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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:55

Dennewitz.jpg

La bataille de Dennewitz (à 68 km au sud-sud-ouest de Berlin) eut lieu le 6 septembre 1813 dans le cadre de la guerre de la 6e coalition entre une armée française menée par le maréchal Ney et des troupes prussiennes commandées par le maréchal Friedrich von Bülow.
Après la défaite de Gross Beeren 58 000 hommes dont la 38e division wurtembergeoise et la 15e division italienne ont reçu l'ordre de Napoléon Bonaparte d'occuper Berlin. La cavalerie lourde (dragons de Defrance) est une troupe d'élite et l'infanterie de la 12e division de Morand est inexpérimentée mais valeureuse.
Elle pousse l’arrière-garde du 4e corps de Tauenzien. Le 4e corps de Bertrand vient de prendre la ville de Dennewitz et commence à se déployer pour continuer son avance. Tauenzien a décidé de résister car sur son aile droite le 3e corps de von Bülow apparaît ; soit un total de 50 000 hommes d'une valeur militaire moyenne.
À 16 h l'armée du nord suédoise commandée par Bernadotte arrive. Ney ordonne la retraite jusqu'à Torgau, sur l'Elbe. C'est une défaite française.
Les Français et leurs alliés perdent 8 000 hommes, 50 canons et 400 chariots de ravitaillement. Les Prussiens ont 9 000 victimes, tandis que les Suédois une trentaine.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:54

Dresde1813.jpg

La bataille de Dresde est la dernière victoire majeure de Napoléon en Allemagne. Elle se déroule les 26 et 27 août 1813 à la périphérie de Dresde, qui était alors un dépôt militaire, entre les forces de la sixième coalition austro-russo-prussiennes de Schwarzenberg et la Grande armée napoléonienne.
Le 16 août, Napoléon envoie le maréchal Gouvion-Saint-Cyr fortifier le dépôt de Dresde de façon à gêner les mouvements alliés et à servir de base éventuelles à ses propres manœuvres. Il prévoie de frapper sur les arrières de ses ennemis et de les battre séparément, avant qu’ils ne puissent concentrer leurs forces. Il dispose d’environ 300 000 hommes, contre environ 450 000 pour les alliés. Mais les coalisés évitent d’affronter Napoléon lui-même, et choisissent d’attaquer ses maréchaux (plan Trachenburg). Le 23 août, à la bataille de Gross Beeren, le prince Charles de Suède (ancien maréchal Bernadotte) bat son ancien camarade Oudinot. Le 26, le maréchal prussien von Blücher bat MacDonald à Katzbach.
Le 23 août, Napoléon apprend que les 20 000 hommes de la garnison commandés par Gouvion-Saint-Cyr sont menacés par une armée de 200 000 soldats autrichiens, russes et prussiens, sous le commandement du prince Schwarzenberg. À marches forcées, la Garde impériale couvre 145 kilomètres en 3 jours et deux corps de conscrits 200 kilomètres en 4 jours permettant à Napoléon de disposer de 120 000 hommes.
Le 26 août (le jour de la bataille de Katzbach), Schwarzenberg, accompagné de l’empereur d’Autriche, du tsar russe et du roi de Prusse, attaque Gouvion-Saint-Cyr. Mais l’arrivée rapide des renforts menés par Napoléon repousse le premier assaut.
À un contre deux, Napoléon attaque le lendemain (27 août), tourne l’aile droite alliée, et remporte une éblouissante victoire tactique. Cependant, il doit quitter le champ de bataille (certains penchent pour une crise d’épilepsie) et donc n’exploite pas son succès. Schwarzenberg en profite pour se retirer en bon ordre et évite ainsi l’encerclement.
Les pertes coalisées sont de 38 000 hommes alors que les Français en perdent 10 000.
Napoléon tombant malade, il laisse à ses maréchaux le soin de poursuivre les vaincus. Vandamme, agissant de sa propre initiative, et sans le soutien des autres maréchaux, poursuit Schwarzenberg, ainsi qu’il pense que l’Empereur l’aurait voulu, mais se fait battre le 30 août à Kulm. Les Alliés battent Ney à Dennewitz le 6 septembre, ces deux batailles annulant la défaite de Dresde.

 

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:53

katzbach.jpg

La bataille de Katzbach qui eut lieu le 26 août 1813, était en réalité un engagement accidentel entre les armées du Premier Empire sous les ordres du maréchal MacDonald et une armée Russo-prussienne de la Sixième coalition sous les ordres du maréchal Prussien Graf (Comte) von Blücher. Elle eut lieu lors d'une forte tempête, non loin de la rivière Katzbach entre Wahlstatt et Liegnitz dans la province prussienne de Silésie. Elle eut lieu le même jour que la Bataille de Dresde, et se termina par une défaite française.
Les deux armées, à peu près de taille égale, tombèrent l'une sur l'autre, les deux camps pris par surprise. Au milieu de la confusion et d'une pluie battante, MacDonald sembla réaliser le premier. Bien que ses ordres étaient de défendre le flanc du principal corps de Napoléon de Blücher, MacDonald se décida quand même à attaquer. Il répartit les deux-tiers de son armée, soit environ 60 000 hommes, dans une tentative de surprendre le flanc de l'armée Russo-prussienne par la droite. Mais la confusion règna à nouveau et les colonnes françaises se retrouvèrent trop éloignées les unes des autres pour se soutenir mutuellement. Bien pensée, l'attaque fut exécutée au mauvais moment.
Pendant ce temps là, les 30 000 hommes restants de la force de MacDonald, qui étaient censés maintenir les armées coalisées en place, durent faire face à une violente contre-attaque. Sans soutien ni renforts, les Français durent rapidement se retirer, laissant de nombreux morts derrière eux. Les pertes françaises s'élevèrent à 15 000 morts, blessés ou capturés, Blücher lui ne perdit que 4 000 hommes. Au delà des pertes humaines, les positions stratégiques françaises se voyaient affaiblies. Ceci, ajouté à la défaite de Kulm, quatre jours plus tard, et celle de Dennewitz le 6 septembre, annulait la victoire que Napoléon avait remporté à Dresde.
Suite à sa victoire, Blücher reçu le titre de "Prince de Wahlstatt" le 3 juin 1814.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:52
Carres-division-Morand.jpg

La bataille de Bautzen (appelée Bataille de Wurschen sur l’Arc de triomphe de l'Étoile) est une victoire française des troupes de Napoléon Ier remportée les 20 et 21 mai 1813 sur les troupes russo-prussiennes commandées par le maréchal Wittgenstein. Malgré les effectifs très supérieur de l’armée française et les mauvaises décisions de l’adversaire, Napoléon ne peut remporter qu’une victoire incomplète, alors qu’il était en mesure de remporter une victoire décisive, principalement à cause du maréchal Ney. Elle a lieu dans le cadre de la guerre de la sixième coalition.
Après la désastreuse retraite de Russie, les coalisés reprennent les armes contre la France. Le 2 mai, les armées prussiennes et russes ont déjà été battues à Lützen, mais les fortes pertes en cavalerie de la retraite de Russie ont empêché Napoléon d’en faire un succès complet, la poursuite n’ayant pu avoir lieu.
Le général Wittgenstein commence par faire retraite sur la rive droite de l’Elbe ; après quelques tergiversations des Prussiens qui veulent couvrir Berlin, l’armée prussienne se regroupe finalement avec les Russes (sous l’impulsion de Frédéric-Guillaume) à Bautzen du 10 au 13 mai, sous la protection de l’arrière-garde de Miloradowitch, qui retient le maréchal Macdonald (les Russes sont délogés de leur position au combat de Godan, le 15 mai). Ils y sont rejoints le 16 mai par Barclay de Tolly. L’armée coalisée s’y fortifie, pour y donner bataille en forte position, tout en étant à proximité de l’Autriche, dont on attend l’entrée en guerre, et à même de recevoir des renforts russes.
De son côté, Napoléon remet ses troupes en état jusqu’au 10 mai, en établissant des dépôts, notamment à Dresde, en faisant construire plusieurs ponts sur l’Elbe. Manquant de cavalerie, il a peu de renseignements.
À partir du 11, il passe sur la rive droite de l’Elbe. Ney avec une armée avec les 2e, 3e, 5e, 7e corps d’infanterie et le 2e corps de cavalerie (soit 85 000 hommes) marche au Nord, pour faire croire à une attaque sur Berlin ; l’armée principale, dirigée par Napoléon, rassemble les 4e, 6e, 11e et 12e d’infanterie, la Garde impériale et le 1er corps de cavalerie (120 000 hommes), et suit l’armée russo-prussienne. Après le combat d’arrière-garde du 15 mai (Macdonald et Miloradowitch), Napoléon comprend que l’ennemi accepte la bataille, et donne des ordres pour rassembler le maximum de troupes à Bautzen. Il fait parquer les attelages (génie, artillerie) et établir des hôpitaux sur la rive gauche de l’Elbe le 18, pendant que ses corps arrivent les uns après les autres à Bautzen.
Le 19 mai, les Coalisés sont solidement établis sur la rive droite de la Sprée, de part et d’autre de Bautzen. Wittgenstein envoie Barclay de Tolly avec le duc d’York (22 000 hommes au total) pour détruire le 5e corps français. Ce corps part à minuit, et rencontre dans l’après-midi, à Koenigswartha, la division italienne (commandée par le général Peyri), complètement surprise. Le général Peyri et les trois brigadiers sont tués. L’arrivée du 3e (général Lauriston) et du 5e corps (division Maison du corps de Ney) qui affronte les Prussiens à Wartha, empêche la destruction totale de la division italienne, qui perd 3000 hommes (tués, blessés, prisonniers). Ces combat durent jusqu'à onze heures et minuit. Sur leurs 12 000 soldats engagés, les coalisés perdent 3500 hommes ; les Français perdent 5000 hommes sur les 15 000 engagés (dont 2000 du 5e corps).
L’armée coalisée est disposée du sud au nord sur la rive droite de la Sprée. Le général russe a fait fortifier les collines autour de Bautzen : le but est de tenir là où Napoléon attaquera, et de contre-attaquer là où la pression sera moins forte avec les réserves de la Garde russe.
Le corps de Miloradowitch tient la première ligne, de part et d’autre de Bautzen, avec sous ses ordres 25 000 hommes et les généraux Saint-Priest, Kleist et prince Eugène de Wurtemberg.
La position principale, soutenue par des retranchements et des redoutes, en arrière de Bautzen, est défendue par 40 000 hommes (dont 9000 d’York, encore en chemin revenant du combat de Wartha). Les chefs de corps sont Kleist, Blücher, le duc d'York. L’aile droite (9000 hommes) est placée sur un terrain plat, entre la Sprée et une petite rivière, sans point d’appui, et commandée par Barclay de Tolly. La réserve est constituée de la Garde impériale russe.
Au total, le front est de 15 km. Bien que fortement défendue au centre et à droite (sauf à l’extrême-droite), la ligne coalisée, trop longue et coupée de marais et d’étangs, est difficile à tenir face à des effectifs doubles. Wittgenstein compte donc attaquer dès qu’il le pourra. Les communications sont gênées en arrière ; son extrême-droite, sans point d’appui, est son point faible.
Premier jour:
Napoléon décide de commencer la bataille le 20 mai : Ney, qui doit attaquer la droite de l'adversaire, arrive en position (voir combats de la veille). Cela lui permet d’entamer les forces de l’ennemi dans la journée, avant de le tourner le lendemain et d’avoir l’après-midi pour poursuivre l’ennemi.
Son aile droite (12e corps du maréchal Oudinot) attaque donc à midi ; le 11e mène l’assaut sur Bautzen, sans réussir ; le 6e corps de Marmont passe la Sprée, protégé par le feu de 60 pièces, et refoule le prince Eugène de Wurtemberg (vers 16 heures). Sa division Compans pénètre alors à revers dans Bautzen, évacué en catastrophe par les Russes. Le 11e corps peut alors avancer.
Plus au nord, le 4e corps de Soult est retenu toute la journée par Kleist, soutenu par Blücher. Seul le 23e de ligne, de la brigade Morand, parvient à s’établir avec de l’artillerie sur la rive droite de la Sprée. Mais l’avancée du 6e corps (et la prise de Burck par la division Bonnet), oblige Kleist à faire retraite, et permet au 4e corps de franchir la Sprée.
À la tombée de la nuit (19 heures, l’heure d’été n’existant alors pas, soit environ 21 heures en 2006), le 12e corps occupe les points d’appui de l’extrême-gauche coalisée. L’état-major russe, dont le prince Alexandre, pensant que le danger principal vient de là, fait envoyer par Wittgenstein (à contrecœur), 3500 hommes de la réserve. Avec ce renfort, Miloradowitch repousse Oudinot, les combats durant jusqu'à 22 heures (minuit moderne).
Au nord, l’armée de Ney a progressé, la division Souham ayant chassé un détachement russe du bourg de Klix.
Au soir du 20, Miloradowitch occupe l’aile gauche fortifiée ; York et Blucher le centre et la droite, avec Kleist passé en réserve ; et Barclay, l’extrême-droite
Deuxième jour:
Le plan de Napoléon est alors :
de faire à attaquer à droite les 12e et 11e corps, afin de distraire l’ennemi (et d’y faire envoyer des renforts)de faire déboucher l’armée de Ney au Nord, qui prend à revers l’aile droite de Wittgenstein (commandée par Blucher)le centre (partie du 11e corps, les 6e et 4e corps, la cavalerie de La Tour-Maubourg, la Garde) attend face aux positions ennemies, trop puissamment défendues pour être emportées d’assaut sans de fortes pertes (Napoléon a sûrement en mémoire les batailles de Lutzen ou de La Moskowa), puis donnera l’attaque principale lorsque l’ennemi se verra tourné.
Napoléon voit tout le champ de bataille, sauf la partie Nord, où opère Ney, dont il est séparé par une heure et demi à cheval. Le point déterminant du plan, le débordement inattendu par l’aile droite de l’ennemi, repose entièrement sur Ney livré à lui-même.
La journée commence selon ce plan : Ney déboule au nord, tandis qu’Oudinot attaque au sud, pas trop fermement. En conséquence, le tsar Alexandre Ier envoie 4500 hommes de sa Garde en renfort, ne gardant que 11 000 hommes en réserve, dont moins de 6000 fantassins, dès le début de la bataille. Miloradowitch repousse Oudinot, qui garde en réserve la division bavaroise. Les divisions Fressinet et Gérard, du 11e corps, l’appuient, et limitent le recul.
Au nord, la division Maison est engagée assez tôt à Klix (traversée par la division Souham du 3e corps la veille), mais le général Lauriston ne l’appuie pas. Le 3e corps, commandé par Ney, arrive alors en soutien (divisions Souham et Delmas), et repousse Barclay, qui demande du renfort, sans en obtenir. Il est alors défait par l’avancée des 3e et 5e corps. Alors que le plan prévoyait l’occupation de Preititz à 11 h, dès 10 h la division Souham l’occupe. Le reste des corps Lauriston et Ney avance plus prudemment, ce qui oblige Souham à reculer devant Kleist, envoyé en renfort par Blucher.
Le centre français attaque à ce moment (midi). Il progresse grâce aux positions en hauteur acquises la veille, puis vers 14 heures, il lance l’attaque à fond. Ney comprend qu’il est couvert, et qu’il peut attaquer. Mais il le fait faiblement. La retraite de Blucher, faite avant 15 heures, peut se dérouler en bon ordre. En effet, Ney appuie sur sa droite, et son 3e corps suivi du 5e se précipitent sur les positions libérées par Blucher, et sèment le désordre dans le 4e corps de Soult.
L’aile gauche coalisée commence à faire retraite vers 15 ou 16 heures, faiblement poursuivie par Oudinot, dont les forces combattent durement depuis deux jours. Vers 17 heures, Ney attaque enfin dans le bon sens avec les 3e, 5e et 7e corps, mais les Russes et les Prussiens avaient déjà entamé leur retraite, et ne sont donc pas débordés, et la cavalerie de La Tour-Maubourg ne peut jeter le désordre dans les carrés coalisés en ordre parfait.
Sur ces deux jours, les coalisés perdent environ 17 000 hommes, contre 15 000 aux Français. Avec les engagements du 19, les pertes sont équilibrées à 20 000 hommes de part et d’autre.
Wittgenstein opère une bonne manœuvre à Bautzen, en détournant Ney de Berlin, tout en prenant du repos quelques jours dans une position forte. Il commet une faute lourde en livrant bataille, son front étant trop allongé, sa supériorité en cavalerie lui aurait permis de faire à nouveau une retraite en toute sécurité, en attendant des renforts.
La destruction de l’armée coalisée est évitée par une négligence de l’Empereur, qui ne rappelle pas immédiatement dans les manœuvres précédant la bataille la totalité de l’armée de Ney. Le 7e corps de Reynier (9000 hommes) n'arrive ainsi à Bautzen que le 21 à 14 heures, et le 2e corps de Victor (13 000 hommes) et la cavalerie de Sébastiani n’arrivent que le 22, soit 20 000 hommes qui manquent à l'armée française. Évidemment, la manœuvre aurait réussi si Ney avait appuyé son avancée dans la bonne direction et à temps. Mais les ordres de Napoléon et de Berthier ont été trop laconiques pour le maréchal, qui bien qu’excellent meneur d’hommes n’était pas un grand stratège.
Enfin, seuls 80 000 des 180 000 soldats français présents sur le champ de bataille combattent réellement, une partie de ceux de Ney comme le centre français n’étant jamais au contact. Pour le centre français, on peut l’expliquer par le fait que Napoléon voulait au contraire faire quitter aux Russes leur forte position pour limiter ses propres pertes. Ney, ayant marché trop lentement, et attaqué de façon brouillonne, arrive au complet sur le champ de bataille mais trop tard.
Poursuite:
Elle est incomplète pour deux raisons :
elle commence le lendemain (si on excepte les combats de nuit entre postes des deux camps, restés mêlés après la bataille)depuis la campagne de Russie, la France manque de cavalerie.
Le 23 mai, a lieu la bataille de Reichenbach : elle oppose le 7e corps de Reynier, la Garde impériale française et le corps de cavalerie de Latour-Maubourg au corps du prince Eugène de Wurtemberg. C’est une faible victoire française, marquée par la mort à l’état-major des généraux Duroc et Kirgener du Planta, chef d'état-major du génie de la Garde, tués par un boulet perdu à quelques mètres de l’Empereur. Quelques minutes avant, le général Bruyères avait eu les deux jambes emportées par un boulet.
Le 25 mai, Wittgenstein est relevé de son commandement et placé à la tête d’un corps d’infanterie. Il est remplacé par Barclay.
Le 26 mai, la division Maison est battue par la cavalerie du général Ziethen dans une embuscade à Haynau.
Armistice:
Un armistice est conclu le 2 juin pour sept semaines.

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:52

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La bataille de Gross Beeren, eut lieu le 23 août 1813, (à Blankenfield, Großbeeren, et Sputendorf) à une quinzaine de km au sud ouest de Berlin dans le cadre de la guerre de la sixième coalition, entre l'armée française commandée par le maréchal Oudinot et les forces prussiennes sous les ordres du maréchal Bernadotte devenu prince héritier de Suède
Oudinot qui avait été gravement blessé récemment fait avancer ses soixante mille hommes dont des saxons sur trois routes avec peu de communications entre elles et de cavalerie vers Berlin par la route de Wittenberg dans la plaine de Trebbin.
Météo: pluie torrentielle sur un terrain sableux où se forment des lacs.
Le 4e corps, commandé par le général Bertrand, resta aux prises toute la journée, sur la droite, avec les 13 000 hommes des milices du Brandebourg et les 32 canons de la Landwehr du général Tauenzien, mais sans avantage marquant de part et d’autre. Le 7e corps soit 27 000 hommes, commandé par le général Reynier, attaque le centre tenu par les 38 000 hommes de von Bülow. Ils s’emparent du village et occupent la colline du moulin-à-vent qui se trouve derrière mais ils sont contre-attaqués alors qu'ils se préparaient à leur cantonnement.
Général Guilleminot:
Le général Guilleminot, qui était sur la gauche avec le 12e corps formé des « Marie-Louise » jeunes recrues enthousiastes mais inexpérimentées, du côté de Guttergotz, en observation devant les Russes de Wintzingerode et de Woronzof, avait donné toute son attention à la canonnade qui écrasait le centre de l’armée française .
À ce bruit, il n’avait pas hésité; laissant les Russes qui ne bougeaient pas, et mettant en pratique la maxime des tacticiens qui sont braves avant tout, à défaut d’ordre, il s’était dirigé sur le feu. Cependant, il n’avait pu arriver sur le champ de bataille que le soir. Bulow était déjà maître de Gross-Beeren, et le centre se trouvait en pleine retraite sur Gottow. Ce mouvement réussit d’abord à arrêter l’élan des prussiens puis à reprendre le village.
Mais le 7e corps avait subi la perte de 3 000 tués et blessés, plus treize pièces de canon. Mille cinq cents soldats saxons furent fait prisonniers, qui, le lendemain même s’enrôlèrent au service de la Prusse.
Oudinot ordonne la retraite à Jüterbog. Défaite française.
Généraux Girard et Hirchfeld:
Dans le temps où se livrait le combat de Gross-Bereen, une division était sortie de Magdebourg, sous les ordres du général Girard pour se joindre.
Le 27, cette colonne tomba au milieu de l’avant-garde russe à Belzig. L’infanterie française eu d’abord l’avantage; mais tandis qu’elle était aux prises avec les troupes du général Hircheld, qui lui cédait le terrain, elle fut tournée et enveloppée par les cosaques de Czernichef .
Un grand désordre s’ensuivit. Le général Girard fut blessé, et sa colonne ne put rentrer à Magdebourg qu’en laissant 800 prisonniers et six canons.

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:51

Battle-of-Lutzen-1813-by-Fleischmann.jpg

La bataille de Lützen se produisit lors du retour de l'armée napoléonienne suite au désastre de la campagne de Russie. Le 2 mai 1813, Wittgenstein attaqua une colonne avancée de Napoléon, près de Lützen afin de reprendre la ville de Leipzig. Après une journée de combats intenses, les forces prussiennes et russes battirent en retraite, cependant l'absence de cavalerie empêcha les français de les poursuivre.
Après le combat de Weissenfels, Napoléon décide de progresser vers Leipzig afin de passer l’Elster et rejoindre le corps du prince Eugène au nord de la ville.
Les Coalisés veulent interdire ce mouvement et surprendre l’Empereur dans la plaine de Lützen où leur cavalerie, supérieure en nombre, pourra se développer.
Pour garder ses flancs, Napoléon envoie Ney protéger la route au sud de Lützen et tenir le village de Kaja. Le reste de l’armée est en colonne entre Weissenfels et Leipzig. En tête, le corps de Lauriston attaque les troupes du général Kleist qui tiennent le village de Lindenau, à l’entrée de Leipzig.
À midi, Wittgenstein attaque le centre français en direction de la ville de Lützen. Pour passer, il faut s’emparer de Kaja. Blücher attaque en tête, mais se heurte à la division Souham. Celle-ci se replie sur la deuxième ligne défensive établie par Ney. Wizinegrode attaque la gauche française à Starsiedel, mais est arrêté par la division Gérard.
Napoléon rappelle alors tous ses corps pour repousser l’assaut des Coalisés. Il se rend auprès du maréchal Ney. L’Empereur dispose les renforts au fur et à mesure qu’ils arrivent. La ligne française résiste aux assauts des Coalisés.
À 18h, Blücher tente une dernière percée. À la tête de la Garde royale prussienne, il lance un nouvel assaut et prend Kaja. Wizinegrode menace Starsiedel. Ney envoie la division Gérard qui contre-attaque, reprend le village de Kaja, et poursuit la division de la Garde Royale prussienne.
La Garde Impériale s’installe en avant de Starsiedel. Drouot dispose l’artillerie de la Garde sur le flanc des troupes de Wittgenstein. Attaquées sur les flancs, les forces coalisées se replient. Napoléon ordonne une attaque générale pour poursuivre les Coalisés, mais la nuit vient mettre un terme à la manœuvre.
Les pertes alliées s’élèvent à environ 20 000 hommes, celles des Français à 18 000. Le lendemain, Leipzig est occupée.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:49

L'expédition de Walcheren (30 juillet - 10 décembre 1809) est une opération militaire britannique des guerres napoléoniennes, composée d'une série d'opérations en Zélande en 1809. Dans la plus importante attaque de cette année, environ 40 000 soldats, 15 000 chevaux avec l'artillerie traversent la mer du Nord.
Le but de l'opération est d'attaquer la base navale d'Anvers controlée par l'Empire français, et fournir ainsi une diversion pour aider les Autrichiens (qui viennent de perdre la bataille de Wagram).
Le 29 juillet 1809, une flotte anglaise composée de 22 vaisseaux de ligne et de 120 autres bâtiments de guerre faisant voile au nord de l'île de Walcheren est signalée au général Monnet.
Le système de défense qu'adopte le gouverneur en cette circonstance est inappropriée, il n'oppose en effet à l'ennemi qu'une faible partie des troupes sous ses ordres, et ne peut empêcher le débarquement de 18 ou 20 000 Anglais.
Du 3 au 8 août, les Britanniques construisent leurs batteries devant Flessingue et retranche sa ligne de contrevallation. En le laissant approcher de la place presque sans résistance, le général français commet ainsi une faute capitale dont les Anglais sauront tirer parti.
Le 13, au matin, ils démasquent 6 batteries armées de 14 mortiers, 16 obusiers et 10 pièces de canon de 36. Le feu est entretenu pendant deux jours et deux nuits. Une grande quantité de fusées à la Congreve est jetée sur la ville. Dans la matinée du 15, le feu des assiégeants recommence avec la même intensité, alors que du côté de la place on ne lui réplique que très mollement. L'incendie se déclare dans plusieurs quartiers à la fois. Pensant avoir fait tout ce que lui commandait l'honneur, le général Monnet ne soutient le siège que seize jours, et capitule le 15 août.
La garnison obtient les honneurs de la guerre, mais est faite prisonnière pour être conduite en Grande-Bretagne, au grand désespoir de la troupe, bien loin de s'attendre à cette condition. Lorqu'elle manifeste la résolution de se défendre, il n'est plus temps : déjà les Anglais occupent les portes.
4 000 hommes mettent bas les armes et sont conduits à Veere pour y être embarqués immédiatement. Lord Chatam ne voulut pas même en excepter les généraux et les officiers.
Avant de capituler, il reste encore au gouverneur un moyen énergique. Il a sous ses ordres le général Pierre-Jacques Osten, un Flamand dont les Anglais ont apprécié la bravoure et la résolution.
Le général Pierre-Jacques Osten combat avec la plus grande bravoure à la tête d’une poignée d'hommes ; mais il succombe, accablé par le nombre, et est contraint de se rendre. Après lui avoir publiquement témoigné de son estime pour sa conduite militaire, Lord Chatam le faire embarquer pour l’Angleterre. Osten après avoir brisé ses fers, se sauve sur une barque ouverte et rejoint les côtes de France.
Le 7 septembre suivant, il ne reste pas un seul vaisseau anglais en face de la ligne de défense, si puissamment organisée par l'amiral français Missiessy.
Bourke se porte en toute hâte à Anvers, où il rentre à la tête de sa brigade, le 15 novembre 1809 dans le fort de Bath, et à Flessingue, le 15 novembre suivant.
Il résulte des débats qui ont eut lieu dans les deux chambres du parlement anglais, que cette expédition, aura coûté à l'Angleterre 7 000 hommes et 3 millions de livres sterling.
Le coup de main de Flessingue préoccupe vivement l'Empereur, et lui cause un vif mécontentement. En 1811, il se rend lui-même inspecter l'escadre de l'Escaut. Il soumet les circonstances du siège à un conseil d'enquête qui se prononce contre le général Monnet.
Un conseil de guerre, saisi de l'affaire, déclare Monnet coupable de lâcheté et de trahison, et le condamne à mort par contumace.
Ce général rentre en France, en mai 1814, au retour des Bourbons et fait appel de ce jugement devant Louis XVIII.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:47

Znaim (aujourd'hui Znojmo, en République tchèque, à env. 90 km au NO de Vienne) fut le théâtre d'une bataille les 10 et 11 juillet 1809 entre les forces autrichiennes en retraite de l'archiduc Charles et l'armée française du général Marmont).
Battue mais non annihilée à Wagram le 7 juillet précédent, l'armée de l'archiduc Charles retraite vers la Moravie. Marmont, qui avec l'armée de Dalmatie, n'avait joué qu'un rôle secondaire dans cette bataille où il s'était vu attribuer la mission d'appuyer Macdonald lorsque celui-ci dut opérer un changement de front pour secourir à l'extrême-gauche Masséna, se voit au soir du 7 juillet chargé par Napoléon Ier de couper la retraite autrichiennes sur la rivière Thaya, à Znaïm. A cette fin, l'armée de Dalmatie devient le 11e corps de l'armée d'Allemagne.
Il est 11 heures lorsque Marmont arrivé devant Znaïm pour constater que son adversaire l'a devancé. Néanmoins, et malgré un évidente infériorité numérique (environ 47 000 Autrichiens contre 10 000 Français environ), il passe à l'attaque pour tenter de stopper la retraite ennemie, comme le veulent les ordres reçus, sans toutefois pouvoir empêcher la poursuite de la retraite des Autrichiens.
Le lendemain, 11 juillet, alors que la situation de Marmont est délicate, arrive Masséna à la tête du 4e corps et d'une batterie qui oblige les Autrichiens qui défendaient le pont sur la Thaya à se replier. Sur le coup des 10 heures, arrive Napoléon qui ordonne à Marmont d'attaquer sur trois colonnes de façon à faciliter le débouché de Masséna sur la rive gauche. Mais à 14 heures ces trois attaques ont échoué.
De son côté, Masséna, après avoir refoulé une partie de l'armée autrichienne, a atteint le faubourg de Znaïm, qui est l'enjeu de violents combats. Vers 19 heures, Marmont parvient enfin à se relier à Masséna, mais le centre français n'a pas pu progresser. Cependant, l'archiduc Charles propose un cessez-le-feu qui sera accepté par Napoléon jugeant son armée trop affaiblie pour livrer à nouveau bataille.
Le lendemain, Marmont sera fait maréchal d'Empire.
C'est la fin de la campagne de 1809, mais pas de la cinquième coalition. En effet et contrairement à la victoire d'Austerlitz, c'est sur un armistice et non une paix que débouche la bataille de Znaïm. L'armistice qui sera signé le 12 juillet ne fait que suspendre les hostilités jusqu'à la conclusion de la paix. Celle-ci se fera à Vienne le 14 octobre 1809 : le traité de Schönbrunn est fort désavantageux pour l'Autriche puisque celle-ci doit céder à la France la Carinthie, la Carniole, la Croatie maritime avec Fiume et l'Istrie avec Trieste. Salzbourg passait à la Bavière. D'autres cessions de territoires concernaient le Grand-Duché de Varsovie et la Russie.
Ainsi amputée et condamnée à verser une forte indemnité, l'Autriche ne pouvait penser qu'à l'heure de la revanche.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:46

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La bataille de Wagram, se déroula autour de l’île de Lobau sur le Danube les 5 et 6 juillet 1809 et eut pour résultat la victoire de la Grande Armée française, sous le commandement de Napoléon Ier, sur l’armée autrichienne dirigée par l’Archiduc Charles.
Napoléon a fait préparer son attaque, notamment les ponts et les positions d’artillerie, car il veut cette bataille avant l’arrivée des troupes de l’archiduc Jean qui vient à marche forcée depuis l’Italie.
5 juillet:
Alors que le soleil sèche la pluie de la veille Napoléon ordonne une attaque générale en balayage. Bernadotte fait avancer les Saxons sur le plateau de Wagram haut de quelques mètres. Lorsqu’ils parviennent à la crête, la deuxième vague, constituée par les Italiens de Macdonald, prend ces uniformes blancs pour ceux de l’Autrichien, et tirent sur eux. Les Saxons, pris entre deux feux, reculent vers les forces de Macdonald qui croient à une charge et le désordre s’installe. Oudinot, resté en pointe, doit reculer pour s’aligner sur la nouvelle ligne. Les positions se stabilisent pour la nuit.
6 juillet:
Au petit matin du 6 juillet la canonade avec 1 100 pièces d’artillerie sur 15 km se déchaîne. Les Autrichiens attaquent et progressent le long du Danube, menaçant le pivot de l’île Lobau. Mais la plus formidable batterie commandée par Drouot de plus de cent pièces de campagne les foudroie. À 18 h l’archiduc Charles est obligé d’ordonner la retraite. La cavalerie française, épuisée et dispersée, ne peut pas poursuivre.
Bilan:
La bataille de Wagram décida de la fin de la guerre de la cinquième coalition. Le général Lasalle y perd la vie.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:45

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La bataille d'Essling, parfois appelée bataille d'Aspern-Essling ou bataille d'Aspern est une bataille qui mit aux prises les troupes françaises et autrichiennes, dans la banlieue de Vienne, du 20 au 22 mai 1809. Elle se solda par la mort de 45 000 soldats des deux armées, et en particulier, du côté français, par celle de Jean Lannes, mort le 31 mai des suites des blessures reçues le 22.
En 1809 l'Autriche, voyant Napoléon embourbé dans l'interminable guerre d'Espagne et sentant son alliance avec la Russie fragile, décide de passer à l'attaque pour venger l'humiliation d'Austerlitz.
Alors que l'Autriche passe à l'attaque en Bavière, Napoléon parvient à rassembler en Allemagne une armée immense, mais de moins bonne « qualité » que ses unités de vétérans en Espagne. Il parvient à battre les Autrichiens à Eckmühl, puis gagne le siège de Ratisbonne. Rapidement Napoléon parvient à Vienne, mais l'armée autrichienne repliée en bon ordre au nord du Danube n'est pas du tout anéantie et l'Autriche refuse la paix.
Alors que Napoléon occupe Vienne, l'archiduc, après avoir détruit les ponts sur le Danube, regroupe son armée à cinq kilomètres au nord-est de la capitale, à proximité de Bisamberg, une hauteur sur la rive gauche du fleuve. Les Français doivent traverser le Danube. Lobau, une des nombreuses îles qui divisent le fleuve en canaux mineurs, est choisi comme point de passage. La nuit du 19 au 20 mai des ponts sont jetés sur les canaux de la rive droite à l'île de Lobau qui est occupée, dans la soirée du 20. Beaucoup d'hommes sont rassemblés là et un pont est jetée sur le dernier bras du Danube, entre Lobau et la rive gauche. Les divisions de Masséna passent immédiatement sur la rive gauche et esquivent les avant-postes autrichiens.
Pressé par des attaques énergiques sur ses arrières, Napoléon a transporté en bac toutes les troupes disponibles aux ponts, et à l'aube du 21, 40 000 hommes sont rassemblés, sur la rive gauche, dans la large plaine de Marchfeld, qui sera un peu plus tard la scène de la bataille de Wagram.
L'archiduc n'a pas résisté au passage. Son intention est de laisser une assez grande force traverser, et de l'attaquer avant que le reste de l'armée française ne puisse lui porter secours. Napoléon relève le défi, mais il cherche à en diminuer les risques en appelant chaque bataillon disponible. Ses forces sur Marchfeld sont rassemblées devant les ponts, et ont maintenant à leur gauche le village d'Aspern (Gross-Aspern) et à leur droite celui d'Essling (ou Esslingen). Aspern, est situé sur la rive d'un des bras du fleuve et ne peut être contourné par la gauche. Les français avancent sur un front qui relie les deux villages.
Hiller, Bellegarde et Hohenzollern devaient converger sur Aspern, pour attaquer Essling. La cavalerie autrichienne est au centre, prête à riposter contre toute attaque de la cavalerie française à la tête des colonnes. Le 21 les ponts sont devenus de plus en plus instables, à cause de la violence du courant, mais aussi du flot des soldats qui traversent sans interruption toute la journée et pendant la nuit.
La bataille commence à Aspern. Hiller remporte le village aux premiers assauts, mais Masséna le reprend, et défend sa conquête avec la même ténacité dont il a fait preuve à Marengo. L'infanterie française combat avec le courage qui lui a tant fait défaut dans les dernières batailles.
Les trois colonnes autrichiennes ne parviennent pas reconquérir plus de la moitié du village. La position est toujours tenue par Masséna quand la nuit tombe. Napoléon tente de créer une diversion en envoyant sa cavalerie située en son centre, pour charger l'artillerie de l'ennemi, déployée sur une longue ligne de front concentrée sur Aspern. La première charge des Français est repoussée, mais la seconde est constituée d'une lourde masse de cuirassiers. Les cavaliers français chassent les servants des canons, contournent les positions d'infanterie de Hohenzollern, et résistent à la cavalerie du Lichtenstein, mais ils ne peuvent faire plus et finalement se retirent sur leurs anciennes positions.
PREMIER JOUR: 
Pendant ce temps, Essling est la scène d'un combat presque aussi désespéré que celui d'Aspern. Les cuirassiers français assaillent brutalement le flanc des troupes de Rosenberg, et encaissent un assaut. Dans le village, Lannes résiste vaillament avec une simple division, jusqu'à ce que la nuit mette fin à la bataille. Les deux armées bivouaquent sur place. À Aspern, Français et Autrichiens s'affrontent encore à coups de pistolet. L'empereur n'est pas découragé, et réconforte chaque homme valide.
Deuxième jour:
À l'aube du 22 la bataille reprend. Masséna dégage Aspern de l'ennemi, mais en même temps Rosenberg donne l'assaut à Essling. Lannes, qui résiste toujours désespérément, reçoit les renforts de la division de Saint-Hilaire, et repousse Rosenberg. Dans Aspern, Masséna est à son tour repoussé par une contre-attaque de Hiller et de Bellegarde.
Napoléon lance une grande attaque sur le centre autrichien. La totalité du centre français, avec Lannes du côté gauche et la cavalerie en réserve, avance. La ligne autrichienne est rompue entre la droite de Rosenberg et la gauche de Hohenzollern. La victoire est presque gagnée quand l'archiduc Charles fait donner sa réserve, menant ses soldats les couleurs à la main. Aspern est perdu. Les ponts sur le Danube, qui avaient une fois déjà été détruits, sont brisés à nouveaux par de lourds chalands, que les Autrichiens ont fait dériver grâce au courant.
Essling est maintenant tombée sous un nouvel assaut de Rosenberg, qui dirige alors ses efforts sur le centre français ; celles-ci se retirent lentement des rives. La retraite est terriblement coûteuse. L'épuisement général des deux camps met définitivement fin aux combats.
Les Français perdent 21 000 sur les 90 000 successivement engagés. Napoléon perd un de ses meilleurs officiers: le maréchal Jean Lannes, qui meurt quelques jours plus tard des suites des ses blessures.
La nuit du 22, le dernier pont est réparé, les Français se retirent pour attendre l'arrivée des renforts à Lobau.

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