Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:19
Les 9 et 10 mars 1814, Après un dur combat à Craonne, Napoléon repousse l'armée austro-­prussienne de Blücher jusqu'à Laon. Désireux d'exploiter son succès, il envoie le maréchal Marmont, avec les 9 500 hommes du 6° corps, tourner le flanc oriental de l'ennemi, mais Marmont ne fait pas diligence, ce qui per­met à Blücher de recevoir des renforts qui portent ses troupes à 85 000 hommes et décide le général prussien à tenter une bataille décisive. Le 9 mars 1814, le général von Wartenburg surprend Marmont et le met en déroute. Ce dernier est sauvé d'une catastrophe totale par deux petits détachements de la Garde impériale qui livrent des combats furieux dans le défilé des Festieux. Le lendemain, Napoléon tient toujours ses positions, mais décide de se replier en fin d'après-midi. Il a perdu environ 6 000 hommes, les Alliés 4 000. L'Empereur se met aussi­tôt en route pour faire face, plus au sud, au prince Schwar­zenberg.
Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:18

montereau2.gif

La bataille de Montereau eut lieu de 18 février 1814 près de Montereau. (Seine-et-Marne), et s'est soldée par une victoire des Français commandés par Napoléon sur les Autrichiens et les Wurtembergeois commandés par le Prince royal de Wurtemberg.
Après le désastre de la campagne de Russie et la défaite de Leipzig les armées de la coalition franchissent le Rhin et commencent la campagne de France.
Du 14 au 17 février 1814 : Le Général autrichien Hardegg entre dans Montereau le 14. Le pillage de la ville commence avec son cortège d'atrocités sur la population.
Le 13 février 1814 : Le général Oudinot donne l'ordre de se replier sur Nangis, et au général Pajol d'évacuer Montereau, et de se replier sur Melun ou Nangis. À 9h30 l'évacuation commence devant les habitants médusés. Deux fortes explosions détruisent les ponts de l'Yonne de Seine. Le soir on aperçoit les feux de bivouac de l'ennemi à La Brosse-Montceaux.
Le 16 février : Les alliés commencent à s'affoler de la marche de Napoléon sur la ville.
Le 17 février : Napoléon ordonne l'offensive.
Le 18 février 1814 : Le Prince Royal de Wurtemberg possède environ 18 000 hommes sous ses ordres dans la ville. Napoléon qui espère encore jeter l'ennemi hors des frontières, arrive à 15 heures, ce qui suscite l'affolement dans les rangs autrichiens.
L'objectif est d'atteindre le plateau de Surville. Quatre colonnes sont formées. Avec de jeunes cavaliers inexpérimentés, la charge de Pajol, crève les bataillons autrichiens et wurtembergeois. Du haut de Surville Napoléon jubile : Dans la charge deux cavaliers seulement ont été tués. Les armées alliées sont en déroute et battent en retraite jusqu'à la Tombe, pillant et brûlant tout sur leur passage. Les habitants de la ville s'empressent d'aider à chasser l'ennemi.
Le 19 février, Napoléon entre dans la ville, fort mécontent de l'aide que certains habitants, comme l'adjoint au maire Jauvet qui a hébergé un général, ont apportée aux armées autrichiennes, en dépit de leurs exactions.
La Bataille de Montereau sera l'un des derniers succès de Napoléon. Mais elle n'empêchera pas l'inéluctable.
Malgré cet acte héroïque, c'est la fin. Les généraux ne veulent plus se battre. La France veut la paix.
Une statue équestre de Napoléon 1er, dont le socle comporte des illustrations de la charge héroïque du 18 février 1814, fut érigée sur le pont de Montereau, sous le second empire.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:17

vauchamps-20carte.jpg

La bataille de Vauchamps (à l'est de Montmirail) eut lieu le 14 février 1814 lors de la Campagne de France et vit la victoire de l'armée française et de Napoléon Ier sur les troupes prussiennes du général Gebhard von Blücher.
Les combats contre l'armée de Silésie:
L'armée de Silésie, commandée par von Blücher, et forte de cinq corps, avançe vers Paris. Mais Napoléon parvient à briser cette avance aux batailles de Champaubert, de Montmirail, et de Château-Thierry Les deux corps commandés en personne par Blücher, immobiles depuis le 9 février à Vertus, se portent le 13 à Montmirail.
Face aux corps de Kleist et de Kapzewitsch, totalisant 30 000 hommes, Marmont, qui surveille la route de Châlons depuis Étoges, n'a qu'un corps d'infanterie et la cavalerie de Grouchy. Il se retire donc vers Montmirail en faisant prévenir l'Empereur.
Celui-ci se déplace dans la nuit avec la Garde et Ney, et arrive à Montmirail le matin, en même temps que Marmont poussé par les Prussiens.
Aussitôt, l'offensive commence. Marmont attaque Vauchamps, fait reculer les Prussiens qui sont contournés par Grouchy. Celui-ci met le désordre dans la retraite, renforcé par les escadrons de service du général Lafferrière qui attaque inopinément.
Von Blücher continue de reculer, en échiquier. Mais Grouchy, prévoyant la retraite sur Étoges, part à travers bois avec les divisions Doumerc, Bordesoulle et Saint-Germain, et l'attend sur la route avant Champaubert. Il le charge et le disloque, épaulé par la cavalerie de la Garde à la nuit tombante.
Von Blücher espérait refaire ses troupes à l'abri d'Étoges à la faveur de la nuit, et se renforcer par des régiments de cavalerie russe et prussienne, mais le duc de Raguse fait encore charger à la baïonnette à la nuit tombée, faisant encore de nombreux prisonniers.
L'armée de Silésie était momentanément hors de combat après quatre défaites consécutives, ayant eu 32 000 tués, blessés ou prisonniers, contre 3 000 aux Français.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:16

montmirail.jpg

La bataille de Montmirail a lieu le 11 février 1814 lors de la Campagne de France et voit la victoire de l'armée française de Napoléon Ier sur les troupes russes du général Osten-Sacken et les Prussiens du général Johann Yorck.
Au lendemain de la bataille de Champaubert, avec la victoire de Montmirail, Napoléon porte, un coup très dur à l'armée de Silésie de Blücher. Les pertes subies ce jour-là par Osten-Sacken et Yorck sont importantes. Le succès français sème la discorde entre les alliés.
Mais les effets de la victoire de Montmirail demeurent cependant limités par l'inaction de MacDonald et ne portent pas un coup décisif à Blücher.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:16

m2-092.jpg

La Bataille de Château-Thierry eut lieu le 12 février 1814 entre l'armée Prussienne sous les ordres du maréchal von Blücher et les armées Françaises de Napoléon Bonaparte. Après avoir remporté une série impressionnantes de victoires tactiques (pendant ce qui allait être connu sous le nom de Campagne des Six-Jours ), Napoléon espérait pouvoir infliger une défaite décisive aux Prussiens pour les forcer à se retirer de la Sixième coalition dirigée contre lui. Il rencontra l'arrière-garde Prussienne sous les ordres du général Yorck sur la Marne près de Château-Thierry. Envoyées avec le Maréchal Ney à leur tête, les Français pénétrèrent dans les rangs de Blücher, en infligeant de lourdes pertes. Leur attaque ne fut stoppée que grâce à l'artillerie prussienne située là fortuitement, ce qui permit à Yorck de battre en retraite en bon ordre sans avoir à subir de nouvelles pertes. Les Prussiens perdirent 1 250 hommes, les Russes 1 500, et les Français, 600. Les Français capturèrent également 9 canons ainsi que des vivres et baggages.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:15

champ.jpg

La Bataille de Champaubert s'est déroulée le 10 février 1814 et s'est soldée par une victoire des troupes de Napoléon Ier commandées par le maréchal Marmont, sur les Russes commandés par le général Olsufiev.
Après six heures de combat, les Russes sont finalement écrasés par la cavalerie française. Au total, 3000 Russes sont capturés ou trouvent la mort. Le général Olsufiev est capturé et dîne avec Napoléon le soir même. Les Français ne perdent que 300 hommes, parmi lesquels le général Lagrange.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:14

LaRothiere1814-Kaussler.jpg
La bataille de La Rothière a eu lieu le 1er février 1814 entre une armée française dirigée par Napoléon, et une armée prussienne de 53 000 hommes commandée par Gebhard von Blücher.
Après avoir battu à Saint-Dizier une division prussienne isolée, Napoléon perçoit le plan des coalisés. Il poursuit Blücher, et remporte un nouveau combat à Brienne. Blücher fait néanmoins la jonction avec Schwarzenberg.
Napoléon est au centre, au village de La Rothière. L’engagement commence à une heure de l'après-midi par une charge de l'infanterie prussienne qui est repoussée par les jeunes conscrits français. L'artillerie française détruit tout ce qu'il reste du régiment. Mais le prince de Wurtemberg charge avec ses dragons et enfonce une ligne française, renversant le cours de la bataille.
Le combat ne cesse qu’à minuit. Napoléon ordonne alors la retraite sur Troyes.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:02

hanau1.jpg

À la bataille de Hanau (30 et 31 octobre 1813 à Hanau) les corps Austro-Bavarois commandés par Karl Philipp von Wrede attaquent l'armée française de Napoléon qui bat en retraite.
La Bavière, ancienne alliée de la France, selon le traité de Ried, adhère à la sixième coalition. Après la bataille de Leipzig Napoléon fait retraite en remportant quelques succès. Cependant, en octobre les retardataires désorganisent de plus en plus la Grande Armée. Il faut compter avec les 43 000 Bavarois et Autrichiens commandés par Wrede qui ont rejoint la coalition et avancent en Franconie, au nord du Danube. Ils atteignent Hanau, bloquant l'itinéraire de Napoléon à Francfort. Croyant que le gros de l'armée française fait route plus au nord pour Coblence, Wrede pense faire face à seulement 20 000 hommes protégeant le flanc de l'armée principale.
Le 30 octobre, Wrede commence à déployer ses forces pour affronter les Français. Il place son centre devant la Kinzig et son flanc droit au sud, sur une position isolée, seulement reliée à la force principale par un pont. Avec l'infanterie de MacDonald et la cavalerie de Sébastiani, Napoléon n'a que 17 000 hommes à lui opposer.
Des forêts denses à l'est des positions de Wrede permettent aux Français de progresser jusqu'au contact des alliés. Napoléon décide d'attaquer l'aile gauche avec toutes ses troupes disponibles. Vers midi Victor et MacDonald dégagent la forêt devant le centre ennemi. Drouot trouve une voie à travers la forêt pour placer ses canons, vers la gauche de Wrede. Les grenadiers de la vieille garde dégagent le terrain et trois heures plus tard, 50 canons sont déployés.
Après une charge de la cavalerie bavaroise, foudroyée à bout portant par un tir de mitraille, Drouot, soutenu par la cavalerie de Sébastiani, avance ses canons dans la plaine et après un bref bombardement d'artillerie, réduit au silence les 28 canons de Wrede. La cavalerie française attaque et refoule la cavalerie adverse sur l'aile gauche, avant d'attaquer le centre qui commence à reculer avec de lourdes pertes, sur les berges de la Kinzig. L'aile droite tente alors de renforcer le centre, mais beaucoup d'hommes périssent noyés en tentant de traverser la rivière sur l'unique pont.
En rassemblant ses troupes, Wrede parvient à former former une ligne défensive, du pont de Lamboy à Hanau. Pendant la nuit, alors que l'Empereur bivouac dans la forêt au milieu de ses troupes, les alliés abandonnent la ville que les Français occupent le 31 octobre. Napoléon ne fait aucun effort pour poursuivre Wrede. La route de Francfort est maintenant ouverte, la retraite française se poursuit.
Dans la journée du 31 octobre, Wrede tente de reprendre la ville encore occupée par Marmont et le général Bertrand, mais il est de nouveau repoussé et perd à nouveau 1 500 à 2 000 hommes. Son gendre le prince Œttinguen est tué, lui même est blessé au bas-ventre et doit laisser le commandement au général autrichien Fresnel
Wrede a perdu 9 000 hommes, Napoléon en perd beaucoup moins. Mais entre les 28 et 31 octobre, environ 10 000 traînards sont faits prisonniers. Francfort est atteint le 2 novembre par les Français, alors à seulement 35 kilomètres de leur base arrière de Mayence.

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:56
leipzig.jpg

La bataille de Leipzig (16-19 octobre 1813), aussi appelée la Bataille des Nations, fut la plus grande confrontation des guerres napoléoniennes, et la plus grande défaite subie par Napoléon Ier.
Suite au désastre de la campagne de Russie et aux revers de la guerre dans la péninsule ibérique, une coalition anti-française de six états, comprenant la Grande-Bretagne, la Russie, l'Espagne, le Portugal, la Prusse, l'Autriche, la Suède et certains états allemands plus petits se regroupent.
Napoléon cherche à rétablir sa domination sur l'Allemagne et remporte deux nettes victoires à Lützen le 2 mai et à Bautzen les 20-21 mai sur les forces russo-prussiennes. Ces victoires amènent un bref armistice, mais celui-ci dure moins longtemps que d'habitude. Les alliés le brisent sous le commandement de Gebhard von Blücher, du prince (Charles de Suède) et de Karl Philipp de Schwarzenberg. La tactique des alliés consiste à éviter la confrontation directe avec Napoléon, et à affronter plutôt ses maréchaux : c'est ainsi qu'ils remportent les victoires de Gross Beeren, de Kulm, de Katzbach et de Dennewitz.
Napoléon ne réussit pas à prendre Berlin ; il se résout à se retirer à l'ouest, traversant l'Elbe fin septembre, puis il organise ses forces autour de Leipzig afin de protéger ses lignes de ravitaillement et rencontrer les alliés. Napoléon place ses troupes autour de Leipzig, mais il en déploie une partie de Taucha à Stötteritz (où il place son poste de commandement), puis le reste en s'incurvant jusqu'à Lindenau. Les Prussiens viennent à sa rencontre depuis Wartenburg, les Autrichiens et les Russes depuis Dresde et les Suédois depuis le nord. Au total les Français alignent environ 190 000 hommes dont une partie sont des mercenaires saxons, contre à peu près 330 000 pour les alliés, chacun des camps ayant une importante artillerie.
16 octobre:
La bataille commence le 16 octobre par une attaque de 78 000 soldats alliés depuis le sud et 54 000 autres depuis le nord. Cette confrontation n'est pas décisive et les assauts sont repoussés.
2e corps autrichien:

Le 2e corps autrichien du général von Merveldt avance vers Connewitz par Gautzsch et essaie d'attaquer la position pour constater que la voie est bien défendue et ne permet pas aux Autrichiens de placer leur propre artillerie pour soutenir l'attaque. Repoussés, les Autrichiens se déplacent pour attaquer le village voisin de Dölitz, traversent deux ponts menant à un manoir et à un moulin. Deux compagnies du 24e régiment repoussent la petite garnison polonaise et prennent la position. Une prompte contre-attaque rejette les Autrichiens jusqu'à ce qu'une puissante batterie d'artillerie chasse à leur tour les Polonais de la position.
Bataille de Mark-Kleeberg:

Le village de Mark-Kleeberg est défendu par des maréchaux Poniatowski et Augereau. Le général Kleist approche par les rives de la Pleisse. Les Autrichiens réparent un pont et prennent un bâtiment scolaire et un manoir. Les Français chassent les Autrichiens hors de l'école et les repoussent sur l'autre rive de la rivière. La 14e division russe commence une série d'attaques de flanquement qui expulsent les Polonais de Markkleeberg. Poniatowski stoppe la retraite et parvient à arrêter l'avance des Russes. Il reprend Markkleeberg, mais est de nouveau chassé par deux bataillons prussiens. Les grenadiers autrichiens forment alors un front devant Markkleeberg et par attaque de flanc conduisent les Polonais et les Français hors du secteur.
Attaque de Wachau:
Le 2e corps d'infanterie russe attaque Wachau avec l'appui de la 9e brigade prussienne. Les Russes avancent, ignorant que les Français les attendent. Ils sont surpris par une attaque sur leur flanc qui les malmène. Les Prussiens entrent dans Wachau et engagent un combat de rue. C'est l'artillerie française qui les chasse de la ville.
Combats de Liebert-Wolkwitz:

Liebert-Wolkwitz est un grand village dont la position stratégique est défendue par le maréchal MacDonald et le général Lauriston avec environ 18 000 hommes. Le 4e corps autrichien les attaque avec 24 500 hommes soutenus par 4 550 hommes de la 10e brigade de Pirth et par 5 365 hommes de la 11e brigade de Ziethen. Après un dur combat, les Français sont chassés de Liebertwolkwitz, mais il parviennent à contre-attaquer et à reprendre la ville. À ce moment Napoléon commande au général Drouot de positionner une puissante batterie sur la colline de Gallows. 100 canons soufflent le 2e corps russe et forcent les bataillons prussiens qui les soutiennent à se mettre à couvert. Comme l'avait souhaité Napoléon, une brèche est ouverte, dans laquelle s'engouffre le maréchal Murat avec 10 000 cavaliers français, italiens, et saxons. La charge est massive, mais Murat a négligé de prévoir une réserve. Plusieurs petites formations de cavalerie russes, prussiennes et autrichiennes s'interposent et après d'âpres combats repoussent les assaillants jusqu'à leur propre artillerie. L'intervention des dragons de la jeune garde les sauve in extremis et reprend l'avantage en reconduisant les alliés hors de la ville. Liebertwolkwitz et Wachau sont repris, mais les alliés rejoignent les positions russes et autrichiennes. Ils ont démontré ce que leurs troupes d'élite, formées en carrés, étaient capables de faire face à la cavalerie française. Sur le front Sud, bien que Napoléon ait gagné du terrain, il lui faut admettre qu'il ne pourra pas facilement venir à bout des rangs alliés.
Front Nord:

Le front Nord s'ouvre avec l'attaque du corps russe du général Langeron, sur les villages de Groß-Wiederitzsch et de Klein-Wiederitzsch au centre des lignes françaises. Cette position est défendue par la division polonaise du général Dombrowski composée de quatre bataillons d'infanterie et de deux bataillons de cavalerie. Au premier signe de l'attaque la division polonaise bondit. L'issue du combat est indécise, les deux camps se livrent à des attaques et contre-attaques successives. Rassemblant ses forces, le général Langeron, malgré de lourdes pertes, prend finalement les deux villages.
Bataille de Möckern:

Le front Nord est dominé par la bataille de Möckern. L'affrontement, très dur, se déroule en 4 phases. Un petit château entouré de jardins et de murs peu élevés domine le village. Chaque position est transformée en forteresse. Les Français sont à couvert derrière les murs. L'Ouest de la position est trop boisée et marécageuse pour une position d'artillerie. À l'Est, une digue de 4 mètres protège les berges de l'Elster. Le maréchal Marmont y a abrité sa réserve d'infanterie pour contre-attaquer et soutenir rapidement chaque position. Blücher commande les corps de Langeron (russes) et de Yorck (prussiens) contre les maréchaux Ney et Marmont.
Des attaques ont lieu toute la nuit. L'artillerie et en grande partie responsable des morts et des blessés : 9 000 chez les alliés, 7 000 dans le camp français. Les Français perdent encore 2 000 hommes qui sont fait prisonniers.
17 octobre:
Le jour suivant les forces en présence reçoivent des renforts qui sont positionnés. Il n'y a que deux actions dans la journée : l'attaque par le général russe Sacken sur les Polonais de la division de Dabrowski au village de Gohlis. La division polonaise résiste héroïquement, faisant même l'admiration du général Sacken. Finalement, le nombre et la détermination des Russes font la différence. Les Polonais se retirent à Pfaffendorf. Blücher, qui a été fait feld-maréchal la veille, commande à la 22e division de hussards du général Lanskoi (russe) qui s'est illustrée la veille, d'attaquer le 3e corps de cavalerie du général Arrighi.
Les Français reçoivent le renfort de 14 000 hommes, tandis que le général Von Bennigsen et le prince Charles de Suède augmentent considérablement les forces alliés en amenant 145 000 hommes.
18 octobre:

Le feld-maréchal Blücher et le prince Charles de Suède sont disposés au Nord, les généraux Barclay De Tolly, et Bennigsen ainsi que le prince de Hessen-Homburg aux Sud, et à général Gyulay (autrichien) à l'Ouest.
La 9e brigade prussienne occupe le village abandonné de Wachau, tandis que les Autrichiens avec les Hongrois du général Bianchi repoussent les Français hors de Lößnig.
Les Autrichiens effectuent une manœuvre combinée : tandis que la cavalerie autrichienne attaque l'infanterie française pour permettre à l'infanterie autrichienne de se déployer sur Dölitz, une division de la jeune garde surgit et les chasse. À ce moment trois bataillons de grenadiers autrichiens, avec l'appui de l'artillerie leur contestent la possession du village.
De tout les côtés, les alliés lancent l'assaut. En un peu plus de neuf heures de combat, les deux camps subissent de grosses pertes, les troupes françaises empêchent la percée mais sont lentement repoussées vers Leipzig.
Dans la nuit du 18 au 19, voyant que la bataille ne peut se terminer qu'en défaite, Napoléon décide de retirer la majorité de ses troupes en leur faisant traverser le rivière Elster. Les Saxons et leur artillerie se retournent alors contre Napoléon.
La retraite se poursuit jusqu'au lendemain après-midi, au moment où l'unique pont est détruit par une escouade du Génie, effrayée par la proximité de l'armée ennemie. Trop tôt ! Un tiers de l'armée française n'a pas eu le temps de traverser et n'a d'autres choix que de risquer la noyade en traversant à la nage, ou de se rendre à l'ennemi.
Le total des pertes est incertain. Les évaluations vont de 80 000 à 11 0000 morts ou blessés des deux côtés. Prenant une évaluation de 95 000 totaux, la coalition aurait perdu 55 000. Napoléon a perdu 40 000 soldats, dont environ 30 000 sont fait prisonniers ou laissés dans les hôpitaux de l'arrière. Parmi les disparus se trouve le maréchal Józef Antoni Poniatowski (neveu du dernier roi de Pologne, Stanislaw Poniatowski) - qui avait reçu la veille le bâton de maréchal - et le général Aubry.

 

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:55

La bataille de Kulm eut lieu le 30 août 1813 pendant la sixième coalition. Elle opposa 32 000 hommes, sous le commandement du général d'Empire Vandamme aux 54 000 hommes des forces coalisées d'Autriche, Prusse et Russie, sous les ordres du général Barclay de Tolly

Après la victoire française à la bataille de Dresde les 26 et 27 août Vandamme poursuit les troupes alliées en retraite. Napoléon ordonne à Gouvion-Saint-Cyr et Marmont de soutenir Vandamme. Celui-ci rencontre l'armée de Alexandre Ivanovich Ostermann-Tolstoï près de la ville de Kulm (actuelement Chlumec, à 8 km d'Ústí nad Labem, en République tchèque).

 

Repost 0
Published by Patrick R. Nastro - dans LES BATAILLES NAPOLEONIENNES
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Patrick R. Nastro
  • Le blog de Patrick R. Nastro
  • : Bienvenue au pays de Napoleon et de ses contemporains, vous apprendrez surement bien des choses interressantes sur les empereurs Napoléon Ier et Napoléon III et sur la famille Bonaparte, de ce qu'il reste de ces empires Français au XXIème siècle...
  • Contact

Profil

  • Patrick R. Nastro

Recherche

Archives

Liens