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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:58

La Bataille de Villafranca del Bierzo eut lieu le 17 mars 1809, pendant l'occupation de la province de León durant la Guerre d'Espagne. Après un sanglant siège de quatre heures la petite garnison française isolée dans Villafranca se rendit à la milice espagnole du brigadier-général Mendizabal.
En 1809 les opérations de la milice espagnole dans le nord de l'Espagne furent marquées par des efforts sporadiques pour expulser les Français des provinces qu'ils avaient envahies durant l'effondrement des armées espagnoles l'année précédente. Des lambeaux des armées éclatées par les attaques françaises, et opérant en conjonction avec les guérillas et la milice, organisaient des raids et des escarmouches qui occasionnellement donnaient lieu à la capture de troupes et d'équipements militaires français.
L'une des formations espagnoles survivantes, la division régulière d'infanterie du général La Romana, s'établit dans les Asturies et harcela les Français de Léon et Galice. En mars, des éléments de cette unité, armés d'un canon de 12 livres et de munitions récupérés sur un poste abandonné par les Français, à Ponferrada, non loin de Villafranca del Bierzo.
L'avant garde de l'attaque était formée par quelque 1 500 hommes des régiments de Saragosse et Zamora sous les ordres de Mendizabal. Le 17 mars ils entrèrent sur la place de Villafranca et encerclèrent les Français retranchés dans le château. Une farouche bataille éclata qui couta la vie à plusieurs officiers espagnols. Après quatre heures de combat, les Français acceptèrent de se rendre.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:57

Le 13 janvier 1809, lors de la bataille d'Uclés, le général français Victor vainc le général espagnol Venegas.
Après que l'armée espagnole du Centre ait subi la défaite de Tudela, le duc del Infantado rallia à Cuenca quelques uns des éléments rescapés de cette armée. Il comptait nettoyer la rive gauche du Tage de toute force ennemie, rive que parcourraient 1&nbsp400 cavaliers adverses, cantonnés en divers points, et donna l'ordre à la division d'avant garde du général Venegas, de tomber sur Tarancón, et ceci, en coordination avec le brigadier Senra, qui devait en même temps attaquer Aranjuez, se donnant ainsi la possibilité de tenter avec toute son armée un coup de main sur Madrid. Cette opération qui fut menée à bien le 25 décembre 1808, ne s'avéra pas à la hauteur des espérances qu'elle portait, mais au contraire fit comprendre aux Français la nécessité de donner une leçon aux Espagnols afin d'empêcher une tentative audacieuse de leur part. À cette fin le maréchal Victor, marcha à la rencontre des Espagnols à la tête de 14 000 fantassins et 3 000 cavaliers. À la vue de supériorité de l'ennemi, Venegas consulta le duc d'Infantado (mais le Général en chef ne répondit pas), et réuni le conseil d'état major qui décida de battre en retraite de Taracón vers Uclés afin de faire sa jonction avec la brigade de Senra et y prendre position, ce qui fut fait le 12 janvier, regroupant jusqu'à 8 000 fantassins et 1&nbsp200 cavaliers, mais seulement quatre canons à opposer aux vingt pièces de l'ennemi, commandées par un expert en la matière, le général Senarmont.
Le combat commença au matin du 13 janvier, par l'attaque du village de Tribaldos, point avancé du dispositif espagnol. Après avoir quelque peu contenu l'adversaire, le brigadier Ramírez de Arellano, s'en retira en bon ordre et avec arrogance vers la ligne de bataille. L'attaque principale fut dirigée contre l'aile gauche espagnole, qui était la partie la plus faible, et en cet endroit elle pouvait être exposée à une charge de cavalerie ennemie. La division Vilatte attaqua les corps d'infanterie qui s'y trouvaient et qui furent facilement mis en déroute et bien que le brigadier Senra accourut à leur aide, il fut incapable de contenir les Français.
Les corps d'infanterie du centre furent également dispersés, obligeant Venagas à abandonner Uclès, avec un risque important d'être fait prisonnier, et à prendre le chemin de Rozalen, encombré de fugitifs dans le plus complet désordre. Il n'y avait à cet instant pas d'autre troupe organisée que le bataillon de tirailleurs (240 hommes) qui fermait la marche de la colonne avec à sa tête le commandant Don Francisco Copóns y Navia. Ce bataillon couvrit la retraite des autres corps, et le fit tranquillement d'une position à l'autre.
La situation des corps d'infanterie de la droite, sous le commandement du brigadier Don Pedro Agustín Girón, fut encore pire, car au moment de tenter de battre en retraite, ils furent encerclés par la division Rufinn, et bien qu'ils se mirent en formation de colonne compacte pour s'ouvrir un passage, bien peu réussirent et la majeur partie fut faite prisonnière.
Dans la cavalerie espagnole, les dragons de Castille, Lusitania et Tejas réussirent à s'échapper. Il n'en fut pas de même pour les régiments de la Reine, du Prince et de Bourbon, qui attaquèrent brillamment les cavaliers français, réussissant même à les désorganiser. Mais ils furent arrêtés par le tir précis de l'artillerie ennemie qui les criblaient de projectiles et presque tous furent tués ou faits prisonniers. Les rares rescapés de ces troupes se retrouvèrent à Carrascosa, à une lieue et demi de là, où ils rencontrèrent le duc del Infantado qui se rendait dans le plus grand calme vers le lieu du combat.
L'armée du Centre se retira vers Cuenca, sur le chemin de Valence, perdit son artillerie (15 canons) à Tórtola, entra dans le royaume de Murcie et à partir de Chinchilla changea une fois de plus de direction, le 21 janvier, elle était dans la Sierra Morena, à Santa Cruz de Mudela.
Les pertes espagnoles de cette funeste journée furent de 2 000 tués et blessés, les prisonniers, selon les sources françaises officielles (considérées comme notablement exagérés par la partie espagnole) comprenaient 4 généraux, 17 colonels, 16 lieutenants colonels, 200 officiers et 5 460 soldats. Les Français commirent à Uclés toutes sortes d'excés, traitant les malheureux habitants avec une véritable sauvagerie.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:57

La Bataille de La Corogne (ou Elviña) fut l'une des batailles de la Guerre d'indépendance espagnole qui eut lieu le 16 janvier 1809 et opposa les 16 000 Britanniques sous le commandement de Sir John Moore aux 16 000 Français du maréchal Nicolas Jean de Dieu Soult.
A la suite de la Convention de Cintra, du rapatriement de l'armée française après la bataille de Vimeiro, les commandants de l'armée britannique furent rappelés en Grande-Bretagne, y compris Sir Arthur Wellesley, pour y répondre devant une commission d'enquête. En conséquence, le corps expéditionnaire britannique au Portugal fut laissé sous les ordres de Sir John Moore, un commandant militaire qui jouissait d'une certaine notoriété pour avoir réformé la tactique de l'infanterie légère.
Cependant, la campagne qui suivit fut marquée par des défaites, et bien des privations. La retraite, menée dans un hiver rude, tourna au désastre et couta la vie à plus de 6 000 soldats britanniques. Les marches épuisantes, la froidure et les fréquentes escarmouches avec les unités françaises d'avant-garde poussèrent de nombreux soldats à abuser de l'alcool, à s'enivrer et à trainer en arrière. Moore ignora les conseils du général La Romana et se tint à l'écart de ses alliés espagnols, après leur défaite par une armée menée en personnepar Napoléon, les Britanniques décidèrent de se replier vers le port de La Corogne, à l'extrême nord-ouest et à l'entrée du Golfe de Gascogne. Moore espérait attirer l'armée française loin du Portugal, afin de permettre au petit contingent britannique stationné dans ce pays de recevoir des renforts, et aux armées espagnoles de se reconstituer.
Pendant que ses armées affrontaient une suite d'âpres et frustrants combats d'arrières-garde de la part des Espagnols et des Britanniques, Napoléon apprit que l'Autriche faisait des préparatifs de guerre. Il rentra en France pour faire face à cette nouvelle menace, laissant à Soult le soin d'en finir avec les restes de l'armée britannique, qui était en vue des navires de la Royal Navy et se préparait à évacuer. Mais à cause du terrain accidenté qui rendait difficile l'avance de l'artillerie notamment sur les crêtes près de la ville, l'assaut final ne fut en réalité qu'une attaque lente et méthodique.
Le 15 janvier, 500 tirailleurs français sous les ordres du général Jardon menèrent la première attaque à travers un terrain accidenté, repoussant les Britanniques hors de Palavea et Penasquedo. Des colonnes françaises prenant d'assaut les hauteurs de Monte Mero s'exposèrent au tir meurtrier de l'infanterie légère britannique, mais avec le support de leur artillerie, réussirent à repousser le 59e régiment sur la crête. Une tentative du 51e d'infanterie de capturer les canons français se heurta à l'infanterie et le 51e fut décimé et mis en déroute.
Le 16 janvier, les Français entrèrent dans Elviña, où une fameuse contre-attaque du 42e Highlander les força à se retirer après un sanglant combat à la baïonnette. La retraite du 50e d'infanterie britannique obligea finalement les Écossais à regagner leurs positions.
La bataille d'Elviña n'était pas encore décidée quand John Moore fut frappé à la poitrine par un boulet de canon et mourut sur le champs. Le 42e Highlander s'abattit une fois encore sur le village et continua à combattre dans l'obscurité. Cette nuit-là, les Britanniques se retirèrent vers leurs embarcations en abandonnant le champ de bataille.
La poursuite des Français fut rapide et au matin leurs canons ouvraient le feu sur les sloops et transports de troupe mouillés dans la baie. Seule la résistance intrépide de la petite garnison espagnole de La Corogne, sous les ordres du général Alcedo et le bombardement de soutien depuis les frégates et les navires de guerre, les maintint à distance pendant l'embarquement de l'armée britannique, dont de nombreux éléments allaient combattre plus tard sous les ordres de Wellington.
À La Corogne, les Britanniques comptèrent environ 900 morts ou blessés. Soult, mit la main sur 20 000 mousquets et autres fournitures abandonnées.
La bataille de La Corogne suivie de la retraite révéla tout le potentiel désastreux d'une campagne hivernale, principale cause des souffrances et privations de l'armée britannique dans la péninsule ibérique. De nombreux soldats pillèrent la campagne espagnole, ce qui ne contribua pas à les rendre populaires auprès de leurs alliés espagnols. Par la suite, le futur général en chef Arthur Wellesley veillera à coordonner efficacement sa logistique entre Espagnols, Portugais et Britanniques, et s'assurera que ces derniers payent régulièrement leurs fournisseurs locaux.
Le manque de communications entre les alliés contribua aussi au désastre. Le rôle de l'armée de Moore était de soutenir l'effort des armées espagnoles face à Napoléon. Cependant, quand elle arriva à Salamanque, Napoléon avait déjà défait les Espagnols. Plus tard, de sérieux efforts furent entrepris pour centraliser le commandement et les communications, dans les mains des généraux britanniques comme Beresford et Sir Arthur Wellesley.
Les Britanniques retournèrent dans la même année au Portugal, reposés, réapprovisionnés sous les ordres d'un nouveau commandant qui devint premier duc de Wellington et fut une constante épine dans le pied de Napoléon.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:56

La Surprise de Castellón eut lieu le 1er janvier 1809 à proximité de Castellón de Ampurias, province de Gérone.
S'étant établi à La Armentera, un village situé sur la rive droite du Fluviá, près de l'embouchure de ce fleuve dans la Méditerranée, le marquis de Lazán, crut bon d'effectuer un coup de main sur Castellón de Ampurias, où s'était installé un bataillon français. A cause du mauvais état des chemins l'attaque ne pouvait se faire avant le petit jour, et l'ennemi essaya de se retirer en direction de Rosas en combattant, mais les Chasseurs de Clarós, qui allaient à l'avant-garde de la division de Don Mariano Álvarez de Castro, réussirent à prendre les devants et à attendre l'ennemi dans un bosquet à proximité duquel il était obligé de passer. Assailli de toutes parts, le bataillon français fut complètement anéanti. Des 500 hommes qui le constituaient, 80 en réchappèrent et 90, dont un officier, se rendirent. Les autres furent tués ou blessés.
En apprenant ce désastre, le général Reille, fit une sortie de Figueras le jour suivant avec quelques 3 000 hommes, se proposant de donner une correction à Lazán et de lui couper la retraite vers Gérone, mais en dépit de son extraordinaire rapidité de réaction il ne put surprendre le général espagnol, qui l'attendait à Castellón, prêt à combattre. Les Français attaquèrent avec fougue, mais leurs efforts furent inutiles. Repoussés plusieurs fois, ils furent contraints de renoncer à leurs intentions après beaucoup de pertes, laissant Lazán s'en retourner tranquillement à Gérone.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:55

saragossee.jpg

Le Second siège de Saragosse est le deuxième des deux sièges de cette ville pendant la Guerre d'Espagne et est régulièrement considéré comme une des batailles les plus brutales des guerres napoléoniennes, et il est souvent comparé à la bataille de Stalingrad en raison des similitudes entre les combats de rues extrêmes qui ont eu lieu lors de ces deux sièges.
Début décembre 1808, les maréchaux Moncey et Mortier recommencent le siège de Saragosse (1808).
Saragosse fut investi une seconde fois sur les deux rives, le 19 décembre. Dans la nuit du 21 au 22, le général François Louis Dedon-Duclos ouvrit une batterie sur les hauteurs qui dominaient le monte Correro. Cette position importante fut enlevée. Moncey envoya à Palafox une sommation. Le général espagnol y répondit par un refus.
Le 2 janvier, Junot, duc d'Abrantès, vint prendre le commandement du siège. L'armée assiégeante se trouva diminuée pendant que Dedon disposait ses moyens d'attaque. Le fort Saint-Joseph fut pris et plusieurs sorties repoussées. Cependant les forces des assiégés s'élevaient à 50 000 hommes et les Français n'avaient que 22 000 hommes sans vivres et entourés d'ennemis extérieurs, tout l'Aragon étant en insurrection. Mortier fut chargé de disperser les insurgés, et Lannes vint remplacer Junot.
Le 27 les brèches étant praticables, Lannes ordonna un triple assaut à la suite desquels les couvents de Santa-Engracia, Saint-Joseph, etc, tombèrent au pouvoir des Français. Les progrès des assiégeants étaient lents, la prise de chaque maison nécessitait un siège.
Plusieurs petits mortiers de six pouces que le général Dedon avait fait entrer dans l'artillerie pouvaient être aisément transportés partout où besoin était. En outre, ce général avait établi des pièces de douze, de quatre, et des obusiers dans plusieurs rues. Deux portes, le couvent de Jésus, le faubourg de l'Arabal furent pris. L'occupation des couvents de Saint-Lazare rendirent les Français maîtres du pont de communication et du faubourg.
Le 19, le général Palafox envoya un parlementaire, mais ses propositions ne purent être accueillies. Le général Dedon fit mettre en batterie sur la rive gauche les 50 pièces qui avaient servi à l'attaque du faubourg et les dirigea contre les maisons du quai. Il fit charger de trois milliers de poudre chacun des fourneaux qui devaient éclater ensemble le lendemain, ce qui eut produit la plus épouvantable explosion.
Le 20 février, la junte de Saragosse envoya une députation au maréchal Lannes, alors qu’une mine énorme venait d’être achevée, assez grosse pour faire sauter toute la ville. La capitulation était signée, les Français montèrent par-dessus les décombres dans l'intérieur de la ville, où gisaient 5 000 cadavres sans sépulture ; les habitants s'étaient retirés dans les caves. Les maisons ouvertes à jour ou écrasées, partout des ruines ; plus de 100 000 individus entassés dans une ville qui n'en contenait ordinairement que 50 000. On trouva dans Saragosse 113 bouches à feu ; plus de 80 avaient été prises par les assiégeants dans le cours du siège.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:55

La Bataille de Sahagún s'inscrit dans la guerre d'Espagne, elle eut lieu le 21 décembre 1808. Elle opposa le 15e Hussard britannique à deux régiments de cavalerie français. Le 15e Hussard mis les français en déroute, faisant de nombreux prisonniers au prix de très peu de pertes. La charge du 15e Hussard et la victoire qui en résulta rendit la cavalerie française peu encline à combattre la cavalerie britannique pour le reste de la campagne.
Le 15e Hussard se vit décerner la distinction « Sahagun » comme distinction du régiment, distinction qui est encore célébrée aujourd'hui par les Dragons légers.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:54

La-bataille-de-Somosierra.jpg

Au cours de la Bataille de Somosierra, le 30 novembre 1808 une force espagnole en large infériorité numérique fut incapable d'empêcher Napoléon de prendre Madrid. Cette bataille eut lieu dans les gorges de Somosierra dans la Sierra Guadarrama au nord de Madrid, pendant la guerre d'Espagne.
Fin novembre 1808, l'écrasante puissance des Français avait débordé et détruit les deux ailes de l'armée populaire espagnole. Afin de parachever sa reconquête de l'Espagne, Napoléon s'avança sur Madrid avec 45 000 hommes de sa Grande Armée.
Afin de défendre la ville, le général Benito de San Juan rassembla une armée faite de miliciens, réservistes et différents régiments réguliers encore sous le coup des précédentes défaites, en tout à peu près 20 000 hommes. Pour couvrir les nombreuses voies d'approche de la ville, San Juan fut obligé de disperser ses forces déjà très inférieures en nombre. Sous ses ordres, 9 000 hommes furent envoyés à l'ouest pour garder le col de Guadarrama, alors que 3 500 occupaient un poste avancé à Sepúlveda, laissant seulement 9 000 hommes et 16 canons sur les hauteurs de Somosierra.
La nature du terrain et la ténacité des Espagnols travailla au début en leur faveur. Au soir du 29 novembre la brigade postée à Sepulvida repoussa une attaque française, infligeant de lourdes pertes, et échappa à l'écrasante supériorité numérique des Français dans la nuit tombante. Le matin suivant, Napoléon avança son infanterie directement vers le col, pendant que de petits détachements progressaient en se dissimulant vers les flans. Échangeant des salves de mousquet avec les défenseurs, les Français firent de lents mais sensibles progrès vers les canons ennemis.
Comme les forces espagnoles ne pouvaient être aisément prises de flanc par des mouvements d'infanterie, et que Napoléon était impatient d'en finir, il donna l'ordre à sa brigade de Chevau-légers polonais de charger les Espagnols et leur batteries d'artillerie retranchées. Cette décision dont on peut discuter le caractère impitoyable et imprudent fit l'objet d'amples controverses historiques.

Seulement quelques chevau-légers purent atteindre la dernière batterie, et les Espagnols réussirent à la reprendre. C'est alors que Napoléon saisit l'opportunité qui s'offrait à lui et engagea les autres escadrons.
La première charge fut conduite par Kozietulski, mais il perdit son cheval après avoir pris la première batterie. C'est à ce moment que le lieutenant Andrzej Niegolewski, qui était en reconnaissance avec ses hommes les rejoignit. La charge fut poursuivie sous le commandement de Dziewanowski, et quand il tomba de cheval après la prise de la troisième batterie, par Wincenty Krasiński. La charge contre la dernière batterie fut conduite par Niegolewski, qui survécut presque par miracle quand les Espagnols attaquèrent les canons et les reprirent (il reçut neuf blessures par baïonnettes et une à la tête, Niegolewski déclara qu'il avait reçu une balle à la tête, mais les documents mentionnent que c'était une blessure infligée par sabre).
La deuxième charge fut conduite par Tomasz Łubieński, qui lui aussi essaya d'en retirer toute la gloire, essayant de minimiser le rôle du troisième escadron (alors que Niegolewski essaya de montrer que ce fut lui qui prit les canons).
Les officiers français essayèrent de minimiser l'impact des charges polonaises, prétendant que tout le succès devait être attribué à l'infanterie française du général François Ruffin. Pourtant le 13e bulletin de la Grande Armée mentionne le rôle déterminant des chevau-légers polonais. On doit aussi souligner que la première charge fut capable d'emporter les quatres batteries (même si ce succès fut temporaire et que la dernière batterie fut rapidement reconquise), permettant ainsi à l'infanterie française de pousser son attaque, et que la seconde charge reprit la dernière batterie, ce qui provoqua un repli en masse de la milice irrégulière espagnole d'Andalousie et en fait la retraite de toute l'armée.
On doit noter que les artilleurs espagnols firent preuve d'une bravoure exceptionnelle et choisirent de mourir plutôt que d'abandonner leurs positions. Mais aucune relation polonaise ne mentionne un éventuel combat avec la milice espagnole. Les hommes de la milice quittèrent leurs positions en voyant combien il paraissait aisé aux Polonais de prendre les positions d'artillerie. Dans le brouillard il ne pouvaient apprécier combien les Polonais étaient peu nombreux.
Le général San Juan replia rapidement son armée sur Madrid. Bien que la victoire de Somosierra fut plus précisément le résultat d'une attaque combinée d'infanterie et de cavalerie; l'infanterie supportant le plus gros du combat; les rapports ultérieurs, y compris ceux de Napoléon, mettre uniquement l'accent sur la charge polonaise.
Les patrouilles françaises atteignirent la banlieue de Madrid le 1er décembre. San Juan tenta, sans conviction, de défendre la capitale. Le 4 décembre, un barrage d'artillerie dévastateur mit à mal la défense espagnole. San Juan capitula avec ses 2 500 soldats réguliers, les 20 000 civils enrôlés sous ses drapeaux se dispersèrent. Les Français entrèrent à Madrid pour la deuxième fois cette année-là.
Selon de nombreux mémoires rédigés par des vétérans de la bataille, Kozietulski conduisit la charge en lançant le cri officiel "Vive l'Empereur". Cependant, une légende populaire prétend que le véritable cri de bataille était en polonais Naprzód psiekrwie, Cesarz patrzy- En avant fils de chiens, l'Empereur vous regarde!

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:53

La bataille d'Espinosa s'est disputée les 10 et 11 novembre 1808, près du bourg d'Espinosa dans les montagnes de Cantabrie et aboutit à la victoire des Français commandés par le général Victor face à l'armée de Galice du lieutenant-général Joaquin Blake.
Victor, herchant une victoire facile afin d'effacer l'humiliation de la bataille de Valmaseda, lançe une série d'attaques malavisées qui sont au pris de lourdes pertes par les très disciplinées troupes régulières du général La Romana. À la tombée de la nuit, les positions de Blake résistent toujours. Au matin du 11 novembre, Victor reprend ses esprits et coordonne une attaque massive qui perce l'aile gauche de Blake et refoule les Espagnols du champs de bataille. Les Français prirent le joli total de 30 canons et 30 drapeaux.
Bien que ne constituant pas une défaite décisive en soi, la confusion sans espoir de cette armée espagnole épuisée et en haillons (qui n'a plus ni gouvernement, ni structure de commandement militaire pour la coordonner), porte un coup mortel à l'armée de Galice de Blake. Celui-ci conserve à son crédit d'avoir conduit le reste de ses hommes tout au long d'une retraite héroïque vers l'ouest, à travers les montagnes. Au grand dam de Napoléon qui ne peut y croire, il échappe ainsi à la poursuite de Soult. Mais quand il arrive à León le 23 novembre, il ne lui reste plus que quelques 10 000 hommes.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:53

tudela.jpg

La Bataille de Tudela est une bataille de la guerre d'Espagne disputée le 23 novembre 1808 près de Tudela, en Espagne. La bataille aboutit à la victoire des Français commandés par le maréchal Lannes contre les espagnols commandés par le général Castaños.
19 000 espagnols tentèrent de retenir 30 000 soldats français, mais furent battus. Les pertes espagnoles furent d'environ 4 000 hommes, pour seulement 650 dans le camp français
C'est la zone comprise entre Tudela et les monts voisins que l'on trouve sur la gauche, le front espagnol se déployait sur: La colline de Santa Barbara, Tudela, Torre Monrreal, Santa Quiteria, le sommet de Maya, la colline où se trouvait l'ermitage de San Juan de Calchetas, et les villages de : Urzante (disparu), Murchante, Castante. Et comme séparation naturelle entre les espagnols et les français, se trouvait le rio Queiles, un affluent de l'Ebre.
Pour les français, il fallait éliminer la droite espagnole, c'est à dire l'armée de Castaños, que l'on appelait l'armée du Centre, qui occupait Calahorra et sur la rive droite de l'Ebre, allait jusqu'au voisinage de Lodosa pour faire sa jonction avec la réserve de Palafox, qui elle occupait la rive de l'Arga jusqu'à son confluent avec le Rio Aragon, en face de Falces, Peralta et Milagro où étaient cantonnées les forces française de Moncey.
Le 18 novembre 1808, Napoléon donna à Jean Lannes, l'ordre d'avancer jusqu'à Tudela selon le programme suivant: Le 21 à Lodosa, le 22 à Calahorra, le 23 à Tudela.
En arrivant à Logroño, il ordonna à Moncey de traverser l'Ebre vers Lodosa afin de joindre ses forces à celles de Lannes.
Une fois à Lodosa il organisa les forces dont il disposait.
Tandis que les français organisaient une offensive rapide et soigneusement préparée, les armées espagoles de l'Ebre se trouvaient dans les pires conditions pour affronter avec succès l'ennemi."la qualité des troupes et leur infériorité numérique ne leur permettaient pas de rivaliser avec les troupes aguerries des français".
Ceci pour ce qui concerne les troupes, car pour ce qui est de leurs chefs, il y avait une grande mésentente entre Castaños et Palafox, qui ne pouvaient se mettre d'accord sur la façon de mener les opérations, Palafox, tirant orgueil de sa défense de Saragosse,se considérait comme supérieur à son collègue.
Castaños avait réclamé à la Junte Suprème le commandement unique des armées, mais cette dernière tardait à le lui octroyer.
Castaños pensait que le front qu'il avait créé depuis les flancs du Moncayo jusqu'à l'Ebre sur environ 50 km pouvait arrêter l'avance de l'armée française, mais au lieu des 80.000 hommes qui lui avait été promis, il pouvait compter sur seulement 26.000 soldats.
Juan O'Neylle avait le reste des forces espagnoles, mais celles-ci se trouvaient à Caparroso et Villafranca. Castaños envoya un émissaire avec une lettre à O'Neylle, lui demandant de venir à Tudela aussi tôt que possible car les français étaient en route et arriveraient d'un moment à l'autre. Le messager arriva à Caparroso à cinq heures de l'après-midi le 21 novembre, O'Neylle lut la lettre et répondit:
Je comprends bien le caractère critique de la situation, mais mon chef est Palafox, et celui-ci m'a donné l'ordre de rester sur mes positions, malgrès tout je suis prêt à à marcher jusqu'à Tudela avec mes 20.000 hommes, mais ce sera demain à la tombée de la nuit, dés maintenant j'envoie une dépêche à Palafox pour qu'il me dise à quels ordres je dois me tenir.
Le 22 novembre les forces espagnoles étaient déployées de la manière suivante:
A Tarazona se trouvait Grimarets à la tête de trois divisions totalisant de 13.000 à 14.000 soldats. Avec son avant-garde détachée sur la route de Ágreda, par laquelle on supposait que viendrait l'ennemi d'un moment à l'autre.
A Cascante se trouvait la quatrième division du général Lapeña avec 8.000 hommes, en majorité des andalous qui avaient participé à la bataille de Bailén.
A Ablitas Castaños établit son quartier général. Il pensait couvrir l'espace entre Cascante et l'Ebre avec sa cinquième division et les renforts du Maréchal O'Neylle et Felipe Augusto de Saint-Marcq dont il attendait l'arrivée avec impatience.
Cet après-midi les unités d'Aragon commencèrent à se concentrer au lieu dit Traslapuente ( de l'autre côté de l'Ebre par rapport à l'armée de Castaños), mais ils ne franchirent pas le pont, ils campèrent à cet endroit, ayant ordre de ne pas traverser ... jusqu'à ce que Palafox ne l'ordonna !!!
Castaños piqua une colère, c'était incroyable, les français étaient sur le point d'arriver et les renforts n'étaient pas à leur poste de combat.
Palafox, sommé de répondre se tut mais ne céda pas. Castaños, devant cete attitude qui mettait en péril la défense et la vie de milliers d'hommes, convoqua un conseil de guerre à Tudela, au palais du Marquis de San Adrían et où se réunirent Palafox (qui était arrivé la veille de Saragosse, avec son frère Francisco Palafox), le général Coupigny et un observateur britannique sir Thomas Graham.
En cette nuit fatale - dira un historien -
il y eut des alliances, des oppositions mais aucune prise de mesure de nature à sauver les armées.
Palafox était opposé à l'établissement de la ligne de Queiles, se basant sur le fait que l'on ne disposait pas des effectifs suffisants pour résister à l'ennemi, il valait mieux se retirer sur Saragosse et défendre l'Aragon.
L'Espagne doit défendre l'Espagne!! - s'exclama Castaños -
Nous devons rester unis face à l'ennemi.
Ainsi se passa une grande partie de la nuit du 22 novembre. Vers le milieu de la nuit, ils reçurent les premières informations disant que les français avaient déjà pris Corella et Cintruenigo. La nouvelle arriva comme une bombe parmis les membres de la réunion, ensuite la nouvelle se répandit dans toute la ville, et au dire des témoins, déclancha une panique. Il faut que O'Neylle franchisse l'Ebre immédiatement, l'ennemi est sur nous!! Palafox, tétu, s'obstina sur ses positions.
Sur quoi, Castaños le traita de couard, les reproches jaillirent, l'un et l'autre se traitèrent de tous les noms.
Finalement, Palafox, à son grand dam, céda, et donna l'ordre que ses forces passent l'Ebre, mais exigea que chacun porte par écrit son opinion.
Le 23 novembre, la bataille:
Aux premières lueurs de l'aube, les forces de l'armée de réserve commencèrent à traverser les 360 m du pont sur l'Ebre, ces forces étaient aragonaises en majorité, avec quelques volontaires navarrais, les uniformes grisatres, et équipés à la diable, avec plus d'ardeur que de discipline, et beaucoup plus l'aspect d'un peuple en armes que d'une armée régulière. Quelques semaines plus tôt, le colonel de l'un des bataillons se plaignait que:
"Ses gens avaient seulement des chemises et des caleçons, et que leurs fusils étaient inutilisables."
La traversée de Tudela par les troupes, alors qu'il faisait encore nuit et que les rues de la vieille ville étaient trés étroites, fut une tâche difficile. Il y eut un grand chahut, et les ruelles furent embouteillées. A cause de celà et aussi parcequ'ils arrivèrent tard dans la ville, les soldats tardèrent à occuper les positions qui leurs étaient assignées, en conséquence entre Santa Quiteria et Cabezo Maya une grande partie du terrain resta sans protection.
Pendant ce temps, le maréchal français Lannes, qui ne perdait pas de temps, s'assura des alentours de la ville, alors que le soleil commençait à pointer depuis les monts de Cierzo. Lannes s'étonna qu'il n'y eut aucune sentinelles et de ne voir nul part l'ennemi.
Un témoin espagnol de l'époque dît:
"A Tudela il n'y avait pas de corps avancé, ni même une seule sentinelle".
L'historien José Muñoz Maldonado ajoute:
"On savait avec certitude que l'ennemi approchait, et l'on ne prit aucune mesure ni pour offrir la bataille, ni pour l'éviter".
Pendant ce temps les renforts finissaient de traverser le pont et le trafic des troupes, des voitures, des canons et de la cavalerie se réglait quelque peu dans les rues de la ville. On entendait les premières salves de canons et de fusillades tirées par les français.
Ceci mit fin à la dispute entre Castaños et Palafox - Résister ou se retirer?
En toute hate, il fut nécessaire de prendre des dispositions défensives.
Il était sept heures du matin - dit un témoin -
quand les premiers français se rendirent maître du castillo
Selon Yanguas (un historien de l'époque) ce fut à huit heures que l'on donna le premier avis de la venue des français et commença a se préparer au combat.
Selon le rapport du général Castaños:
"Franciso Palafox voulut sortir avec son adjoint par la route qui lui paraissait la plus courte pour découvrir l'ennemi et se retrouva nez à nez avec une patrouille de dragons français, au débouché d'un tournant, et il dut tourner casaque en toute hate."
Comme les ruelles de la ville étaient pleines de soldats, l'entrée des français fut retardée.
Selon un autre témoin:
"L'armée de réserve entama l'action dans la ville, les hommes de la division Roca attaquèrent bravement à la baïonnette, réussirent à déloger les patrouilles ennemies du sommet de Santa Barbara"
Une fois maître de la colline qui dominait Tudela, les bataillons Caro et Pinohermoso se déployèrent sur les flancs de la colline, prirent position sur les collines voisines , en face du plateau dénommé Puntal del Cristo, d'où l'on découvrait à présent le gros des forces françaises de Maurice-Mathieu.
Les volontaires de la division de Saint-March se disposaient à occuper les hauteurs de la vallée du rio Queiles ( Mont San Julian qui abrite aujourd'hui le cimetière et la colline de Santa Quiteria).
O'Neylle, avec la majeure partie des troupes d'Aragon s'efforça d'organiser la défense aux abors de la ville, sur la route de Saragosse, dans l'attente des ordres du Général Castaños à qui on avait accordé le commandement dans ce moment critique.
Entre huit et neuf heures, la surprise et la réction se succédèrent rapidement dans Tudela. La surprise avait été totale, la confusion atroce, mais la réaction fut violente et énergique, bien que conduite dans les pires conditions.
Ce coup avorté de l'ennemi fut suivi d'une période de calme relatif. C'est à la fin de cette trève que le maréchal français conçut son plan de bataille, après avoir observé les lignes de défense espagnoles et surtout au vu du grand nombre de failles qui étaient non seulement nombreuses mais importantes.
Il négligea l'armée qui se trouvait à Tarazona et se concentra sur sur la ligne qui va de Tudela à Cascante, la partie la plus vitale et aussi la plus dégarnie.
Les premières décisions de Lannes concernèrent les objectifs suivants:
Attaque partielle du flanc droit espagnol (Tudela).
Reconnaitre et tester le centre ( Monts de la rive du rio Queiles jusqu'à Urzante), tâche pour laquelle il garda en réserve les divisions Morlot et Granjean.
Lancer le gros de sa cavalerie contre celle de Cascante pour éviter que le général Lapeña n'étende ses lignes jusqu'à Tudela et afin de donner à la division Lagrange le temps d'arriver en position d'affrontement avec ceux qu'ils pensait être les andalous.
Et voilà comment commença la bataille de Tudela, qui à cause de quelques erreurs, de la discorde entre les généraux espagnols et le mauvais état de l'armement des troupes espagnols...commença à neuf heures, se généralisa à dix heures devait avoir un dénouement rapide et tragique à trois heures de l'aprés-midi.
La division Maurice-Mathieu fut la première à attaquer les positions espagnoles: La colline de Santa Barbara où se trouvaient les ruines du château médiéval résidence des monarques de Navarre et qui avait à ses pieds Tudela pendant qu'il gardait la division Musnier sur le plateau dénommé Puntal del Cristo.
Suivant ces ordres, les généraux Maurice-Mathieu et Habert formèrent leurs troupes en colonne d'attaque et attaquèrent les espagnols, précédés d'un bataillon de tirailleurs. Mathieu marchait à la tête d'un régiment de la Vistule et Habert devant le 14e de ligne. C'étaient de vieux régiments qui avaient combattu à Eilau. Pour eux les batailles contre les espagnols n'étaient pas de nature à les effrayer dit Thiers.
Le choc survint peu après neuf heures du matin. il eut lieu sur les trois collines des contreforts du Canraso qui s'étend en face de Tudela.
Avant cette attaque, Castaños renforça le château de Santa Barbara avec des aragonais qui venaient de passer le pont. "Les aragonais - écrit Thiers - plus braves et enthousiastes que le reste de la nation, se sentant tenus par leurs prouesses antérieures, étaient obligés de lutter avec acharnement."

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:50

La Bataille de Valmaseda a lieu le 5 novembre 1808, pendant la retraite en Cantabrie du lieutenant-général Blake devant des forces armées françaises supérieures. Ayant reçu le renfort de la division del Norte, division d'infanterie régulière de vétérans du général La Romana, Blake se retourne subitement contre ses poursuivants et bat une division de l'armée du général Victor à Valmaseda.
Prélude
Cette défaite française est la conséquence de la malheureuse initiative du maréchal Lefebvre à la Bataille de Durango, qui permet à Blake de s'échapper avec son armée pratiquement intacte. D'autres erreurs sont faites dans la poursuite des Français, en particulier quand Victor a la légèreté de laisser son armée s'éparpiller à la recherche d'un ennemi qu'il considère déjà comme battu. Cela permet à Blake d'attirer les Français dans un piège.
Le 5 novembre la division du général Vilatte, opérant en avant des autres formations françaises, tombe dans une embuscade.
Alors que leurs chefs ont commis bien des erreurs, les soldats français, rompus à une discipline de fer, ne font pas défaut. Vilatte, refusant de se rendre, met ses troupes en carrés et réussit à s'échapper de l'encerclement. Les Espagnols font tout de même 300 prisonniers et s'emparent d'un canon.
Choqué d'apprendre que sa Grande Armée ait subit, ne serait-ce qu'une défaite mineure face à une armée de bandits dirigée par des moines, Napoléon réprimande sévèrement Victor pour son imprudence. Celui-ci se rachete six jours plus tard quand il défait Blake à la bataille d'Espinosa.

 

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