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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:04

En 1811, François Gilles Guillot commandait le 1er arrondissement de la haute Catalogne, sous les ordres du colonel général Baraguay-d'Hilliers, commandant en chef de cette province. Assurer les communications de l'armée avec la France, surveiller les postes ennemis, se porter sur les divers points où ils se présenteraient pour les disperser, tel était l'objet de sa mission. La place de Figuières était située dans son commandement.
Cette place, devenue le principal entrepôt des approvisionnements de l'armée, formait un point central et avantageux pour les opérations qui étaient confiées au général Guillot. Ces considérations l'avaient déterminé à établir son quartier général dans le fort de San Fernando de Figuières.
Investi du commandement général de l'arrondissement, il avait nécessairement le commandement supérieur de la place de Figuières; mais ses fonctions ne lui permettaient pas de se livrer aux détails de cette partie de son administration. La ville et le fort de Figuières, avaient son commandant particulier et spécial. C'était le colonel d'infanterie Yann qui remplissait ces fonctions à l'époque eu le fort de Figuières fut surpris par les insurgés espagnols. Cet événement eut lieu dans la nuit du 9 au 10 avril 1811, et fut le résultat de la trahison. Quelques Espagnols employés auprès du garde-magasin des approvisionnements de réserve, facilitèrent aux insurgés les moyens de s'introduire dans le fort.
Le chef de bande Livrera, à la tête de 600 hommes (soutenu par les troupes du chef de bande Rovira et du colonel-brigadier Martinez), s'approcha des murs de la place à la faveur de la nuit, et gagna, sans être vu, l'entrée du magasin, dont les portes lui furent ouvertes, à l'aide de fausses clefs, par un des Espagnols attachés au garde-magasin Blouquier. Il pénétra dans l'intérieur et surprit la garde de la porte principale, après avoir tué la sentinelle. Les insurgés se répandent dans le fort, s'emparent des principales portes et des issues, égorgent les sentinelles et tous ceux qui se montrent disposés à se défendre, et placent des hommes devant les casernes pour empêcher la sortie des troupes.
Aux premiers coups de fusil, la sentinelle du poste de l'Hôpital était allé donner l'alarme à la caserne occupée par le dépôt italien. On avait même battu un instant la générale dans le haut du fort et au poste de la caserne. La troupe italienne s'arme aussitôt, se rallie, et s'avance la baïonnette croisée ; mais cernée de toutes parts par les insurgés, qui font pleuvoir sur elle une grêle de balles, elle est obligée de mettre bas les armes. 40 Italiens furent tués les armes à la main, un plus grand nombre fut blessé.
Au premier bruit qu'il entendit, le général Guillot, qui logeait dans le fort, se précipita vers le lieu d'où partait le feu, il eut alors la douleur d'entendre les Napolitains, qui faisaient partie de la garnison, crier : Viva Espagna, siarno tutti fratelli. Les postes napolitains qui gardaient les bastions de la place n'opposèrent qu'une faible résistance. Les soldats de cette nation, qui étaient dans la caserne, demeurèrent dans l'inaction et n'imitèrent point le bon exemple que leur donnaient les Italiens. Le 5e bataillon du train des équipages militaires, seule troupe française qui fût alors dans le fort, ne put être employé utilement, attendu qu'il se trouvait enfermé sous les grilles des écuries, dont les clefs, déposées chez l'adjudant de la place, ne purent être trouvées que trop tard. Cependant ces soldats ne consentirent à mettre bas les armes que le lendemain à quatre heures du soir, et sur la menace qui leur fut faite d'être tous fusillés s'ils ne cessaient une résistance devenue inutile.
Pendant tout ce temps, le général Guillot cherchait à rallier autour de lui le plus de monde possible, et faisait toutes les dispositions qu'il croyait les plus propres à arrêter les effets de l'invasion, mais ce fut en vain; il succomba et resta prisonnier des Espagnols. Pendant sa captivité, il conçut le hardi projet de reprendre la forteresse par les mêmes moyens dont les ennemis s'étaient servis pour s'en emparer, c'est-à-dire de fournir à l'armée française la facilité de s'introduire dans le fort et de surprendre la garnison espagnole.
Encouragé dans sa périlleuse entreprise par le désir de reprendre sa revanche, il parvint à séduire quelques sous-officiers et soldats espagnols qu'il envoyait tour à tour au général Baraguay-d'Hilliers pour l'instruire de l'état de la garnison et de ses dispositions, et pour lui soumettre divers projets pour surprendre la place. Sept émissaires parvinrent heureusement à destination, mais le huitième fut arrêté porteur des dépêches de Guillot. Ce malheureux fut fusillé, et le général Guillot, qui jusque-là avait joui des égards dus à son grade, fut enfermé dans un cachot humide, où il recevait à peine l'eau et le pain nécessaires à sa subsistance.
Le commandant espagnol le livra à un conseil de guerre qui le condamna à être passé par les armes. Cependant l'armée française resserrait chaque jour davantage le blocus de la place. Les secours que la garnison attendait n'arrivaient pas. Les Espagnols voyaient arriver le moment où ils seraient obligés de se rendre. Ces motifs et la crainte des représailles déterminèrent les chefs à suspendre l'exécution de la sentence prononcée contre le général Guillot. En effet, la garnison capitula le 19 août 1811, et le général Guillot fut délivré après quarante-neuf jours de la plus dure captivité.
Par jugement du 23 août la commission militaire, instituée à cet effet, condamna à la peine de mort Marques, Junyez et Floretta comme coupables d'avoir livré le fort San Fernando aux insurgés espagnols, elle condamna également, par contumace, à la même peine les nommés Pons (Genis) et Pons (Pierre). Quant au général Guillot, il fut immédiatement conduit, par ordre de l'Empereur, à la citadelle de Perpignan pour y être détenu jusqu'à nouvel ordre.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:03

La bataille de Buçaco (pronon.IPA bu.'sa.ku) fut une bataille de la guerre d'Espagne et du Portugal, disputée par les forces britanniques et portugaises sous le commandement d' Arthur Wellesley le 27 septembre 1810, afin d'arrêter la pression des Français dans leur poursuite des troupes alliées en retraite vers les lignes fortifiées de Torres Vedras.
Ayant occupé les hauteurs de Buçaco – une crête de 16 km de long environ – avec 25 000 soldats britanniques et le même nombre de soldats portugais, Wellesley fut attaqué cinq fois de suite par les 65 000 Français sous le commandement du maréchal Masséna. Ce dernier n'avait aucune certitude concernant le déploiement et le nombre des forces adverses. Wellesley les avait déployées sur la pente opposée de la crête, là où elles ne pouvaient être aisément vues, ni même affaiblies par un bombardement d'artillerie. Les assauts furent livrés par les corps d'armée du maréchal Ney et du général Reynier, mais malgré un combat extrêmement violent, les Français ne parvinrent pas à déloger les forces alliées et furent repoussés avec des pertes se montant à 4 500 morts ou blessés, contre des pertes anglo-portugaises d’environ 1 250 hommes.
Masséna ordonna alors un mouvement tournant autour de la crête pour prendre la position de flan, et Wellesley reprit le 10 octobre, la marche de retraite de son armée vers les lignes préalablement fortifiées de Torres Vedras. Trouvant ces fortifications trop puissantes pour être attaquées, Masséna se retira dans ses quartiers d’hiver. Manquant de vivres pour ses troupes et harcelé par les raids des Britanniques, il perdit 25 000 hommes, capturés par les alliés ou morts de faim et de maladie, avant de se résigner à la retraite en Espagne au début de 1811. Wellesley avait alors réussi à libérer tout le Portugal des Français à l'exception d’Almeida, ville située prés de la frontière.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:02

Pendant la Guerre d'indépendance espagnole, la bataille d'Ocaña fut disputée le 19 novembre 1809 et aboutit à la victoire des Français sous les ordres du maréchal Soult contre les Espagnols du général Don Juan de Arizagua. De tout le conflit, ce fut la plus grande défaite de l'armée espagnole qui perdit près de 19 000 hommes, morts, blessés, prisonniers, et déserteurs compris, sur un effectif de 51 000 hommes. Ce désastre est principalement du à la brillante utilisation de la cavalerie française.
William Napier écrit: "les Espagnols arrivèrent au trot, et Sebastiani donna instruction à Paris, de contourner et de tomber sur le flanc droit des escadrons qui approchaient avec un régiment de cavalerie légère et les lanciers polonais, ce qui fut exécuté avec une grande vigueur en particulier par les Polonais, provoqua une confusion considérable, le général espagnol cherchant à y remédier en se regroupant vers le flanc attaqué".
Les conséquences stratégiques de cette défaite furent dévastatrices, car elle détruisit la seule force capable de défendre l'Espagne du Sud, et la région fut envahie pendant l'hiver durant la campagne d'Andalousie.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:02

La bataille d’Alba de Tormes eut lieu le 28 novembre 1809 à Alba de Tormes, entre toutes les forces françaises de Vieille-Castille rassemblée par François Étienne Kellermann, qui marcha sur l’armée d’Estremadure et infligea au duc del Parque, le vainqueur de Tamames, une sévère défaite.
Après avoir subit une défaite contre le général Marchand, le duc del Parque avait reçu des renforts et s'avançait vers Salamanque avec une armée de 40 000 hommes. Le général Kellermann, informé de ces évènements, abandonna toutes ses positions, excepté Valladolid et atteignit le 26 novembre l'avant-garde du duc del Parque au Carpio, et le força à se retirer sur Salamanque.
Le 28 novembre à deux heures de l'après midi, François Étienne Kellermann rejoignit l'arrière garde du corps espagnol qui se repliait sur Alba de Tormes où le duc del Parque avait pris position.
Au moment où les colonnes ennemies se formaient, il se précipita sur elles avec sa redoutable cavalerie, en fit un affreux carnage, enleva l'artillerie et plusieurs drapeaux et dispersa dans les bois et dans les vignes voisines ceux qu'il ne put atteindre.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:01

La bataille de Talavera ou de Talavera-la-Reina, est une sanglante bataille de la campagne napoléonienne d'Espagne, qui se déroula les (27 et 28 juillet 1809 au sud-ouest de Madrid
Après avoir chassé du Portugal l'armée française du maréchal Soult, les 20 000 hommes des troupes britanniques du général Arthur Wellesley avancent en Espagne pour faire leur jonction avec les 33 000 espagnols du général Cuesta. Ils remontent la vallée du Tage jusqu'à Talavera de la Reina, à 115 km au sud-ouest de Madrid. Là, ils rencontrent 50 000 Français commandés par le maréchal Victor et le général Sebastiani, sous le commandement du roi d'Espagne, Joseph Bonaparte. Les forces alliées combinées ont une splendide opportunité de défaire le corps d'armée de Victor en avant-garde à Talavera, mais Cuesta refuse obstinément de combattre un dimanche, offrant ainsi aux Français l'occasion de s'échapper.
Le jour suivant, le 26 juillet, ayant raté sa meilleur chance de victoire, Cuesta lance son armée après Victor, perdant l'affrontement avec l'armée française, maintenant dirigée par Joseph Bonaparte, qui a reçut des renforts. Les Espagnols battent précipitamment en retraite. Plusieurs bataillons britanniques sont nécessaires pour les couvrir. Arthur Wellesley manque d'être capturé par la cavalerie française. La nuit, une patrouille de dragons français hante les abords du campement de l'infanterie espagnole. Dix mille d'entre eux ouvrent le feu simultanément dans une des plus grande salve tirée pendant les guerres napoléoniennes. Paniqués par leur propre feu, les Espagnols s'enfuient, ne jouant pratiquement aucun rôle dans la bataille du jour suivant.
Les Français traversent l'Alberche à 15 heures le 27 juillet. A 17 heures, ils attaquent la droite des Espagnols et la gauche des Britanniques. Une colline est prise, perdue et reprise jusqu'à ce que les Britanniques la tienne fermement. À l'aube du 28 juillet, les Français les attaquent encore afin de reprendre la colline, mais sont repoussés. La canonnade se prolonge jusqu'à midi, où une trêve de deux heures est déclarée. A 14 heures un feu nourri démarre en prélude à quelques escarmouches entre infanterie et cavalerie. Vers 17h30-18 heures, un engagement majeur repousse les Français. La canonnade continue dans la nuit. À l'aube du jour suivant, les Français se retirent, laissant leurs blessés et deux brigades d'artillerie sur le champs de bataille.
Les Britanniques ont supportè le plus gros de cette bataille âprement disputée. Ils perdent 5 000 hommes, alors que les Espagnols n'en ont perdu qu'un millier. Les Français comptent 7 390 morts ou blessés. Un grand nombre des blessés des deux côtés meurent brûlés vifs quant l'herbe sèche prend feu.
Afin d'éviter un conflit immédiat avec l'armée du maréchal Soult qui s'avance, Arthur Wellesley bat en retraite jusqu'à
Lisbonne, laissant plusieurs milliers des ses blessés sous la protection de Cuesta. L'Espagnol les abandonne peu après. Ils sont récupérés par les Français. Ce fait altéra la confiance entre Britanniques et Espagnols pour le reste du conflit.
Bien que les Espagnols se soient engagés à fournir des vivres à leurs "alliés" à leur entrée en Espagne, non seulement ils ne tiennent pas parole, mais menacent de pillage toute ville qui leur vendrait des provisions. Les Britanniques, forcés de poursuivre leur retraite jusqu'au Portugal, ne leur firent plus jamais confiance.
Après cette bataille Arthur Wellesley fut nommé vicomte de Wellington de Talavera.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:01

Almonacid est un bourg d'Espagne, à 15km au sud-est de Tolède.
Sébastiani y défit les Espagnols du général Joaquin Venegas le 11 août 1809.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:00

La bataille de Porto a eu lieu le 28 mars 1809, quand les Français sous les ordres du maréchal Soult infligèrent une défaite complète aux Portugais sous les ordres de Lima Barreto e Pareiras, en dehors de la ville de Porto (traditionnellement appelée Oporto par les Britanniques). Soult compléta son succès en donnant l'assaut à la ville, suivi d'un horrible massacre. On estime que 10.000 habitants de Porto périrent dans l'attaque. Les Français perdirent seulement 500 hommes.
En prenant le commandement des troupes britanniques au Portugal en avril, le général Lord Arthur Wellesley créa la surprise en traversant le Douro. Le 12 mai il avançait sur Porto. Soult battit en retraite, Wellesley prit la ville et les français subirent de lourdes pertes.
Il y eut un autre nom pour cette bataille, la bataille du "Douro", bien que "Oporto" soit l'appellation la plus largement reconnue. Les britanniques sous les ordres de Wellesley ne pouvaient pas franchir le fleuve Douro, car Soult avait ordonné que tous les bâteaux soient détruits ou transférés sur la rive nord.
Le colonel John Waters procédait à une reconnaissance du fleuve à l'est de Porto, quand il fut approché par un barbier portugais qui le conduisit à un point de la rive caché par des fourrés et où il y avait une barque, le prieur d'un couvent et trois ou quatre paysans. En partie à la demande de Waters et en partie sous l'injonction du prieur, les paysans sautèrent dans la barque avec l'officier britannique et traversèrent le fleuve, ramenant sur la rive opposée trois barges de transport de vin qui n'étaient pas gardées.
Dés qu'il en fut informé, Wellesley dit:"Bien, faites traverser les hommes". Immédiatement une compagnie du 3eme Buffs, traversa le fleuve et prit position à l'intérieur d'un couvent entouré de murs et surplombant le lieu de débarquement. Quand Soult et les français réalisèrent que les forces de Wellesley étaient sur la rive nord, un bataillon entier sous les ordres de Rowland Hill avait déjà été transféré dans le couvent.
Le général Foy, qui le premier vit les britanniques traverser, réquisitiona un bataillon et conduisit une attaque sur le couvent, mais fut repoussé avec de lourdes pertes. Renforcé plus tard dans la journée jusqu'à quatre bataillons, il attaqua de nouveau. A ce moment cependant, trois bataillons entiers occupaient le couvent et les bâtiments à l'entour. Une fois de plus le général français fut repoussé. Soult retira alors les troupes gardant les bâteaux de Porto afin de donner des renforts à Foy. Le peuple de Porto, immédiatement s'embarqua sur "n'importe quel engin flottant" et convoya encore plus de troupes britanniques sur l'autre rive. Quatre bataillons britanniques furent transbordés en peu de temps.
La brigade du général Murray avec le 14eme de cavalerie légère, avait été mise en attente à l'est afin de couper la retraite aux français. Murray faillit à sa tâche, et se contenta de quelques escarmouches avec l'avant garde des français. Le 14eme envoyé à la poursuite des français en retraite causa et reçu à son tour des pertes considérables.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:00

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Le Siège de Gérone souvent appelé le troisième siège de Gérone commencé le 6 mai 1809, impliqua la Grande Armée dans une lutte de sept mois contre la garnison espagnole de Gérone. La ville tint avec obstination sous la direction du général Mariano Alvarez de Castro jusqu'à ce que la famine et la maladie ne conduise ce dernier à capituler le 12 décembre 1809.
Lorsque Joseph Bonaparte monta sur le trône d'Espagne en 1808, le général Alvarez commandait du château de Montjuich à Barcelone. Lorsque le 29 février, les troupes françaises arrivèrent pour prendre possession de la forteresse, Alvarez de Castro se préparait à la défendre, quand il reçut l'ordre de son commandant en chef de la livrer aux Français. Alvarez fuit Barcelone et rejoignit les rebelles espagnols soulevés contre le gouvernement français. Le gouvernement de Cadix le nomma commandant de l'armée de Catalogne et gouverneur de Gérone.
Alvarez avait seulement 5 600 hommes sous les armes. Le 6 mai l'armée française du maréchal Augereau, forte de 18 000 hommes, assiégea la ville. 40 canons installées en batteries envoyèrent 20 000 bombes et 60 000 boulets sur la ville, au cours des sept mois suivants. En août, les Français prirent le château de Montjuich, l'élément principal de la défense. Inébranlable, Castro fit construire des barricades et creuser des tranchées à l'intérieur même de la ville. La bataille fit rage pendant quatre mois encore, avant qu'Alvarez, épuisé et malade, ne transmette le commandement à un subordonné. Deux jours plus tard, le 12 décembre, la vile capitulait.
On estime que 10 000 civils et militaires sont morts dans la ville. Les Français perdirent environ 15 000 hommes, dont plus de la moitié de maladie.
La résistance de la ville, comparable à celle de Saragosse, par les retards et les pertes imposés aux Français, servit la cause de l'Espagne. La bataille devint une sorte de légende pendant le reste de la Guerre d'Espagne.
En dépit de son triste état de santé, les Français emprisonnèrent Alvarez à Perpignan.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:59

La bataille de Medellín est un épisode sanglant de la conquête de l'Espagne par Napoléon 1er qui s'est disputé le 28 mars 1809 pendant la Guerre d'indépendance espagnole. Les troupes françaises sous les ordres du maréchal Claude-Victor Perrin et espagnols du général Don Gregorio Garcia de la Cuesta se rencontrent entre Medellín et Don Benito. La bataille, qui marque le premier effort important des Français pour occuper le sud de l'Espagne, se termine pour eux sur une victoire.
Victor commence sa poussée vers le sud, avec pour objectif la destruction de l'armée d'Extrémadure commandée par le général Cuesta, qui bat en retraite. Ce dernier reçoit le 27 mars le renfort de 7 000 soldats et décide de rencontrer les Français plutôt que de continuer à se retirer.
Le champ de bataille se situe juste au sud-est de Medellín, à environ 300 km au sud-ouest de Madrid. Le fleuve Guadiana court selon une direction ouest-est à la limite nord du champ de bataille et reçoit la rivière Ortigosa, qui coule suivant une direction nord-sud, ce qui interdit aux Espagnols toute tentative de flanquer les Français sur leur droite.
Victor a environ 17 500 hommes alors que Cuesta en dispose d'environ 23 000. Cependant, les Français surclasse les Espagnols en artillerie dans la proportion 50 à 30, et peut aussi compter sur une cavalerie plus nombreuse, 4 500 au lieu de 3 000.
Les deux généraux déploient leurs armées d'une façon inhabituelle. La disposition de Victor semble cependant plus raisonnable. Le centre de l'armée française, sous les ordres du général Villatte, occupe la route principale qui conduit de Medellín à Don Benito dans le sud-est, tandis que les ailes, commandées par Lasalle (la gauche) et La Tour-Maubourg (la droite) sont déployées beaucoup plus loin au sud et au sud-est. Chaque aile est composée d'une division de cavalerie et de deux bataillons d'infanterie constitués de soldats allemands de la Confédération du Rhin. Apparemment, l'intention de Victor est de rapprocher progressivement ses flancs du centre jusqu'à ce qu'une puissante conte-attaque brise les lignes espagnoles. La réserve de Victor est constituée d'une division d'infanterie sous les ordres du général Ruffin, qui ne doit pas prendre part à la bataille.
Le plan original de Victor offre un vif contraste comparé aux erreurs de Cuesta: en effet, celui-ci ne constitue aucune réserve et se contente de déployer 23 000 hommes, sur quatre rangs en un arc de 6 600 mètres allant de la Guadiana à la Ortigosa. Son plan est simplement d'attaquer les ailes françaises et espérer coincer ainsi l'armée entière, le dos à Medellín et la Guadiana, ce qui est exactement ce qu'attend Victor.
La canonnade commence vers une heure de l'après-midi et Cuesta ordonne l'attaque environ une heure plus tard. Au début, les Espagnols ont beaucoup de succès, et repoussent une charge prématurée de cavalerie sur leur flanc gauche par les dragons de La Tour-Maubourg qui provoque un recul des deux ailes françaises. Tout cela sous un feu mortel des tirailleurs sur les rangs français. La situation de Lasalle est quelque peu dangereuse, car la présence de la Guadiana dans son dos interdit à ses 2 000 cavaliers et ses 2 500 fantassins de reculer sur plus d'un kilomètre et demi. Trois régiments de cavalerie espagnole rodent près de la rive de la Guadiana et essaient de contourner les Français par la gauche, mais Lasalle et ses hommes tiennent leurs dangereuses positions.
A cette phase de la bataille, les deux ailes françaises ont suffisamment battu en retraite pour être à distance d'intervention de la division de Vilatte. Le secteur ouest de La Tour-Maubourg est renforcé par le 94e régiment d'infanterie de ligne et un bataillon de grenadiers. Les dix canons français en batterie dans cette partie du champs de bataille contribuent aussi à stabiliser la situation car ils surclassent nettement leur homologues espagnols. L'infanterie espagnole, cependant, continue sa poussée et crée maint problèmes aux hommes de La Tour-Maubourg, qui ont formé les carrés pour se protéger des charges de cavalerie et par conséquent ont une puissance de feu limitée. Comme les Espagnols menacent de capturer les canons français, La Tour-Maubourg ordonne une nouvelle attaque de dragons. Cette fois la charge réussit. Les dragons défont les régiments de cavalerie espagnole, qui fuient le champs de bataille et laissent l'infanterie isolée, qui prend également la fuite. Comme Cuesta n'a pas de réserve, une brèche de cette importance est précisément ce qui peut arriver de pire à sa fragile ligne de bataille.
A partir de ce moment, les événements se précipitent. Lasalle reçoit le renfort de sept bataillons d'infanterie de la part de Vilatte, et dés qu'il voit la débandade des Espagnols à l'ouest, il ordonne lui aussi une puissante contre-attaque. Le 2e régiment de hussards, accompagné par un régiment de chasseurs à cheval, écrase la cavalerie espagnole, se reforme et charge une fois de plus l'infanterie espagnole abandonnée sur le flanc est. Les bataillons de Lasalle qui n'ont pas encore été engagés lancent une attaque frontale et les dragons s'abattent maintenant sur le centre de l'armée espagnole, qui tente de fuir par tous les moyens. Nombreux sont ceux qui tombent dans cette retraite chaotique et l'armée de Cuesta est anéantie.
Cette journée est désastreuse pour Cuesta, qui manque de perdre la vie dans la bataille. Les Espagnols déplorent 8 000 morts ou blessés et environ 2 000 prisonniers et 20 de leurs 30 canons, alors que les Français ne perdent que 1 000 hommes. C'est la deuxième défaite majeure de Cuesta face aux Français après Medina del Rio Seco en 1808. Cette bataille inaugure la conquête du sud de l'Espagne par les Français.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:58

La bataille de Valls fut disputée le 25 février 1809, pendant la guerre d'indépendance espagnole, près de la ville de Valls en Catalogne, par les troupes franco-italiennes du maréchal Gouvion Saint Cyr et les forces du général Théodore Reding von Biberegg qui fut mortellement blessé pendant une charge de la cavalerie française. La bataille se conclut par la victoire des franco-italiens.

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