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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:27

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La bataille de la Moskowa du 7 septembre 1812 (26 août dans le calendrier julien) fut la principale confrontation de la Campagne de Russie pendant les guerres napoléoniennes où les forces sous Napoléon Ier obtinrent une victoire sur l'armée commandée par Alexandre Ier de Russie près du village de Borodino (et de la ville de Mojaïsk).
Le résultat tactique fut équilibré et ce n'est que pour des considérations stratégiques que cela est considéré comme une victoire : les Russes abandonnèrent le terrain, ouvrant la route de Moscou à la Grande Armée. Ceux-ci considèrent cependant qu'il s'agit d'une victoire, en raison de la résistance qu'ils opposèrent à la Grande Armée, et la nomment « bataille de Borodino ».
La grande armée avait commencé l'invasion de la Russie en juin 1812. Les forces russes reculèrent en apppliquant la politique de la terre brûlée selon la tactique de Michel Barclay de Tolly, déjà prévue en 1807 après la bataille de Friedland.
Le tzar, lassé de cette stratégie nomme un nouveau commandant russe : le prince Mikhaïl Koutouzov, qui attendit que les Français (avec de nombreux Polonais et Bavarois) soient à 125 km de Moscou pour accepter la bataille.
Koutouzov choisit un secteur facile à défendre et le renforça avec des retranchements, notamment la redoute Rayevski dans le centre droit de la ligne et les pointes Bagration. Environ 115 000 hommes et 630 canons attendaient.
Napoléon arriva avec environ 125 000 hommes et 587 canons ; il n'utilisa pas ses tactiques habituelles et opta pour un assaut frontal. On pense qu'il cherchait un choc décisif qui détruirait l'armée russe, difficile à obtenir avec des troupes mal ravitaillées et disparates. L'attaque française fut réussie au départ bien que coûteuse, Joachim Murat dirigea une attaque conjointe de la cavalerie et de l'infanterie et au début de l'après-midi il avait pris la redoute Rayevski, perdue puis reprise ensuite. Mais les Russes engagèrent leurs réserves et la bataille se transforma en une boucherie d'attrition. Une contre-attaque russe fut brisée par l'artillerie ; comme la nuit tombait les deux côtés cessèrent le combat et les Russes partirent pour Moscou.
Les forces russes ont eu environ 44 000 victimes et la Grande armée 35 000. La grande erreur de Napoléon est de ne pas avoir utilisé la garde, troupe d'élite de son armée, pour définitivement emporter le centre russe et obtenir une victoire décisive. Il a préservé la garde impériale pour la bataille suivante pour prendre Moscou... bataille qui n'a jamais eu lieu. Les Français prirent Moscou (à 125 km) une semaine plus tard mais, la ville ayant été vidée de toutes réserves et incendiée, furent obligés de la quitter un mois plus tard pour une retraite catastrophique.
Une autre bataille de Borodino eut lieu en octobre 1941.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:26

Valutino.jpg

La bataille de Valutino eut lieu le 18 août 1812, entre les troupes du maréchal Michel Ney et la puissante arrière-garde du général Michel Barclay de Tolly.
Les Russes sont retranchés dans une zone marécageuse, protégée par un petit ruisseau. Les Français, attaquant résolument, doivent faire face à d'énormes difficultés naturelles.
Napoléon espère encercler l'armée du général Barclay quand il découvre que les Russes qui attendent les Français ne constituent en fait que l'arrière-garde du général Tutchkov. Trois divisions de cavalerie et une division d'infanterie sont encerclées en essayant d'attirer les Français loin du champ de bataille de Smolensk. Ils font alors un détour pour affronter les Français sur les rives de la Stragan.
Après un bombardement massif, Michel Ney lance un assaut contre les Russes mais il ne parvient pas à prendre la crête. La cavalerie de Murat s'embourbe en traversant le cour d'eau.
La division de Junot est à proximité du champ de bataille, mais celui-ci reste sourd à la demande de renfort de Murat et ne bouge pas. Il sera blâmé pour cela par Napoléon.
Quelques heures plus tard, Ney lance une dernière attaque. Le général Gudin qui mène l'assaut est tué par un boulet de canon qui lui emporte les deux jambes. Les Français parviennent à prendre la crête après un combat acharné, mais la majorité de l'armée de Barclay s'est échappé et se dirige vers Lubino. L'occasion d'une victoire décisive est passée.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:25

Polotsk1812-Kaussler.jpg

Dans la première bataille de Polotsk, qui eut lieu le 17 et 18 août 1812, les troupes russes commandées par Pierre Wittgenstein ont défait les troupes françaises menées par Nicolas Charles Oudinot et ont arrêté leur avance sur Saint Pétersbourg.
Après la bataille de Klyastitsy où elle subit quelques pertes mineures, l'armée d'Oudinot fait retraite sur Polotsk.
De bonne heure, le matin du 17 août où le 1er corps d'infanterie mené par Wittgenstein attaque les positions françaises près du village de Spas, forçant les Français à se retirer. Des renforts français arrivent et Oudinot opère une contre-attaque sur le centre. Dans la nuit les Français et les Russes gardent leurs positions. Oudinot a été blessé et doit remettre le commandement à Laurent de Gouvion Saint-Cyr.
Le matin suivant Gouvion Saint-Cyr lance une importante offensive. Il parvient à tromper Wittgenstein sur la destination de l'opération, regroupe ses troupes et attaque soudainement le flanc gauche et le centre des positions russes. Le début de l'offensive est un succès, les troupes françaises écrasent les Russes et leur prennent sept canons.
Alors que la défaite semble imminente, Wittgenstein organise une contre-attaque de cavalerie. Elle cause une alarme parmi les Français qui sont arrêtés et se retirent. De son côté, Wittgenstein se retire sur les rives de la rivière Drissa.
Pendant les deux mois suivants les belligérants évitent toutes tentatives susceptibles de perturber l'équilibre des forces.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:24

Klyastitsy.jpg

La bataille de Klyastitsy est un engagement relativement mineur qui eut lieu du 30 juillet au 1er août 1812 près du village de Klyastitsy sur la route de Polatsk à Sebezh (Biélorussie). Dans cette bataille l'armée russe commandée par Pierre Wittgenstein pour défendre Saint-Petersbourg, défait l'armée française du maréchal Oudinot
Le 28 juillet douze escadrons français de cavalerie sont attaqués par surprise par huit escadrons de hussards et de cosaques du général russe Jakob Petrovich Kulnev. Malgré leur supériorité numérique, les escadrons français perdent l'escarmouche et battent en retraite.
À ce moment-là, dans son avance sur Saint-Petersbourg, Oudinot occupe le village de Klyastitsy. Il dispose 28 000 hommes à opposer aux 17 000 que comptent les Russes. Malgré cela, Wittgenstein décide de combattre.
La bataille commence le 30 juillet à 14 heures. L'avant-garde russe menée par Kulnev (4 000 hommes) affronte l'avant-garde française près du village de Yakubov. Kulnev est parvenu à encercler les Français mais ceux-ci gardent le contrôle du village. Le jour suivant, après plusieurs attaques et contre-attaques, la pression des Russes force Oudinot à faire retraite sur Klyastitsy. Afin de poursuivre leur avance les troupes russes doivent traverser la rivière Nishcha. Oudinot commande d'incendier l'unique pont. Tandis que la cavalerie russe patauge dans la Nishcha, le 2e bataillon du régiment de grenadiers de Pavlovsk se précipite sur le pont en flammes.
Après avoir traversé la rivière Drissa le 1er août, Kulnev poursuit les Français avec plusieurs régiments de cavalerie et un bataillon d'infanterie. Ses unités tombent dans un guet-apens et souffrent de sévères pertes sous le feu de l'artillerie française. Kulnev lui-même est blessé, un boulet de canon lui a emporté les deux jambes, il succombe le jour même.
Finalement Oudinot fait retraite jusqu'à Polatsk et l'offensive française sur Saint-Petersbourg échoue.
Wittgenstein reçoit l'ordre de Saint-George au deuxième degré. On rapporte qu'Alexandre Ier de Russie l'appelle désormais : « le sauveur Saint-Petersbourg». Le capitaine Krylov, dont l'unité était la première à traverser la rivière sur le pont en flammes, reçoit l'ordre de Saint-George au quatrième degré.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:24

Smolensk-by-hess.jpg

La bataille de Smolensk entre les 175 000 soldats de Napoléon et les 130 000 soldats du prince Bagration a lieu le 16 et 17 août 1812. Seuls 50 000 et 60 000 hommes des deux camps respectifs sont réellement engagés.
Depuis presque le début de la campagne de Russie, Napoléon et sa Grande Armée sont engagés dans des combats et s'épuisent à poursuivre les Russes. Lors des affrontements, ces derniers engagent une brève défense avant de se retirer.
Afin d'obliger l'ennemi à se confronter à lui, Napoléon conçoit la manœuvre de Smolensk pour essayer de balayer les troupes russes et les défaire une bonne fois pour toutes. Le 14 août 1812, les forces françaises, sous le commandement de Joachim Murat, Louis Nicolas Davout, Michel Ney, traversent le fleuve Dniepr à Rassna, sur des ponts construits pendant la nuit. Le plan consiste à se précipiter vers la ville de Smolensk, à la prendre sans combat et à marcher vers le nord, sur les principales forces russes placées sous le commandement du général Barclay. Cela aurait pu se produire si des ordres contradictoires et un problème de communication n'avaient pas conduit le général russe Ivanovitch Bagration à désobéir. Ses ordres étaient de marcher à l'ouest, au lieu de cela il se rend au sud à Smolensk. Quand les forces françaises arrivent sur la ville, le 16 août, elles la trouvent fortement défendue par les troupes russes, la garnison ayant été considérablement renforcée par l'arrivée de Barclay et le gros de l'armée russe.
En 1812, Smolensk est une ville de 12 600 habitants, qui n'a pas vraiment de valeur stratégique, si ce n'est d'être sur le chemin de la Grande Armée. Elle est défendue par des bastions et d'épaisses murailles de pierres, et occupe les deux rives de la rivière Dniepr, ce qui complique son encerclement. La meilleure manière de l'attaquer la ville est de traverser la Dniepr plus loin à l'est, pour la prendre à revers, forcer les Russes à la reddition, et épargner de nombreuses vies dans les rangs de l'armée française. Mais Napoléon pense que les Russes vont sortir pour empêcher la destruction de la ville sainte qui abrite une icône religieuse. Comme cela ne se produit pas, il décide de prendre la ville par la force.
Le 14 août, après en avoir chassé deux régiments de cosaques, Grouchy entre à Liady avec la cavalerie de Nansouty. Pendant ce temps, Murat et Ney sont à Krasnoi.
Le 15 août, la Garde impériale, le 1er et le 4e corps, arrive à Liady, tandis que le 3e corps repousse la division de Newerowski, forte de 6 000 hommes, 1 200 chevaux et 10 canons, qui bat en retraite vers Smolensk. Les Russes qui perdent 2 000 hommes, 8 canons et leurs caissons, sont poursuivis jusque Korytnia où Napoléon établi son quartier général. Ney est à Lubna
La bataille commence le 16 août par un premier test sur deux des faubourgs. Les Russes ne réagissent pas comme prévu face à cette provocation, et reste dans la ville. Napoléon commande l'assaut général avec trois corps de la Grande Armée, soutenus par 200 pièces d'artillerie. Cela réussit pendant un certain temps, mais quand les Français atteignent les murs de ville, ils n'ont aucun moyen pour les franchir. Ils essayent vainement de s'élever sur les épaules des uns et des autres, exposés au feu de l'artillerie russe. Au soir du 16 août, ils n'ont fait aucun progrès.
Vers 14h le 17 août, voyant que les Russes ne sont pas décidés à sortir, l'Empereur ordonne à Poniatowski de faire mouvement pour couper les communications entre la ville et la rive droite du fleuve, tandis qu'une division du général Bruyères s'empare du plateau devant les faubourgs de Sloboda-Raczenka. 60 pièces d'artillerie y sont installées. Leurs tirs de mitraille oblige les Russes de la rive droite d'évacuer leurs positions. Davout attaque ensuite les faubourgs qui tombent vers 17h. De son côté, Ney attaque les positions ennemis situées devant la ville. Des tirs d'artillerie chassent les occupants des tours. Par la rive droite, la ville reçoit le renfort de deux divisions et deux régiments d'infanterie de la garde.L'intense bombardement d'artillerie provoque de nombreux incendies, et la majeure partie de la ville brûle à la tombée de la nuit. Deux compagnies de mineurs s'attaquent aux remparts. Dans la nuit, sacrifiant une petite garnison, 
Barclay abandonne la ville par la rive droite. Le général Korff commandant l'arrière-garde met le feu à différents endroits de la ville et brûle le dernier pont derrière lui.
Vers l'aube du 18 août, des brèches sont ouvertes dans les murs. La Grande Armée pénètre dans la ville, sans grande résistance. En quelques heures, le gros des troupes l'investit. Barclay maintient des forces de l'autre côté du fleuve empêchant une traversée avant la nuit du 18 août.
La ville de Smolensk est presque totalement détruite. Les Russes comptent 4 700 morts, dont 5 généraux, 7 à 8 000 blessés, et 2 000 prisonniers, 200 pièces de canons et mortiers de gros calibre. Côté français, les pertes sont de 700 morts, dont le général Grabouski, 3 100 à 3 200 blessés, dont les généraux Grandeau et Dalton
Techniquement, la bataille de Smolensk est une victoire pour Napoléon. Il a pris la ville, et n'a pas subi autant de pertes que ses ennemis. Cependant, la façon dont la bataille a été conduite va avoir de grandes conséquences. En raison d'une chaîne d'approvisionnement défaillante, les Français manquent de nourriture. Smolensk eut été une source utile d'approvisionnement si elle avait été prise intacte.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:23

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La bataille d'Ostrovno eut lieu les 25 et 26 juillet 1812, entre les corps français du maréchal Ney, du prince Eugène, la cavalerie du maréchal Murat, et les corps russes du compte Alexandre Ivanovich Ostermann-Tolstoï et Pyotr Konovnitsyn. Si les attaques russes furent repoussées, elles donnèrent cependant à Barclay de Tolly un avantage de trois jours sur les Français. Les Russes perdirent 3 800 hommes dont 800 prisonniers et huit canons. Les pertes françaises furent à peu près identiques.

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:22

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La Bataille de Paris s'est déroulée les 30 et 31 mars 1814. La défaite française a mené directement à l'abdication de Napoléon

En 1813 Napoléon Ier décide d'abandonner son rêve de conquérir la Russie. Six armées s'allient afin de défaire les Français lors de la Bataille de Leipzig. L'empereur François Ier d'Autriche est intéressé par la signature d'un traité de paix mais Alexandre Ier de Russie et Frédéric-Guillaume III de Prusse souhaitent envahir la France. Tout comme Napoléon était entré dans Moscou, le Tsar Alexander voulait pénétrer dans Paris, chose qui n'avait pas été effectuée par une armée étrangère depuis 400 ans.
Les armées autrichienne, prussienne et russe sont réunies sous le commandement du maréchal Karl Philipp de Schwarzenberg mais le Tsar Alexandre (accompagné de ses stratèges) surveillait les opérations en arrière-plan. Les alliés avaient 100 000 hommes à leur disposition. Napoléon laisse son frère Joseph Bonaparte défendre Paris avec 20 000 soldats réguliers, sous le commandement du maréchal Auguste Marmont. Il ajoute 30 000 Gardes Nationaux dirigés par les maréchaux Bon Adrien Jeannot de Moncey et Édouard Mortier.
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:21

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La Bataille de La Fère-Champenoise eut lieu le 25 mars 1814, entre la France et les armées de la Sixième coalition durant la Campagne de France (1814). Le champ de bataille se trouve près de la Fère-Champenoise, à 40 km au sud-ouest de Châlons-sur-Marne, dans la Marne. Les Français étaient menés par Auguste Marmont, alors que les forces de la Coalition étaient sous les ordres de Karl Philipp de Schwarzenberg. Les Français furent battus par les armées alliées.
La bataille de Fère-Champenoise eut lieu le 25 mars 1814 lors de la Campagne de France et vit la défaite de l'armée française de Napoléon Ier par les troupes alliées.
En 1814, la situation de la France est dramatique, l'armée a été brisée. 30 000 hommes seulement sur 400 000 sont rentrés de la campagne de Russie. De nombreux soldats sont prisonniers ou assiègés dans des places fortes qui tentent de résister à l'invasion. Des troupes nouvelles sont une fois de plus levées, les Marie-Louise, mais ces troupes ne sont pas encore prètes. Les désertions se multiplient, les armes etles chevaux manquent.
Le 9 mars 1814, les alliés signent entre eux le Traité de Chaumont par lequel ils s'engagent "à ne pas négocier séparément avec l'ennemi commun". Les négociations de Caulaincourt ont échoué, la France perdra ses frontières naturelles, sur le Rhin notamment, et la guerre ne s'achévera que sur la défaite de la France et surtout celle de Napoléon Ier.
On s'est déjà battu le 7 mars contre les Russes sur le chemin des dames, qui deviendra plus tard encore plus célèbre et sanglant. Grouchy est blessé. Depuis le 27 janvier, peu de temps après avoir fait ses adieux à son épouse et son fils, Napoléon Ier a remporté 14 batailles, essentiellement tactiques, mais qui retardent l'avance ennemie et empêchent constamment la jonction des armées de Silésie et de Bohême.
Le 18 mars, Napoléon Ier est à Fère-Champenoise, il veut jouer le tout pour le tout et décide de se rendre à Arcis-sur-Aube pour menacer l'armée de Karl Philipp de Schwarzenberg, en lui faisant croire à une attaque sur Troyes. Malheureusement, la faible armée française de 14000 hommes y rencontre celle de Karl Philipp de Schwarzenberg, forte de prés de 100.000 hommes, Autrichiens, Allemands et Russes.
Le 20 mars, avec 27.000 hommes, Napoléon Ier repasse l'Aube et abandonne Arcis-sur-Aube après la Bataille d'Arcis-sur-Aube. Malgré la différence d'effectif, il tient toujours tête, et détourne les alliés d'une attaque sur Paris, de plus en plus menacée de toute part. Le même jour, Marmont et Mortier ont fait jonction avec leur 15.000 hommes et se retrouvent à Fismes, dernier rempart devant les quelques 100.000 de Blücher.
Le 21 mars, ils essaient de rejoindre l'Empereur à Vitry, en deux colonnes, mais avec la cavalerie de York sur leurs talons. A la nouvelle de la chute d'Epernay, ils décident d'obliquer et deprendre une route 20 kilomètres plus au Sud.
Le 22 mars, ils parviennent à Champaubert, où Napoléon Ier a remporté une victoire quelques semaines plus tôt contre les cosaques et poursuivent leur route vers Châlons, sans savoir que 5000 hommes sont à Sézanne et 4500 entre Montereau et Auxerre.
Le 24 mars, presque au contact à Soudé-Sainte-Croix, avec une gigantesque armée alliée, ils décident de se replier. Les cosaques s'emparent de plusieurs dépèches destinées à Napoléon Ier qui les informent exactement de la situation militaire de l'Empereur et de la place de Paris.
Le 25 mars, les quelques 200.000 alliés décident de marcher en masse sur Paris, ne laissant qu'une troupe d'un peu plus de 10.000 hommes occuper Napoléon Ier (Celui-ci remportera d'ailleurs quelques jours plus tard une facile victoire contre cette troupe, seulement destinée à faire écran). Les avant-gardes alliées vont elles tomber sur Marmont et Mortier, qui se replient vers Fère-Champenoise. Grâce aux sacrifice de quelques unités, les deux colonnes se rejoignent d'abord à Sommesous. Pendant tout la matinée, formée en carré, l'infanterie française décroche lentement, protégée un temps par leur artillerie, qui tire contre les premiers éléments de cavalerie ennemie, qui ne cesse d'être renforcée par l'arrivée de nouveaux éléments. A midi, l'infanterie se positionne sur un plateau entre Connantray et Vasssimont, position défensive naturelle. La cavalerie repousse les tentatives d'encerclement alliées. De plus de violentes giboulées pleuvent à verse sur les combattants; elles se transformeront ensuite en grèle. Les troupes se regroupent tant bien que mal à Connantray. Talonnés par les cosaques, de nombreux fuyards français, fuyant vers Sézanne, alerteront enfin les troupes qui y étaient cantonnées et qui se porteront vers la Fère-Champenoise, où il retrouveront vers 17 heures, les troupes de Marmont et Mortier, qui reprendront espoir et un semblant de cohésion, mais perdront prés de 4500 hommes cette journée-là, sur les quelques 16500 qu'ils étaient au matin.
Les 4500 hommes de la division Pacthod, venus de Sézanne, se retrouveront en plein milieu du dispositif ennemi, et, refusant de se rendre formés en formation serrée en carré pour se défendre de la cavalerie ennemie, seront alors anéantis par son artillerie. Seule une poignée d'entre eux, réussira à rejoindre les Marais de Saint-Gond et à se sauver, provoquant par la-même l'admiration et la compassion du Tsar Alexandre Ier de Russie. (Au même endroit, Foch y emportera une victoire contre Von Bülow.)
Les restes de l'armée de Marmont et Mortier et les troupes éparses tenteront d'abord d'organiser la défense de Paris avec quelques dizaines de milliers d'hommes. Marmont donnera un ordre de route à ses 10.000 hommes qui les conduira à être faits prisonniers au lieu d'aller rejoindre Napoléon Ier à Fontainebleau, où il était en train de rassembler 70.000 hommes car il pensait à reprendre Paris contre une armée alliée de 80.000 hommes.
Du coup, Napoléon Ier abdiquera le 6 avril.

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:20

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La bataille d’Arcis-sur-Aube a lieu les 20 et 21 mars 1814, entre une armée française commandée par Napoléon Ier et une armée autrichienne commandée par Schwartzenberg.
Après la campagne d'Allemagne, Napoléon est forcé de repasser le Rhin : il refait ses troupes (voir les Marie-Louise). Les armées coalisées affluent de toutes parts vers la France : les Anglo-Espagnols franchissent les Pyrénées, des armées autrichiennes franchissent les Alpes, des armées russes, prussiennes et autrichiennes le Rhin.
L’armée française est pour sa plus grosse part dispersée dans les places des Pays-Bas, d’Allemagne, de Belgique. Ses corps de manœuvre sont de taille réduite, et peuvent à tout moment être submergés par des forces très supérieures en nombre. Ces différentes colonnes convergent vers Paris, qui est l’enjeu de la campagne de France.
Contre toute attente, Napoléon remporte victoire sur victoire pendant l’hiver 1814. Son plan est de battre séparément les corps des coalisés, en attendant que les troupes françaises d’Allemagne, sous la conduite de Davout, rejoignent la France.
Le 17 mars 1814, Schwarzenberg a remporté une victoire sur les maréchaux Oudinot et Macdonald dans le secteur de Troyes. Le même jour, il s’est emparé du passage de la Seine à Nogent, de telle sorte que ses avant-gardes se trouvent à moins de cent kilomètres de Paris.
Pour éviter que l’armée de Bohême arrive sous les murs de la capitale dans les quatre jours, Napoléon décide de l’assaillir cette dernière au plus vite. L’Empereur opte pour l’audacieuse solution d’accourir de Reims sur Troyes par Arcis-sur-Aube, de façon à tomber sur les arrières de l’ennemi une cinquantaine de kilomètres en deçà de ses têtes de colonne. Il laisse à Fismes et à Reims Mortier et Marmont face à Blücher, et met lui-même le cap vers le sud. Le 19 mars, apprenant que les Autrichiens occupent Arcis, il passe l’Aube à Plancy et marche sur Méry, s’imaginant déboucher en ce point en plein dans le dos de l’adversaire. Mais son arrivée si foudroyante quelle soit, n’est pas restée inaperçue ; les chefs de l’armée de Bohême, aussitôt informés, ont rétrogradé en toute hâte. L’ensemble de leurs forces se replie méthodiquement vers Troyes et, dans les aléas d’un recul aussi massif, elles ne laissent aux mains des coureurs français que quelques voitures...

Ce nouveau coup d’audace impériale a sauvé Paris une fois de plus. Mais la disproportion des forces rend une victoire inenvisageable. L’Empereur engage une nouvelle manœuvre sur les arrières de l’armée de Bohême. Il lui suffit de passer au nord de cette dernière, en rejoignant Saint-Dizier par Arcis-sur-Aube, puis de descendre sur Joinville ou Doulevant-le-Château pour se retrouver dans le dos de Schwarzenberg, avec de plus la communication directe assurée avec les garnisons des places de l’Est, voire avec Augereau et ses divisions lyonnaises.
Le 20 mars, après avoir rappelé à lui Oudinot et Macdonald, Napoléon se dirige vers Arcis-sur-Aube. En ce point, à 14 heures, sa cavalerie se heurte à l’avant-garde de l’armée de Bohême, dont le chef, le découvrant aventuré le long de l’Aube, vient de décider une offensive générale propre à en finir avec lui en le culbutant dans la rivière.
À 16 heures, la bataille fait rage. Le soutien de l’infanterie de Ney n’a pas permis aux cavaliers français de progresser plus avant. Le “brave des braves” s’accroche au hameau de Torcy-le-Grand, tenant tête aux Bavarois de De Wrede, tandis que la position même d’Arcis, âprement disputée contre les Autrichiens avec l’assistance vigoureuse de la division de la Vieille Garde conduite par Friant. La nuit d’hiver ne ralentit pas le combat ; Torcy-le-Grand n’est plus qu’un amas de décombres dévorés par l’incendie, quand à minuit la fusillade décline pour devenir sporadique. 16 500 Français fanatisés viennent de tenir tête à 30 000 alliés pendant plus de huit heures de corps à corps.
À l’aube du 21 mars, Schwarzenberg, trompé par l’étonnante résistance de ses adversaires, surestime l’importance de leurs effectifs et perd toute la matinée à attendre l’arrivée de ses réserves pour reformer sa ligne de bataille. Le temps perdu s’avère d’autant plus précieux que, face à lui, les renforts affluent également : le corps de Macdonald n’est plus loin et l’entrée en ligne de celui d’Oudinot porte les forces napoléoniennes à 28 000 baïonnettes et 6 000 sabres.
Si le prince autrichien a commis une faute en surestimant son adversaire, Napoléon, trompé par ce calme début de matinée du 21 mars, sous-estime le sien en s’imaginant que son inactivité correspond à une retraite. Aussi, vers 10 heures, les Français reçoivent-ils l’ordre d’attaquer ; mais bientôt, force leur est de se rendre compte qu’ils donnent au cœur d’une armée de 100 000 combattants dont les différents éléments dessinent un arc de cercle autour d’Arcis, avec d’ouest en est, Wurtembergeois, Russes et Bavarois et Autrichiens formant la réserve. 370 cannons appuient cet ensemble imposant. Aucune autre solution pour Bonaparte que de faire retraite en repliant tout son monde sur la rive droite de l’Aube, par l’unique petit pont d’Arcis.
Heureusement pour lui, Schwarzenberg ne commence son attaque qu’à 16 h 30. Oudinot lui tient tête dans le bourg sous une pluie d’obus et réussit vers 21 h à ne détruire le passage qu’après avoir retiré sa dernière brigade.
Par manque d’audace et d’esprit d’initiative, l’état-major de l’armée de Bohême vient de perdre une magnifique occasion de faire de l’Aube le tombeau de la Grande Armée.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:19

craonne.jpg

La Bataille de Craonne eut lieu le 7 mars 1814, et se termina par une victoire des armées Françaises commandées par Napoléon Ier contre les armées russes et prussiennes du général Blücher.
Le maréchal Blücher s'étant remis de ses précédents revers plus rapidement que Napoléon ne l'avait espéré, ce dernier fut obligé de détourner son attaque du maréchal Schwarzenberg vers le commandant prussien.
Se déplaçant rapidement et volontairement, les Français parvinrent à repousser les Alliés de l'autre côté de l'Aube. Et, alors que Blücher préparait une attaque avec les 85 000 hommes à sa disposition, Napoléon lança l'assault avec ses 37 000 soldats.
Le but de Napoléon était d'immobiliser les Alliés, puis de lancer le maréchal Ney, à la tête d'un détachement lourdement armé vers la cavalerie adverse, en l'attaquant par le côté.
Malheureusement pour les Français, la manœuvre manqua de coordination, le détachement de Ney subit de lourdes pertes, et les Alliés parvinrent à se sortir d'une situation qui n'était pas à leur avantage.
Il n'en reste pas moins que cette bataille reste une victoire française grâce notamment à l'impact d'un tout nouveau corps de cavalerie de la Garde impériale créé sur ordre personnel de Napoléon Ier : les Eclaireurs. Menés par le Général La Ferriere-Lévéque, qui perdra une jambe en pleine charge, puis par le Colonel Claude Testot-Ferry, le 1er régiment des éclaireurs de la Garde impériale parvint à prendre les batteries prussiennes sur le plateau dominant le champ de bataille, et permit la victoire française.
Suite à son fait d'arme, le Colonel Claude Testot-Ferry fut anobli et titré Baron le soir même sur le champ de bataille par l'Empereur.

 

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