Alpes par le col du Grand-Saint-Bernard, puis enveloppera l'armée autrichienne et fondra sur ses arrières. Mais Moreau, effrayé par cette double manœuvre, refuse de l'exécuter.
Pendant ce temps, l'Autriche maintient son armée d'Allemagne sur la défensive et concentre tout son effort sur l'Italie. Le général autrichien Melas coupe l'armée française d'Italie en deux : il assiège Gênes, où Masséna est bloqué, tandis que Suchet est rejeté dans le Var. Bonaparte décide, après ces événements, de faire de l'Italie son champ principal de la guerre. Il conçoit une nouvelle manœuvre : il occupera, sur la route de Plaisance à Gênes, le défilé de la Stradella et contraindra ainsi les Autrichiens à la retraite pour couvrir Milan.
Le retard de Moreau, qui doit faire diversion, mais surtout la dureté du siège de Gênes, où l'armée de Masséna est décimée par la famine et les épidémies, obligent Bonaparte à franchir les Alpes par le chemin le plus court, mais aussi l'un des plus difficiles : le Grand-Saint-Bernard. Le 23 mai, le passage est terminé. Le 2 juin le Petit Caporal entre à Milan, mais le 4 Masséna capitule à Gênes. Bonaparte doit encore changer de plan de campagne.
Pour éviter une jonction des Autrichiens avec les Britanniques, attendus à Gênes, Bonaparte doit accrocher Melas entre Novi et la côte. Le 13 juin, il n'a toujours pas localisé le gros de l'armée ennemie. Il envoie donc le lendemain son armée à différents points stratégiques. Deux divisions sont envoyées en reconnaissance : la division Lapoype sur la rive gauche du Pô, et au sud la division de Desaix. Quelques heures plus tard, les Autrichiens franchissent la Bormida, par deux ponts que les Français n'ont étrangement pas détruits. Pendant la nuit du 13 au 14 juin, les Autrichiens bivouaquent en face des troupes françaises avec interdiction de faire du feu.
Les Autrichiens alignent 3 corps d'armée. O'Reilly, avec 3 000 hommes, est situé à droite. Au centre se trouve Melas, avec 20 000 hommes. Enfin, situé à gauche, 7 600 hommes sont sous le commandement de Ott. Soit 30 600 hommes dont 7 500 cavaliers. Ils rassemblent environ 180 canons.
Bonaparte, privé d'artillerie et de 15 000 hommes envoyés en reconnaissance, dispose de 24 000 hommes (composés du corps de Victor, de Lannes, de Monnier et de la Garde consulaire) plus 3 700 cavaliers (sous les ordres de Kellermann). Les Français disposent de 15 canons.
L'armée autrichienne se déploie la première, dès 8 heures du matin, mais très lentement. L'armée française, mal réveillée et ne s'attendant pas à être attaquée n'est ni déployée ni en ordre de le faire, elle s'échelonne dans la plaine de Marengo, dans le Piémont. L'artillerie autrichienne intervient, détruit son homologue française en moins d'un quart d'heure, puis s'attaque aux lignes d'infanterie, creusant des trous sanglants dans les rangs français. Les troupes autrichiennes avancent lentement, puis, enfin, les Français répliquent à bout portant. Les assaillants reculent, les Français chargent, mais 100 mètres plus loin, ils doivent s'arrêter à cause d'un profond fossé. De l'autre côté, les Autrichiens se regroupent et attaquent. Pendant plus de trois heures, Français et Autrichiens se fusillent à vingt pas.
À midi, les Français tiennent toujours Marengo, malgré l'intervention de la cavalerie autrichienne.
À deux heures, les Français manquant de munitions, les boulets faisant des ravages dans une infanterie privée de soutien, ils battent en retraite. Victor, à gauche du dispositif français, recule en bon ordre. Lannes, au centre, risquant de se faire encercler, bat lui aussi en retraite. La situation de l'armée est délicate et Bonaparte intervient lui-même au milieu des troupes pour redonner courage à ses soldats. La retraite est protégée par les charges de la cavalerie de Champeaux, qui est tué à la tête de ses hommes, de Kellermann et enfin de la Garde consulaire.
Vers 15 heures, le front français s'échelonne sur plus de 6 km, entre Villanova, où la Garde consulaire fait des prodiges, et San Giuliano Vecchio. Mais, pour l'armée française, l'affaire n'est pas loin de tourner au désastre, et les Autrichiens pensent déjà la victoire acquise. À tel point que leur chef, le maréchal Melas, légèrement blessé (son cheval est mort sous lui à deux reprises), quitte le champ de bataille et se précipite à Alexandrie (à environ 15 km de Marengo) pour annoncer sa victoire à l'empereur d'Autriche. Il laisse à Zach la tâche d'en finir avec l'ennemi, sûr de son succès.
S'inquiétant pour son chef qu'il admire, Desaix envoyé en éclairage avec 10 000 hommes, prend sur lui de désobéir aux ordres et de revenir sur ses pas, guidé au son du canon. Ce renfort sauve l'armée française d'une défaite humiliante. Bonaparte avait envoyé un contre-ordre aux deux généraux partis en avant. Le contre-ordre n'arrive qu'à 22 heures dans les mains de Lapoype, par contre Desaix reçoit le sien rapidement puisque ne l'ayant pas attendu pour marcher vers le champ de bataille. Le contre-ordre adressé à Desaix l'est dans ces termes :
« Je croyais attaquer l'ennemi, il m'a prévenu. Revenez, au nom de Dieu, si vous le pouvez encore ! »
À 15 heures alors que les Français sont prêts à organiser la retraite, Desaix arrive, enfin, avec environ 10 000 hommes répartis en deux divisions :

Division Monnier (adjudant-général Girard) : Brigade Schilt : 19e demi-brigade d'infanterie légère sous les ordres de Bourgeois70e demi-brigade d'infanterie de ligne sous les ordres de Rouyer (1460 h)Brigade Saint-Cyr : 72e demi-brigade d'infanterie de ligne sous les ordres de Mercier (1240 h)Division Boudet (adjudant général Dalton) Brigade Musnier : 9e demi-brigade d'infanterie légère (3 bataillons) sous les ordres de Labassée (2014 h)30e demi-brigade d'infanterie de ligne (3 bataillons) sous les ordres de Lajeunesse (1430 h)Brigade Guesneau : 59e demi-brigade d’infanterie de ligne (3 bataillons) sous les ordres de Bourdois (1872 h)

Desaix est tué d'une balle en plein cœur.

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 19:21
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Le siège de Gênes (20 avril – 4 juin 1800) : Après avoir retardé aussi longtemps que possible l’avance des Autrichiens, séparé de Suchet par l’ennemi, Masséna s’enferme dans Gênes avec les 18 000 hommes de l’aile droite de l’armée d’Italie. Il y subit stoïquement un siège très dur et ne se résigne à traiter qu’une fois tous les vivres épuisés. Refusant de capituler, il obtient une convention permettant à ce qui reste de son armée, 4 000 à 5 000 hommes valides, de quitter la ville avec armes et bagages le 14 juin 1800.
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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 19:20

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La bataille de Montebello a eu lieu le 9 juin 1800 près de Montebello en Lombardie.
Un général autrichien, "feldmarschal" Ott, marche avec 12 000 hommes vers Alexandrie. Une de ses divisions est attaquée par la 6e Légère. Le commandant de la division O'Really, les pousse sur Casteggio, où ils sont défaits par le maréchal Jean Lannes.
Jean Lannes se distingua lors de cette bataille, et devint duc de Montebello en 1808.

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 19:20

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Le 15 août 1799, l'armée austro-russe, sous les ordres d'Alexandre Souvorov, remporte en Ligurie, la bataille de Novi, contre les troupes françaises du général Barthélemy Catherine Joubert. Celles-ci, qui en sont à leurs troisième défaite en six mois, sont alors chassées d'Italie qu'elles occupaient depuis la campagne de Napoléon Bonaparte en 1798.
Les armées de Souvorov sont entrées en Italie au printemps 1799. Elles ont remporté la victoire à Cassano contre le général Moreau et à La Trébie contre le général Macdonald, reprenant ansi une grande partie du nord de l'Italie aux Français.
Sieyès nomme le général Joubert à la tête de l'armée française d'Italie, car il le croit capable de redresser la situation. Il emmène avec lui un renfort de 20 000 conscrits, portant ainsi son armée à 30 000 hommes. Théoriquement, Souvorov possède 70 000 soldats à son service, mais plusieurs d'entre eux ont été laissés en garnison en différentes places d'Italie du Nord. À Novi, pour la bataille qui s'annonce, il ne dispose que de 45 000 hommes.
La réputation d'Alexandre Souvorov n'est plus à faire. Depuis 1768, date où il a battu la Confédération de Bar en Pologne, il n'a jamais perdu une bataille. Sa réputation d'invincibilité atteint son zénith lors de la guerre russo-turque, alors qu'il s'empare des forteresses réputées imprenables d'Otchakov et d'Izmaïl. En 1794, il écrase l'insurrection polonaise lors des batailles de Majociewice et de Praga. C'est l'empereur d'Autriche qui a insisté auprès du tsar Paul Ier, pour qu'il soit nommé à la tête des forces austro-russes chargées de reconquérir l'Italie.
Le général Barthélemy Catherine Joubert a à peine trente ans mais il n'est pas novice dans la guerre. En 1798, il a secondé brillamment Napoléon Bonaparte dans sa campagne d'Italie, s'illustrant à Montenotte, Millesimo, Mondovi et surtout Rivoli. Nommé commandant en chef en Italie, en octobre 1798, il force le roi de Sardaigne à abdiquer, mais donne sa démission lorsqu'il apprend que les commissaires civils du Directoire veulent restreindre son indépendance. Après la défaite de La Trébie, Sieyès le rétablit dans ses fonctions avec les pleins pouvoirs
Lorsque Souvorov apprend la nomination de Joubert, il commet l'erreur de le sous-estimer en déclarant: C'est un jouvenceau qui vient à l'école, nous allons lui donner une leçon.
Au lieu de réunir ses forces en un seul point, il décide que chacun des trois corps d'armée aura des objectifs différents et devra se battre sans se préoccuper de ce que font les deux autres. Son aile droite, commandée par le général autrichien Kray, devra enfoncer l'aile gauche française et prendre Novi de revers. L'aile gauche, sous les ordres du Russe Pierre Bagration, reçoit l'ordre de contenir l'aile droite française. Souvorov commandera l'armée du centre et s'occupera de s'emparer de Novi.
Du côté français, Joubert a pris le commandement de son aile gauche, donnant le centre au général Moreau et l'aile droite au général Watrin.
Le combat commence à cinq heures du matin avec une attaque foudroyante de Souvorov. À droite, le général Kray tente de s'emparer des hauteurs de Pasturana afin de prendre les Français à revers. Il est arrêté par Joubert, mais réussit tout de même à enfoncer le 20e légère. Joubert se met à la tête d'une colonne de grenadiers, va à leur aide et se prépare à contre-attaquer quand il est atteint mortellement d'une balle. Évacué, il mourra avant la fin de la bataille.
Moreau, à la tête du secteur centre, prend alors le commandement suprême et envoie le général Pérignon remplacer Joubert sur le flanc gauche tenter de repousser Kray. Lui-même en a plein les bras contre l'armée de Souvorov, tentant de s'emparer de Novi. L'offensive de Kray se termine par un échec.
À gauche, Bagration, qui vient d'apprendre les difficultés de Kray, tente d'opérer une diversion en marchant sur le poste de Novi. Watrin, qui a vu la manœuvre, le repousse et lance aussitôt une contre-offensive.
En début d'après-midi, Souvorov sait que son plan d'attaque n'a pas fonctionné. Lui-même a réussi à repousser Moreau dans Novi mais la place n'est pas encore prise.
Une manœuvre du général autrichien Mélas change la donne lorsqu'il parvient à occuper un plateau entre Novi et l'aile droite de l'armée française. À cinq heures du soir, il parvient à la prendre de revers, ce que n'avaient réussi ni Kray ni Bagration. Voyant le danger, Moreau décide d'évacuer Novi et donne le signal de la retraite. Celle-ci se transforme en débandade lorsqu'une nouvelle offensive de Kray refoule l'aile gauche. Les troupes françaises se dispersent dans toutes les directions malgré les efforts de Moreau pour les rallier. En soirée, Souvorov entre en vainqueur dans Novi.
Chez les Français, le bilan de la bataille est de 1500 tués, 5000 blessés et 3000 prisonniers. Chez les Russes et les Autrichiens, il est de 1800 tués, 5200 blessés et 1200 prisonniers.
Suite à la bataille de Novi, l'armée française doit évacuer l'Italie. À moyen terme, elle a cependant peu de conséquences car Napoléon Bonaparte revient au printemps 1800 y rétablir la situation

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 19:17

 

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La Bataille de la Trebbia eut lieu le 19 juin 1799, lors de la Campagne d'Italie de 1800, et se solda par une victoire des Autrichiens et des Russes, commandés par le général Souvorov, sur les Français commandés par le général Macdonald. Français et Alliés perdirent environ 6 000 hommes morts ou blessés.
Si Moreau avait été en mesure d'opposer une résistance complète aux armées coalisées, on aurait pu reprocher à Souvorov de s'être laissé trop emporter, en cette occasion, par son impétuosité fougueuse, en poursuivant l'ennemi, sans avoir laissé des forces suffisantes pour arrêter l'armée que Macdonald ramenait de Naples à grandes marches, et qui menaçait de prendre les vainqueurs à dos.
Suvorov comprit cette faute et se hâta de la réparer. Retournant sur ses pas, il marcha avec célérité contre son nouvel ennemi, culbuta tous les corps qui se trouvaient sur son passage, battit l'avant-garde, et livra, les 18 et 19 juin, la bataille, où les Français furent enfin repoussés avec une perte considérable

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