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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 18:28

Sausheim.jpg

Sausheim est une commune française située dans la banlieue nord de Mulhouse. Elle fait partie du département du Haut-Rhin et de la région Alsace.


Au bord du CD201 au lieu-dit "Auf-die-Landstrasse" se trouve une stèle méridionale de 19,045 m de base destinée à établir des mensurations géodésiques universelles et notamment de la Suisse (1804). 
Stèle géodésique élevée sous le règne de napoléon pour servir de base à l' établissement de la carte de la Suisse.
On peut y lire : ''Mesurée sous le règne de Napoléon, Empereur des Français, Alex BERTHIER, Ministre de la Guerre, pour servir (.../...) et à la détermination de la Grandeur et de la (?) de la Terre''.  
Elle marque le point le plus méridional d' une ligne théorique à partir de laquelle ont été établis les divers relèvements qui servirent à réaliser la première carte d' état-major française concernant des pays étrangers ; restaurée en 1985.
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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 18:27

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Le Château de Fontainebleau est un château Renaissance jouxtant la ville de Fontainebleau dans le département de la Seine-et-Marne. Il a été la demeure des souverains de la France depuis François Ier jusqu'à Napoléon III. Plusieurs rois ont laissé leur empreinte dans la construction et l'histoire du château. Depuis 1981, il est avec son parc sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
La façade ouest construite par François Ier s'ouvre sur le monumental Escalier en Fer à Cheval et la Cour du Cheval Blanc.
Un château fort est mentionné a cet emplacement pour la première fois en 1137, et agrandi par Saint Louis (1214 - 1270). François Ier (1494 - 1547) décide de faire édifier un château de style Renaissance. Il fait raser la précédente construction, à l'exception du donjon, dans la cour Ovale, et fait appel à des artistes italiens pour assurer la construction et la décoration de son palais. François Ier vient chasser à Fontainebleau, accompagné par sa cour et sa maîtresse, la duchesse d'Étampes.
Le roi souhaite faire de Fontainebleau un foyer de l'art de la Renaissance : il collectionne les objets d'art, commande des œuvres sur la mythologie, fait venir d'Italie des antiques. Il reçoit des tableaux de la part du pape et fait venir des moules de statues romaines afin de couler des bronzes. Fontainebleau est parfois désigné comme la « Nouvelle Rome » et son école est renommé dans toute l'Europe de l'Ouest.
Son fils, le roi de France Henri II complète le château avec une salle de bal et une chapelle, reliées à l'édifice par la fameuse galerie François Ier, qui fait face à l'étang des carpes.
Plus tard, Henri IV agrandit la demeure de plusieurs ailes et de la Porte du Baptistère. Il fait aménager la cour des offices. Désormais, le palais peut accueillir près de mille personnes. Le roi vient jouer au jeu de paume dans une salle spécialement aménagée.
Louis XIV aimait venir à Fontainebleau : il fit construire un théâtre; Louis XV fait aménager une salle de spectacle qui a brûlé en 1856.
Pendant la Révolution française, le palais est vidé de son mobilier; il devient successivement une caserne puis une prison. C'est Napoléon Ier qui fait revivre Fontainebleau à partir de 1804 : il fait apporter des meubles, fait venir sa cour pour laquelle il fait aménager 40 appartements de maître. Deux soirs par semaine, il fait donner des spectacles d'opéra et de théâtre. Mais Fontainebleau est aussi un lieu de décision politique, comme le montrent la salle du trône et la bibliothèque de travail de l'empereur. C'est à Fontainebleau que Napoléon Ier signe son acte d'abdication en 1814. Il tente de se suicider au poison, mais celui-ci n'a pas l'effet escompté. Le 20 avril, il prononce un discours resté fameux à sa garde dans la Cour des Adieux, une scène illustrée par le tableau Les adieux de Fontainebleau peint par Horace Vernet.
Au XIXe siècle, l'épouse de Napoléon III, Eugénie, passe ses soirées dans le petit théâtre construit par son mari. Elle s'attache au salon chinois, agrémenté par les cadeaux des ambassadeurs du Siam.
La galerie mesure environ 60 mètres de long. Le roi François Ier la fit édifier et décorer; il en gardait les clés et la faisait visiter à ses hôtes de marque. La galerie a été confiée à l'Italien Rosso Fiorentino qui la décora de façon originale avec des peintures, des lambris et des stucs. On retrouve partout le monogramme du roi; les peintures représentent des récits de la mythologie gréco-romaine et des allégories dont le sens nous échappe aujourd'hui. L'une des plus célèbres est celle de l'éléphant qui porte le chiffre royal.
Une scène est consacrée à l’éducation d'Achille par le centaure Chiron.
La salle de bal a une superficie qui dépasse 300 m². À l'origine, elle était une simple loggia qui s'ouvrait sur la cour ovale. Henri II décide de la transformer en une grande salle de réception et d'apparat pour y organiser les fêtes royales. Lors des fêtes, la table d'honneur était dressée sur des tréteaux près de la grande cheminée. Une fois le banquet terminé, on enlevait les tables pour danser. Les peintures qui décorent la salle de bal s'inspirent de la mythologie gréco-romaine : l'une d'entre elles représente l'épisode de la pomme de la discorde. On trouve également des thèmes liés à la fête (musique...). La cour était invitée à des bals masqués extravagants : on a pu voir François Ier déguisé en centaure.
Le parc de Fontainebleau s'étend sur 115 hectares. Henri IV fit creuser le Grand Canal entre 1606 et 1609. Il mesure 1,2 km de long. On pouvait s'y promener en bateau et Louis XIII y fit naviguer une galère. Il est alimenté par plusieurs aqueducs établis au XVIe siècle. Au XVIIe siècle, le jardinier André Le Nôtre ajoute un parterre.

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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 18:27

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Le château de Compiègne est un
palais situé à Compiègne dans l'Oise (Picardie, France).
Louis XV demande en 1738 à Jacques V Gabriel et Ange-Jacques Gabriel la reconstruction d'un nouveau château.
Compiègne est à l'époque
mérovingienne un lieu de résidence royale. Charles V bâtit vers 1370 un château à l'origine du palais actuel.
Louis XV demande en 1738 à Jacques V Gabriel et Ange-Jacques Gabriel la reconstruction d'un nouveau château.
Louis Le Dreux de la Châtre est l'élève d'Ange-Jacques Gabriel, puis son collaborateur. Il lui succède en 1776 et pour achève la construction du château de Compiègne. Avec ce château construit entre 1751 et 1788, Ange-Jacques Gabriel et Louis Le Dreux de la Châtre réalisent l'un des monuments les plus sobres de l'architecture néo-classique française.
À propos du château de Compiègne : « Les dispositions sont commodes, sa composition reprend celles que la tradition a imposé à Versailles pour le cérémonial de la cour, et rien d'essentiel n'a été changé aux plans établis par Gabriel et scrupuleusement réalisés par son successeur Louis Le Dreux de la Châtre. Mais ce beau château tout neuf ne va pas servir ; Louis XVI et Marie-Antoinette qui s'étaient cependant beaucoup intéressés à sa réalisation, discutant et mettant au point jusqu'aux détails de certaines parties de leurs appartements ou de celui des enfants de France, n'y viendront pas ».
À partir de 1789, les travaux ralentissent, en 1795 le mobilier est vendu.
En 1806, Napoléon Ier s'y installe. Il y accueille la future impératrice le 23 mars 1810 pour leur première rencontre. Le palais est redécoré notamment par les architectes Berthault, Percier et Fontaine, le peintre Girodet et les décorateurs Dubois et Redouté.
Compiègne est la résidence préférée de Napoléon III où la cour se déplace pour les chasses d'automne en forêt.
Le palais néoclassique est triangulaire. Il occupe deux hectares. Si l'extérieur date de l'époque Louis XV (1751-1785), l'intérieur est décoré façon Empire ou Second Empire.
Cette tonnelle longue de 1 200 m et couverte de plantes grimpantes permettait à l'impératrice (Marie-Louise, puis Eugénie) de relier la forêt au palais sans s'exposer au soleil du jardin alors à découvert. À cette époque il faut garder le teint pâle.
L'avenue des Beaux-Monts longue de 4 km et large de 60 m, prolonge le Petit Parc et la vue depuis le château. Elle est ouverte en 1810 par Napoléon Ier pour évoquer la perspective de Schönbrunn à l'archiduchesse d'Autriche Marie-Louise. Elle est terminée deux ans après la mort de l'empereur, en 1823.
Le château abrite, en plus des appartements historiques, deux musées :
le musée du Second Empire,
le musée de la voiture.
Le 23 septembre 2006, le château a accueilli le sommet France-Allemagne-Russie durant lequel Jacques Chirac reçut Vladimir Poutine et Angela Merkel. Le choix du château de Compiègne pour ce sommet est symbolique puisqu'il commémore une rencontre entre le président de la République française et le tsar Nicolas II qui avait eu lieu peu de temps avant la Première Guerre mondiale.

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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 18:18
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Le fort Boyard est une fortification située entre l'île d'Aix et l'île d'Oléron, dans le département de la Charente-Maritime.
Elle fut construite initialement pour protéger la rade de la marine anglaise du XVIIe siècle.
Le fort mesure 61 mètres de long sur 31 mètres de large. Les murs d'enceinte culminent à 20 mètres. Il est construit sur un banc de sable nommé longe de Boyard qui a donné son nom au fort. Il est visible depuis Fouras, depuis le pont qui relie l'île d'Oléron au continent (sud de l'île), mais aussi depuis le phare de Chassiron par beau temps (extrême nord de l'île). Chaque été, un feu d'artifice y est tiré, que l'on peut voir depuis toutes les plages des alentours;
Le fort a été construit afin de protéger l'arsenal de Rochefort-sur-Mer qui était l'un des plus prestigieux de l'empire. La raison exacte de la construction de ce fort en sus des batteries de canons disponibles sur les côtes des différentes îles est que la portée de ces derniers était trop faible et qu'il restait une zone hors d'atteinte entre les deux îles.
C'est dès la fin de construction de l'arsenal (1666) que la nécessité d'une protection fut évoquée. On envisage dès le départ la longe de Boyard comme base pour la construction mais, après les différents relevés, Vauban dira à Louis XIV :
Il fallut ensuite attendre le tout début du XIXe siècle pour que la question redevienne d'actualité. Un projet fut proposé à Napoléon et en 1801, les travaux débutèrent. Afin de permettre la construction du fort, ce projet prévoyait d'asseoir celui-ci sur une base de rocs. Des rocs des carrières royales furent stockés à Boyardville et leur dépôt sur la longe commença. Cette opération ne pouvait s'effectuer que pendant quelques heures chaque jour, lors de la marée basse, à cause du courant. C'est aussi à cause du courant qu'on ne peut effectuer ce travail qu'à la belle saison. Mais le résultat n'est pas celui escompté, les rochers s'enfonçant sous leur propre poids. Finalement, en 1809, ce projet est ajourné.
Il faudra attendre le règne de Louis-Philippe et le regain des tensions entre Français et Britanniques pour que le projet reprenne, en 1837. Une nouvelle méthode est mise en œuvre. Ce ne sont plus des rocs qui sont coulés mais des caissons de chaux, construits sur place. Finalement, en 1848, la construction du socle s'achève, celui-ci s'élève à deux mètres au-dessus du niveau de la mer à marée haute. La construction du fort à proprement parler prendra alors dix ans :
1852 : la construction du niveau inférieur s'achève (magasins à poudre et vivre, cuisines). 
1854 : fin de la construction du premier niveau. 
1857 : la construction du fort s'achève avec le dernier niveau et la tour de vigie.

Le fort peut alors accueillir deux cent cinquante hommes durant deux mois sans contact avec le continent. Mais, entre les premiers projets et l'achèvement de la construction, la portée des canons a augmenté et l'utilité du fort s'en trouve limitée. Il restera tout de même une œuvre importante de construction sur la mer, au même titre que certains phares. Son utilisation militaire ne sera jamais celle qu'elle aurait dû être. Il devient alors la cible des pillards, plus personne ne sait quoi en faire. Sous la Commune, il servira de prison.
Finalement, en 1913, l'armée s'en sépare, les canons sont revendus. Durant la Seconde Guerre mondiale, il servira de cible d'entraînement aux Allemands.

En 1961, le fort est mis aux enchères au prix de 7 500 francs. L'enchère sera remportée pour 28 000 francs par Éric Aerts, dentiste à Avoriaz, qui laissera le fort à l'abandon. Il revendra ce fort en 1979 pour 1,5 million de francs.

Depuis, le lieu est devenu le cadre d'une émission télévisée.
Depuis 1990, un jeu télévisé intitulé à l'origine Les Clés de fort Boyard puis Fort Boyard y est tourné, se servant des cellules du fort pour des jeux de force ou d'adresse. 
Le fort Boyard a été l'une des étapes de La Chasse aux trésors, un autre jeu télévisé créé par Jacques Antoine et animé par Philippe de Dieuleveult.

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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 18:13

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Buis-les-Baronnies est située dans le département de la Drôme.
En 1811, on plante 101 platanes à la demande de Napoléon Ier poyr la naissance du Roi de Rome (Napoléon II)et quelques mûriers; ces derniers disparus, les platanes demeurent.

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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 18:01

fort-napoleon2.jpg

Le fort Napoléon se trouve à La Seyne/mer dans le département du Var.
En 1793, sous le régime de la Terreur, Toulon la royaliste se livra aux Anglais et aux Espagnols. Les Anglais en renforcèrent la défense déjà considérable. A La Seyne, au sommet de la colline Caire, les Anglais édifièrent une redoute en terre et en bois appelée « Redoute Mulgrave ». Elle sera le théâtre d’un haut fait d’armes républicain lors duquel Napoléon Bonaparte y gagna ses galons de Général.
En 1811, Bonaparte devenu Empereur se souvint alors de ce coin de Seyne. Il décida, sur cette même colline Caire, de faire construire un fort militaire, carré, bastionné, à cour centrale... une véritable forteresse au cœur du Var.
Sa construction débuta en 1812 pour s’achever en 1821. Le Fort Caire (il ne deviendra Fort Napoléon que bien plus tard) ne participera jamais au moindre combat si ce n’est en 1944, lors de la libération de notre territoire !
Désarmé en 1973, il est revenu à la ville de La Seyne qui y a fait procéder à d’importants travaux de restauration. 
Ouvert au public depuis 1984, le fort Napoléon abrite un
Centre de Rencontres et d’échanges Culturels présentant deux galeries (la Tête d’Obsidienne et les Galeries du Fort) et accueille également de nombreuses manifestations.

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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 17:55

LesSaintes-002.jpg

Le Fort Napoléon se trouve aux Saintes en guadeloupe et fut bâti
 au sommet du morne Mire, à l'emplacement du premier fort appelé "Fort louis", qui fut détruit en 1809 par les Anglais.
Cette magnifique forteresse militaire est restée intacte, et classée monument historique. La visite est passionnante et instructive.
Comme son nom l'indique, il fut construit par Napoléon, mais il n'y mit jamais les pieds. Il ne servit jamais non plus de forteresse, en temps de guerre, mais de pénitencier jusqu'au début du siècle dernier. 

Aujourd'hui transformé en petit musée sur l'histoire des Saintes et son environnement culturel, sa visite est très intéressante, tout autant que le chemin de ronde, d'où on surplombe la quasi-totalité de l'île, au milieu d'un jardin botanique dédié aux plantes grasses auxquels se mêlent de nombreux iguanes.

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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 17:41
blankenberge-fortnapoleon.jpg

Le fort Napoléon se trouve à Ostende en Belgique.
À la fin du 18ème siècle, la France annexe nos régions. Napoléon craint une attaque de l'Angleterre sur le port d'Oostende et construit pour cette raison en 1811 un fort imposant dans les dunes. Une attaque britannique n'est toutefois jamais survenue: le fort est uniquement utilisé comme arsenal et comme lieu de résidence de l'armée française. Après la chute de Napoléon en 1814, il est enclin au vol et au vandalisme. Durant les deux guerres mondiales, le fort est de nouveau une destination de quartier d'artillerie de l'armée allemande. Durant quelques temps, il était utilisé comme musée et plus tard comme pleine pour les enfants. Ensuite, le monument tombe en ruine.
Depuis 1995, L'héritage de Flandre gère le fort Napoléon. L'héritage de Flandre s'est occupé de la restauration et en a fait un monument ouvert. Une visite dans ce lieu unique est à chaque fois une surprise. Servez-vous uniquement d'un guide audio qui vous mène - selon vos intérêts et sur votre propre tempo - à travers 2 siècles d'histoire. À côté de ce passé passionnant, il y a des activités culturelles (expositions, les spectacles de musique…), une visite relaxante au bistro et un dîner gastronomique dans un cadre exclusif
.
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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 14:02

800px-La-Madeleine-Paris.jpg

L'église de la Madeleine se situe sur la place de la Madeleine dans le VIIIe arrondissement de Paris. Elle constitue une parfaite illustration du style architectural néoclassique.
Sa construction s'est étalée sur 85 ans en raison des troubles politiques en France à la fin du XVIIIe siècle, et au début du XIXe siècle. Les changements politiques de l'époque en firent modifier à plusieurs reprises la destination et les plans
Conçu par Napoléon Ier comme un temple à la gloire de sa Grande Armée en 1806, le bâtiment faillit être transformé en 1837 en gare ferroviaire, la première de Paris, avant de devenir une église en 1845.

Au XVIIIe siècle, la rue Saint-Honoré franchissait les remparts de Paris par une porte monumentale située approximativement au niveau de l'actuelle rue de Castiglione. Au-delà de cette porte se développa, à partir du XVIe siècle, un faubourg connu d'abord sous le nom de Culture l'Évêque puis de Ville l'Évêque car il était placé sous la suzeraineté de l'évêque de Paris depuis une concession remontant au roi Dagobert Ier.
Pour desservir ce faubourg, une chapelle, attestée depuis 1238, fut remplacée par une église dédiée à sainte Marie-Madeleine, sainte Marthe et saint Lazare, dont le roi Charles VIII posa la première pierre en 1492. Elle se situait probablement à l'emplacement de l'actuel n° 8 boulevard Malesherbes.
Devant l'accroissement de la population du faubourg de la Ville l'Évêque, l'église fut agrandie à deux reprises, en 1659 et 1698. Mais après l'annexion du faubourg à la capitale, en 1722, il devint nécessaire d'envisager la construction d'une nouvelle église sur un nouveau site. Alors qu'on arrêtait, selon le parti proposé par l'architecte Ange-Jacques Gabriel, l'aménagement de la nouvelle place Louis XV, on envisagea de l'édifier dans l'axe transversal de la nouvelle place, à l'extrémité de la future rue Royale, sur un terrain occupé, selon les anciens plans, par l'hôtel de Chevilly.
L'ancienne église fut désaffectée en 1765, vendue en 1767 et démolie en 1801.
Les plans de la nouvelle église de la Madeleine furent commandés en 1757 à Pierre Contant d'Ivry (1698-1777), architecte du duc d'Orléans. il proposa un édifice en forme de croix latine surmonté par un petit dôme dont le projet fut approuvé formellement en 1764.
La première pierre avait été posée sous le règne de Louis XV, le 3 août 1763, par le roi en personne. Les fondations étaient creusées et le soubassement commençait à s'élever lorsque Contant d'Ivry mourut en 1777. Étienne-Louis Boullée imagina un nouveau projet respectant les fondations déjà établies, mais Contant d'Ivry fut en définitive remplacé par un de ses élèves, Guillaume-Martin Couture dit « le Jeune », qui remania complètement le parti de son prédécesseur et, en s'inspirant du projet de Jacques-Germain Soufflot pour l'église Sainte-Geneviève, proposa une église en forme de croix grecque, surmontée d'un dôme plus vaste, et précédée d'un portique orné d'un ordre corinthien.
Lorsqu'éclata la Révolution française, les fûts des colonnes de la Madeleine s'élevaient jusqu'à la hauteur des chapiteaux, comme le montre un dessin représentant la cérémonie funèbre en l'honneur de Jacques-Guillaume Simonneau, maire d'Étampes, le 3 juin 1792. Mais la période était peu propice à la construction d'églises, et les travaux furent complètement arrêtés sur décret de l'Assemblée Nationale, le 30 décembre 1791. La direction des Bâtiments loua alors les sous-sols à un marchand de vin (1794) et diverses parcelles de l'enclos à des artisans.
Sous le Consulat (1799-1804), les travaux restèrent en suspens.
De nombreux architectes avaient proposé des projets pour l'achèvement de l'édifice. Jacques-Guillaume Legrand et Jacques Molinos avaient imaginé de l'inclure dans un immense palais destiné à abriter la Convention nationale : la salle des séances aurait été logée dans le chœur tandis qu'un vaste bâtiment circulaire aurait abrité les bureaux. Jacques-Pierre Gisors proposa d'y installer la Bibliothèque nationale ou l'Opéra.
Un décret impérial du 21 février 1806 affecta l'ensemble immobilier à la Banque de France, au Tribunal de commerce et à la Bourse de Paris. L'architecte Pierre-Alexandre Vignon (1763-1823) fut chargé de dresser les plans du nouvel édifice, mais le projet fut abandonné sur les instances des banquiers et des commerçants, qui jugeaient l'emplacement trop éloigné du quartier des affaires.
En définitive, le 2 décembre 1806, au camp de Poznań en Pologne, l'Empereur Napoléon Ier signait un décret pour l'édification d'un temple à la gloire des Armées françaises. Selon l'exposé des motifs : « Le Monument dont l'Empereur vous appelle aujourd'hui à tracer le projet sera le plus auguste, le plus imposant de tous ceux que sa vaste imagination a conçus et que son activité prodigieuse sait faire exécuter. C'est la récompense que le vainqueur des Rois et des Peuples, le fondateur des empires, décerne à son armée victorieuse sous ses ordres et par son génie. La postérité dira : il fit des héros et sut récompenser l'héroïsme. [...] À l'intérieur du monument, les noms de tous les combattants d'Ulm, d'Austerlitz et d'Iéna seront inscrits sur des tables de marbre, les noms des morts sur des tables d'or massif, les noms des départements avec le chiffre de leur contingent sur des tables d'argent. »
Un concours fut lancé auquel participèrent quatre-vingts artistes. Le projet de l'architecte Pierre-Alexandre Vignon fut retenu par l'Empereur lui-même, contre l'avis de l'Académie impériale : un temple périptère, retour à l'antiquité, inspiré de l'architecture grecque et romaine.
Peu après, on démolit tout ce qui avait été édifié sur les plans de Couture et les travaux progressèrent rapidement jusqu'en 1811, date à laquelle ils durent être arrêtés faute d'argent. Après la campagne de Russie de 1812, Napoléon renonça au temple de la Gloire, et revint au projet primitif d'une église : « Que ferons-nous du temple de la Gloire ? dit-il à Montalivet. Nos grandes idées sur tout cela sont bien changées… C'est aux prêtres qu'il faut donner nos temples à garder : ils s'entendent mieux que nous à faire des cérémonies et à conserver un culte. Que le Temple de la Gloire soit désormais une Église : c'est le moyen d'achever et de conserver ce monument. »
Lorsque les Bourbons retrouvèrent leur trône, les travaux étaient bien avancés : les fondations étaient terminées, le soubassement avait été mis en place, les colonnes dressées et les murs latéraux commençaient à s'élever ; il restait à couvrir l'édifice et à le décorer. Le roi Louis XVIII avait ordonné en août 1816 que la nouvelle église serait un monument expiatoire à la mémoire de Louis XVI, de la reine Marie-Antoinette et de Madame Élisabeth. Cette vocation ne devait se traduire que dans le décor de l'édifice et n'altéra donc pas le plan d'ensemble. Mais les fonds manquaient, et Louis XVIII finit par faire édifier à proximité, sur sa cassette personnelle, la chapelle expiatoire. Vignon, qui demeurait chargé des travaux, avait toutes les peines du monde à faire avancer son chantier et mourut en 1828 sans avoir pu terminer son œuvre.
Il fut remplacé par son collaborateur, Jacques-Marie Huvé qui parvint enfin à faire accélérer les travaux lorsque survint la Révolution de 1830. Pour Louis Philippe, fils de régicide, il n'était évidemment pas question de poursuivre le programme des Bourbons de la branche aînée. Après avoir un instant envisagé de transformer le bâtiment en gare ferroviaire, il confirma sa destination d'église, mais décida qu'elle n'aurait qu'un caractère paroissial. La loi de 1834 dégageant un crédit de 6 millions pour des chantiers d'utilité publique afin de résorber le chômage permit d'achever les travaux en 1842. L'église fut consacrée le 9 octobre 1845 par Mgr Affre, archevêque de Paris.

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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 13:48
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Saint-Leu-la-Forêt est une commune du Val-d'Oise située en vallée de Montmorency, à environ 20 km au nord de Paris.
De 1794 à 1806, la commune prit le nom de Claire-Fontaine ; en 1806, elle fut renommée Saint-Leu-Taverny ; puis, en 1852, Napoléon-Saint-Leu-Taverny, appellation qu'elle conserva jusqu'en 1870 pour reprendre alors le nom de Saint-Leu-Taverny. En octobre 1915, elle devint finalement Saint-Leu-la-Forêt, Taverny ayant été érigé en commune indépendante.
Au XVIIe siècle, il y avait deux châteaux à Saint-Leu : en 1645 est édifié le château du Haut à l'emplacement du château seigneurial des Montmorency, puis en 1693 est construit le château du Bas sur le fief d'Ort. Les deux furent acquis en 1804 par Louis Bonaparte, frère de Napoléon Ier, qui fit démolir le plus ancien, le château du Haut et s'installa avec son épouse la reine Hortense dans le domaine du Bas. Il est enterré avec son épouse dans l'église de la ville et on peut apercevoir leurs tombeaux derrière l'autel.
Le second château disparut à son tour après la mort mystérieuse du dernier des Condé, en 1830.

L'église Saint-Leu-Saint-Gilles fût édifiée en 1851 sur ordre du prince Napoléon, futur Napoléon III et consacrée en sa présence. Il remplace une construction antérieure du XVIIe siècle, consacrée le 7 novembre 1690. L'église abrite dans sa crypte les tombeaux de quatre membres de la famille Bonaparte: Charles-Marie Bonaparte (1746-1785) y reposa entre 1851 et 1951, aujourd'hui, son tombeau est vide (repose à Ajaccio), Louis Bonaparte (1775-1840), ses fils Napoléon Charles Bonaparte (1802-1807) et Napoléon-Louis Bonaparte (1804-1831), frères de L'empereur Napoléon IIII. 
Dans cette église repose également les 3 soeurs Auguié, nièces de Mme Campan, la Générale Adèle de Broc (+1813), la Générale Antoinette de La ville (+1833) et La Maréchale Eglé Ney, Princesse de la Moskowa (+1854).


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