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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:35

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La bataille de Quatre-Bras s'est déroulée le 16 juin 1815. Les troupes françaises de maréchal Ney sont opposées à des unités de Wellington aux Quatre-Bras une dizaine de kilomètre au sud du champ de bataille de Waterloo.
Le 15 juin au matin, les éléments de tête de l'armée française composés de brigades de cavalerie et des marins de la Garde franchissent la Sambre à Charleroi. Les Prussiens sont refoulés et le général Pajol entre dans la ville à midi.
Dans le courant de l'après-midi, deux divisions du corps du général Reille passent la Sambre et marchent en direction de Bruxelles. Il s'agit des divisions Jérome et Bachelu. À 20 heures, Napoléon installe son quartier général à Charleroi.
Les Prussiens sont à Liège, et les Anglais vers Bruxelles. C'est sur la route de Namur à Bruxelles entre Sombreffe et le carrefour des Quatre-Bras, qu'ils devraient se rencontrer. Le carrefour est occupé par environ 7 000 hommes de Wellington.
L'empereur confie, le commandement de son aile gauche (1er et 2e corps plus des unités de cavalerie) au maréchal Ney, qui aura la charge de s'emparer des Quatre-Bras pour contenir les Anglais. Ayant surestimé les forces adverses, Ney hésite, mais le soir toutes les dispositions sont prises selon les ordres de Napoléon.
Ney, ayant toutes ses troupes à sa disposition après l'arrivée de la division de Jérôme Bonaparte, peut enfin lancer son attaque sur le carrefour des Quatre-Bras. Mais il doit dorénavant se confronter aux troupes Anglaises, Néerlandaies et Prussiennes, soit plus de 20 000 soldats. Il décide d'attaquer le flanc des Anglais, c'est alors qu'une division française est stoppée par les tirailleurs de la division Picton. Après s'être reformée, la division française réitère son attaque.
De leur côté, les Prussiens chargent la division Jérôme Bonaparte, sur la gauche du dispositif français, avec la cavalerie de Brunswick. Ce dernier est tué et sa cavalerie est arrêtée par les Français.
Tandis que les Britanniques reçoivent de nouveaux renforts, Napoléon Bonaparte appel le maréchal Ney sur la Ligny. Celui-ci ne reçoit pas son message et décide d'attendre le corps de Drouet d’Erlon.
Cependant le message de l'Empereur finit par parvenir à Ney ce qui l'emporte dans une rage folle. Après avoir écrit un contre-ordre à Drouet d’Erlon, lui demandant d'ignorer le message de l'Empereur, il lance une nouvelle attaque.
Pendant ce temps, la division de cuirassiers de Kellermann tente de prendre le village. La première ligne anglaise cède à la cavalerie lourde française mais la deuxième ligne résiste. Les cavaliers sont forcés de se réplier, entraînant avec eux deux divisions d'infanterie françaises.
Après ça, Wellington rassemble ses troupes et repousse les Français sur leur position de départ.
Finalement, Wellington n'a pas réussi à venir en renfort à ses alliés prussiens qui sont en grande difficulté face aux troupes de Napoléon sur la Ligny. Dès qu'il apprend la défaite de Blücher, il décide de retraiter à son tour, abandonnant sa position si chèrement défendue.
Ney peut investir le village tandis que Wellington rejoint le gros de ses forces au Mont Saint Jean. Néanmoins de nombreux officiers généraux Coalisés sont tués.

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:34

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La bataille de Ligny opposa l'armée prussienne menée par maréchal Blücher à une partie de l'armée française commandée par Napoléon Ier. Elle se déroula le 16 juin 1815 soit deux jours avant la bataille de Waterloo. Ligny fut la dernière victoire de Napoléon
Lors de la période dite des Cent-Jours, Napoléon arrive à Paris le 20 mars 1815 et répartit l'ensemble de ses forces pour assurer la défense des frontières et constituer une armée que l'on appellera Armée du Nord pour marcher contre les Anglo-Hollandais et les Prussiens qui s'avancent en Belgique en venant respectivement du nord et de l'est. Le but de l'Empereur est de combattre ces forces séparément.
Le jeudi 15 juin, les Français chassent les avant-gardes prussiennes qui occupaient Charleroi et qui se replient vers Ligny. Napoléon donne alors à Ney qui vient d'arriver le commandement des 1er et 2e Corps (aile gauche) avec mission de s'emparer de Quatre-Bras (au nord de Charleroi) où des éléments anglais se sont avancés. Il confie le commandement de l'aile droite (3e et 4e Corps, 2e Corps de Cavalerie) à Grouchy sans que les ordres ne soient bien transmis (le maréchal Soult fut un piètre chef d'état-major). Napoléon garde en réserve le 6e Corps, la Garde et trois corps de cavalerie. Il faut savoir qu'à ce moment, l'armée de Napoléon est loin d'être réunie car beaucoup d'éléments se trouvent toujours au sud de la Sambre et le peu de ponts existants en limite fortement le franchissement.
Le 16 juin, le 1er Corps prussien se trouve à Ligny, le 3e entre Sombreffe et Boignée et le 2e ent position arrière, au nord-ouest de Sombreffe. Quant au 4e qui compte 30 000 hommes, il est trop loin et ne sera pas impliqué dans cette bataille. Blucher dispose ainsi de 83 000 hommes et de 224 canons.
Bien qu'ayant confié le commandement de l'aile droite à Grouchy, Napoléon, comme il en a l'habitude, donne directement des ordres aux subordonnés de ses subordonnés directs. Il aligne ainsi, en face des Prussiens, afin de les fixer en front, les 3e et 4e Corps, respectivement à l'ouest de Saint-Amand et au sud-est de Ligny. Il fait ensuite marcher vers l'est le 1er Corps (qu'il avait placé sous les ordres de Ney) pour prendre les trois corps prussiens à revers et obtenir ainsi une victoire complète. Ney, qui n'a pas été informé de cette décision de l'Empereur, rappelle son 1er Corps qui fait ainsi un va-et-vient inutile.
Ne voyant pas arriver le corps de Ney, Napoléon se voit obligé d'engager le 6e Corps, des unités de la Garde et des unités de cavalerie qui viennent de franchir la Sambre. Il perd du temps mais gagne toutefois la bataille. Habilement et malgré des pertes sévères (25 000 hommes tués et blessés, plus de nombreux déserteurs), les Prussiens arrivent à se replier.
Pour l'anecdote, le maréchal Blucher échappa miraculeusement d'être fait prisonnier des Français, capture qui aurait eut sans doute de grandes (et favorables) conséquences pour la France. En effet vers la fin de la bataille, le cheval de Blucher est tué, s'écroulant sur lui et l'immobilise totalement, alors que les soldats français approchent ! Mais le soleil se couchant, les cavaliers français ne virent pas le vieux Prussien, qui fut dégagé de son cheval par son fidèle aide de camp, resté près de lui depuis sa chute.
Les pertes des Français s'élèvent à 8 500 hommes.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:33
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La Bataille de la Bérézina eut lieu du 26 au 29 novembre 1812 près de la rivière Bérézina (dans l'actuelle Biélorussie), entre l'armée française de Napoléon Ier et les armées russes, de Koutousov, de Wittgenstein et de Tchitchagov, après l'échec de la Campagne de Russie
Cinq mois après le franchissement du Niémen le 24 juin, la Grande Armée bat en retraite et se trouve devant une large rivière marécageuse : la Bérézina. Les armées Russes comptent sur cet obstacle naturel pour bloquer l'armée de Napoléon et ainsi l'anéantir.
La retraite de Russie se fait dans de mauvaises conditions : l’hiver est précoce et très rigoureux. Exposée sur son flanc par l'armée de Wittgenstein, poursuivie par celle de Koutousov, et bloquée par la Bérézina dont l'armée Russe de Tchitchagov maîtrise le pont de Borisov depuis la veille, la Grande Armée se trouve, le 22 novembre 1812 au matin, dans une situation désespérée.
Le 23 novembre, les Russes attendent les Français à Borisov et Napoléon décide d'y organiser une manœuvre de diversion pour permettre le franchissement de la Bérézina 15 km plus bas, face au village de Stoudienka, là où le général Corbineau a identifié un passage possible.
Le succès de l'opération passe par la très rapide construction de deux ponts à Stoudienka. Travaillant dans l'eau glacée les 26, 27, 28 novembre, les pontonniers du général Eblé réalisent et entretiennent ces deux ouvrages que la Grande Armée franchit le 26, dès 13 heures, malgré l'opposition des trois armées Russes.
Dans la nuit, Tchitchagov se rend compte de son erreur mais ne peut intervenir immédiatement. Tchitchagov, Wittgenstein et l'avant-garde de Koutousov prennent l'offensive le 28 vers 8 heures du matin.
Face à l'armée de Wittgenstein, devant les forces ennemis qui s'accroissent à mesure que le temps passe, le maréchal Victor avec 10 000 hommes, défend toute la journée les hauteurs de Stoudienka, tandis que 800 cavaliers de Fournier se distinguent en chargeant à de multiples reprises la cavalerie et l'infanterie russes. Alors que la traversée s'achève, la nuit interrompt les combats et Victor en profite pour passer à son tour sur la rive droite.
Plus tard, alors que le gros de l'armée a déjà franchi la Bérézina, de nombreux retardataires sont encore sur l'autre rive. Eblé envoie plusieurs fois dire autour des bivouacs, que les ponts vont être détruit dès l'aube du 29 pour protéger la retraite. Des voitures sont incendiées pour convaincre les retardataires de l'urgence à traverser, mais la plupart des trainards, épuisés, préférant attendre le jour, restent sourds à ces injonctions.
Après avoir autant que possible reporté l'échéance, les deux ponts sont incendiés à 8 h 30. La rive gauche de la Bérézina offre alors le spectacle tragique, d'hommes, de femmes et d'enfants se précipitant à travers les flammes des ponts ou tentant de traverser à la nage.
Les cosaques russes, trouvant le passage libéré après le départ de Victor, arrivent à 9 h 30. Ils s'emparent du butin abandonné par la Grande Armée et font de nombreux prisonniers.
Les formations combattantes, l'État-major et l'artillerie de la Grande Armée ont franchit la Bérézina, mais cet incontestable succès militaire a le goût amer des nombreuses pertes subies, qui seront évaluées à environ 30 000 hommes, morts ou prisonniers.
L'une des principales sources pour cet épisode des guerres de la Révolution et de l'Empire sont les souvenirs du général Rostopchine (père de la comtesse de Ségur), Histoire de Napoléon et de la Grande Armée pendant l'année 1812, parus en 1824.
Ce passage a inspiré de nombreux artistes. On peut citer notamment :
Balzac, qui a écrit L'Adieu (1830), qui met en scène une femme séparée du militaire français qu'elle aimait lors du passage de la Bérézina, et devenue folle depuis (Scènes de la vie militaire et Étude philosophique) ;
Tolstoï, qui a écrit Guerre et paix (1864), dont l'épopée d'une famille russe au XIXe siècle est l'occasion d'illustrer l'impuissance de l'homme face aux caprices de l'Histoire.
Le mot de « bérézina » est passé dans le langage courant comme synonyme de déroute, d'échec cuisant
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:32

À la bataille de Smoliani (le 13 et 14 novembre 1812), l'armée russes du général Pierre Wittgenstein défait les forces françaises du maréchal Victor et du maréchal Oudinot.
Apprenant la défaite à la bataille de Czaśniki, Napoléon, déjà préoccupé par la défaite à la bataille de Polotsk ordonne à Victor de reprendre immédiatement l'offensive pour repousser Wittgenstein et rétablir la « ligne de Dwina » sensée protéger le flanc nord de la Grande Armée en Russie.
À l'heure de la rencontre de Smoliani, Napoléon projette de mener plus à l'ouest, à Minsk, sa Grande Armée qui se désintègre. Dans ce but, l'itinéraire de retraite doit être sécurisé. La position de Wittgenstein à Czaśniki, est à peine plus de 60 kilomètres au nord de Bobrouisk, où Napoléon a prévu de passer pour atteindre Minsk.
Selon les ordres de Napoléon, que Victor approuve, celui-ci doit coordonner les actions de sa 9e division avec les 2e et 6e divisions du maréchal Oudinot pour attaquer de front Wittgenstein avec une seule division, tandis que les deux autres attaqueraient de flanc. Cependant, sur l'insistance d'Oudinot, qui estime plus avantageux d'attaquer de front Wittgenstein, ce projet est abandonné.
Suite aux revers précédents, mais aussi à cause des erreurs de planification, et de l'indécision, les officiers français font preuve de pessimisme. Au contraire, à la veille de la bataille, suite aux récentes victoires, la confiance et la fierté règne dans l'état-major de Wittgenstein, et l'optimisme est de rigueur parmi les chefs russes.
Le moral des Français est également miné à mesure que monte la fatigue dans les rangs. Dans les deux semaines qui ont suivi la bataille de Czaśniki, l'armée de Victor a beaucoup souffert du froid et des maladies. Le 10 novembre, seulement 25 000 soldats demeurent sous les ordres de Victor.
Dans ce secteur, les forces de Wittgenstein sont maintenant légèrement supérieures en nombre. Mieux approvisionnées, mieux protégés des éléments que leurs ennemis, les troupes de Wittgenstein souffrent moins de la fatigue, des privations et des conditions météorologiques.
La bataille de Smoliani débute le 13 octobre, au village voisin d'Axenzi. Les Français sont d'abord victorieux. Les 6 000 hommes du général Partenoux attaquent l'avant-garde de Wittgenstein, également composée de 6 000 hommes, menés par le général Alexiev. Chaque camp perd approximativement 500 soldats dans cette rencontre, et en dépit de renforts, les Russes sont forcés de reculer à Smoliani.
Le jour suivant, 14 octobre, le combat s'intensifie quand 5 000 soldats de Victor attaquent et prennent Smoliani. Mais les Français sont bien vite repoussés par une contre-attaque et perdent le village. Pendant, un petit détachement russe s'oppose aux forces d'Oudinot pourtant supérieures en nombre, pour le contrôle du village de Poczavizi, empêchant à ces troupes d'aller prêter main forte à Victor.
Bien que le bilan de l'action soit neutre, chaque camp ayant regagné ses positions initiales avec des pertes équivalentes - environ 3000 morts, blessés ou prisonniers - le moral des Français a beaucoup souffert. Le jour suivant, 15 novembre, Victor fait retraite 30 kilomètres au sud de Chereja
Cette bataille est la dernière tentative des Français pour rétablir la « ligne de Dwina ».

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:32

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La Bataille de Krasnoi est une série d'engagements militaires ayant eu lieu du 15 au 17 novembre 1812 entre la Grande Armée de Napoléon Ier et l'armée russe.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:31

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À la bataille de Vyazma, qui eut lieu le 3 novembre 1812, les derniers corps de la Grande Armée de Napoléon ont été défaits par les Russes commandés par le général Mikhail Andreyevich Miloradovich.
S'étant avancée profondément en territoire ennemi, la Grande Armée souffre d'un grave déficit d'approvisionnement. Ravagé, Moscou n'est pas un lieu de résidence idéal pour passer l'hiver. L'armée de Napoléon entame donc la première étape de sa retraite épique.
L'objectif de Napoléon est de mener la Grande Armée à son principal centre d'approvisionnement de Smolensk, à quelques 430 kilomètres à l'ouest de Moscou, et de reprendre la campagne au printemps suivant.
Les Français quittent Moscou le 18 octobre, et empruntent un itinéraire méridional qui doit les conduire à Smolensk. Mais après la défaite de la bataille de Maloyaroslavets, le 24 octobre, ils sont obligés de faire marche arrière et retraiter par la route utilisée plus tôt dans leur avance sur Moscou. Le territoire bordant cet itinéraire ayant été précédemment ravagé, la retraite s'impose dans des conditions extrêmes de privation et de fatigue. Le manque de nourriture démoralise les hommes et sème le désordre dans les rangs français.
Le 3 novembre, la Grande Armée s'étire en une longue colonne de 100 kilomètres. La tête de cette colonne, constituée du 8e corps de Junot est à Dorogobuzh, alors que le 1er corps de Davout, qui forme l'arrière-garde, n'est qu'à l'est de Vyazma. D'ouest en est, entre ces deux unités, marchent la Garde impériale, les troupes de Murat, le 3e corps de Ney, le 5e corps de Poniatowski et le 4e corps d'Eugène de Beauharnais
Bien que les Français aient réussi à contrecarrer la tentative initiale de Miloradovich d'isoler et détruire le 1er corps du maréchal Louis Nicolas Davout, ils restent, pendant toute la bataille, sous la pression des Russes. Ils se retirent en désordre, sous le feu de l'ennemi qui occasionne beaucoup de pertes.
Bien que la défaite française de Vyazma ne soit pas flagrante, elle demeure remarquable en raison de son impact disruptif sur la retraite de Grande Armée. Se retirant loin de Vyazma sous la pression russe, les colonnes de l'arrière-garde sont de plus en plus désorganisées. Par réaction en chaîne, le chaos s'étend alors à d'autres unités placées au centre et l'avant de l'armée française.
Les Français, sont harcelés par des attaques incessantes des Cosaques. Davout est en particulier cerné par les Russes. La veille, le 2 novembre, Napoléon s'est emporté contre la gestion des activités de l'arrière-garde, et commande à Ney d'assumer les fonctions d'arrière-garde et de rester à Vyazma, pour permettre à Eugène, Poniatowski et Davout de l'éviter. En attendant, les Russes se sont divisés en trois groupes pour poursuivre les Français.
Davout est étroitement suivi par 5 000 Cosaques commandés par Matvei Platov. Ce groupe est lui-même soutenu par les 4 000 hommes de la 26e division du général Ivan Paskevich. Marchant légèrement au sud, se trouve le général Miloradovich avec les 2e et 4 division d'infanterie, environ 14 000 hommes, et les 2e et 3e division de cavalerie, qui se s'élèvent à 3 500 hommes. Miloradovich coordonne l'activité de toutes ces troupes, y compris celles de Platov et de Paskevich. Le gros de l'armée russe, quelques 70 000 soldats conduits par Mikhail Kutuzov marche plus au sud.
La soirée du 2 novembre, en conduisant une reconnaissance au sud de la route de Smolensk-Moscou, Miloradovich, accompagné des généraux Korff et Sievers, note un espace entre les troupes de Davout, situées à l'est de Fedorovskoye, et les troupes d'Eugène et de Poniatowski, à l'ouest de Vyazma. Identifiant tout de suite l'occasion d'isoler et de détruire la division de Davout, Miloradovich décide d'attaquer de bonne heure le matin suivant.
À 8 heures, le matin du 3 novembre, la cavalerie de Miloradovich attaque la colonne française qui marche, désorganisée, sur toute la distance qui la sépare d'Eugène et de Poniatowski. Miloradovich commande à son artillerie, placée sur les hauteurs voisines, de commencer la canonnade. L'attaque est un succès complet. Elle permet la capture du train de bagages de la 4e division et sème le désarroi dans les rangs français. Miloradovich place alors ses batteries et l'infanterie au travers de la route, coupant Davout du reste de l'armée française.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:30

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À la deuxième bataille de Polotsk qui eut lieu du 18 au 20 octobre 1812, les Russes commandées par le général Pierre Wittgenstein ont attaqué et défait l'armée Franco-Bavaroise de Laurent de Gouvion Saint-Cyr.
Dans son avance sur Moscou, Napoléon laisse un contingent des troupes françaises et bavaroises à Polotsk pour préserver son flanc nord contre Wittgenstein. Située à 320 kilomètres à l'ouest de la frontière polonaise, et à 240 kilomètres de Smolensk, la position française occupe une position stratégique, dont le commandement est confié à Laurent de Gouvion-Saint-Cyr.
Napoléon espère empêcher Wittgenstein de marcher au sud, pour encercler la Grande Armée, la coupant de ses communications et de son ravitaillement pendant qu'elle s'attaquerait au gros de l'armée russe près de Moscou.
La position française de Polotsk est également importante parce qu'elle protège Vitebsk, l'un de trois centres que Napoléon a établis dans la partie occidentale de l'empire russe (Biélorussie actuelle), afin d'assurer l'approvisionnement en nourriture et combustible à la Grande Armée au cas où la campagne se prolongerait trop longtemps en hiver.
Une première bataille de Polotsk, avait eut lieu en août, consistant en un encerclement de l'armée de Wittgenstein. Si la victoire française avait était peu convaincante, elle avait au moins permit au Français de bloquer les Russes, et d'accomplir ainsi l'objectif de tenir la « ligne de Dwina ». À ce titre, cette petite victoire pouvait donc être considérée comme un vrai succès par Napoléon.
À la mi-octobre, cependant, l'équilibre stratégique des forces à Polotsk a nettement basculé. Les forces de Wittgenstein ont été massivement renforcées et sont maintenant numériquement supérieures aux forces françaises. Le général russe dispose à ce moment, de 31 000 soldats réguliers et de 9 000 miliciens à Polotsk même, auxquels il convient d'ajouter une deuxième force de 9 000 soldats commandés par le général Steingal, opérant à l'arrière et au autour de la ville. Soit au total, près de 50 000 hommes. Contre eux, Gouvion Saint-Cyr ne dispose tout au plus que de 23 à 27 000 hommes.
Le 18 octobre, Wittgenstein lance l'offensive contre la « ligne de Dwina »
Le premier jour du combat, les Russes lancent sept assauts frontaux consécutifs contre les positions françaises, tandis que Steingal commence à avancer sur l'arrière des Français. Le combat à Polotsk est terrible et sanglant. Les Français perdent de près de 8 000 hommes, contre 8 000 à 12 000 pour les Russes. À la fin de la journées, chacune des sept attaques a été repoussée.
Saint-Cyr clame la victoire, mais l'affaire n'est pas terminée. Projetant de relancer une attaque une fois les forces de Steingal arrivées, Wittgenstein maintient un bombardement d'artillerie intensif. Une grande partie de la ville est dévorée par les flammes.
Le 19 octobre, Steingal avance à moins de 6 kilomètres de Polotsk. Saint-Cyr réalise qu'il est menacé d'encerclement. Sachant la position insoutenable, les Français commencent à évacuer la ville pendant la nuit. Un féroce combat de porte à porte s'engage quand les Russes lancent l'attaque finale.
Ayant décidé de faire retraite vers le sud, Saint-Cyr commande au contingent bavarois de repousser Steingal. La charge Bavaroise a lieu tôt le jour suivant, si impressionnante que Steingal recule sous de lourdes pertes. Les Français sont sauvés de l'encerclement, mais la position de Polotsk est perdue.
Au lendemain de ce succès, les Russes prennent Polotsk mettant un coup de frein aux opérations de Napoléon en Biélorussie. La victoire de Wittgenstein est une étape vers la bataille de la Bérézina en novembre, où trois armées russes venant de différentes directions, convergent sur la Grande Armée.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:30

La bataille de Czaśniki (Biélorusse : БойпадЧа́шнікамі) eut lieu le 31 octobre 1812, entre l'armée russe du général Pierre Wittgenstein, et la Grande Armée de Napoléon, commandée par le maréchal Claude-Victor Perrin, pendant la campagne de Russie.
Cette bataille était une tentative des Français pour rétablir la ligne de Dwina, leur ligne de défense, qui s'était émiettée deux semaines plus tôt, avec la victoire de Wittgenstein à la seconde bataille de Polotsk.
Ayant appris la défaite, Victor, commandant le 9e corps, que Napoléon avait maintenus en réserve à Smolensk, marche au nord-est avec 22 000 soldats pour reconstituer la ligne de Dwina. À Czaśniki il s'unit aux éléments du 2e corps, qui retraitaient. Il a ainsi 36 000 hommes à sa disposition.
Wittgenstein, après avoir confié ses 9 000 prisonniers à la garnison, marche vers le sud sur Czaśniki avec 30 000 hommes.
L'affrontement de Czaśniki se déroule principalement entre l'avant-garde de Wittgenstein, menée par le général Jaschwill, et le 2e corps qui occupe une position, en avant des troupes de Victor.
Les Russes attaquent le 2e corps qui recule, jusqu'à rencontrer la position principale de Victor. Jaschwill reçoit alors l'ordre de s'arrêter, tandis que débute un bombardement d'artillerie contre les Français.
Victor, apparemment affaibli par l'avance de Jaschwill, décide de ne pas continuer la bataille, et commande la retraite sur Senno, située à 40 kilomètres vers l'est. Les Russes ne les poursuivent pas.
Bien que la défaite de Czaśniki ne semble pas flagrante, elle n'est pas sans conséquences pour Napoléon. Victor a échoué dans sa tentative de rétablir la ligne de Dwina. Sa nouvelle position à Senno se trouve seulement 50 kilomètres de la route de retraite prévue par Napoléon en cas d'échec de la prise de Moscou. De plus, le succès de Wittgenstein le rapproche des armées de Pavel Chichagov et de Koutousov. La Grande Armée risque de se retrouver encerclée entre les trois armées russes.
En outre, après ses victoires à Polotsk et Czaśniki, Wittgenstein envoie le général Harpe à Vitebsk pour prendre le dépôt d'approvisionnement des Français. Le 7 novembre, après un bref combat, la garnison de Vitebsk se rend à Harpe. D'énormes réserves d'armes et de nourriture, tombent dans les mains des Russes.
La chute de Vitebsk est un coup dur pour Napoléon parce qu'il avait projeté de passer l'hiver là, au cas ou la Grande Armée échouerait devant Moscou. Le plan de Napoléon qui prévoyait de combiner son armée avec celle de Victor à Vitebsk, où elles pourraient se rééquiper avant de reprendre la campagne au printemps suivant, est maintenant caduc.
En apprenant la victoire des Russes à Czaśniki, Napoléon ordonne immédiatement à Victor d'attaquer Wittgenstein pour reprendre Polotsk. Ce qui conduit à la bataille de Smoliani, le 14 novembre, et à une nouvelle défaite française.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:28

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La bataille de Winkowo ou bataille de Tarutino est une victoire remportée le 18 octobre 1812 par une armée russe commandée par Koutousov sur un corps franco-italien commandé par le roi de Naples Joachim Murat.
Le roi de Naples avait sous ses ordres la division Claparède qui occupait Winkowo ; à droite et à gauche de ce village deux divisions de cavalerie ; le corps de Poniatowski campait à une demi-lieue de Winkowo, et le corps de cavalerie de Sebastiani, dont le général Dery faisait partie, occupait Teterinka. Le corps de cavalerie de Saint-Germain, la division Dufour et le corps de cavalerie du général Nansouty venaient ensuite ; celui de Latour-Maubourg était placé en observation.
Le 17 octobre, Koutousov fit passer la totalité de son armée sur la rive gauche de la Nara. Platof à la tête de ses nombreux régiments de Cosaques manœuvra de façon à déborder entièrement la gauche de Murat. Le bois qui couvrait la position favorisait si bien ce mouvement que Murat n'en fut pas instruit.
Le 18, au point du jour, Platof lança ses Cosaques sur le corps de Sébastiani. Ainsi surpris, le général français perdit ses bagages, son artillerie et une partie de ses troupes. Le général Dery fut tué dans cette circonstance, en chargeant les Cosaques à la tête de sa brigade. En même temps, les Russes attaquaient sur le reste de la ligne. Platof cherchait à s'emparer du défilé de Sparkublia, seule retraite du roi de Naples ; Bagawout et Strogonow se dirigèrent sur la grand'route entre Winkowo et Sparkublia. Osterinan et les autres corps russes manœuvraient pour tourner la droite des Français. Murat voulant arrêter le mouvement de Bagawout et de Strogonow, se précipita avec les carabiniers sur la tête de la colonne de Bagawout et la culbuta. Surpris d'une attaque aussi vigoureuse, le général russe s'arrêta et engagea un feu d'artillerie.
Dès lors, maître de ses mouvements, le roi de Naples put régler sa retraite. Claparède et Latour-Maubourg chassèrent Platof du défilé, et rétablirent la communication. La retraite s'effectua avec des pertes, mais moins importantes que ce Koutousov aurait pu infliger à Murat, d'après les commencements du combat et le rapport de forces défavorables.
Napoléon avait ordonné tous les préparatifs de retraite sur Kaluga et Smolensk. Le 18 octobre, il reçut pendant une revue une dépêche de Murat, qui lui apprenait que Koutousov venait de l'attaquer à l'improviste avec la totalité de ses forces. Napoléon acheva rapidement la revue et donna immédiatement l'ordre de départ. Le soir même, l'armée bivouaqua sur la vieille route de Kaluga ; mais l'attaque de Kutusof contre Murat avait pleinement réussie.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:28

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La bataille de Maloyaroslavets eut lieu le 24 octobre 1812 lors de la guerre de la 6e coalition, pendant la campagne de Russie entre la Grande Armée de Napoléon et les forces d'Alexandre Ier.
Au sud de Moscou, Koutouzov commande encore 110 000 hommes et la troisième armée russe remonte vers le nord pour menacer les lignes de communication françaises dans la région de Brest-Litovsk. Napoléon dispose de moins de 100 000 hommes et le ravitaillement est défaillant. Il décide de faire marcher son armée sud ouest vers Kaluga, une cité dans une région prospère où plein de ravitaillement pouvait être trouvé.
Il envoya son gendre, Eugène de Beauharnais avec 15 000 hommes en avant garde pour dégager la voie de toutes forces russes opposées.
Le 24 octobre cette troupe approcha Maloyaroslavets, à 110 km au sud-ouest de Moscou, déterminée à prendre le contrôle d’un pont principal sur la rivière Lusha.
Une force de 20 000 hommes sous les ordres de Dokhturov venait d'occuper la ville mais, malgré les probabilités contre lui Eugène lança immédiatement une série d’assauts pour capturer le pont et établir un point d’appui sur la berge opposée.
Le combat fut intense et la travée changea de mains au moins sept fois avant qu’Eugène ne fasse intervenir ses dernières réserves et repousse les hommes de Dokhturov — ensemble avec des renforts — hors de leurs positions. Les Russes reculèrent sur les collines à l’extérieur de la ville.
Eugène perdit 5 000 hommes alors que les Russes 6 000.
Des combats sporadiques eurent lieu le lendemain matin mais ce jour est plus célèbre pour être celui où des cosaques faillirent capturer Napoléon. Après cela, il portera un sac de poison autour de son cou.
Ce fut aussi le jour où l’empereur changea sa décision de chemin de retraite en envoyant l’armée au nord des marais du Pripet où le pays est désormais ravagé car c'est celui que l'envahisseur avait pris à l’aller et à l’hiver plus rude.
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Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
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