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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:20

La guerre franco-allemande (19 juillet 1870 - 10 mai 1871) opposa le Second Empire français et les royaumes allemands unis derrière le royaume de Prusse (aussi est-elle parfois appelée guerre franco-prussienne). Le conflit marqua le point culminant de la tension entre les deux puissances, résultant de la volonté prussienne de dominer toute l'Allemagne, qui n'était alors qu'une fédération d'États quasi-indépendants. La défaite entraîna la chute de l'Empire français.
La candidature le 21 juin 1870 du prince allemand Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen au trône d'Espagne, vacant depuis la révolution de septembre 1868 est l'élément déclencheur de la guerre. Le 6 juillet le duc de Gramont, ministre des Affaires étrangères annonce que la France s'oppose à cette candidature. Le 12 juillet Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen retire sa candidature, ce qui est annoncé par son père le prince Antoine. Le 13 juillet, alors que la France lui demande, par l'intermédiaire de son ambassadeur Benedetti envoyé auprès de lui dans la ville d'eaux d'Ems, de garantir le retrait de Léopold, le roi Guillaume de Prusse, agacé, fait confirmer la renonciation du prince, en ajoutant qu'il « n'a plus rien d'autre à dire à l'ambassadeur ».
Cependant son télégramme (la dépêche d'Ems) relatant son entretien avec l'ambassadeur de France est réécrit par le premier ministre de Prusse Bismarck (même si Léopold s'est bien retiré), pour laisser croire à un congédiement humiliant de l'ambassadeur de manière à provoquer l'indignation des Français. Le premier ministre cherche en effet à abaisser une France arrogante, dont la position diplomatique est un obstacle pour souder les États allemands et ouvrir la voie à l'unité allemande. Or, après le succès de la Bataille de Sadowa lors de la guerre austro-prussienne, embarrasser la diplomatie française, plus qu'une nouvelle guerre victorieuse, lui apparaît comme le moyen le plus efficace d'atteindre son but. Même s'il ne cherche pas forcément la guerre, le premier ministre Bismarck est bien informé des réalités de l'armée française, vieillissante non préparée à une guerre européenne, démoralisée par le désastre de l'expédition au Mexique, soldats mal équipés, mauvais positionnement des dispositifs, aucun chef de valeur. Il sait en conséquence qu'une guerre pourrait servir les objectifs allemands de la Prusse.
La presse parisienne dénonce l'affront. La mobilisation, arrêtée secrètement le 13 juillet, est signée le 14. Le 15, elle est approuvée par le Corps législatif. Malgré les ultimes avertissements d'Adolphe Thiers, le Corps législatif français vote aussi les crédits de guerre. Le 16 juillet, le maréchal Bazaine est placé à la tête du 3e corps de l'Armée du Rhin. Il reçoit autorité sur les armées des généraux Frossard et Ladmirault ainsi que sur la Garde impériale.
Le général Chabaud-Latour est chargé des travaux de défense de la capitale. Des travaux sont entrepris au Mont Valérien, aux forts de Montrouge, de Bicêtre, d'Ivry, de Vanves, d'Issy, puis le 3 août aux forts de l'Est, et à Saint-Denis plus d'une vingtaine de redoutes sont construites. Le 17 juillet lors d'un rassemblement populaire d'étudiants et d'ouvriers à la Bastille, Émile Ollivier poussé par l'opinion publique, déclare la guerre à la Prusse (déclaration notifiée deux jours plus tard). Le 19 juillet Émile Ollivier déclare, devant le Corps législatif, accepter la guerre « d'un cœur léger ». Les États allemands prennent alors parti pour la Prusse qui parait agressée. Napoléon III, pacifiste mais malade, laisse faire. Le 19 juillet la France déclare la guerre à la Prusse. Cette décision provoque un rassemblement enthousiaste des Parisiens devant le palais des Tuileries. Peu se rendent compte que l'armée française est mal préparée à cette guerre.
"Nous sommes prêts et archi-prêts, il ne manque pas à notre armée un bouton de guêtre." Général Le Boeuf de l'Armée Française.
Le Chassepot modèle 1866 français, avec une munition de 11 mm, a une portée d'un kilomètre nettement supérieure au Dreyse allemand, avec une munition de 15 mm.
Mais la France a la mauvaise idée d'acheter les munitions à la manufacture belge d'Herstal en omettant le simple fait que le Kronprinz était l'actionnaire principal de cette manufacture belge. Les commandes de munitions n'arrivèrent pas à temps à Sedan. Sans munitions, Napoléon III se rend pour éviter un carnage désespéré. La Manufacture d'Herstal explique par courrier cette défaillance de livraison du fait de la désorganisation qui règne sur les routes à cette époque et les chariots empêtrés…
La Manufacture d'Herstal présente sa facture qui est réglée par la IIIe République.
Le Krupp allemand en acier se charge par la culasse tandis que son homologue français De La Hitte est en bronze et se charge par la gueule. Ces avantages sont cependant limités par la qualité du métal. La supériorité allemande vient plutôt de l'utilisation d'obus percutant plutôt que fusant. L’obus percutant, en 1870, s’enfonce dans la terre meuble et fait fougasse sans grands dégâts. L’obus fusant à shrapnel était dangereux dans un rayon de 100 mètres. L’infériorité vient surtout, d’après le général Suzanne directeur de l’artillerie en 1870, du mode d'emploi de l’artillerie française. Pas de grande batterie, duel avec l’artillerie adverse avec pour seul résultat d'attirer sur elle une concentration des batteries adverses. Une seule grande batterie fut constituée par le colonel de Montluisant à Saint Privat le 18 août. Elle infligea de fortes pertes à la Garde prussienne. Enfin, il faut citer les canons à balles, ces mitrailleuses, qui tiraient environ 125 coups à la minute. Chaque fois que les officiers, commandant ces batteries, comprennent qu’il valait mieux ne pas engager la lutte contre l’artillerie adverse mais contre l’infanterie, des résultats visibles sont obtenus. Il semble même que la majorité des pertes prussiennes leur soit imputable.
Au début du conflit la France dispose de 265 000 soldats réunis dans l'Armée du Rhin contre 500 000 soldats prussiens auxquels s'ajoutent les forces de quatre États allemands du sud, soit un total de 800 000 soldats. On ne peut prendre en compte que les forces disponibles sur le champ de bataille. Force est de constater que dans la majorité des cas ce sont les Prussiens qui étaient en nombre inférieur. 30 000 Français contre 14 000 Prussiens à Spicheren, 120 000 contre 35 puis 70 000 Prussiens le 16 août.
Mal préparés, très inférieurs en nombre et très mal commandés, les Français sont sévèrement battus dans plusieurs batailles, où ils font cependant quelque fois preuve de panache, le plus souvent héroïque, notamment lors de la bataille de Reichshoffen. Le 2 septembre, à la bataille de Sedan, l'empereur français Napoléon III est fait prisonnier avec 100 000 soldats. Cela entraîne deux jours plus tard une révolution sans violence à Paris et la création d'un gouvernement de défense nationale. Une nouvelle défaite française écrasante a lieu à Metz, où le maréchal Bazaine se rend avec 180 000 soldats le 27 octobre. Un armistice est signé le 28 janvier 1871, dix jours après la proclamation de Guillaume comme empereur allemand à Versailles. La stratégie de Bismarck est une réussite. Victoire sans appel : c’est vite dit. « L'armée française, vigoureuse et aguerrie, constituait un instrument redoutable. Maniée par des chefs résolus, elle aurait pu balancer la fortune et tirer des succès, sinon la victoire, de maintes occasions qui s’offrirent » A tous les combats qui l'ont opposée aux forces prussiennes, c’est elle qui est restée maître du champ de bataille. Elle s’est retirée non pas parce qu’elle avait l’épée dans les reins mais sur ordre du haut commandement. La différence des pertes, surtout lors de ce que les Prussiens appellent « les journées critiques » des 16 et 18 août 1870, est énorme. Le 16, pertes françaises globales : 9 279 ; pertes prussiennes : 15 790. Le 18, la différence est encore plus grande : Prussiens : 20 100 ; Français : 8 331. C’est le haut commandement français qui a offert la victoire aux ennemis.
Cette guerre fait 47 000 morts dans les rangs de l'armée allemande soit 14% des effectifs, (dont la moitié de maladie), 128 000 blessés et 100 000 malades.
Elle coûte à la France 139 000 morts (au combat ou de maladie), 143 000 blessés et 320 000 malades. Ces chiffres comprennent aussi les civils touchés par les bombardements et la famine, et les tragédies telle celle du camp des bretons de Conlie.
Cependant, la Garde nationale et les ouvriers de Paris refusent d'accepter la défaite, critiquant le gouvernement conservateur pour n'avoir pas su organiser une résistance nationale efficace, et prennent le contrôle de la capitale le 18 mars, mettant en place un gouvernement insurrectionnel : la Commune de Paris. Avec l'accord tacite des Prussiens, celle-ci est combattue puis écrasée lors de la « Semaine sanglante (21-28 mai) par le gouvernement d'Adolphe Thiers réfugié à Versailles.
Le traité de paix préliminaire franco-allemand, signé à Versailles le 26 février, est confirmé par le traité de Francfort (10 mai 1871). La France doit rendre à l'Allemagne les pays annexés par Louis XIV en 1681 : les quatre anciens départements de l'Alsace-Moselle (Haut-Rhin sauf Belfort, Bas-Rhin, une très grosse partie du département de la Moselle, une grosse partie du département de la Meurthe et une toute petite partie du département des Vosges) (qui constituent jusqu'en 1919 la province allemande d'Alsace-Lorraine) et payer une indemnité de guerre de 5 milliards de francs or. Les troupes allemandes occupent une partie de la France jusqu'à ce que le total des indemnités soit versé en septembre 1873. L'annexion devait concerner la Moselle et l'Alsace dont le territoire de Belfort, mais étant donné la bravoure des troupes françaises du colonel Pierre Philippe Denfert-Rochereau lors du siège de Belfort, ce territoire reste à la France.
Alors que la guerre unit tout l'Empire allemand sous la couronne prussienne, la France devient une république (février 1875) où la mémoire de la Commune divise longtemps la droite et la gauche. Une conséquence indirecte de la guerre est que les États pontificaux, qui ne sont plus sous protection française, sont annexés (le 20 septembre 1870) par l'Italie, complétant l'unification du pays.
La conséquence immédiate de cette guerre est l'avènement de l'Allemagne bismarckienne qui va dominer seule l'Europe continentale pendant près de trente ans. La France évincée est diplomatiquement isolée. Mais en animant plus que jamais les nationalismes, reste en France le sentiment d'une revanche à prendre qui s'amplifie jusqu'en 1914 et atteint ses ultimes et dramatiques conséquences (Première Guerre mondiale).

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:19

Bataille livrée le 11 avril 1865, pendant l'expédition du Mexique.
Le 3 avril 1865, trois cents hommes de la légion belge, troupe composée de volontaires belges désireux de servir dans l'armée de l'empereur Maximilien, dont l'épouse, Charlotte de Belgique est la fille du roi Léopold Ier de Belgique, occupent la ville de Tacambaro, dans l'état du Michoacan. Sous les ordres du major Tydgat, ils se retranchent dans la ville, et notamment dans l'église qu'ils transforment en place forte. Le 11 avril, ils sont attaqués par les troupes du général juariste Nicolàs Régules, qui dispose d'une supériorité numérique écrasante. Cernés de toutes part, les Belges résistent désespéremment dans l'attente de renforts qui n'arriveront pas, et sont finalement contraints de capituler. Grièvement blessé lors des combats, le major Tydgat succombera peu aprés. Son adjoint, le capitaine Chazal, est également tué pendant la bataille.
La nouvelle du désastre est accueillie avec consternation en Belgique, où l'envoi de volontaires pour le Mexique avait suscité des critiques de la part de la presse. La légion belge, commandée par son chef le lieutenant-colonel Van der Smissen, prendra sa revanche à la bataille de la Loma le 6 juillet 1865; cependant l'expédition du Mexique lui coûtera très cher: seuls la moitié de ses 1500 hommes rentreront au pays à la fin des hostilités.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:18

La bataille de San Pablo del Monte a eu lieu le 5 mai 1863, durant le siège de Puebla.
Le 6e escadron du 1er régiment de chasseurs d’Afrique commandé par le chef d'escadron de Montarby s'illustre particulièrement en chargeant plus de mille Mexicains, qui s'enfuient abandonnant 30 prisonniers et le magnifique étendard finement brodé des lanciers de Durango. Ce fait d'arme vaut au régiment d'être décoré de la Légion d'honneur, fait alors unique dans la cavalerie.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:16

Bataille livrée le 18 octobre 1866, pendant l'expédition du Mexique (1861-1867).
Après avoir remporté une victoire sur les forces impériales à la bataille de Miahuatlan, le général juariste Porfirio Diaz assiégea la ville de Oaxaca, défendue par le général conservateur Carlos Oronoz.
Le siége durait depuis 11 jours, lorsque les juaristes apprirent qu'une colonne de 1500 hommes, composée de soldats impériaux, français et autrichiens s'approchait. Diaz redoutant d'être pris entre deux feux, décida de se porter à la rencontre de cette armée.
La bataille eut lieu le 18 octobre à 11 heures et fut extrémement brêve: complètement surprise, la colonne de renfort fut anéantie en une heure. Outre la victoire totale, les troupes de Diaz obtenaient un important butin en armes, munitions et chevaux, qui leur permis de se rééquiper complètement.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:16

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Après le départ des Français, lors de l'Expédition du Mexique, refusant d'abdiquer, Maximilien de Habsbourg choisit la ville de Querétaro pour affronter les troupes de Juárez.
Dernière ville avant la capitale Mexico, en venant du nord ou de l'ouest, d'où arrivaient les troupes républicaines, Querétaro pouvait facilement être mise en défense.
Le 19 février 1867, l'empereur y arrive, et en fait le « point de regroupement » des forces impériales qui s'élèvent à 8 ou 9 000 hommes. Malgré un plan d'offensive décidé le 26 février, l'armée impériale reste sur place. Et le 5 mars le siège débute.
L'armée républicaine du général Escobedo, comprenait des mercenaires américains et disposait du matériel donné par les États-Unis d'Amérique après la guerre de Sécession qui venait de se terminer. Leurs forces s'élèvent alors à 40 000 hommes.
Les combats débutent le 12 mars. Ils sont particulièrement rudes le 14 et le 17.
Le 22, le général Márquez est envoyé quérir des renforts à Mexico. Il ne reviendra pas à temps.
Le 10 avril, Maximilien donne une fête pour célébrer l'anniversaire de son acceptation du trône.
Le « dernier affrontement d'envergure » eut lieu le 26 avril.
Le 14 mai Maximilien décide une sortie pour rejoindre Mexico. C'est dans la nuit du 14 au 15 mai qu'il fut trahi par le colonel Miguel López, qui laisse les forces républicaines s'emparer des retranchements impériaux, permettant ainsi la prise de la ville sans combat. Maximilien est alors arrêté.
Il est jugé, condamné à mort le 14 juin et fusillé avec les généraux Mejía et Miramón le 19 juin 1867. Son exécution a donné lieu à une célèbre illustration d'Édouard Manet, L'exécution de l'Empereur Maximilien du Mexique, réalisée dès 1867.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:15

Suite à l'indépendance du Mexique, le pays était sujet à de multiples coups d'état. Napoléon III voulait alors profiter de la guerre de Sécession aux États-Unis pour mettre en place un empire catholique allié à la France afin de contrer son voisin du nord : l'Expédition du Mexique.
Le village de Bagdad à l'embouchure du Río Grande contrôle l'accès par le fleuve aux villes jumelles de Matamoros (Mexique) et Brownsville (Texas). Pendant l'expédition du Mexique, Matamoros était le principal point de passage de l'aide américaine aux Républicains mexicains. La ville était gardée par le colonel conservateur Meija avec 2 000 hommes et soutenu par la marine française.
Ce fut le point le plus important à l'origine des pressions nordistes, en vertu de la doctrine Monroe vis à vis des Français.
En 1864, Meija est menacé par le général mexicain républicain Negrete. Mais ce dernier est dissuadé par le débarquement de 500 soldats et 140 artilleurs français à Bagdad, arrivés par les navires Var, Magellan et Tactique.
En 1865, la situation se complique. L'armée des États-Unis chassent de Brownsville les forces des États confédérés d'Amérique favorables aux conservateur de Meija. Ils concentrent ensuite 40 000 hommes sur la frontière. Le Tisiphone arrive alors en renfort à Bagdad.
Le 28 septembre, le général républicain Escobedo appuyé par une artillerie de 11 canons, semble-t-il fourni par les militaires nordistes, rentre en jeu. L'amiral français Cloué renforça la ville avec l'Adonis, le Magellan, le Tactique et le Tartare. Après le repli d'Escobedo, l'amiral adressa une réclamation au général nordiste Wetzel, commandant de Brownsville, sur l'affaire des artilleurs états-uniens et pour porter secours aux blessés mexicains.
L'Antonia est ajouté à la défense de Bagdad.
En novembre, nouvelle tentative d'Escobedos sur Matamoros que vient renforcer l'Antonia.
Le maréchal français Bazaine envoya deux colonnes en renfort, respectivement commandées par le colonel d'Ornano et le général Jeanningros ainsi que l'Allier pour débarquer 300 Autrichiens, 20 Mexicains et 60 chevaux à Bagdad le 20 novembre.
Tous les éléments étaient alors réunis pour la bataille principale qui eut lieu en janvier 1866.
Le 4 janvier 1866, profitant du départ de l'Adonis, du Tartare et du Tisiphone, Escobedo appuyé de régiments noirs de l'US Army attaque le village. Alors que les Mexicains et les Autrichiens se replient sur leur navire, les 30 marins de l'Antonia assurent leur couverture.
Le général nordiste Wetzel envoie 150 hommes pour rétablir l'ordre en occupant le village tenant à leur merci les hommes rassemblés sur l'Antonia. Après une nouvelle protestation de l'amiral Cloué, le village est libéré le 25 janvier.
En juin, une double colonne de conservateurs de 2 000 hommes part en renfort de Monterrey pour Matamoros. Une première moitié s'arrête pour cause de maladie. Les 300 hommes du général Olverade de la seconde colonne, sont attaqués le 15 juin à Camargo par 5 000 Mexicains et mercenaires états-uniens. Seuls 150 hommes parvirent à Matamoros et au général Meija. Se voyant désormais dans l'impossibilité de tenir la ville, il fit évacuer les 400 hommes qui lui restait sur l'Adonis vers Veracruz.

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:14

CameroneTableau.jpg

En 1863, pendant l'expédition française au Mexique, l'armée française assiégait Puebla. Un convoi français partit du port de Veracruz le 29 avril 1863. Il était chargé de vivres, matériel de siège et de 3 millions en numéraire. Le colonel Jeanningros, commandant le Régiment Étranger, ayant eu des renseignements concernant l'attaque probable du convoi, décida d'envoyer la 3e compagnie explorer les abords de Palo Verde avant l'arrivée du convoi. Soixante-deux fantassins et 3 Officiers de la 3e compagnie du Régiment Étranger de la fameuse Légion étrangère furent donc envoyés à la rencontre du convoi, à l'aube du 30 avril.
Campagne précédant la bataille
La compagnie n'ayant pas d'officier disponible, ceux-ci étant atteints de la fièvre jaune, comme nombre de membres du corps expéditionnaire, le capitaine Jean Danjou, adjudant-major du régiment se porta volontaire pour la commander. Le sous-lieutenant Jean Vilain, payeur du régiment et le sous-lieutenant Clément Maudet, porte-drapeau, demandent à l'accompagner. Le colonel Milan, qui commandait 1.200 fantassins et 800 cavaliers mexicains, averti de leur passage, mit ses troupes en branle.
Partie de Chiquihuite vers une heure du matin, la compagnie passa devant le poste de Paso-del-Macho (Le Pas du mulet), commandé par le capitaine Saussier et poursuivit sa route. Après avoir dépassé le groupe de maisons appelé Camarón de Tejeda, elle arriva à Palo Verde vers sept heures du matin, après avoir parcouru en marche forcée les 24 km qui les séparaient de leur garnison de départ. Les légionnaires s'arrêtèrent pour faire le café.
C'est alors qu'ils repèrent les Mexicains. Le capitaine Danjou décide de se replier sur le village. À peine arrivé sur les lieux, un coup de feu claque, blessant un légionnaire. La colonne dépasse alors le groupe de maisons. C'est à ce moment que les cavaliers du colonel Milan chargent la troupe qui est contrainte de former le carré. La première salve brise la charge et met en fuite les Mexicains.
Après avoir brisé une seconde charge de cavalerie, le capitaine Danjou et ses hommes se réfugient dans l'hacienda, espérant retarder au maximum la tentative de prise du convoi du colonel Milan. Malheureusement, au cours du repli, les deux mules qui transportaient les vivres et les munitions, effrayées par le bruit réussissent à s'échapper.
Une fois dans l'hacienda, les légionnaires s'empressent de barricader l'enceinte du mieux qu'ils le peuvent. Les Mexicains mettent pieds dans les pièces du rez-de-chaussée et interdisent, dès lors, l'accès à l'étage. Le sergent Morzycki est sur le toit du bâtiment principal pour observer les mouvements de l'ennemi.
Il est déjà dix heures du matin et les hommes du capitaine Danjou, qui n'ont rien mangé depuis la veille commencent à souffrir de la soif et de la chaleur. Un officier mexicain, le Capitaine Ramon Laisné somme les Français de se rendre, ce à quoi le capitaine Danjou fait répondre : "Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas !". Il fait alors jurer à ses hommes de lutter jusqu'au bout.
Les Mexicains mettent le feu à l'hacienda mais n'osent pas donner l'assaut de manière frontale. Certains, depuis les chambres de l'étage tentent de pénétrer dans la pièce tenue par les légionnaires. Le capitaine Danjou est frappé d'une balle en plein cœur à la mi-journée et c'est au sous-lieutenant Jean Vilain que revient le commandement. Les Mexicains sont alors les seuls maîtres du corps de ferme.
Vers quatorze heures, c'est au tour du sous-lieutenant Jean Vilain de tomber, frappé en plein front. Le sous-lieutenant Maudet prend alors le commandement.
À 17 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, il ne reste plus que douze hommes en état de combattre. C'est à ce moment là que le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves.
Neuf heures durant, les légionnaires vont affronter les troupes mexicaines sans boire, accablés par la chaleur des Hautes-Plaines, étouffés par la fumée des incendies. En fin d'après-midi, il ne reste en état de combattre que le sous-lieutenant Maudet, le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel et Constantin. Au signal de l'officier, ils déchargent leurs fusils et chargent à la baïonnette. Catteau meurt, criblé de balles en protégeant le sous-lieutenant de son corps ; celui-ci est lui-même blessé à deux reprises. Un officier mexicain somme les survivants de se rendre. Maine répond :
« Nous nous rendrons si vous nous faîtes la promesse la plus formelle de relever et de soigner notre sous-lieutenant et tous nos camarades atteints, comme lui, de blessures ; si vous nous promettez de nous laisser notre fourniment et nos armes. Enfin, nous nous rendrons, si vous vous engagez à dire à qui voudra l'entendre que, jusqu'au bout, nous avons fait notre devoir. »
« On ne refuse rien à des hommes comme vous » répondit le colonel mexicain Cambas.
Les blessés furent transportés à l'hôpital de Jalapa où ils furent soignés. Les prisonniers furent ensuite échangés contre des prisonniers mexicains. Le premier échange eu lieu 3 mois plus tard et permit à huit légionnaires d'être échangés contre 200 Mexicains.
Le convoi français put cependant éviter l'attaque mexicaine et parvenir sans encombre à Puebla.
Par décision du 4 octobre 1863, le ministre de la guerre, Randon, ordonna que le nom de « Camerone » soit inscrit sur les drapeaux du régiment étranger. De plus, l'empereur Napoléon III décida que les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés sur les murs des Invalides.
Un monument fut érigé sur le site du combat en 1892. Mais son abandon incita le colonel Penette, en 1948 à en dresser un nouveau, inauguré officiellement en 1963. C'est sur ce dernier que figure l'inscription :

Ils furent ici moins de soixante
Opposés à toute une armée.
Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
Abandonna ces soldats Français
A Camerone le 30 Avril 1863

Aujourd'hui encore les militaires mexicains rendent hommage aux soldats mexicains et français tombés ce jour-là.
L'expression : « FAIRE CAMERONE » dans la Légion est toujours usitée. Chaque 30 avril, les héros de ce combat sont honorés dans tous les régiments et dans toutes les amicales de la Légion ; à cette occasion est lu, depuis 1904, le récit "officiel" du combat de Camerone. L'idée du « serment de Camerone » est là pour rappeler le courage et la détermination des légionnaires et le respect à la parole donnée accomplie jusqu'au sacrifice suprême. Chaque année depuis 1906, sur le front des troupes qui présentent les armes, est lu l'inscription du monument.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:12

La Bataille de Las Cumbres (en espagnol Las cumbres signifie les sommets) se déroule le 28 avril 1862 dans le cadre de l'Expédition du Mexique, les Français, bien qu'abandonnés par leurs alliés Espagnol et Anglais décident de ne pas se cantonner à Veracruz et à la côte mais d'avancer dans les terres.
Cependant la route est barrée par des montagnes difficilement franchissables si l'on excepte certains points de passages comme Las Cumbres. C'est là que le général Zaragoza décide de défendre l'accès à Puebla en massant 4 000 soldats et trois batteries de montagne. En face arrivent 6 000 Français menés par le général Lorencez.
Bloqués sur la route principale jusqu'au soir, les Français forcent la passe en envoyant des zouaves et des chasseurs à pied par des sentiers de montagne pour prendre d'assaut les batteries mexicaines.
Les Français n'eurrent que 2 tués et 32 blessés.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:12

BattleofPuebla.jpg

Lors de l' Expédition du Mexique, une bataille a lieu autour de la ville de Puebla de Los Angeles, le 5 mai 1862 puis elle est à nouveau attaquée et assiégée par l'armée française du 16 mars au 17 mai 1863, tombant finalement aux mains des Français.
Les Français ayant remporté la bataille de Las Cumbres, la seule place susceptible de les bloquer sur la route de Mexico était Puebla, ville de plus de 70 000 habitants. Les Mexicains renforcèrent donc ses défenses, les principales étant : le fort de Guadalupe - un ancien couvent - tenu par 1 200 hommes du général Negrete et le fort de Loreto. Le général Zaragoza arrive en ville le 3 mai 1862 avec 3 000 hommes et demande des renforts qui lui parviendront le six.
Bataille de Puebla (5 mai 1862)
Les Français arrivent devant la ville le 5 mai 1862 au matin et d'emblée le général Lorencez décida de faire porter l'attaque sur le fort de Guadalupe sans attendre les renforts du général Marquez. L'attaque est menée par deux bataillons de zouaves soutenus par de l'artillerie et couverts par les fusiliers-marins à droite et des chasseurs à pied à gauche, l'infanterie de marine étant tenue en réserve. De 11 heures à midi l'action commence par un bombardement. Le général Ignacio Zaragoza fait renforcer Negrete et lance sa cavalerie sur la gauche des Français.
La supériorité numérique des Mexicains déployés, sous les ordres du général Porfirio Diaz, entre les deux forts stoppe l'assaut et les Français doivent à leur tour subir les assauts de la cavalerie adverse. À 16 heures, un orage empire la situation et Lorencez. Les Français perdirent près de 500 hommes et la moitié de leurs munitions d'artillerie employées au bombardement. Les Mexicains ne comptaient que 83 morts et 132 blessés.
Siège de Puebla (16 mars-17 mai 1863)
Le 24 octobre 1862, le général de Lorencez fut remplacé par le général Forey, debarqué le 21 septembre à Veracruz. L'hiver fut occupé à préparer la reprise de la campagne au printemps. Il disposait alors de 26 300 hommes et 56 pièces d'artillerie.
À Puebla, la défense était dirigée par le général Ortega avec 22 000 hommes. Les fortifications s'étaient enrichies du rancho de Toledo et des forts Santa Anita, San Javier, Carmen, Los Ingenios, Zaragoza et Independencía. L'état de siège est déclaré le 10 mars.
Le siège débuta le 16 mars par une manœuvre d'encerclement menée par les généraux Douay et Bazaine. Le 18 l'encerclement était effectif et le 22 une tentative de secours des Mexicains sur Cholula fut repoussée.
Le 29 mars, le premier assaut est lancé sur le fort San Javier. Face à la sérieuse résistance des Mexicains il faudra 20 heures aux Français pour sortir victorieux d'une mêlée particulièrement confuse. Et le 31 les Français s'emparaient du couvent de Guadalupita.
À partir de ce moment la résistance mexicaine devint plus opiniâtre avec des barricades dans chaque quartier. Désormais les Français devront se battre maison par maison. En même temps il fallait repousser toute contre-offensive extérieure des Mexicains.
Le 25 avril, après un échec pour prendre le couvent San Inès, décision est prise de se maintenir sur ses positions et d'attendre un renfort d'artillerie pour réduire la ville par un bombardement. C'est à cette période qu'eut lieu la bataille de Camerone pour des légionnaires escortant le matériel de siège.
À partir du 5 mai le général Comonfort tente de briser le siège, mais échoue aussi bien à San Pablo del Monte qu'à San Lorenzo. Une grande tentative le 8 mai, avec 7 000 hommes fut victorieusement repoussée par Bazaine.
Le 16 mai, les assiégés demandèrent l'armistice. Le 17, les Mexicains débandèrent leur troupe et la ville fut occupée le 19.
La route de Mexico était désormais ouverte.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:11

Cet article décrit l'expédition militaire française au Mexique, de 1861 à 1867. L'archiduc Maximilien rêva de s'y tailler un Empire.
Le Mexique, s’étendant sur deux millions de kilomètres carrés, était peuplé, à l’époque de l’intervention, de 8,5 millions de personnes. Trois groupes ethniques étaient présents : 2 millions de blancs (descendants des conquistadors et des colons espagnols.), 2,5 millions de métis, 4 millions d’amérindiens, ainsi que quelques centaines de milliers d’esclaves noirs.
L’antagonisme racial était fort : les blancs se considéraient comme supérieurs, et les métis jalousaient les blancs et méprisaient les indiens. Ces derniers, quant à eux, étaient divisés en une multitude de tribus.
En outre, les trois grands groupes ethniques étaient eux même divisés politiquement : d'un côté, le parti conservateur, centraliste et clérical, était soutenu par les grands propriétaires fonciers ; de l'autre, le parti libéral, fédéraliste et anticlérical, était lui majoritairement soutenu par les petits propriétaires ainsi que par la bourgeoisie. Le Mexique était donc loin d'être un pays uni et apte à lutter contre une invasion étrangère.
Depuis que le Mexique avait proclamé son indépendance, une multitude de coups d'États s'étaient succédé. En 1858, ce fut l'Indien Benito Juárez, membre du parti libéral, qui s'empara du pouvoir.
Une rébellion éclata cependant, menée par les généraux Zuloaga et Miramon. Cette dernière parvint à chasser Juárez, qui finit tout de même par mater les insurgés, en 1861. Cette nouvelle guerre civile avait une fois de plus appauvri l’État. Juárez reconnut que le Mexique devait 70 millions de pesos à l’Angleterre, 9 millions à l’Espagne et 3 millions à la France, mais, les caisses du Mexique étant quasiment vides, il décida en juillet 1861 de suspendre pour deux ans le paiement de la dette extérieure.
Ce pays ne formait pas à l’époque une véritable nation. Les rivalités ethniques et politiques divisaient la population. De plus, depuis l’indépendance, le Mexique était en proie à des coups d’États incessants, usant financièrement le pays. L’opportunité pour un pays puissant comme la France d’y installer un régime fort et d’en récolter les fruits était tentante.
La seule solution, selon Napoléon III, était de mettre fin à l'anarchie qui régnait dans ce pays, et d'y instaurer un Empire. En effet, une fois l’ordre rétabli au Mexique, le progrès serait au rendez vous : le pays deviendrait le premier pays industrialisé d’Amérique latine et une fois le Mexique devenu une contrée attirante, des milliers de colons viendraient s’installer dans les terres tempérées, entrainant urbanisation et immigration. Le port de New York et la fameuse Ellis Island (où les immigrants devaient passer une batterie d’examens avant de s’installer aux États-Unis.) seraient délaissés au profit du port de Veracruz. Des milliers d’Italiens, d’Irlandais, de Grecs, des milliers de ressortissants de tous les pays en difficulté viendraient résider au Mexique et non plus aux États-Unis.
Ce plan de Napoléon III, qui y voyait l'occasion de dresser contre les États-Unis un empire catholique allié à la France, fut notamment soutenu par Eugène Rouher, qui en parlait comme de « la plus Grande Pensée du Règne ».
Les conditions géopolitiques étaient excellentes en 1861 : Juárez fournissait un prétexte excellent pour que la France puisse intervenir de manière légitime. En outre, les américains ne pouvaient rien faire, car ils étaient empêtrés dans la guerre de Sécession.
Au départ, les gouvernements espagnol et britannique envoyèrent eux aussi une force expéditionnaire (le Mexique leur devait bien plus d'argent qu'à la France). Des négociations eurent lieu entre Mexicains et européens (après que ces derniers eurent signé la Convention de Soledad en février 1862, dans laquelle ils s'engageaient à ne pas attaquer le Mexique), mais elles n'aboutirent qu'à une impasse. En avril 1862, Anglais et Espagnols retournèrent au port de Veracruz et quittèrent le pays.
Les Français décidèrent de se maintenir. Le général Charles Ferdinand Latrille de Lorencez, à la tête du commandement français, décida de marcher vers Puebla (qui, une fois prise, permettrait d'ouvrir la voie vers Mexico).
Après de petits affrontements contre les Mexicains, les Français arrivèrent devant la ville, le 5 mai 1862. Les 12 000 hommes du général Saragoza y étaient solidement retranchés, mais étaient pauvrement armés. Lorencez lança ses troupes dans un assaut frontal contre le couvent fortifié du Cerro (couvent) de Guadalupe. Bien retranchés derrière les murs, les juaristes parvinrent à repousser les Français, dont un millier périrent au cours de la bataille. Lorencez sonna alors la retraite, et se retira piteusement.
Lorsque la nouvelle de la défaite devant Puebla fut connue à Paris, Napoléon III envoya un renfort de 26 000 hommes au Mexique, sous le commandement du nouveau général en chef : Elie Frédéric Forey. Ce dernier et ses hommes arrivèrent au Mexique en septembre 1862. Ils firent le Siège de Puebla une deuxième fois.
La ville ne tomba qu'au prix de nombreux efforts, en mai 1863. Des milliers de Mexicains se trouvaient alors dans la ville lors de sa chute. Tous ne pouvaient pas être emprisonnés et furent donc relâchés. Quelques jours après, ils avaient rejoint les rangs des rebelles. Par la suite, l'armée française parvint à progresser sans encombres jusqu'à Mexico, d'où Juárez s'était enfui (ce dernier se réfugia à Paso del Norte, à la frontière des États-Unis). Là, en juillet 1863, une assemblée de notables offrit la couronne Impériale à l'archiduc d'Autriche Maximilien de Habsbourg, qui mit plus d’un an à l’accepter…
Suite à la prise de la ville, l'armée reçut la tâche de pacifier l'État de Puebla. Les militaires multiplièrent les marches, fortifièrent les villages visités, et parvinrent non sans mal à faire régner l’ordre. Mais un obstacle leur barrait la route : la ville d’Oaxaca, fief du chef rebelle Porfirio Diaz.
Le général Bazaine (qui avait remplacé Forey), décida de mener lui même les opérations contre cette ville. Celles-ci commencèrent à la fin de l'année 1864. Cependant le siège ne dura pas bien longtemps : en février 1865, Porfirio Diaz signa la reddition d’Oaxaca. Des milliers de Mexicains se trouvaient dans la ville lors de sa chute. Une nouvelle fois, tous ne pouvaient être emprisonnés et furent donc relâchés. Quelques jours plus tard, la plupart avaient rejoint les guérilléros du nord.
Après la prise d'Oaxaca, les militaires furent envoyés combattre au nord du Mexique, là où la guérilla était la plus virulente. Le corps expéditionnaire n'était pas habitué à lutter de cette manière : lorsque les rebelles étaient en position de force, ils attaquaient, dans le cas contraire, ils fuyaient. En outre, ils avaient des chevaux, ce qui n'était pas le cas des Français.
Afin de lutter contre cette stratégie, se mit en place la contre-guérilla du colonel Dupin : une troupe d’hommes du pays, connaissant le terrain sur lequel ils s'aventuraient, équipés de chevaux, agissaient en marge de l'armée française.
En 1866, les combats continuaient, mais les militaires français, savaient bien que la guerre ne pouvait plus être gagnée. Napoléon III ne pouvait plus se permettre de gaspiller ses troupes dans de stériles combats : la Prusse de Bismarck venait d’écraser les Autrichiens à Sadowa.
De plus, la guerre de Sécession, qui empêchait le gouvernement américain de protester contre l'intervention française, était terminée. Le ministre des affaires étrangères américain, William H. Seward, signifia à Napoléon III que son pays voyait d'un mauvais œil l'intervention française contre le gouvernement républicain de Juárez (qui jouissait de la sympathie de l'Union Américaine) pour le remplacer par une monarchie. Il exigea le retrait des troupes françaises, et offrit son aide financière et militaire à Juárez. Celui ci refusa, se défiant de l'aide intéressée des Américains. Selon lui, l'impérialisme pouvait changer de nom, mais ses intentions restaient toujours les mêmes.
Napoléon III retira donc ses troupes, abandonnant peu à peu les villes du nord, Mexico, Puebla, et Veracruz. En février 1867, le dernier navire Français quittait les rives du Mexique…
La guerre du Mexique fit encore un mort, en juin 1867. L’Empereur Maximilien, qui avait refusé d’abdiquer, se réfugia dans Santiago de Querétaro. Bientôt entouré par les juaristes, il se rendit, suite au siège de la ville (Maximilien pensait naïvement qu’il aurait le droit d’être conduit à Veracruz, et rembarqué sur le premier navire en partance pour l’Europe). Au contraire, fait prisonnier, il fut condamné à mort. Le 19 juin 1867 à Santiago de Querétaro, il fut exécuté avec ses généraux, Miramon et Mejia.
Sur les 38 493 militaires français envoyés au Mexique (soit 20 % des forces françaises), 6 654 sont morts de blessures ou de maladie.
En
1863, le khédive d'Égypte a offert un bataillon de 450 soldats à l'Empire mexicain, dont beaucoup de Soudanais supposés plus résistants aux maladies tropicales. À partir de 1864-1865, l'Autriche-Hongrie a envoyé 7000 hommes (Polonais, Hongrois…). 2000 volontaires belges ont formé le régiment Impératrice Charlotte.
Les unités françaises impliquées dans cette expédition comprennent :

  • les 7e, 51e, 62e, 81e, 95e et 99e régiments d'infanterie de ligne ;
  • les 1r, 7e, 18e et 20e de chasseurs à pied ;
  • les 1er, 2e et 3e zouaves ;
  • le 2e bataillon d'infanterie légère d'Afrique ;
  • un bataillon de marche de tirailleurs algériens.
  • le régiment étranger, premier des régiments de la légion étrangère qui se distingue à la bataille de Camerone ;
 
Initialement, la Légion ne devait pas participer à la campagne, elle le dut à titre de punition de ses officiers qui livrèrent une pétition qui désobligea le ministre de la guerre..
Le régiment arrive le 25 mars 1863 et se voit alors confier la tâche ingrate d'escorter des convois entre Veracruz et Puebla. Mais la 3e compagnie s'illustre le 30 avril 1863 au cours du combat de Camerone qui reste dans l'histoire comme l'illustration du sacrifice au nom de la parole donnée et de l'exécution de la mission au péril de sa vie si necessaire; sont aujourd'hui toujours une ligne de conduite. Bien qu'il s'agisse pour la Légion d'une défaite, elle est commémorée par les légionnaires avec autant de ferveur que par les Mexicains, qui reconnaissent sans réserve le courage des légionnaires (ceux-ci ne se rendirent que lorsqu'il ne resta que trois combattants !), qui chargèrent a la baïonnette !
De décembre 1864 à février 1865, les unités du régiment participent au siège de Oaxacca.
Le 3 juillet 1866, les 3e et 5e compagnies du 4e bataillon livrent un combat comparable à celui de Camerone. Sous les ordres du capitaine Frenet, les 125 légionnaires encerclés dans l'hacienda de l’Incarnacion résistent victorieusement durant 48 heures à plus de 600 Mexicains.
Total des pertes dans l’expédition du Mexique : 22 officiers, 32 sous-officiers et 414 légionnaires.
L'accord passé avec l'empereur Maximilien indiquait que la Légion étrangère devait passer au service du Mexique ; comme l'aventure française au Mexique tourne au désastre, la Légion rentre en France.
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