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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:33

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La bataille des Sables-d'Olonne met aux prises, le 23 février 1809, une division de 3 frégates françaises (La Calypso, la Cybèle & l'Italienne) à une partie de l'escadre de blocus anglaise.
En février 1809, deux divisions anglaises, fortes chacune de quatre vaisseaux et de plusieurs frégates, bloquaient les rades de Lorient et de l'île d'Aix ; le contre-amiral Willaumez reçut l'ordre d'appareiller , de se porter sur Lorient, d'attaquer l'ennemi et de se faire rallier par la division mouillée dans ce port, et que le capitaine Troude commandait. Willaumez partit donc de Brest le 21 avec huit vaisseaux et deux frégates, et parut le soir devant Lorient; mais la marée empêcha la sortie du capitaine Troude, et l'escadre de Brest n'était plus en vue, quand les frégates la Cybile, l'Italienne et la Calypso prirent la mer. Les frégates viennent de Lorient et cherchent à rallier la flotte française devant Rochefort.
Cette petite division sous les ordres de Pierre Roch Jurien de La Gravière arriva le 23 février à la pointe de Lomaria de Belle-Île-en-Mer : aussitôt deux corvettes anglaises, mouillées dans la baie de Quiberon , mirent sous voiles et la suivirent, et, quelques heures après, la vigie de la Calypso signala cinq vaisseaux et une frégate se dirigeant sur Lorient. Pendant toute la nuit, la frégate anglaise et l'une des corvettes observèrent les frégates françaises, ayant sur celles-ci l'avantage du vent.
Au point du jour, Jurien était en vue de la tour de la Baleine, lorsqu'il aperçut plusieurs vaisseaux au vent qui ne répondirent pas aux signaux qu'on leur fit. C'étaient la frégate et la corvette anglaises qui laissèrent arriver pour venir passer à poupe de la Cybèle qui était un peu sous le vent ; alors l'Italienne, que montait le capitaine Jurien, vira de bord pour soutenir cette frégate déjà engagée avec les Anglais. Le commandant Jurien de la Gravière choisit de chercher refuge dans la rade des Sables-d'Olonne, en Vendée.
« On voyait, dit le rapport au contre-amiral, des vaisseaux sous le vent, et ceux du vent qui nous chassaient nous avaient considérablement approchés. La certitude d'être bientôt atteints, nous décida à mouiller aux Sables-d'Olonne ; à neuf heures et un quart nous laissâmes toucher l'ancre, en faisant combossure ; à neuf heures et demie, trois vaisseaux, deux frégates et une corvette vinrent nous y attaquer , un vaisseau de quatre-vingt vint mouiller par mon bossoir de tribord, à demi-portée de pistolet, et les autres bâtiments se tinrent sous voiles à petite portée de fusil »
Les anglais, sous le commandement de l'amiral Stopford, n'hésitent pas à braver les hauts-fonds et risquer l'échouage pour engager les navires français. Ils s'agit de 3 navires de ligne, de tirant d'eau bien supérieur à celui des frégates françaises. Il y a le Caesar (80 canons), le Defiance et le Donegal (74 canons).
Ce fut alors que le combat devint terrible, les câbles de l'Italienne et de la Cybèle furent coupés, le feu mis à ces frégates par les boulets de l'ennemi ; et la Calypso, qui, pour ne pas couvrir le feu de l'Italienne, avait-filé du câble, s'échoua , mais cet événement ne retarda pas le feu des trois frégates françaises.
Le vaisseau anglais de 80 cessa son feu et se retira, après un combat de trois heures, en talonnant sur les roches; sa poupe n'offrait plus qu'une vaste embrasure. Son capitaine avait été tué. Les autres vaisseaux qui se trouvaient en panne furent très-maltraités par les frégates et les forts. Après ce combat, le capitaine Jurien entra dans le Pont-des-Sables ; il avait 64 hommes de son équipage tués et 47 blessés.
Le combat va durer près d'une heure et demie. Les frégates ripostent crânement aux bordées anglaises. La marée descendante va forcer les anglais à une retraite précipitée.
Les français présenteront l'affaire comme une victoire, ayant mis en fuite leurs adversaires. Mais la Cybèle,irréparable, sera démolie. Les 2 autres frégates, jugées inaptes, seront vendues.
Chez les anglais, seul le Defiance était endommagé, s'étant échoué en présentant sa poupe aux canons de l'Italienne.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:23

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« Friedland vaudra Austerlitz, Iéna ou Marengo, dont je fête aujourd'hui l'anniversaire », lance Napoléon Ier au soir de la grande bataille qu'il vient de livrer, le soir de ce 14 juin 1807. Modèle de manœuvre et de jugement, comparable à Austerlitz dans sa conception, la bataille de Friedland marque quelques mois après la boucherie d'Eylau, une défaite sans appel pour l'armée russe.
Après avoir battu les Prussiens à Iéna et à Auerstaedt le 14 octobre 1806, laissant à la Prusse 40 000 soldats sur le carreau et prenant 300 canons et 60 drapeaux, Napoléon entre dans Berlin puis s'élance en Pologne où les Russes se regroupent.
Mais l'hiver arrive, la Grande Armée s'enlise dans la boue, les épidémies font des ravages et les Russes étant introuvables, Napoléon prend ses quartiers d'hiver autour de Varsovie et compte sur le printemps pour en finir avec la quatrième coalition.
Le maréchal russe Bennigsen prend l'initiative en janvier 1807 ce qui oblige Napoléon à engager la terrible et indécise bataille d'Eylau le 8 février. L'ennemi se replie en bon ordre et Napoléon doit se retirer vers le sud.
Le 26 mai, la Grande Armée marche sur Königsberg (aujourd'hui Kaliningrad) que Bennigsen va tout faire pour garder. En effet, cette ville abrite de nombreux dépôts et magasins, indispensables au ravitaillement de son armée mais elle accueille aussi le roi et la reine de Prusse, en exil depuis que Napoléon a investi Berlin, capitale de la Prusse. Les Russes franchissent l'Alle à Friedland (actuelle Pravdinsk) pour éviter la manœuvre de Napoléon.
Le 10 juin 1807 eut lieu la bataille d'Heilsberg qui permit la confrontation à Friedland
le 13 juin
Pensant avoir une journée de marche d'avance sur l'armée française, Bennigsen installe de fortes batteries d'artillerie sur la rive droite de l'Alle et fait passer une avant-garde réduite sur la rive gauche.
Dans la soirée, le maréchal Lannes et ses 10 000 hommes s'arrêtent à quelques kilomètres de Friedland. Bennigsen ne voit, dans le léger accrochage qui s'ensuit, qu'un simple combat d'avant-poste.
le 14 juin Les forces françaises progressant à marche forcée présentent un dispositif assez étiré : ils n'ont que 25 000 hommes à opposer aux 56 000 Russes aux premières heures du jour. À la fin du combat, les Français réussissent à engager 55 000 hommes.
Bennigsen dispose d'une énorme supériorité numérique : 84 000 hommes, mais ses erreurs stratégiques annulent cet immense avantage.
Les conditions de la bataille sont bien différentes de l'affrontement d'Eylau : pas de tempêtes de neige, mais la lourde chaleur d'un été précoce.
Vers 4 heures du matin (soit au lever du jour), Lannes ("le Roland de l'armée d'Italie") renforcé par les 10 000 dragons de Grouchy, engage le combat et jette le trouble dans les colonnes russes qui passent le pont de l'Alle. Bennigsen, qui ne peut penser que l'armée française a parcouru en douze heures le trajet qu'il a mis trois fois plus de temps à couvrir, réagit mollement à ce qu'il pense être une simple escarmouche.
Vers 7 heures, Lannes, appuyé par le 8e corps de Mortier, dispose de 20  000 hommes tandis que Bennigsen, apprenant que l'ennemi gagne en puissance, fait passer ses 50 000 hommes sur la rive gauche. Ceux-ci arrivant sur une plaine en forme de goulet vont combattre dos au fleuve, leur interdisant de battre en retraite en bon ordre.
Napoléon, de son côté, arrive d'Eylau avec la Garde impériale à pied et le 1er corps de Victor vers 12 heures 30, le reste de la Grande Armée suivant à moins de deux heures.
L'empereur, souriant et détendu, monte sur une hauteur d'où il peut embrasser tout le champ de bataille. Son état-major l'entoure. Comme il est déjà tard, certains de ses lieutenants proposent de remettre l'action au lendemain. « Non, non, on ne surprend pas deux fois l'ennemi en pareille faute » répond le "petit Caporal" , et il prépare l'attaque générale.
En début d'après-midi, les deux armées sont rangées face à face, prêtes à livrer bataille. Acculés à la rivière Alle et massés devant Friedland, les Russes forment un demi-cercle dont la Grande Armée occupe la circonférence. C'est une des manœuvres préférées de l'Empereur : briser le centre pour battre séparément les deux ailes. La ville prise, les ponts détruits pour couper la retraite de l'ennemi et il n'aura plus qu'à culbuter les Russes à la rivière.
L'attaque commence plus tard, vers 17 heures. Napoléon saisit le bras du maréchal Ney et en désignant le village de Friedland, il lui dit :
« Voilà votre but, marchez sans regarder autour de vous, pénétrez dans cette masse épaisse quoi qu'il puisse vous en coûter, entrez dans Friedland, prenez les ponts et ne vous inquiétez pas de ce qui pourra se passer à droite, à gauche ou à l'arrière. L'armée et moi sommes là pour y veiller. » 
Ney part aussitôt au galop pour organiser son attaque. Ses forces avancent en direction de Friedland sous le feu de l'infanterie et des 100 canons ennemis, vomissant des milliers de boulets et de boîtes à mitraille. Le maréchal ordonne la marche en avant, l'arme au bras. La fumée, provoquée par des milliers de fusils et de centaines de canons, couvre et masque les masses de l'adversaire. Si bien que la 3e division oblique trop à droite. Ney ordonne à un colonel de l'appuyer à gauche. Mais pendant qu'il lui parle ce dernier se fait enlever par un boulet. Un commandant met aussitôt son chapeau au bout de son épée en criant : « Vive l'Empereur ! En avant ! » Un second coup arrive et le commandant tombe sur les genoux, les deux jambes coupées. Un capitaine succède et fait exécuter le même mouvement. Soudain, le maréchal Ney arrive en personne et encourage ses hommes à grands coups de « Foutres noms de Dieu ». La marche vers la ville reprend, l'ennemi est refoulé malgré l'intervention de la Garde Impériale russe. « Cet homme, c'est un lion » s'écrie avec admiration Napoléon à Mortier.
Le résultat semble incertain, mais la vaillance des dragons du général Latour-Maubourg permet à Ney de se dégager. De plus pour appuyer l'action du maréchal, Napoléon met à la disposition du général Sénarmont 36 pièces d'artilleries. Celui-ci réalise un exploit : tirant 2 800 boulets à 120 mètres des troupes en progression, ignorant leur feu, l'artillerie française décime à bout portant les carrés russes et fait rebrousser chemin à une charge de cavalerie. Il donne la victoire, une victoire éclatante et totale aux Français. En effet, Ney repart à l'assaut puis s'empare de Friedland et détruit les ponts.
Le flanc droit russe est culbuté dans la rivière par une dernière charge à la baïonnette des troupes de Lannes et Mortier.
La victoire est totale vers 22 heures 30.
Le coût:
Les pertes françaises s'élèvent à 1 645 tués et 8 000 blessés.
Les pertes russes sont énormes : 12 000 morts ou blessés, 80 canons, 70 drapeaux, 10 000 prisonniers, car dans les deux jours suivant la bataille, les soldats russes, exténués, se couchaient dans les champs et se laissaient prendre.
Les conséquences:
Les généraux russes supplient le tsar de solliciter un armistice : les émissaires qu'il envoie à Napoléon, le 16 juin, sont bien accueillis. Le même jour, Königsberg tombe aux mains des Français et, trois jours plus tard, la Grande Armée atteint la rive du Niémen, mais l'Empereur ne se sent pas les moyens de poursuivre l’ennemi au-delà de ce fleuve. Il craint surtout de voir l’Autriche rejoindre la coalition et attaquer la Grande Armée si loin de ses bases.
De son côté, Alexandre redoute une révolte de paysans en Ukraine et une offensive des Turcs ottomans sur le Danube.
Le 25, le Tsar rencontre l'Empereur de tous les Français sur un radeau placé au milieu du Niémen, « la nouvelle frontière du monde » s’exclame Napoléon.
Alexandre aurait abordé Napoléon en disant « Sire, je hais autant les Anglais que vous » et Napoléon de répliquer : « En ce cas la paix est faite ».
Le 7 juillet, les deux chefs d'état signent, à Tilsit, le traité du même nom. La Russie devient alliée de la France, elle abandonne ses territoires en Méditerranée, les îles Ioniennes en particulier et elle adhère au Blocus continental. Ce traité comporte aussi des articles secrets, comme le dépècement de l’Empire ottoman.
Le traité est catastrophique pour la Prusse : elle perd l’ensemble de ses territoires à l’ouest de l’Elbe qui formeront le futur royaume de Westphalie, avec à sa tête le frère de l’Empereur, Jérôme. De plus, la Prusse perd ses possessions en Pologne afin de constituer le grand duché de Varsovie et elle doit verser une lourde indemnité de guerre.
Jamais, sans doute, l’Empereur n’a atteint un tel degré de puissance.

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:20

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La bataille d'Heilsberg eut lieu le 10 juin 1807 entre l'armée française commandée par Napoléon et l'armée russe commandée par Bennigsen, à proximité de la ville d’Heilsberg, actuellement Lidzbark Warmiński.

Napoléon va tout d'abord choisir de laisser les Russes, commandés par Benningsen attaquer à l'ouest, préférant franchir le Passarge et foncer vers Heilsberg afin d'empêcher la jonction des armées russe et prussiennes. Forts de seulement 50 000 hommes, alors que les Russes étaient 90 000, retranchés autour de Heilsberg, Soult et Murat se lancent à l’attaque, le 10 juin. Les pertes sont lourdes (plus de 10 000 hommes) mais, grace au soutien de Lannes, ils parviennent à déborder la droite de Bennigsen qui ordonne l’abandon du camp retranché et le repli sur Friedland où se livre la bataille décisive.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:11
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La bataille d'Eylau (Bagrationovsk, anciennement Preußisch Eylau) a eu lieu le 8 février 1807.
Les Prussiens ayant été écrasés à Iéna et Auerstaedt, Bennigsen que le Tsar avait envoyé avec 60 000 hommes pour les soutenir, se trouve obligé de temporiser en attendant des renforts russes sous les ordres de Buxhovden. Sans faire jonction avec le corps d'armée prussien du général Lestocq survivant il se replie sur la ville d'Ostrołęka en Pologne.
Napoléon Ier, irrité par la reprise des hostilités par la Russie, qu'il croyait avoir relativement épargnée lors de la paix de Presbourg, franchit la Vistule et tente alors d'envelopper la retraite des Russes par un mouvement de sa gauche, qui du fait des conditions atmosphériques échoue, ne provoquant que des combats d'arrière garde à Pułtusk et à Golymin (26 décembre 1806).
Les renforts russes, 50 000 hommes avec Buxhovden et 30 000 de la Garde impériale russe, étant arrivés, Bennigsen dispose alors de 140 000 hommes en Pologne et se résout à passer à l'offensive en attaquant le corps du maréchal Bernadotte, situé au nord du dispositif français et après l'avoir défait, s'engager dans les arrières des Français. Cependant Bernadotte réagit promptement en prenant l'offensive à Mohrungen, le 25 janvier 1807, ce qui permet de dégager son corps d'armée, face à des forces deux fois supérieures en nombre.
Napoléon, averti, lui ordonne ainsi qu'à Ney de se replier plus en arrière, pensant attirer Bennigsen, pour le prendre de flanc et l'adosser à la Baltique. Mais la prise d'un courrier français met celui-ci au courant du piège tendu et le pousse à nouveau à la retraite. Napoléon, décide alors de le contraindre à la bataille générale en marchant directement vers Königsberg où il sait se trouver la majorité des approvisionnement russes. Bennigsen, après deux combats d’arrière-garde à Hof et Heilsberg le 6 février, acculé choisit le village de Preussisch-Eylau pour tenter de l'arrêter.
Le 7 février:
Arrivés vers 14 heures, Soult et Joachim Murat attaquent l’avant-garde russe commandée par Bagration, située à l’ouest sur la route de Lansberg et dans le village même. Les premières attaques menées par les brigades Schiner et Vivies, sur la droite à travers les bois, et les brigades Levasseur et Essards, au centre à travers le lac gelé, se font sèchement repousser. Mais l’arrivée de la division Leval et du corps d’Augereau qui menacent d’envelopper par la gauche, contraint les Russes à se replier sur le village et en début de soirée, la division Legrand appuyée par celles de Saint-Hilaire et de Leval arrache le village aux Russes lors d’un corps à corps où se distingua la brigade Essards. Bagration, battu, recula sur la gauche des positions qu’occupait son général en chef sur les hauteurs à l’est du village. Napoléon arrivé à 23 heures à Eylau ne dispose que de 46 000 hommes et 300 canons, le corps de Davout, et celui de Ney étant encore respectivement, à 18 km au sud et 30km au nord tandis que celui de Bernadotte encore plus éloigné. Face à lui, Bennigsen a 80 000 hommes appuyés par 400 pièces, il décide néanmoins de livrer bataille le lendemain pour éviter une nouvelle dérobade russe.
Le 8 février:
Dès sept heures, l’artillerie russe répartie en trois grandes batteries pilonne les positions de Soult et le village. Rapidement l’artillerie française répond provoquant un gigantesque duel que les troupes des deux camps n’ayant pas mangé et dormi sans feu, subissent pendant deux heures. À neuf heures, Davout arrive, et immédiatement attaque par le sud, mais son infériorité numérique, malgré les succès initiaux, le met en difficulté, l’Empereur, pousse donc le corps d’Augereau et la division de Saint-Hilaire pour l’appuyer. Mais aveuglées par la neige, les colonnes de ceux-ci se présente de flanc contre la batterie centrale russe et se font décimer, les généraux de division Desjardins et Heudelet sont tués et le maréchal d’Augerau est blessé. Le 14e régiment d'infanterie encerclé est anéanti, sous les yeux même de Napoléon (qui ordonne a Augereau de tenter une opération de sauvetage et ce qui laissera un fameux passage dans les Mémoires du Général Marbot avec sa jument Lisette), par la contre-attaque générale lancée avec la garde impériale russe, la cavalerie et la division du général Somov qui vise à couper les Français en deux au niveau du village en profitant de la brèche créé. Napoléon, alors dans le cimetière d'Eylau, ne recule pas et fait donner la Garde. Électrisés par la présence de leur Empereur, les grenadiers de Dorsenne et les chasseurs à cheval de Dahlman, stoppent net la colonne russe de grenadiers qui vise le cimetière dans un titanesque corps à corps à l’arme blanche, c'est l'une des rares batailles où l'infanterie de la Garde impériale intervient. Il provoque ensuite Murat : « Nous laisseras-tu dévorer par ces gens-là ? », qui enlève une énorme charge de toute la cavalerie disponible, 12 000 hommes, la plus grande charge de tous les temps. Celle-ci sabre, à l’aller et au retour, les deux divisions que Bennigsen avait engagées dans l’exploitation de l’anéantissement des troupes d’Augerau, rétablissant la situation.
Le combat reste indécis toute l’après-midi, malgré l’apparition du Prussien Lestocq et de ses 10 000 hommes attaquant la droite de Davout, qui est contre-balancé par l’arrivée de Ney et de ses 8 000 hommes. La nuit tombée, Bennigsen à court de munitions, sans réserves, contre l’avis de Knorring, Osterman et Lestocq, décide de se replier vers Königsberg.
La victoire est française, mais elle a coûté fort cher :
Le corps d’Augerau est quasiment détruit, les autres corps sont très entamés.Plusieurs généraux de grande valeur sont perdus : 
maréchal Augereau est blessé grièvement.
Général de division Desjardins
Général de division Heudelet
Général de division d'Hautpoul (malgré une cuisse brisée et l’avis de Larrey, il refuse l’amputation et meurt le 14 février)
Général de division Dahlmann
Lochet
Varé
D'Hommières
L’aide de camp de Napoléon, Claude Corbineau...
Napoléon, très affecté par les pertes subies, contrairement à son habitude, restera huit jours sur le champ de bataille pour activer le secours aux blessés. De plus, elle n’est pas décisive car Bennigsen, quoique très entamé, s’est retiré en bon ordre et n’a pas été réellement poursuivi du fait de l’état d’épuisement de l’armée française. Il faudra une autre grande bataille pour contraindre les Russes à la paix, décisive celle-là, ce sera Friedland.
Fiction : Le colonel Chabert (héros du roman de Balzac) réputé mort à la bataille d'Eylau lors de la grande charge de Murat, réapparaît à Paris sous la Restauration, au grand dam de sa femme qui a hérité de sa fortune et s'est remariée.
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:07
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La bataille de Pułtusk eut lieu le 26 décembre 1806 pendant les guerres napoléoniennes près de Pułtusk, en Pologne, entre 35 000 soldats russes sous les ordres du général Levin Bennigsen et 25 000 soldats français sous les ordres du maréchal Jean Lannes. Les Russes ont résisté aux attaques françaises, avant de se retirer le jour suivant.
Après la conquête de la Prusse en automne 1806, Napoléon entre en Pologne pour affronter l'armée russe, disposée à soutenir les Prussiens jusqu'à leur défaite soudaine. Traversant la Vistule, l'armée française prend Varsovie le 28 novembre.
L'armée russe est commandée par le maréchal Mikhail Kamensky, âgé et presque infirme. La première armée russe d'environ 55 000 à 68 000 hommes, commandée par le comte Levin Bennigsen, attend en arrière de la Vistule le long de la rivière Ukra, afin de s'unir à la deuxième armée, forte d'environ 37 000 hommes, sous le commandement de Buxhowden, qui vient de Russie et est encore à 15 jours de marche de la première armée. Début décembre, réalisant qu'il laisse ainsi aux Français l'occasion de traverser la Vistule, Kamensky avance pour essayer de regagner les rives du fleuve. Les Français traversent la Bug à Modlin le 10 décembre, tandis que les Prussiens commandés par Lestocq échouent à reprendre Toruń. le 11 décembre Bennigsen donne l'ordre de tenir le cour de l'Ukra.
À la nouvelle, Napoléon pense que les Russes sont en train de faire retraite. Il commande à Murat, qui à sous ses ordres le 3e corps de Davout, les 7e d'Augereau, le 5e de Lannes et la 1er corps de cavalerie de réserve, de poursuivre vers Pultusk tandis que 6e corps de cavalerie de Ney, le 1er de Bernadotte et le 2e de réserve de Bessières, contourneront les Russes par la droite et le que le 4e corps de Soult fera le lien entre les deux ailes.
Kamensky commande d'avancer pour soutenir les troupes sur la rivière Ukra. Cela retarde les Français qui éprouvent des difficultés à traverser la rivière, jusqu'à ce que Davout ne trouve, le 22 décembre, le moyen de traverser à la jonction de l'Ukra et de la Bug.
Le 23 décembre après un engagement à Soldau avec le 1er corps de Bernadotte, les Prussiens de Lestocq sont conduits au nord vers Königsberg. Réalisant le danger Kamensky commande la retraite sur Ostrołęka. Bennigsen désobéit et engage le combat le 26 décembre à Pultusk. Il a de disponible la 22e division d'Ostermann-Tolstoy, la 6e division de Sedmaratzki, et une partie de la 4e division de Golitsyn et de la 3e de Osten-Sacken.
Au nord-ouest la plus grande partie de la division du général Golitsyn et la 5e division du général Dokhturov sont arrêtes à Golymin près d'Ostrołęka.
Les conditions météo ont joué un rôle très important et occasionné bien des difficultés d'un côté comme de l'autre. Le temps doux d'automne avait duré plus longtemps que les autres année. Après les boues de l'automne, le gel et le dégel successifs avaient détruit les routes. Il y avait eu le 17 décembre un léger redoux, et un autre les 26 et 27 décembre. Les deux camps éprouvaient beaucoup de difficultés à manœuvrer, en particulier les Français qui avançaient plus vite que leur artillerie. Davout mis jusqu'à deux heures pour parcourir 4 km.
Il y avait également des difficultés avec l'approvisionnement. le capitaine Marbot, qui servait avec Augereau écrivit :
« Il a plu et neigé incessamment. Les provisions sont devenues très rares ; plus de vin, à peine plus de bière, et ce qui disponible est gâté, pas de pain, pour les rations nous avons dû abattre les porcs et les vaches. »
Pultusk se trouve sur les rives de la Narew. La route de Strzegociz traverse la rivière par un pont et se dirige au nord-ouest vers Golymin. Une deuxième route, venant de Varsovie entre dans la ville au sud-ouest, et conduit le long de la rive occidentale vers Rozan. Avant qu'elle n'atteigne Pultusk cette route est rejointe par celle de Nasilesk. Une dernière route se dirige au nord de la ville vers Markow.
Bennigsen range ses forces le long de la route de Pultusk à Golymin, sur trois lignes composées respectivement de 21, 18 et 5 bataillons. La gauche se repose sur la ville, la droite sur le bois de Mosin. L'artillerie est placée devant la première ligne. À l'extrême droite, le général Barclay de Tolly occupe une partie du bois de Mosin avec trois bataillons, un régiment de cavalerie et une batterie d'artillerie couvrant la route de Golymin. Le général Bagavout couvre la gauche de la ligne au pont qui enjambe la Narew, il tient une position située devant le ravin avec dix bataillons, deux escadrons des dragons et une batterie d'artillerie. 28 escadrons de cavalerie sont déployés en bordure de l'arête, et la cavalerie cosaque est déployée devant Barclay et Bagavout.
Lannes a ordre de traverser la Narew à Pultusk. Il se croit en sécurité jusqu'à ce qu'il découvre devant lui les forces Russes.

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 20:10

La Bataille de Golymin eut lieu le 26 décembre 1806 pendant les guerres napoléoniennes de la quatrième coalition à Golymin (Pologne), entre les troupes russes du prince Dmitriy Vladimirovich Golitsyn et les troupes françaises du maréchal Joachim Murat. Malgré leur infériorité numérique, les Russes parvinrent à se désengager.
Le village de Golymin se trouve dans un secteur plat entouré de marais et de bois. De légères élévations au nord et au nord-est. Du village, une route conduit à Pultusk au sud-est, un autre va à Ciechanow au nord-ouest, et au nord-est une autre ce dirige vers Makow (vers où les Russes font retraite). Une voie relie Golymin au petit village de Garnow aux sud. Le village de Ruskowo se trouve au sud-ouest, et à celui de Kaleczin une courte distance à l'ouest. Wadkowo s'étend plus loin le long de la route de Ciechanow.
Au matin du 26 décembre, des éléments de la 4e division de Golitsyn atteignent Golymin. Ils sont trop épuisés pour continuer sur Makow et décident d'attendre les unités de la 3e division de Sacken. Dans le village ils trouvent Dokhturov, qui a envoyé la majeure partie de sa 5e division vers Makow, mais est resté à Golymin avec un régiment d'infanterie et un régiment de dragons. Golitsyn voudrait que ses hommes se repose avant de continuer la retraite.Le corps de réserve de la cavalerie de Murat et le 7e corps d'Augereau découvre la ville aux premières lueurs du jour. Vers 10 heures, la division de cavalerie de Lasalle arrive la première par le sud-ouest.Golitsyn a renforcé son arrière-garde, composé de deux escadrons de cavalerie, avec trois escadrons des cuirassiers, et les hommes de Lasalle doivent se réfugier dans les bois. Vers 14 heures les troupes d'Augereau apparaissent à l'est. Golitsyn abandonne son idée de retraite, car ses hommes sont trop épuisés pour avancer. Il envoie un régiment d'infanterie sous la commande du prince Shcherbatov dans les bois autour de Kaleczin et place le reste de sa division devant Golymin, en gardant sa cavalerie et les troupes de Dokhturov en réserve.Deux divisions d'Augereau avancent, celle de Haudelet venant Ruskow, du côté gauche et celle de Desjardins venant de Wadkow du côté droit. Cette dernière repousse d'abord Shcherbatov, avant de reculer quand il reçoit le renfort d'un bataillon d'infanterie et l'appui des canons Russes. La division de Heudelet progresse peu.Pendant que commençait l'attaque d'Augereau, Murat est arrivé autour de Garnow avec les divisions de cavalerie de Klein et de Milhaud et la cavalerie légère de Davout. Ils repoussent les Russes dans les bois aux sud de Golymin, mais le terrain ne convenant pas à la cavalerie, ne poursuivent pas plus loin.Les forces de Golitsyn sont maintenant renforcées par deux régiments de cavalerie des 7e et 8e divisions, qui sont passés après la cavalerie d'Augereau sur la route de Ciechanow. Cependant, la 1re division de Davout commandée par Morand arrive du sud-est. Golitsyn envoie trois bataillons d'infanterie dans les bois et les marais aux sud de Golymin, et deux régiments de cavalerie pour couvrir la route de Pultusk.À environ 15h30, la première brigade de Morand attaque et repousse les Russes. Davout a vu que ces derniers essayent de se retirer vers Makow. Il envoie la seconde brigade de Morand sur la route de Pultusk. Une unité de dragons menée par le général Rapp charge les Russes, mais tombe sur des fantassins en embuscade dans les marais de chaque côté de la route. Rapp est blessé, les dragons reculent. Après la prise du bois, pour éviter des pertes inutiles, la division du Morand n'a pas avancé davantage.La nuit est maintenant tombée et les Russes commencent à se retirer. Les hommes de Dokhturov mènent la marche sur Makow. À environ 21 heures, Golitsyn envoie ses canons, sa cavalerie, et son infanterie.
Golitsyn a bénéficié de l'avantage du terrain et de l'appui de ses canons, alors que les Français n'avait pas d'artillerie. Les attaques françaises n'était pas coordonnées, et trop tardives. Quand le crépuscule est tombé, les attaquants était éclairés comme des cibles par les villages incendiés derrière eux. La fière résistance des Russes fera dire à Murat à l'adresse de Napoléon :
« Nous pensions que l'ennemi avait 50 000 hommes »
On peu sans doute considérer que la bataille fut une victoire pour les Russes. Golitsyn poursuivit sa retraite et Murat abandonna la poursuite.
La résistance du général Golitsyn, combinée à l'échec de Soult à contourner le flanc droit russe, fait perdre à Napoléon une chance de rattraper les lignes russes et de les emprisonner devant le fleuve Narew.

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 20:07

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La bataille de Saalfeld eut lieu le 10 octobre 1806 entre la France, le Veme corps de la Grande Armée commandé par le maréchal Lannes et une coalition de la Prusse et la Saxe, l'avant-garde de l'armée du général Hohenlohe commandée par le prince Louis Ferdinand de Prusse.
Alors que les autres coalisés reconstituent leurs forces après les défaites infligées par la Grande Armée de Napoléon la Prusse, poussée par les aristocrates et la reine, déclare la guerre. Les forces sont sensiblement égales numériquement mais celles de la France sont beaucoup mieux aguerries.
La division Suchet qui est devant les 41 000 hommes de la colonne est émoustillée lorsqu'elle descend du col par l'artillerie du poste de Saalfeld défendu par 2 000 cavaliers et 7 000 fantassins.
Lannes n'attend pas Augereau et donne immédiatement l'ordre d'attaquer. Suchet est envoyé à travers bois tourner le flanc gauche des Prussiens, pendant qu’une attaque de diversion est faite au centre. Le prince Louis comprend à temps le danger, renforce son aile gauche et avance au centre pour prendre le contrôle du village de Schwarza.
Récit par Napoléon :
« La canonnade n'a duré que deux heures ; la moitié de la division du général Suchet a seule donné ; la cavalerie prussienne a été culbutée par les 9e et 10e régiment de hussards ; l'infanterie prussienne n'a pu conserver aucun ordre dans sa retraite ; une partie a été culbutée dans un marais, une partie dispersée dans les bois. On a fait 1 000 prisonniers ; 600 hommes sont restés sur le champ de bataille ; trente pièces de canon sont tombées au pouvoir de l'armée. Voyant ainsi la déroute de ses gens, le prince Louis de Prusse, en brave et loyal soldat, se prit corps-à-corps avec un maréchal-des-logis (Guindet) du 10e régiment de hussards. “Rendez-vous, Colonel, lui dit le hussard ou vous êtes mort.” Le prince lui répondit par un coup de sabre ; le maréchal-des-logis riposta par un coup de pointe, et le prince tomba mort. Si les derniers instants de sa vie ont été ceux d'un mauvais citoyen, sa mort est glorieuse et digne de regret ; il est mort comme doit désirer de mourir tout bon soldat. Deux de ses aides de camp ont été tués à ses côtés. »
Les pertes françaises ne se montent qu'à 172 hommes.

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 20:01

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La bataille d'Iéna s'est déroulée le 14 octobre 1806, à Iéna, (Allemagne actuelle), et s'est terminée par une victoire des Français commandés par Napoléon contre les Prussiens commandés par le général de Hohenlohe.
En août 1806, l'Europe semble en paix : l'Autriche désarme ; le Royaume-Uni, ruiné par la guerre et démoralisé par la victoire française sur le continent, fait tout pour trouver un accord avec la France, surtout depuis la mort de William Pitt et son remplacement par Fox tandis que le royaume de Naples est occupé, obligeant son roi à s'exiler en Sicile.
Pourtant, Frédéric-Guillaume III de Prusse est très inquiet lorsque Napoléon réorganise, sans le tenir informé, le Saint-Empire en Confédération du Rhin, cette dernière trop favorable à la France : les principaux États qui la composent sont sous son protectorat. De plus, Napoléon voudrait restituer le Hanovre à son ancien propriétaire, le Royaume-Uni. Or, depuis moins de six mois, ce territoire est occupée par la Prusse, en échange de sa neutralité avec la France, pendant que la Grande Armée est occupée en Bavière et en Moravie contre les unités russes et autrichiennes de la troisième coalition.
Pendant les mois d'août à septembre, la belle reine de Prusse, Louise de Mecklembourg-Strelitz, attise la haine de l'armée et de la population prussiennes à l'encontre des Français : les officiers de l'armée royale se plaisent à aiguiser leurs sabres sur les marches de l'ambassade de France à Berlin tandis que Frédéric-Guillaume III de Prusse lance à qui veut l'entendre:
« Pas besoin de sabres, les gourdins suffiront pour ces chiens de Français
. » 
Alexandre Ier, Tsar de toutes les Russies et Frédéric-Guillaume III de Prusse se rencontrent à Potsdam, et jurent sur le tombeau du grand Frédéric II de Prusse de ne plus jamais se séparer avant la victoire sur la France.
La Prusse, la Russie, la Suède, la Saxe et le Royaume-Uni (à la mort de son Premier ministre Fox, le 14 septembre), forment la quatrième coalition et mobilisent leurs troupes le 9 août. L'armée prussienne est divisée en trois groupes : Un sous les ordres de Charles Guillaume Ferdinand, duc de Brunswick (70 000 hommes), un autre sous le commandement du prince de Hohenlohe (50 000 hommes) et un troisième sous Rüchel et Blücher (30 000 hommes).
Le 4 octobre, Napoléon reçoit un ultimatum l'invitant à se retirer de la rive droite du Rhin avant le 8 octobre. Le 6, on fait lire à la Grande Armée un bulletin qui annonce :
« Soldats ! L'ordre de votre rentrée en France était déjà donné, des fêtes triomphales vous attendaient. Mais des cris de guerre se sont faits entendre à Berlin. Nous sommes provoqués par une audace qui demande vengeance
. » 
Immédiatement, la Grande Armée (180 000 hommes), tel un torrent, submerge l'Allemagne, ayant pour objectif Berlin. L'avant-garde, sous les ordres du maréchal Lannes, repousse un corps prussien à Saalfeld le 10 octobre. Le prince Louis Ferdinand de Prusse, le neveu du grand Frédéric, y trouve la mort en combat singulier. Pourtant, l'armée adverse résiste. La cavalerie de Murat est envoyée en reconnaissance dans la plaine de Leipzig, mais sans résultat. En fait, les Prussiens ont décidé de se replier vers le Nord, ne laissant sous les ordres de Hohenlohe qu'une forte arrière garde à Iéna. Napoléon s'y dirige alors avec le gros de ses troupes. Il donne l'ordre à Davout de marcher sur Naumbourg, à une soixantaine de kilomètres au sud de Leipzig, pour prendre l'ennemi à revers et frapper ses arrières. Bernadotte est laissé en réserve, sur les hauteurs de Dornbourg, et doit prêter main-forte à Davout en cas de problèmes.
L'armée prussienne est divisée en deux colonnes : une sous le commandement de Brunswick, et l'autre sous les ordres de Hohenlohe avec 50 000 hommes et 120 canons. Ce dernier a pour but de protéger la retraite du premier. C'est le corps de Hohenlohe qui soutiendra l'affrontement avec Napoléon.
Les forces françaises comprennent le 4e corps de Soult, le 5e de Lannes, le 6e de Ney et le 7e d'Augereau (ces deux derniers sont incomplets au début de la bataille) et la garde impériale, soit 55 000 hommes. La réserve de cavalerie s'y ajoute, soit 10 000 hommes. L'artillerie comprend 173 canons. Le tout est commandé par Napoléon.
Le 13 octobre, à la tombée de la nuit, Lannes arrive devant Iéna, que les Prussiens viennent d'abandonner. La ville est ravagée par les incendies nés des pillages. Ce site convient mal pour une bataille rangée. Il s'agit d'une vallée très encaissée, entourée d'une dense forêt. À l'est, le plateau de Landgrafenberg atteint 350 mètres, mais les Prussiens ont négligé de le garder, estimant ses pentes infranchissables.
La légende raconte que c'est un prêtre saxon, n'admettant pas l'alliance forcée de son pays avec la Prusse, qui guida l'état-major de Lannes, par un sentier étroit et caillouteux, qui servait habituellement à conduire les chèvres jusqu'au sommet. Napoléon fit aussitôt armer ses bataillons de pics et de pelles pour élargir le passage afin de faire passer l'artillerie française, bloquée en bas du chemin. L'Empereur dirigeait lui-même l'opération, n'hésitant pas à encourager et aider ses soldats. Tout le centre était « massé » sur ce plateau, la poitrine de chaque homme touchant le dos du soldat placé devant lui. La seule route d'accès vers la vallée est bien gardée par les troupes saxonnes.
Napoléon improvise aussitôt une manœuvre inverse de celle d'Austerlitz : Il conquiert à l'insu de son ennemi un plateau qui lui assure une situation dominante. Il surplombe ainsi l'armée prussienne concentrée juste devant lui.
L'armée française progresse, avec de gauche à droite, les corps d'Augereau, de Lannes, de Ney et enfin de Soult. La garde impériale est en retrait, entre Augereau et Lannes, ainsi que la cavalerie de Murat, placée à l'extrême droite. Par contre, l'armée prussienne entre en ordre de bataille, en deux colonnes parfaitement alignées, comme pendant la guerre de Sept Ans. Le corps du prince Rüchel (30 000 hommes) est placé sur le flanc droit prussien, en renfort. Mais celui-ci trop éloigné et mal commandé, ne peut participer à la bataille.
À six heures du matin, Napoléon donne l'ordre de l'attaque. Les Prussiens, mal réveillés et ébahis, s'attendent à voir déboucher les Français sur leur droite. Ils soutiennent avec succès l'assaut d'Augereau, mais il s'agit d'une opération de diversion. La surprise des Prussiens est totale lorsqu'ils voient surgir du brouillard 30 000 hommes qui prennent leurs flancs. Immédiatement, Lannes bouscule la réserve du général Tauertzien tandis que Soult progresse par la droite et Augereau par la gauche.
Napoléon stabilise le front en alignant ses ailes par rapport à son centre, mais Ney, enthousiaste, continue son avancée et fait charger ses troupes. Il se retrouve vite au milieu des lignes adverses. Hohenlohe contre-attaque avec toute sa cavalerie, soit vingt escadrons. Aidé de l'artillerie, Ney redresse la situation.
Le général prussien Hohenlohe, visionnaire militaire de son temps, sait que ses hommes n'ont pas été entraînés, et que la bataille va sûrement être perdue. Son ami, le général Messembach, le rejoint au moment où la situation devient critique. Vers midi, les lignes prussiennes sont enfoncées. Les Saxons forment les carrés mais la cavalerie française entre en action et les décime. Les débris de l'armée prussienne sont pillonnés par l'artillerie française, au grand complet.
Contrairement à Austerlitz, où Napoléon n'avait pas fait poursuivre par un nombre de soldats conséquents les Russes et les Autrichiens battant en retraite (seule la cavalerie de Murat s'est élancée sur leurs traces,sans intention de détruire ce qui restait de l'armée ennemie), cette fois, il donne l'ordre de s'élancer sur les traces des Prussiens. Murat progresse si vite qu'il saisit à l'entrée de Weimar l'artillerie et les bagages des Prussiens. La reine de Prusse, "âme damnée" de la guerre, s'enfuit par une porte de la ville tandis que les Français entrent par l'autre. Meilleure cavalière et surtout plus légère, elle avait, quelques heures plus tôt, déjà réussi à semer les dragons français.
Les troupes prussiennes subissent de lourdes pertes : 49 généraux (dont 19 saxons), 263 officiers, 12 000 hommes, tués ou blessés, 14 000 prisonniers, 40 drapeaux et 112 canons capturés.
Les Français perdent 6 officiers supérieurs (dont les colonels de 20e chasseurs et Barbanègre du 9e hussards), 288 officiers et environ 6 000 hommes, tués ou blessés.
La bataille d'Iéna est combinée à celle d'Auerstaedt, qui se déroule le même jour, et voit le triomphe de Davout, qui avec seulement 27 000 hommes, vainc les 60 000 soldats de Brunswick. L'armée prussienne perd dans la même journée environ 45 000 hommes et toute son artillerie. Ces défaites jettent les Prussiens dans le désarroi. Ainsi, on vit trois hussards français capturer à eux seuls et sans résistance un escadron ennemi. Il n'y a plus d'armée prussienne. le 17 octobre, Bernadotte écrase le prince de Wurtemberg.
Le 27 octobre 1806, soit moins d'un mois après être entré en campagne, Napoléon entre à Berlin. Le 28, Murat capture le prince de Hohenlohe et toute son armée (16 000 hommes, 6 régiments de cavalerie, 60 canons et autant de drapeaux). Le 7 novembre, Blücher capitule à Lübeck. Enfin, Ney met fin à la chasse à courre, selon l'expression d'un général prussien, s'empare de Magdebourg, et capture 15 000 hommes et un parc d'artillerie de plusieurs centaines de canons, fraîchement livrés par les Britanniques.
L'armistice est signé le 30 novembre. Le sort de la Prusse est décidé le 9 juillet 1807 par le traité de Tilsit. Elle est amputée de la moitié de son territoire et de la majorité de ses places fortes (Magdebourg, Erfurt, Stettin, Graudeuz, Dantzig), la plupart à l'ouest de l'Elbe. Elle perd 5 millions d'habitants et doit payer une indemnité de guerre considérable, soit 120 millions de francs de l'époque.
Il a été dit qu'Hegel, qui était alors professeur à l'université d'Iéna, avait complété son chef d'œuvre, la Phénoménologie de l'Esprit, pendant que la bataille faisait rage. Hegel considérait que cette bataille était « la fin de l'Histoire », en termes d'évolution des sociétés humaines vers ce qu'il appelait « l'État universel et homogène ». Ce thème sera repris par Kojève qui verra ensuite la réalisation de "l'État universel et homogène" de Hegel dans Staline puis dans la "construction européenne" dont il sera un des activistes jusqu'à sa mort en 1968. Avec la chute du communisme, le thème revient dans le livre de Francis Fukuyama : La Fin de l'histoire et le Dernier Homme qui voit l'unification du monde sous l'emblème de la démocratie libérale.

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 19:58

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La bataille d'Auerstaedt opposa l'armée prussienne à l'armée française menée par Louis Nicolas Davout le 14 octobre 1806, parallèlement à la bataille d'Iéna.
Le 14 octobre 1806 l'armée prussienne, référence européenne depuis un demi-siècle, est mise en déroute au cours de deux batailles simultanées. Le maréchal Davout, commandant l'aile droite de l'armée française, affronte les Prussiens à Auerstaedt.
L'Empereur mène une campagne visant à atteindre Berlin. Après un engagement à Saalfeld, il poursuit l'armée prussienne. Pensant qu'elle se trouve à Weimar en retraite vers Leipzig, il joue de vitesse pour l'affronter à Iéna. Ses éclaireurs lui apprennent dans la journée du 13 octobre qu'il rejoint l'ennemi. Napoléon Ier pense avoir devant lui le gros de l'armée prussienne.
Dans la nuit du 13 au 14, il envoie Davout en avant pour la prendre à revers. Mais en fait, c'est l'arrière-garde que Napoléon affronte à Iéna, alors que Davout se trouve face à l'avant-garde suivie du gros des troupes ennemies, celles-ci pensant affronter le gros de l'armée française.
Le mouvement tournant des trois divisions de Davout devait passer par Auerstaedt où stationnaient au même moment les trois corps d'armée prussiens. En fin de journée du 13 octobre, Naumbourg est occupée et les Français tiennent le pont de Kösen, les Prussiens se disposent en retrait du village d'Hassenhausen.
En face de Napoléon, Schmettau avait pour mission de disposer ses troupes en écran pour permettre le reflux du gros de l'armée prussienne, il ne cherche donc pas la bataille.
À six heures du matin, dans le brouillard, la division Gudin à l'avant-garde se dirige sur le village d'Hassenhausen. Un premier peloton de cavalerie française traverse le village pour se retrouver face à la cavalerie de Blücher, les Français font quelques prisonniers qui apprennent l'arrivée d'une division.
La cavalerie du général Blücher, qui déjà débordait la droite du maréchal Davout, menaçait de la tourner et de l'envelopper. Davout ordonne au 25e régiment d'infanterie de ligne d'aller tenir le village. Avant d'y arriver ils doivent affronter les troupes avancées de l'ennemi (hussards et artillerie) mais après un court combat occupent le village et en contrôlent les accès.
À neuf heures, alors que le brouillard se dissipe la division Gudin est fermement établie autour du village lorsque qu'apparait la division prussienne signalée. Voyant les Français, Blücher décide immédiatement d'attaquer, les charges successives de sa cavalerie se brisent sur les carrés des Français et finissent par une débandade.
Au nord une batterie à cheval prend alors position pour canonner la droite des Français, cependant Davout avait ordonné à la division Friant de manœuvrer sur ce côté qui bouscule cette batterie et dans la foulée occupe le village de Spielberg, mais ne parvient à pousser plus loin.
En même temps, le village de Popel était enlevé par le colonel Higonet qui prit aux Prussiens un drapeau et trois pièces de canon. Le maréchal Davout, toujours à la tête de la division Friant qui marchait en colonnes serrées, se porta en avant, laissant Auerstadt sur sa gauche. Le feu des batteries que l'ennemi avait sur ce point n'empêcha pas le général Friant de continuer son mouvement ; il s'appuya à droite pour couper la retraite à l'ennemi.
Les Prussiens font avancer leur deuxième ligne et la division Wartenselen menace de contourner au sud. Depuis quatre heures, la division Gudin luttait contre des forces supérieures, et se trouvait livrée à elle-même par le mouvement de la division Friant. Les Prussiens font reculer les Français qui sont sur le point de céder, dans le village, lorsque la division Morand entre en ligne vers onze heures. Une charge de la cavalerie prussienne est à nouveau décimée. La première brigade de ce corps enleva, à la baïonnette, le village de Hassenhausen.
Le duc de Brunswick, qui commandait personnellement la charge, est blessé grièvement à dix heures, ce qui accentue la défaillance des troupes prussiennes.
A onze heures du matin, le roi de Prusse ordonna une attaque générale ; le prince Henri, son frère, se mit à la tête d'un corps nombreux de cavalerie prussienne, et tomba avec impétuosité sur la division Morand, qui se défendait contre une division d'infanterie prussienne. Le prince Henri ayant été blessé dans une charge, ses troupes se replièrent et vinrent se ranger derrière l'infanterie, et le général Morand, les attaquant à son tour, les dispersa dans la plaine.
Tandis que ces événements se passaient à la gauche de l'armée française, le général Friant lança ses tirailleurs dans la direction des villages de Poppel et de Tauchwitz, qui obligèrent la brigade du prince Henri à se retirer.
Les trois divisions prussiennes engagées ayant été forcées de rétrograder, la droite de la division Morand gagna du terrain. Le général de Billy, à la tête du 61e régiment, s'avança vers la tête du ravin qui conduit à Rehausen.
Les Prussiens firent renforcer leur droite pour arrêter les progrès de l'aile gauche des Français, tandis que quelques compagnies de tirailleurs filaient le long du vallon. Depuis que le duc de Brunswick avait été forcé de quitter le champ de bataille et avait eu un cheval tué sous lui, le roi de Prusse conduisait en personne toutes les attaques.
La gauche des Français étant dégarnie de cavalerie, ce prince voulut tenter d'enfoncer l'infanterie pour tourner ensuite la division Gudin ; mais le maréchal Davout, devinant les intentions du roi de Prusse, envoya le général Morand pour empêcher cette manœuvre. Le maréchal Davout profitant du succès de ses deux ailes, fit avancer le centre de son corps d'armée, et faisant attaquer le village de Tauchwitz par le général Gudin, l'armée prussienne se retira en désordre laissant sur les hauteurs de Hussenhausen la plus grande partie de son artillerie.
Les deux divisions de réserve, commandées par le général Kalkreuth, se mirent alors en ligne. Le prince de Prusse, commandant les grenadiers, et le général Blücher qui avait rallié toute la cavalerie appuyaient le mouvement. Le maréchal Davout se rendit à l'aile droite qui achevait de décider la victoire par un mouvement de conversion, dirigea sa gauche sur le Sonneberg, et envoya sur la gauche des plateaux d'Eckartsberg la division Gudin, qui débouchait des villages de Tauchwilz et de Poppel.
Une des deux divisions de réserve de l'armée prussienne étant presque tournée, prit position vers les quatre heures en avant d'Eckartsberg. Une forte batterie la soutenait. Pendant ce temps, le général Grandeau, en tête de la division Friant, arrivait par la droite sur le plateau avec le IIIe régiment.
A la vue de ce renfort, les Prussiens abandonnèrent précipitamment leur position, la dernière qui leur restât, laissant vingt-deux pièces de canon au pouvoir des Français. L'ennemi fut poursuivi jusqu'à la nuit ; il éprouva une telle panique, que le général Vialannes, le chassant devant lui jusqu'à trois lieues du champ de bataille, ramassa sur son chemin, sans éprouver aucune résistance, un grand nombre de prisonniers, de chevaux et plusieurs drapeaux.
Le roi Frédéric Guillaume III hésite, malgré son avantage numérique, puis fait sonner la retraite vers quatorze heures. Davout le presse de près, et lance la poursuite à dix sept heures, qui provoque la déroute des troupes prussiennes qui se mélangent aux fuyards de la bataille d'Iéna.
Ce grand fait d'armes aurait probablement dû rendre Davout plus célèbre, si Napoléon n'avait remporté le même jour la bataille d'Iéna. Le IIIe corps eut tout de même le privilège d'entrer le premier à Berlin.
À noter que du fait d'un conflit de personnes le corps de Bernadotte (20 000 hommes) erre lors de la journée du 14 et ne participe ni à la bataille d'Iéna ni à celle d'Auerstaedt.

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 19:56

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La Bataille navale de San Domingo se déroule le 6 février 1806 près de Santo Domingo, à proximité de l'île d'Hispaniola, quand un escadron important anglais dirigé par le Vice-Amiral Duckworth combattit contre un plus petit escadron français dirigé par l'Amiral Leissegues.
Le 22 frimaire an XIV, onze vaisseaux appareillèrent: ils avaient pour chefs les amiraux Leissègues et Willaumez. Ils devaient former deux escadres et ne se séparer qu'à la mer. Ils naviguèrent de conserve pendant deux jours, et firent route ensuite pour leur destination respective: Leissègues, avec cinq vaisseaux, deux frégates et une corvette, avait pour mission de porter à Santo-Domingo 900 hommes de troupes et des munitions de guerre.
Après quarante jours de traversée, il entra à Santo-Domingo dans un état complet d'avaries causées par les vents. Quatorze jours suffirent à peine aux réparations les plus urgentes, et lorsqu'il se disposait à partir, il vit apparaître une escadre anglaise de neuf vaisseaux et plusieurs frégates.
Il sortit aussitôt et donna l'ordre de se préparer au combat. Les manœuvres de l'amiral ont reçu une part peut-être égale d'éloges et de blâme ; il ne nous appartient pas de les apprécier. Peut-être devait-il éviter le combat en présence de forces supérieures.
Sa réponse à ce reproche est : « Élève du bailli de Suffren, dit-il, j'ai appris de lui à ne jamais compter mes ennemis. »
Sa défense fut héroïque : le vaisseau amiral avait perdu 150 hommes et 30 officiers supérieurs, il avait 500 boulets dans le corps du vaisseau ; le mât d'artimon, le grand mât et le petit mât de hune étaient coupés; le feu avait pris trois fois, les batteries de 24 et de 18 étaient désemparées des deux bords , il y avait vingt pieds d'eau dans la cale, un boulet resté dans l'étambraie empêchait le jeu du gouvernail; le capitaine, le second et six officiers étaient blessés. Décidé à ne point amener son pavillon, Leissègues profita d'un moment où le feu s'était éteint de part et d'autre pour diriger l'Impartial sur la côte au moyen de la misaine, seule voile qui lui restait, et il échoua à dix lieues environ dans l'est de Santo-Domingo.
Trois jours après, malgré le feu des vaisseaux ennemis, il avait débarqué ses blessés et ce qui restait de l'état-major et de l'équipage, et il descendait à terre emportant avec lui son aigle et son pavillon.
Après avoir lu le récit de cette action, l'Empereur dit: « C'est un des beaux combats de la marine française. »

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