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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:50

La bataille de Burgos s'est déroulée le 7 novembre 1808, pendant la guerre d'Espagne. Une puissante armée commandée par le maréchal Bessières écrasa et détruisit la petite armée espagnole du général Belveder, ouvrant le centre de l'Espagne à l'invasion française.
Les historiens en Espagne rappellent cette bataille en mémoire de la vaine bravoure des régiments de la Garde et de Wallonie commandés par Don Vicente Genaro de Quesada. Formant l'arrière-garde des lignes espagnoles éclatées, ces troupes soutinrent des charges répétées de la cavalerie du général Lassalle sans céder un pouce de terrain, au prix d'un massacre des Français aussi bien que des Espagnols. Des 307 hommes de l'arrière-garde, seulement 74 survécurent, couverts de sang, les uniformes en haillons, les baïonnettes tordues et émoussées.
On dit que Bessières rendit lui-même son épée à Quesada et fit panser ses blessures à l'hôpital de campagne français. Ces actes de chevalerie devinrent de plus en plus rares à mesure que la guerre d'Espagne se prolongea.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:49

A la Bataille de Vimeiro (le 20 août 1808) les britanniques sous les ordres du Général Wellesley battirent les français sous les ordres du Général Jean Andoche Junot près du village de Vimeiro (pron.IPA [vi'meiru], près de Lisbone au Portugal.
Quatre jours après la bataille de Roliça, les forces de Wellesley, qui comprenaient alors 17 000 hommes, furent attaqué par l'armée française de Junot.
Vimeiro commença comme une bataille de mouvements. Les français tentèrent de prendre de flanc la gauche britannique, mais Wellesley sut redéployer son armée afin de faire face à l'assaut. Pendant ce temps, Junot lança deux colonnes vers le centre britannique, mais celles-ci furent contraintes de se replier sous les salves continues des troupes déployées en lignes.Peu de temps après, les attaques de flanc étaient repoussées et Junot battit en retraite vers Torres Vedras après avoir perdu 2 000 hommes et 13 canons, à comparer à 700 hommes perdus par les britanniques. Aucune poursuite ne fut entreprise car le commandement avait été repris par Sir Hew Dalrymple et Sir Harry Burrard (le second étant arrivé pendant la bataille et le premier peu après). C'est Burrard qui interdit à Wellesley de poursuivre Junot.
Après cette défaite décisive, Junot se résigna à proposer une capitulation sans conditions. Néanmoins, Dalrymple accorda aux français des conditions bien plus généreuses que celles qu'ils auraient pu espérer. Par la Convention de Cintra, l'armée vaincue fut transportée en France par la marine britannique, au complet, avec ses canons et équipements et même le butin qu'elle avait pris au Portugal.
La convention de Cintra provoqua un massif mouvement d'indignation en Grande Bretagne, et à la suite d'une enquête officielle, Dalrymple et Burrard furent blâmés. Wellesley, qui s'était opposé à l'accord, bénéficia d'un non lieu.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:49
La Bataille de Pancorbo plus connu sous le nom de Bataille de Durango fut l'un des premiers engagements de l'invasion de l'Espagne par Napoléon
Conduits par Napoléon, les Français préparent méticuleusement la destruction des positions de Joaquín Blake, pour ensuite écraser l'aile gauche du front espagnol, qui s'étend depuis la Cantabrie jusqu'à la Méditerranée.
Suite à des frictions avec les autorités espagnoles et un manque de coordination de la part de la junte centrale, Blake, pour sa part, n'a aucune confiance dans le déploiement des troupes espagnoles et ne peut faire mieux que de conduire une prudente avance en direction de Bilbao.
Le 31 octobre 1808, le maréchal Lefebvre désobéissant aux ordres de Napoléon, lance son IVe corps dans une attaque prématurée à Durango, bouscule l'armée de Galice sous le commandement du lieutenant-général Joaquín Blake y Joyes.
Blake, profondément troublé par l'apparition des forces françaises prend immédiatement des mesures en vue de retirer ses troupes et ses canons. L'infanterie espagnole, privée du support de son artillerie, est rapidement repoussée mais se retire en bon ordre.
Lefebvre perd 300 hommes et Blake 600. Bien qu'ayant obtenu une victoire tactique, Lefebvre a commit une erreur qui permet à Blake d'échapper au piège français grâce à une astucieuse retraite. remettant ainsi en cause la stratégie de l'Empereur.
L'écrasante supériorité de la Grande Armée de Napoléon permet cependant aux Français de balayer les chancelantes défenses espagnoles et de prendre Madrid en fin d'année.
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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:48

La bataille de Roliça fut la première bataille livrée par l'armée britannique pendant la Guerre d'Espagne (et du Portugal). Elle se déroula le 17 août 1808 près du village de Roliça au Portugal, et opposa les Britanniques du général Arthur Wellesley, aux Français du général Henri Delaborde.
Dans les mois qui suivirent l'occupation du Portugal, Napoléon entreprend la conquête et le contrôle de l'Espagne. Il rencontra beaucoup de résistance, mais celle-ci est désorganisée, même quand elle se montre efficace. À la fin de juillet les Espagnols rencontrent les Français une douzaine de fois, gagnant, ou au moins ne perdant pas, sept de ces affrontements. La victoire la plus spectaculaire eut lieu en Espagne du sud le 23 juillet 1808, quand le général Castaños encercle et forçe 18 000 soldats français du général Dupont à capituler à la bataille de Bailén. Le 30 juillet, le général Loison massacre la population, hommes, femmes et enfants, d'Évora. Ces deux évènements ont des répercutions sur les relations des deux nations avec les troupes britanniques.
Le 30 juillet, Wellesley reçoit une lettre de Castlereagh, ministre de la Guerre, l'informant que les forces du général Jean-Andoche Junot comptent plus de 25 000 hommes. Castlereagh exposait ses plans pour augmenter l'armée britannique au Portugal de 15 000 hommes. Le général John Moore devrait arriver avec l'armée depuis la Suède, et une autre force serait envoyée depuis Gibraltar. Le commandement de cette force agrandie passerait à Sir Hew Dalrymple, un vieux général de 60 ans qui n'avait vu de service actif que dans les années 1793-1794 et dans la campagne désastreuse de Flandre, en ce moment gouverneur de Gibraltar. Dalrymple serait secondé par Sir Harry Burrard de Lymington, et assisté par cinq autres généraux, tous supérieurs en grade à Wellesley. L'ambitieux général Wellesley espère provoquer un évènement pendant qu'il commande encore l'armée au Portugal.
Il débarque ses troupes du convoi de l'amiral Cotton dans la baie de Vagos à l'embouchure du Rio Mondégo. Wellesley a choisi ce point de débarquement car des étudiants de l'université de Coimbra en ont occupé le fort, en faisant ainsi le point de débarquement le plus sûr de toute la côte jusqu'à Lisbonne. Le débarquement des 9 000 hommes avec leur équipement sous les ordres de Wellesley, avec les 5 000 supplémentaires rencontrés au large du Portugal dure du 1er au 8 août. Quelques barges de débarquement chavirent dans la barre. Quelques soldats périssent noyés. Ce sont les premières pertes britanniques dans la Péninsule.
L'armée se met en route le 10 août pour une marche de 20 km par une chaleur étouffante et un chemin sableux jusqu'à Leiria. Wellesley arrive le 11 et commence bientôt à discuter avec le général Freire, commandant des 6 000 soldats portugais, au sujet de l'intendance et de la meilleure route à prendre pour Lisbonne. Wellesley choisi la route en bord de mer, proche de ses sources d'approvisionnement, avec 1 700 Portugais sous le commandement du colonel Trant, un officier britannique au service de l'armée portugaise.
En fait, ils suivent un corps de l'armée française sous le commandement du général Delaborde, que Junot à envoyé pour harceler et retenir les Britanniques, jusqu'à ce que ses forces soient en position de s'opposer aux troupes anglo-portugaises.
Le 14 août les Britanniques atteignent Alcobaça et font mouvement vers Óbidos. Là, l'avant garde britannique, principalement le 95eRifle (fusiliers) rencontre des sentinelles de l'arrière garde française. Les 4 000 Français font face aux alliés trois fois plus nombreux.
Le village de Roliça est situé au centre d'un fer à cheval constitué par des collines très pentues, de 1,6km de large et 3,3 km de profondeur. L'ouverture du fer à cheval est orientée vers le nord-est en direction d'Obidos, là où le 95e a rencontré les Français. Les collines autour d'Obidos et de Roliça sont bien boisées.
Les Français commencent la journée en se plaçant au nord de Roliça, adossés au terrain plus élevé, leur permettant ainsi de bloquer ou de protéger les routes du sud vers Lisbonne. Sur les hauteurs à environ 1,6 km au sud du village, où les Français font leur premier repli, il y a quatre défilés, ou vallons conduisant vers les nouvelles positions françaises. Le terrain en contre-bas des collines est herbeux, mais de gros blocs de rocher et les flancs abrupts des vallons rendent une attaque en formation impossible.
L'armée britannique, est constituée de six brigades sous les généraux Hill, Ferguson, Nightingale, Bowes, Crawfurd et Fane avec les Portugais sous les ordres du colonel Trant et 50 cavaliers formant l'aile droite, et devant contourner l'aile gauche française. Les généraux Ferguson et Bowes avec trois compagnies de fusiliers et un peu d'artillerie doivent forcer la droite française contre l'arrivée possible du général Loison. Les généraux Nightingale, Crawfurd et Fane avec le reste des Portugais, de l'artillerie et de la cavalerie poussent au centre.
Les Français sous les ordres de Delaborde, comprennent cinq bataillons, dont un suisse et cinq canons.
Wellesley arriv à Obidos le 16 août et part pour Roliça le 17. Au début de la bataille, Delaborde occupe une position au nord-nord-ouest du village de Roliça. Wellesley tente de manœuvrer ses forces en tenaille sur chacun des flancs de la position française. Cela peut être tenté car l'armée anglo-portugaise surclasse les effectifs des Français à trois contre un.
Il envoie le colonel Trant vers l'ouest, et une force plus importante sous les généraux Ferguson et Bowers avec 6 canons vers l'est, pendant qu'il fait une démonstration de force au centre, à grand bruit, pour faire diversion. Wellesley commence à manœuvrer à 9 heures du matin, mais en général averti, dès les premiers affrontements, Delaborde retire ses troupes sur le sommet de la colline.
A ce moment, le colonel Lake du 29e régiment d'infanterie, placé dans le centre commet l'erreur d'escalader le un vallon vers la position française, et arrive derrière Delaborde. Celà lui coûte la vie ainsi qua la plupart des hommes du 29e, mais déclenche la charge des Britanniques qui l'emportent largement en nombre. Le combat est rude avec Delaborde qui espère des renforts de Loison. Jusque vers 16 heures, il repousse trois assauts des Britanniques. A ce moment Wellesley atteint le sommet de la colline et Ferguson arrive en franchissant les collines à l'est. Le général Delaborde se retire en bon ordre avec l'aide efficace de sa cavalerie jusqu'à ce que la discipline de ses troupes ne se brise en déclenchant la fuite. Sans cavalerie, les Britanniques abandonnent la poursuite. Les Français parviennent à Montachique près de Torres Vedras.
Les Britanniques ont perdu 487 hommes dont plus de la moitié du 29e régiment d'infanterie. Les Français ont perdu 700 hommes et trois de leurs canons. Delaborde est blessé. Le lendemain Wellesley apprend qu'un renfort de 4 000 soldats arrivés d'Angleterre est au large de la côte. Il couvre leur débarquement plutôt que de poursuivre Delaborde.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:47

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La bataille de Bailén est une série d’affrontements entre l’armée régulière espagnole, en liaison avec la guérilla, commandée par le général Castaños, et l’armée française commandée par le général Pierre Dupont de l'Étang, entre le 18 et le 22 juillet 1808, lors de la guerre d'indépendance espagnole. C'est une victoire décisive des Espagnols, et le premier échec important des armées napoléoniennes.
En avril, 1808 l’Empereur dépose le roi Charles IV et le remplace le 7 juillet par son frère Joseph (Joseph Ier). Le soulèvement du Dos de Mayo (soulèvement du 2 mai) ensanglante Madrid, marquant le début de la guerre d'indépendance.
Alors que la plus grande partie de l’Espagne est en révolte ouverte, le général Dupont est envoyé prendre la ville de Cadix.  La flotte française est au voisinage, sous le commandement de l’amiral François Rosily. Le IIe corps d’observation, dirigé par Gironda, compte environ 15 000 hommes, dont une majorité de recrues. Ils sont regroupés en trois divisions d’infanterie, placées sous les ordres des généraux Vedel, Barbou, et Gobert, ainsi qu’une division de cavalerie commandée par Fresia.
Le 24 mai, une des divisions d’infanterie et des éléments de cavalerie (au total 6 000 Français et 2 500 Suisses) sont battus à Tolède. Le 6 juin, le colonel Echavarri est battu, à la tête de guérilléros, par Alcolea. Le 7 juin, les Français prennent Cordoue et la mettent à sac pendant quatre jours. Ils quittent la ville le 16 juin. La veille, la flotte française à Cadix s’est rendue.
Face à l’insurrection victorieuse en Andalousie, Dupont décide de faire retraite vers la Sierra Morena, où il compte s’appuyer sur les renforts venus de Madrid. La retraite française est retardée par les de 500 charriots provenant du pillage de Cordoue, et à cause de la chaleur.
Le 18 juin, un camp est établi à Andujar, le reste de l’armée continue la route, et Dupont envoie une demande de soutien à Madrid. Le 15 juin, le général Vedel a quitté Tolède, avec 5 000 fantassins, 450 cavaliers et 10 canons. Le 26 juin, il défait quelques milliers de guérilléros au Paso de Despeñaperros. Il laisse un bataillon pour défendre la passe, et rejoint l’armée de Dupont avec le reste de ses forces.
Le 2 juillet, Gobert quitte Madrid avec Savary, pour rallier Dupont. Seule une brigade le rejoint, le reste devant être laissé en chemin pour protéger la retraite.
Après la réunion de ces troupes, Dupont divise ses forces en trois groupes : Gobert est à La Carolina, Vedel à Bailén et Dupont lui-même occupe Andújar.
Le général Castaños rassemble une armée de 33 000 hommes, parmi lesquels quelques régiments réguliers de Séville, un régiment de Suisses, et des formations de milice provinciales et de paysans. Au total, ses forces sont plus nombreuses que celles de Dupont. Celui-ci, informé, demande à Vedel de le rejoindre à Andújar. Quand Vedel quitte Bailén, une armée espagnole commandée par Théodore Reding prend la ville et la défend victorieusement contre la brigade de Gobert, qui est tué durant l’assaut. Sa brigade fait retraite sur La Carolina. En l’apprenant, Dupont ordonne à Vedel de reprendre la ville. Il y réussit, puis la quitte pour prendre position.
Le soir du 18 juillet, profitant de l'obscurité, Dupont quitte Andújar. Le 19, vers 2h00, les Espagnols affrontent l’arrière-garde française, lui infligeant de lourdes pertes. Vers 4h00 les combats commencent réellement. À 12h300 Dupont à la tête de ses hommes charge désespérément. La chaleur est intense, les hommes ont soif. Espérant sans doute recevoir l'aide de Vedel, Dupont demande une suspension des combats, qui est accepté par Reding.
Dès le matin, Vedel au bruit de la canonnade, s'est mis en route. Quand il arrive dans l'après midi aux abords du champ de bataille, c'est pour trouver les belligérants au repos. Entretemps, l’arrivée de Castaños a décidé Dupont à demander une trêve. Une estafette rapporte à Vedel l'ordre de ne plus bouger. Dupont qui a chargé le général Chabert de négocier les conditions d'une reddition, espère pouvoir quitter librement le champ de bataille avec armes et butin. Mais les Espagnols interceptent une dépêche du général Savary commandant à Dupont de regagner Madrid au plus vite. Le général Marescot a remplacé Chabert dans les négociations, mais il n'est plus question de permettre aux troupes de Dupont d'aller grossir l'armée française pour faire face à l'armées espagole des généraux Cuesta et Blake.
La position des Français est devenue critiques car au bruit de la victoire, la population hostile accourt de toutes parts et grossit les rangs espagnols. Chez les officiers français on hésite à attaquer de nouveaux et a profiter de la surprise pour prendre la fuite et rejoindre Vedel. Des ordres contradictoires sont donnés. Vedel se croit libre de se mettre en sureté et profitant de la nuit fait retraite en conséquence vers les montagnes. Les généraux espagnols l'accusent de rompre les négociations et menacent de massacrer ses soldats s’ils ne se rendent pas immédiatement. À contre-cœur Vedel se soumet.
Le 22 juillet, le IIe corps d’observation capitule. Dupont et ses soldats sont transportés par navires anglais dans le port de Rochefort. À part les officiers, tous les hommes sont placés sur des pontons (des navires transformés en prisons), dans des conditions infernales, et très peu d’entre eux survécurent jusqu'en 1814.
Les maréchaux Moncey et Bessières font retraite sur l’Èbre, où ils établissent des positions défensives.
Si parmi les Espagnols, ils sont nombreux a expliquer cette capitulation par le désir des Français de ne pas perdre leur immense butin, la victoire espagnole démontre que l’armée française n’est pas invincible, ce qui persuade les Autrichiens de repartir en guerre contre la France.
Dupont revient en France où il est emprisonné au fort de Joux. En 1814, il est fait ministre de la guerre par Louis XVIII.
La junte de Séville a créé une médaille en commémoration de la bataille de Bailén.


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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:45

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La Bataille de Medina del Rio Seco fut disputée pendant la guerre d'Espagne le 14 juillet 1808 et aboutit à la défaite écrasante de la seule armée espagnole capable de défendre la Vieille-Castille contre les Français.
Les récentes opérations françaises dans la région avaient sont bien loin des attentes de Napoléon. En juin, la colonne avancée de Jean-Baptiste Bessières tente de marcher sur Santander afin de sécuriser les communications françaises et garder la côte d'un possible débarquement britannique. Accablé par une résistance massive de la région, Bessières est forcé de tourner les talons.
Napoléon engage alors encore plus de troupes et formule une nouvelle stratégie. En juillet il ordonne à Bessières de renouveler son offensive à l'Est. En face des Français se trouve le général Joaquín Blake y Joyes, qui dans un partenariat difficile avec le Général Cuesta, rassemble une armée hétéroclite de recrues, miliciens et soldats réguliers en provenance de garnisons provinciales isolées. À eux deux les généraux espagnols commandent environ 24 000 hommes. Cette force prend position sur une faible élévation près de Medina del Rio Seco.
Le 14 juillet des éléments des deux divisions de l'armée de Bessières donnent l'assaut à la crête. La plupart des Espagnols combattent avec une volonté inflexible, infligeant aux Français des pertes de plus de 1 000 hommes, mais la fragile armée de Blake est finalement brisée par les assauts déterminés de l'ennemi et est mise en déroute vers l'ouest. Si quelque blâme doit être porté dans cette défaite, ce ne peut être que par Cuesta, qui pour des raisons absolument pas claires refuse de déployer ses 6 500 hommes.
A la suite de Medina del Rio Seco, Bessières capture aisément Léon et Zamora. Les Français se rendent coupables de sauvages représailles contre les prisonniers aussi bien qu'envers la populace des villes voisines, qui ironie du sort, étaient parmi les très rares villes à n'avoir pas été emportées par des soulèvements populaires.
La victoire de Bessières apporta une grande amélioration à la position stratégique de l'armée française dans le nord de l'Espagne. Enchanté, Napoléon affirmera: « Si le maréchal Bessières a été capable de battre l'Armée de Galice avec si peu de pertes et peu d'efforts, le général Dupont sera capable de renverser n'importe qui il pourrait rencontrer »

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:44

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Le siège de Saragosse, durant la campagne d’Espagne, dure de juin 1808 à août 1809, et se conclut par la levée du siège par les Français.
François Louis Dedon-Duclos est désigné en 1809, pour prendre le commandement en chef de l'artillerie du siège de Saragosse et de l'armée d'Aragon.
Il avait réuni un équipage de soixante bouches à feu et fait construire sur le haut Ebre un pont de bateaux destiné à faire communiquer entre eux les différents quartiers de l'armée. Le siège avait commencé vers la fin de juin. Après une première attaque qui fut repoussée, il y eut une sorte d'interruption causée par l'insuffisance des troupes.
Le 11 juillet les Français passèrent l'Èbre, grâce aux travaux exécutés par le général Dedon. La ville put être entièrement investie à la fin de juillet. Dedon établit sept batteries contre le couvent de Santa-Engracia menaçant le front entre ce couvent et la porte del Carmen et en flanc le couvent des Capucins.
Le 1er août, le bombardement et un feu effroyable commencèrent. Ce feu dura jusqu'au 11. Des brèches étant ouvertes partout et l'assaut général commença. Après deux attaques repoussées, les assiégeants pénétrèrent dans Saragosse. Partagés en trois colonnes, ils éprouvèrent des pertes considérables et furent contraints de revenir à leur point de départ.
Le 7 août les Espagnols reçurent un renfort de 3 000 hommes et des munitions. Pendant huit jours le plus affreux combat se prolongea de rue en rue. Les Français n'occupaient plus qu'un huitième de la ville. Les femmes espagnoles rivalisaient de patriotisme et de dévouement avec les hommes. On cite entre autres une femme du peuple nommée Augustina, la comtesse Zurita, jeune femme, belle et délicate, que l'on vit partout au milieu du feu le plus terrible, des bombes, des obus et de la mousquèterie.
Le 14 août le général Verdier, commandant les opérations de siège, fit rétrograder les troupes, les événements qui suivirent la bataille de Baylen l'appelant sur un autre point.
Mais quatre mois plus tard, les maréchaux Moncey et Mortier entamaient le second Siège de Saragosse.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:40

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La bataille de
Rocquencourt, dernière bataille des troupes impériales napoléoniennes, eut lieu à Rocquencourt, le 1er juillet 1815, soit 13 jours après Waterloo et 9 jours après l'abdication de Napoléon Ier mais avant la signature de l'armistice, alors que les Prussiens avaient envahi la France.
Elle fut le fait, à l'instigation du maréchal Davout, des généraux Exelmans et Piré et se traduisit par l'anéantissement d'une brigade prussienne et plus de 400 prisonniers.
Début juillet, l'armée réunie sous les murs de Paris attendait le signal d'une bataille qui eût été une revanche de la bataille de Waterloo.
Blücher, à qui l'on n'opposait qu'un simulacre de défense, avait passé la Seine sur le pont du Pecq, conservé par les soins du journaliste Martainville, et paraissait vouloir se répandre, avec ses troupes, sur la partie sud-ouest de Paris. Les généraux français, témoins de cette marche aventureuse, jugèrent unanimement que les Prussiens s'étaient compromis. Ce fut dans ce moment que l'Empereur déclara au gouvernement qu'il était sûr d'écraser l'ennemi, si on voulait lui confier le commandement de l'armée.
Par ordre du prince d'Eckmühl, le général Exelmans fut dirigé sur les traces des Prussiens avec 6 000 hommes ; un corps de 15 000 hommes d'infanterie, sous le commandement du général Vichery, devait le suivre par le pont de Sèvres et lier ses mouvements avec 6 000 fantassins du 1er corps, et dix mille cavaliers d'élite qui devaient déboucher par le pont de Neuilly. Mais au moment d'exécuter ces dispositions dont le succès eût pu entraîner la perte de l'armée prussienne, le prince d'Eckmühl donna un contre-ordre. Le général Exelmans soutint seul le combat. Il attaqua l'ennemi en avant de Versailles, le précipita dans une embuscade, le tailla en pièces et lui enleva armes, bagages et chevaux.
Les généraux Strolz, Piré, Barthe, Vincent, les colonels Briqueville, Faudoas, Saint-Amant, Ghaillpu, Simonnet, Schmid, Paolini et leurs régiments, firent des prodiges de valeur, et furent intrépidement secondés par les citoyens des communes voisines qui avaient devancé, en tirailleurs, sur le champ de bataille, l'arrivée des troupes françaises, et qui, pendant l'action, combattirent à leurs côtés.
Cependant, Exelmans, non soutenu, fut obligé de rétrograder devant le gros de l'armée prussienne qu'il trouva à Louveciennes près de Marly. Devant des forces disproportionnées et dans ce pays coupé et boisé, sa petite cavalerie ne pouvait se mouvoir ni combattre. Il revint sur Montrouge, la rage dans le cœur, laissant les Prussiens s'établir sur la rive gauche de la Seine ; le surlendemain, 3 juillet, l'armistice conclu fit cesser les hostilités.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:39

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La bataille de Waterloo s'est déroulée le 18 juin 1815. Elle s'est terminée par la victoire décisive de deux armées : celle des Alliés composée principalement de Britanniques et Néerlandais, commandée par le duc de Wellington, et celle des Prussiens, commandée par le maréchal Blücher ; toutes deux opposées à l'armée française dite Armée du Nord emmenée par l'empereur Napoléon Ier.
La commune de Waterloo se situe à une vingtaine de kilomètres au sud de Bruxelles, en Belgique. La bataille est aussi appelée par les partisans de Napoléon bataille de Mont Saint-Jean, lieu plus précis de l'engagement effectif.
Cette bataille est la dernière à laquelle prit part directement Napoléon Bonaparte, qui avait repris le contrôle de la France durant la période dite des Cent-Jours. Malgré son désir de poursuivre la lutte avec de nouvelles forces qui se reconstituaient, il dut, par manque de soutien politique, abdiquer quatre jours après à son retour à Paris.
En mars 1815, une nouvelle coalition se constitue au Congrès de Vienne pour combattre Napoléon, qui a quitté l'île d'Elbe. Louis XVIII a fui à Gand. L'armée des alliés (Cf. infra) de Wellington et l'armée prussienne de Blücher arrivent les premières en Belgique.
Le 16 juin, les troupes françaises sont, le même jour, opposées à des unités de Wellington aux Quatre-Bras (une dizaine de km au sud du champ de bataille de Waterloo) et à trois des quatre corps prussiens à Ligny (une dizaine de km au sud-est des Quatre-Bras).
Le commandement de l'aile gauche française (1eret 2e Corps) est confié au maréchal Ney avec la mission de s'emparer des Quatre-Bras. Ney perd beaucoup de temps ; ce qui permet l'arrivée de renforts alliés.
Avec les 3e et 4e Corps, Napoléon parvient à fixer les Prussiens à Ligny. Il veut saisir l'occasion pour les neutraliser définitivement. Pour cela, il ordonne au 1er Corps (réserve de Ney) de venir couper les arrières prussiens quitte à retarder la prise des Quatre-Bras. Mal ou non informé de cette décision de l'Empereur, Ney rappelle cette unité qui fera donc un aller-retour inutile; privant ainsi Napoléon d'une victoire décisive sur les Prussiens.
L'armée de Blücher perd 12 000 hommes à Ligny. Le vieux maréchal de 73 ans, dont le cheval a été tué, échappe de peu à la capture mais son brillant chef d'état-major, Gneisenau, organise un repli remarquable sur Wavre. Ce n'est que le lendemain, le 17, que Napoléon confie le commandement de son aile droite (34 000 hommes) au maréchal Grouchy avec mission de poursuivre les Prussiens.
Informé de la défaite des Prussiens, Wellington fait replier ses unités des Quatre-Bras sur la position reconnue de Mont Saint-Jean où Blücher a promis de le rejoindre. Le mouvement se fait discrètement, couvert par la cavalerie. Ney ne s'en aperçoit que le 17 après-midi alors que l'orage transforme le terrain en bourbier.
Les forces et le plan de Wellington:
L'armée de Wellington, appelée « Armée des Alliés », comprend, à Waterloo, 68 000 hommes répartis comme suit : 25 000 Britanniques, 17 000 Belgo-Hollandais, 10 000 Hanovriens, 7 000 Brunswickois, 6 000 hommes de la King's German Legion et 3 000 Nassauviens.
Wellington a déployé son armée sur le plateau de Mont-Saint-Jean, face au sud, de part et d'autre de l'axe Charleroi-Bruxelles. Par mesure de protection et de surprise, la plupart des unités sont sur la contre-pente mais le dispositif est précédé, d'ouest en est, par trois points d'appui constitués de grosses fermes barricadées et défendues : Hougoumont, La Haye Sainte et Papelotte.
Les forces et le plan de Napoléon:
Le matin du 18 juin, l'armée de Napoléon prend position à environ un kilomètre au sud du plateau avec :
à l'ouest de la route, le IIe Corps de Reille (20 000 hommes) précédant le IIIe Corps de cavalerie de Kellermann (3 400 cavaliers) et la division de cavalerie de la Garde de Guyot (2 100 cavaliers) ;
à l'est de la route, le Ier corps de Drouet d'Erlon (20 000 hommes) précédant le IVe Corps de cavalerie de Milhaud (2 700 cavaliers) et la division de cavalerie de la Garde de Lefèbvre-Desnouettes (2 000 cavaliers).
en arrière, le VIe Corps de Lobau (10 000 hommes), les divisions de cavalerie de Domon et de Subervie (chacune 1 200 cavaliers) et trois divisions d'infanterie de la Garde (9 000 hommes).
Le plan de Napoléon est de mener l'attaque principale du côté est en y incluant la ferme de la Haye Sainte (centre du dispositif allié). Il fait déployer 80 canons (appelés la grande batterie) devant le Ier Corps. Afin d'attirer les réserves de Wellington vers l'ouest, il charge d'abord le IIe Corps de lancer, avec uniquement la division Jérôme (commandée par le frère de l'Empereur), une attaque de diversion à l'ouest, sur la ferme Hougoumont.
Il a plu toute la nuit. Le terrain détrempé retarde le début de l'attaque. Cela gêne la mise en place de l'artillerie et, par la suite, l'efficacité des tirs (en empêchant les ricochets des boulets) ainsi que la progression de l’infanterie et de la cavalerie.
L'attaque de diversion:
À 11h30, à l'ouest, démarre l'attaque de diversion menée par le Prince Jérôme contre la ferme de Hougoumont. Le Prince s'acharne et demande même le renfort d'une brigade mais toutes les attaques françaises seront repoussées. À 13h30, quelques hommes parviennent à pénétrer par une brèche ouverte à coups de hache dans une porte ; ils seront tous massacrés sauf un jeune tambour. Hougoumont devient, toute la journée, une bataille dans la bataille mobilisant inutilement 8 000 hommes du côté français contre 2 000 du côté allié.
L'attaque du Ier Corps:
À 13h00, à l'est, les 80 canons de la grande batterie déployés sur 1400 m ouvrent le feu. À 13h30, le Ier Corps d'Erlon démarre la progression avec ses quatre divisions d'infanterie. Chaque division a un front d'environ 140 m (180 hommes) et une profondeur de 24 rangs. À l'ouest du dispositif d'Erlon, la division commandée par Quiot (en l'absence d'Allix) est chargée de prendre la Haye Sainte. Elle est flanquée d'une brigade de cuirassiers du Corps Milhaud (deux, selon certaines sources : les brigades Travers et Dubois).
La Haye Sainte est fermement défendue par le bataillon du major Baring de la King's German Legion. À l'est de la ferme, le général britannique Picton (qui y sera tué) mène une contre-attaque avec des régiments d'infanterie écossais. Wellington charge le commandant de sa cavalerie, Lord Uxbridge, de faire contre-attaquer les brigades de cavalerie lourde Sommerset et Ponsonby (dont les célèbres Scots Greys). Les Français, surpris en plein déploiement sont désorganisés et se replient. Dans leur élan, les deux brigades de cavalerie britanniques vont même jusqu'à attaquer la grande batterie mais elles se font alors décimer par la cavalerie française restée en arrière et sont mises définitivement hors combat.
Les charges de la cavalerie française:
À 15h00, après réorganisation du Ier Corps et nouveau tir de préparation de la grande batterie, une nouvelle attaque est menée pour s'emparer du verrou que constitue la Haye Sainte. Suite à la canonnade, Wellington fait replier son centre. Ney croit à un repli général. D'initiative, il entraîne tous les cuirassiers de Milhaud suivis par la division de cavalerie de Lefèbvre-Desnouettes dans des charges à l'ouest de La Haye Sainte, là où l'infanterie alliée est toujours intacte. C'est le fameux affrontement de la cavalerie française et des carrés d'infanterie britannique. C'est aussi l'épisode (exagéré par Victor Hugo) du chemin creux.
Napoléon estime l'action prématurée mais, à 17h00, vu la situation, envoie, en renfort, le corps de cavalerie de Kellermann et la division de cavalerie de Guyot. Avec la cavalerie déjà engagée, cela fait un total de plus de 10 000 cavaliers français.
L'arrivée des Prussiens:
Entre-temps, de 14 à 16h, Napoléon a dû déployer sur son flanc Est les divisions de cavalerie Domon et Subervie et le VIe Corps de Lobau afin de faire face à l'arrivée de l'avant-garde prussienne. La capture d'un cavalier prussien envoyé en éclaireur avait révélé la menace. Napoléon avait fait envoyer, dès 10h00, un courrier à Grouchy lui ordonnant de se rapprocher. Le maréchal n'aurait reçu l'ordre qu'à 17h00. Les heures d'envoi, de réception et l'interprétation du message font l'objet de discussions entre historiens. Le maréchal Soult, chef d'état-major à Waterloo, chargé de transmettre et de faire exécuter les ordres de l'Empereur, n'avait pas, dans cette fonction, la rigueur et l'efficacité de Berthier.
La prise de la Haye Sainte:
Sur le front principal (devant l'actuel Lion de Waterloo élevé à l'endroit où le prince héritier des Pays-Bas fut blessé), la bataille continue à faire rage. Lors de chaque charge française, les artilleurs britanniques se replient dans les carrés. Les canons alliés, placés en avant, ne sont ni encloués (enfoncement d'un clou dans la lumière de la pièce rendant sa mise à feu impossible) ni emportés si bien qu'ils redeviennent utilisables avant chaque nouvelle charge. Il y en a plus d'une dizaine et Ney a cinq chevaux tués sous lui. Erreur tactique, la cavalerie française n'est pas suivie d'infanterie et le IIe Corps de Reille (moins la division Jérôme engagée à Hougoumont) n'attaque qu'à 18h30. À ce moment, la Haye Sainte tombe enfin aux mains des Français. Ney fait avancer des canons qui prennent d'enfilade les positions britanniques. La situation des Alliés est critique. Ney demande des renforts pour en finir mais vu la menace prussienne, Napoléon refuse
Les combats de Plancenoit:
Sur le flanc est d'ailleurs, le corps de Lobau débordé a dû se replier. La division de la Jeune Garde commandée par Duhesme a été envoyée pour reprendre Plancenoit. À 18h30, elle a même dû être renforcée par deux bataillons de la Vieille Garde qui délogent les Prussiens à la baïonnette.
Napoléon fait donner la Garde:
Protégé à l'est par l'arrivée des Prussiens, Wellington peut récupérer des unités pour renforcer son centre. Aussi, à 19h30, quand Napoléon fait donner la Garde sur les positions alliées, il est trop tard. L'élite de l'élite que constituent les grenadiers de Friant et les chasseurs à pied de Morant (dont fait partie le célèbre général Cambronne) ne peut rien contre la conjugaison de l'artillerie, de l'infanterie et de la cavalerie de Wellington. La Garde impériale recule, ce qui crée le désarroi dans le reste de l’armée française.
La déroute française:
À 21h00, Wellington et Blücher se rencontrent à la ferme de la Belle Alliance (nom prédestiné dû au mariage d'un valet de ferme avec sa riche patronne devenue veuve). Napoléon a fui. Wellington dont les troupes sont épuisées laisse aux Prussiens la tâche de poursuivre. Wellington rentre à son QG, y rédige son rapport et donne à la bataille le nom de l'endroit où il se trouve : Waterloo.
Conclusions:
Les principales causes de la défaite française sont les suivantes :
Mauvaises transmissions et ambiguïté des ordres : à Ney (1er Corps à Ligny), à Grouchy bloqué à Wavre : l' important n'était pas que Grouchy rejoigne Waterloo mais qu'il empêche les Prussiens d'y arriver.
Engagements tardifs aux Quatre-Bras, à Ligny et à Waterloo où la bataille aurait pu commencer plus tôt (l'état du terrain n'a pas contrecarré les mouvements prussiens !) et où la Garde aurait pu « donner » lorsque Ney demandait des renforts pour l'estocade.
Manque de coordination des armes : Jérome attaque Hougoumont sans préparation d'artillerie ; Ney lance des charges de cavalerie en oubliant son infanterie ; la Garde « donne » sans appui d'artillerie et quand il n'y a plus de cavalerie.
Mauvais choix du lieu des dernières attaques : Ney lance ses charges de cavalerie à l'ouest de la Haye Sainte où la position alliée est la plus solide alors que l'infanterie n'y a même pas été fragilisée ; la Garde attaque à l'ouest (emmenée par Ney) plutôt qu'à la Haye Sainte.
Détail non négligeable : les canons alliés capturés sont laissés intacts, permettant à chaque fois aux artilleurs de Wellington de les réutiliser.
Anecdotes:
Le bal de la duchesse de Richmond
Le duc et la duchesse de Richmond, sujets britanniques résidant à Bruxelles, avaient organisé, la nuit du 15 au 16 juin un bal en leur hôtel où toute l'aristocratie locale avait été conviée. Le duc de Wellington et les généraux de son armée y avaient, bien entendu, été invités et beaucoup d'entre eux étaient présents. Un peu avant minuit, une estafette envoyée du front par le général Constant-Rebecque (chef d'état-major du Prince d'Orange) prévint le duc que les Français étaient aux Quatre-Bras. Avec son flegme britannique, Wellington sut rassurer la noble assemblée et le bal retrouva toute sa gaieté. Avec le même flegme, il ordonna à ses officiers de quitter discrètement la fête et de rejoindre leurs troupes. Vers 3 heures du matin, le duc fila lui-même "à l'anglaise" et dès 7 heures, il galopait vers les Quatre-Bras.
Hougoumont ou Goumont
L'orthographe du lieu de l'attaque initiale (de diversion) menée par le Prince Jérome varie selon les écrits. Cette ambiguïté est due à une annotation erronée de la carte utilisée à l'époque par les belligérants. Il s'agit de l'édition "Capitaine et Chanlaire" d'une première grande carte des Pays-Bas réalisée en 1777 par le général autrichien de Ferraris. La carte en question indique Hougoumont au lieu de Goumont ; l'origine de l'erreur est probablement phonétique.
Confusion de fermes
Dans ses ordres, Napoléon désigne la ferme de la Haye-Sainte en l'appelant ferme de Mont-Saint-Jean. En réalité, cette dernière se situe 1 km plus en arrière. La confusion vient probablement de la carte de Ferraris qui indiquait la ferme de Mont-Saint-Jean à l'ouest de la route alors qu'elle est à l'est.
La King's German Legion
Le prince électeur du Hanovre n'était autre que le roi d'Angleterre. Aussi, en 1803, après l'invasion française, un grand nombre de militaires hanovriens se réfugièrent en Grande-Bretagne. On décida de les intégrer dans l'armée de sa majesté tout en les gardant réunis. Ils formèrent ainsi la King's German Legion dont deux brigades (la 1e KGL Brigade du colonel du Plat et la 2e KGL brigade du colonel Ompteda) et cinq escadrons de cavalerie (1e, 2e et 3e Hussars, 1e et 2e Light Dragoons ) combattirent à Waterloo.
Les anciens de la Grande Armée
Le général Chassé qui commandait la 3e division néerlandaise avait servi dans l'armée française pendant la guerre d'Espagne (1807-1812) et avait même été élevé au titre de baron.
Le général Trip qui commandait une brigade de cavalerie de l'armée néerlandaise avait commandé le 14e régiment de Cuirassiers pendant la campagne de Russie.
Decoster
Decoster était un cabaretier de la région. Il fut enrôlé, contre son gré, par Napoléon pour servir de guide. Comme il se cachait au moindre coup de feu, l'histoire raconte que l'empereur le fit attacher sur son cheval. La mission a probablement dû l'inspirer car, plus tard, la situation étant devenue plus calme, il offrit ses services comme guide aux nombreux touristes qui venaient visiter le champ de bataille.
Le lieutenant Legros
Lors de l'attaque d'Hougoumont, le lieutenant Legros, un ancien sapeur, parvint, à coups de hache, à défoncer un battant de la porte nord de la ferme. Quelques hommes entrèrent dans la cour de la ferme mais il furent immédiatement fusillés par les Coldstreams. Seul, un jeune tambour fut épargné et fait prisonnier.
Lieutenant Général Picton
Le général Picton commandait la contre-attaque qui désorganisa l'assaut du Ier Corps français. Cet officier britannique extrêmement compétent y fut tué. Il s'était déjà distingué à la bataille des Quatre-Bras où il avait été blessé. Le coffre contenant son uniforme n'étant pas arrivé, Picton s'est battu en habit civil et en chapeau haut-de-forme (exposé au National Army Museum à Londres).
Général Major Ponsonby
Le Général Major Ponsonby commandait une des brigades de cavalerie qui après avoir chargé le Ier Corps français s'aventurèrent jusqu'à la position de la grande batterie où ils furent contre-attaqués par la cavalerie française. Il fut fait prisonnier mais lorsque ses hommes essayèrent de le délivrer, un lancier français n'hésita pas à le tuer et ses lieutenants furent massacrés également.
Colonel Hamilton
Le colonel Hamilton commandait les Scot Greys qui participèrent à la charge de la cavalerie britannique contre le Ier Corps français. Il ne devait certainement pas manquer de bravoure car lorsqu'on retrouva son corps, il avait les deux bras coupés.
Les attrapeurs d'oiseau
Lors de la charge de la cavalerie britannique contre le Ier Corps français, le sergent Charles Ewart des célèbres "Scots Greys" (nom dû à leurs chevaux gris) réussit à s'emparer du drapeau du 45e régiment de ligne français et de l'aigle qui surmontait sa hampe. Depuis cette époque, le badge du 2nd Royal North British (Royal Scots Greys) Dragoons est surmonté du dessin d'un aigle et l'unité été a été surnommée les "Bird Catchers" (Attrapeurs d'oiseau). L'aigle capturé est toujours exposé au musée du Château d'Edimbourg.
Le chemin creux
Dans "Les Misérables", Hugo a décrit un ravin dans lequel s'entassaient chevaux et cavaliers. Ledit "chemin creux" correspond à l'actuelle route macadamisée qui mène de la chaussée Charleroi - Bruxelles à la butte du lion. En 1815, le chemin était certes encaissé sur environ 150 m mais le récit de Hugo est complètement romancé et invraisemblable car aucun témoignage de l'époque ne relate pareille tragédie.
Les francs-maçons
Les officiers français faits prisonniers étaient généralement dépouillés de leur argent et autres valeurs. Les francs-maçons qui se faisaient reconnaître par leurs "frères" du camp opposé échappaient à ce pillage et étaient bien traités.
La jambe de Lord Uxbridge
Un dernier tir de canon français emporta la jambe gauche de Lord Uxbridge. L'amputation fut pratiquée et la jambe fut enterrée à Waterloo dans une tombe appropriée qui reçut d'ailleurs, dans les années qui suivirent, la visite de nombreux touristes britanniques.
Lorsque Lord Uxbridge mourut (en 1854), la jambe fut exhumée, ramenée en Angleterre et placée dans la tombe du grand cavalier. La prothèse fit le chemin inverse et se trouve au musée de Waterloo !
Le mot de Cambronne
Cette réponse est passée à la postérité. Certains disent qu'il aurait plutôt dit "La garde meurt mais ne se rend pas". Cambronne survécut à la bataille. Blessé, il fut emmené comme prisonnier en Angleterre. Revenu en France en 1830, il fut à plusieurs reprises interrogé sur le sujet. Il a toujours prétendu n'avoir jamais dit ni le mot ni la phrase. Néanmoins, en 1862, Victor Hugo, dans « les Misérables », écrivit qu’au général anglais qui cria « Braves Français, rendez-vous ! » Cambronne répondit : « Merde !»
La fortune des Rothschild
Comme la plupart des banquiers, les Rothschild disposaient d'un réseau de renseignement. Dès que l'issue du combat fut certaine, un agent partit pour Londres via Ostende. Informé dès le 20 juin au matin, Nathan Rothschild vendit ostensiblement ses titres à la Bourse puis après avoir provoqué un krach racheta ces mêmes titres au dernier moment alors que les cours s'étaient effondrés. Le rapport que Wellington rédigea après la bataille n'arriva dans la capitale britannique que le 21 au soir. Dès le lendemain, la victoire provoqua une hausse de la Bourse. Les Rothschild ont toutefois prétendu qu'on avait surestimé leurs gains.
La dotation Wellington
Le 8 juillet 1815, Guillaume Ier, roi des Pays-Bas dont la Belgique fait alors partie, nomma Wellington "Prince de Waterloo" avec titre transmissible à la descendance masculine par primogéniture. Ceci permet encore aujourd'hui à la famille Wellington de tirer les revenus de plus de 1 000 hectares de biens domaniaux. En cas d'extinction de descendance masculine, la propriété reviendra à l'État belge. Ces terrains provenaient de la nationalisation antérieure de biens religieux par la France.
L'arbre de Wellington
Lors de la bataille, Wellington aurait occupé, à plusieurs reprises, un poste d'observation près du carrefour de la chaussée de Charleroi et du chemin de la Croix (route actuelle menant au Lion). Un bel orme s'élevait à cet endroit. Un marchand anglais eut l'idée d'acheter l'arbre pour en faire des souvenirs. Il en fit même deux fauteuils qu'il offrit l'un à la Reine Victoria, l'autre au duc de Wellington. Vers 1980, un nouvel arbre a été replanté au même endroit pour le plaisir des touristes friands d'anecdotes.
Les berlines impériales
Comme ses maréchaux et généraux, Napoléon disposait de berlines transportant tout ce qui était nécessaire et même plus pour faciliter la vie en campagne. Après la bataille, lors de la poursuite, les Prussiens découvrirent, vers 23 heures, à Genappe, les véhicules que l'Empereur avait dû abandonner. Il y découvrirent des berlines de luxe particulièrement bien équipées pour le voyage et même une "Panzerberline", véritable coffre-fort sur roues, contenant pierres précieuses, pièces d'or et d'argent. Il s'agissait d'un trésor considérable. Les soldats s'empressèrent de remplir leurs poches et leurs gibernes mais, sur ordre des officiers, le butin fut presque reconstitué et offert au Roi de Prusse. Une des berlines de luxe fut rachetée par le Musée de cire de Mme Tussauds à Londres où elle fut exposée dès 1842. La "Waterloo berline" disparut en 1925 dans le terrible incendie qui ravageât le bâtiment.
Le Bourbon Cavalry Corps
Selon des sources britanniques, de nombreux cavaliers français, surtout des carabiniers, auraient déserté et rejoint le camp des alliés. Vu leur nombre, Wellington les aurait surnommés le "Bourbon Cavalry Corps"
Les grenadiers britanniques
La brigade britannique du général major Maitland, composée de deux bataillons du 1e Regiment des Guards, s'illustra lors de l'attaque de la Garde impériale sur le plateau de Mont-Saint-Jean. En récompense de cette action, une proclamation royale attribua au 1e Regiment des Guards l'appellation de "Grenadier Regiment of Foot Guards". Curieusement, ce n'est pas aux Grenadiers mais aux Chasseurs de la Garde impériale que les Guards britanniques avaient été confrontés !
Mythes et mensonges:
A Saint-Hélène, Napoléon consacra la plus grande partie de son temps à réarranger l'histoire. Le "Mémorial de Sainte-Hélène" est devenu la "bible" des romantiques. Peu soucieux de la vérité historique, des écrivains comme Thiers et Mullié tronquaient la vérité. La bataille de Waterloo dont Napoléon lui-même a rédigé plusieurs versions différentes n'a pas échappé au mensonge.
Les fraises de Grouchy
Le 18 juin à 11H45, Grouchy était à Walhain (22Km au sud-est de Mont-Saint-Jean) où dit-on, il dégustait des fraises en compagnie du notaire Hollert à la terrasse d'une auberge. Le bruit du canon indiquant que la bataille venait de commencer à Waterloo y a incontestablement été entendu. Le général Gérard qui commandait le 4e Corps à suggéré à son chef "de marcher au canon". Le maréchal a refusé de prendre une telle initiative pour s'en tenir aux ordres qu'il avait reçus. Plus tard, Napoléon et d'autres ont fait de cette passivité la cause de la défaite de Waterloo. On a aussi beaucoup écrit sur le courrier que l'empereur a fait envoyer à 10 Hr. On passe souvent sous silence, le fait que le 18 à 2 Hr du matin, Napoléon a reçu une lettre de Grouchy écrite quatre heures auparavant et l'informant qu'une colonne de Prussiens se repliait en direction de Wavre. On peut s'étonner que Napoléon n'a donné aucune suite immédiate à cette lettre.
Les historiens actuels sont convaincus que, en toute hypothèse, Grouchy n'aurait pas pu rassembler ses forces et les amener à temps à Waterloo.
Les erreurs de Ney
Napoléon considérait la plupart de ses maréchaux comme de simples agents d'exécution. Un jour, n'avait-il d'ailleurs pas dit "Tenez-vous strictement aux ordres que je vous donne … moi seul, je sais ce que je dois faire". A Waterloo, Napoléon donnait directement des ordres aux subordonnés de Ney. Si le maréchal, qui était un chef extrêmement courageux mais incompétent à son niveau de commandement, a commis indiscutablement des fautes, l'empereur l'a laissé faire alors qu'il était en mesure de l'en empêcher.
Les trahisons
Selon un récit du sergent britannique Cotton, un capitaine des carabiners français aurait déserté juste avant l'attaque de la garde impériale et aurait révélé l'imminence de cette attaque et l'endroit où elle aurait lieu. Suite à cette information, des partisans de l'Empereur ont prétendu après la bataille que cette trahison aurait permis à Wellington d'adapter ses plans pour empêcher la percée de la garde.
L'attaque de la garde
Il est évident que la garde impériale, qui était incontestablement une unité d'élite, a dû reculer après son attaque sur la ligne de défense anglaise. En effet, dès l'arrivée des Français sur la crête, la brigade des guards britanniques de Maitland qui s'était dissimulée dans les blés, s'est brusquement levée, a ouvert le feu a bout portant. En agitant son chapeau, Wellington ordonna à ses troupes de marcher vers l'avant. Que pouvait donc faire d'autre la garde que de reculer ? Ces faits sont rapportés dans tous les récits historiques sérieux et sur la plupart des sites Internet traitant le sujet.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:36

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La bataille de Wavre opposa les troupes de Napoléon Ier aux armées prussiennes les 18 et 19 juin 1815.

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