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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:08

Suite aux massacres de chrétiens perpétrés par les Druzes dans le mont Liban (mars à juillet 1860) et à Damas par des musulmans (9 au 18 juillet), les puissances européennes décidèrent l'envoi d'une expédition chargée officiellement d'apporter une aide aux troupes du sultan pour rétablir l'ordre dans cette contrée de l'Empire ottoman.
L'expédition dura du mois d'août 1860 au mois de juin 1861.
Dans les faits, et selon le mot de Napoléon III lui-même, l'expédition fut une « opération à but humanitaire ».
Conséquence pérenne de cette intervention : l'autonomie du Liban vis-à-vis de la Syrie, consacrée le 9 juin 1861 par la nomination par le sultan d'un gouverneur propre à la nouvelle entité, l'Arménien Daoud Pacha.
Depuis le Moyen Âge, la région du Mont Liban est d'une grande diversité religieuse, mêlant étroitement plusieurs Églises orientales avec divers courants musulmans. Les deux communautés les plus importantes étaient les Maronites (chrétiens) et les Druzes (musulmans). Ces deux communautés à l'organisation féodale s'étaient plusieurs fois opposées, imposant tour à tour leur suprématie sur la région.
Lorsqu'au début du XVIe siècle l'Empire ottoman annexe cette région du Proche-Orient, sa suzeraineté s'établit surtout dans les villes côtières, laissant le pouvoir réel, dans les terres, à des dynasties druzes acceptées par les Maronites. L'autorité de la Sublime Porte est secouée à la fin du XVIIIe siècle, puis totalement remise en question lorsque l'émir Béchir II Chéhab s'appuya sur les troupes égyptiennes de Mehmet Ali, en révolte contre le Sultan, pour imposer une autonomie accrue au Mont Liban. Mais les exactions de ces mêmes troupes égyptiennes le rendirent impopulaire et il fut déposé en 1840.
Dès lors, la Porte raffermit son autorité. Le Liban passa sous administration directe des Ottomans, qui le rattachèrent à la Syrie et le placèrent sous l'autorité du pacha de Damas. En 1841, le Liban fut organisé selon une logique de partition géographico-confessionnelle. Coupé en deux "caïmacanats" par la route Beyrouth-Damas, sa partie Nord, à majorité maronite, devait être gouvernée par un caïmacan chrétien. La partie Sud devait être gouvernée par un caïmacan druze. Seules quatre villes chrétiennes, tout en recevant des garnisons, échappèrent à cette logique de partition : Hasbeya, Preschaia et Zahlé furent rattachées au pachalik de Damas tandis que Deir El Kamar fut placée sous l'autorité directe d'un mutselsim turc installé avec la garnison dans le château de Beit Eddin (ancienne résidence de Béchir Chéhab).
Dès la partition du Liban, les Druzes eurent à cœur d'imposer leur autorité sur les populations maronites résidant dans le caïmacanat druze. Plusieurs raisons à cela : une fierté héritée de leur passé de "seigneurs de la guerre" ; un attachement à un Islam traditionaliste qu'ils sentent menacé par le progrès et l'influence étrangère véhiculés par les Maronites (construction de la route de Damas, établissements industriels de la soie…) ; un relatif soutien du parti des exaltés turcs qui, à Constantinople, s'oppose aux réformes du Tanzimat mises en place par le Sultan Abdul-Medjid depuis 1839 ; certains diront aussi une jalousie envers la prospérité des communautés chrétiennes.
Première exaction : le pillage de la ville de Deir El Kamar en 1845. Aucun mouvement de la garnison turque, le gouverneur de Saïda aidant même un des chefs druzes compromis, Saïd Bey Joumblatt.
1859 ensuite, où des Druzes déclenchent une rixe à Beit Méri, près de Beyrouth. Aucune répression ni poursuite de la part des autorités turques.
Le pouvoir ottoman laissa les choses se dérouler sans intervenir, pensant que la pression exercée par les Druzes éloignait tout risque de voir son autorité décliner au Liban.
1860.
Le caïmacan chrétien, Béchir Ahmed, est un Druze converti à la foi maronite pour épouser la sœur du prince Ismaël, chef de la famille Bellama. La population maronite doute de l'authenticité de sa conversion. Ce chef ambigu n'est donc pas en mesure de fédérer autour de lui une population chrétienne divisée entre les aspirations théocratiques du clergé, le conservatisme de l'aristocratie, et le désir démocratique d'une partie de la population.
Le 4 mars 1860, Ahmet Pacha, gouverneur de Damas, et un envoyé de Kurshid Pacha, gouverneur de Beyrouth, rencontrent à Damas les principaux chefs druzes. D'après les documents contemporains des événements, leur rencontre aurait pour but d'organiser l'extermination complète des chrétiens du Liban…
En mars et en avril, un couvent est pillé et un prêtre tué, trois Chrétiens sont assassinés. Chaque fois les auteurs sont connus et désignés aux autorités, mais ne sont pas inquiétés. L'idée, fatale, germe alors dans l'esprit des chrétiens de mener des représailles. Le 14 mai, deux Druzes sont tués.
L'événement met le feu au Liban. Les Druzes se rassemblent en ordre de bataille et livrent combat aux chrétiens, puis pillent, incendient et massacrent les villes chrétiennes : Zahlé, Djezzin, Deir El Kamar, Beteddin, Beit Méri…
Le Hauran, pillé par des Kurdes et des Arabes, ne connaît aucun massacre.
Les autorités turques n'interviendront pas… jusqu'au 5 juillet, où elles imposent un traité garantissant la sécurité aux chrétiens du Mont Liban, à la condition expresse que ceux-ci reconnaissent l'impunité aux coupables et renoncent à demander la restitution du produit des pillages.
Quatre jours plus tard, le 9 juillet, c'est Damas même qui s'embrase : les chrétiens sont poursuivis dans les rues et massacrés, 3 000 maisons parmi les plus riches sont ravagées. Cela dure jusqu'au 18. L'émir Abd El Kader, exilé ici selon son vœu après avoir été défait par la France, accueille et sauve nombre de chrétiens dans son palais damascène, les faisant protéger par les Algériens de sa suite. Pour ce geste, le Second Empire le décorera de la Légion d'honneur.
Le bilan des victimes, presque toutes hommes ou enfants mâles, est diversement évalué. Le corps expéditionnaire français l'évalue à un peu plus de 10 000 morts, dont 4 à 6 000 à Damas, le reste réparti dans le Liban. C'est l'évaluation la plus faible, puisque d'autres études propose un bilan de 14 731 morts et même, intégrant morts au combat et massacrés, 22 000 morts. Deir El Kamar fut la ville la plus touchée : 1 700 morts.
Ces chiffres, dramatiques, sont rapportés aux cours européennes par des courriers ou par des religieux arrivant du Liban. L'émotion est grande, les milieux catholiques français sont scandalisés et réclament à l'Empereur une intervention, s'appuyant sur le rôle de défenseur des Chrétiens d'Orient que joue la France depuis les Capitulations (et qui a motivé son implication dans la
guerre de Crimée). Napoléon III, se refusant à s'aliéner plus encore les milieux conservateurs après avoir soutenu l'unité italienne, accepte d'intervenir au Liban. Toutefois, afin de ne pas mécontenter les autres puissances européennes, l'intervention au Liban fut décidée et organisée au cours de conférences réunissant à Paris des représentants de la France, de la Grande-Bretagne, de l'Autriche, de la Prusse, de la Russie et de la Turquie.
Les conférences aboutissent le 3 août à la signature d'un protocole d'intervention. Il établit l'organisation d'une force européenne pouvant compter jusqu'à 12 000 hommes, et dont la France a la charge de fournir la moitié. Cette expédition ne doit durer que 6 mois, et constituer une aide au Sultan dans une contrée arabe de son empire. Le commandant en chef du corps expéditionnaire devra donc se mettre en contact avec le commissaire extraordinaire de la Sublime Porte dès son arrivée en Syrie.
Le commandant en chef avait été choisi dès le 19 juillet au Conseil des ministres qui se tenait à Saint-Cloud : ce serait le général de Charles Marie Napoléon de Beaufort d'Hautpoul (entre autres ancien chef d'état-major du duc d'Aumale lors de la prise de la smala d'Abd El Kader). Il a parcouru, au cours de ses campagnes, successivement la Grèce, l'Algérie, l'Égypte, la Syrie (où il a stationné avec les troupes égyptiennes de Mehmet Ali dans les années 1830). Il a également été attaché à l'ambassade de France en Perse. Il a ensuite fait carrière en Algérie, qu'il ne quitta qu'en 1859 pour prendre part à la campagne d'Italie. Il parle l'arabe, le turc et le persan.
Si le bilan de l'expédition peut paraître mince, son succès réside dans sa postérité. En risquant l'anachronisme, elle peut être assimilée à la première manifestation du droit d'ingérence à but humanitaire. En termes politiques, l'expédition participa à l'émancipation des populations du Liban vis-à-vis de l'autorité ottomane. En effet, le 9 juin 1861, un gouvernement uni et autonome était instauré sur le Mont Liban. Son autorité s'étendait sur une large bande de terre entre Damas et Beyrouth, unissant le tracé de l'ancien caïmacanat chrétien à une partie du caïmacanat druze. Le gouverneur devait être un chrétien non-libanais nommé par un firman du Sultan et secondé par un conseil dans lequel toutes les communautés religieuses seraient représentées. Le premier gouverneur, Daoud Pacha, un Arménien catholique d'Istanbul, est nommé le 9 juin par le Sultan avec l'accord des puissances européennes.
Quant à Beyrouth, elle ne fut pas incluse dans le Liban autonome. Mais, enrichie de l'afflux des populations chrétiennes ayant fui les « événements », la ville connut de ce jour l'essor qui, de simple port de cabotage surnommé "la Porte de Damas", fit d'elle une cité commerçante florissante grâce notamment au transport
maritime à vapeur fluidifiant les échanges avec les industries lyonnaises de la soie et les drapiers anglais. Ravissant ainsi à l'ancienne capitale des Omeyyades sa prédominance commerciale, puis diplomatique et culturelle.

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:07

zouavmagenta.jpg

La bataille de Magenta s'est tenue le 4 juin 1859 pendant la campagne d'Italie et a résulté en une victoire franco-sarde conduite par Napoléon III contre les Autrichiens du maréchal Ferencz Gyulai.
Elle a eu lieu près de la ville de Magenta dans le nord de l'Italie. L'armée de Napoléon III a débordé l'armée autrichienne par la droite, la forçant à battre en retraite. La bataille de Magenta n'était pas particulièrement grande mais elle a été une victoire décisive pour les forces franco-sardes. Patrice de Mac-Mahon (1808 - 1893) fut nommé Duc de Magenta pour son rôle dans la bataille, et fut plus tard président de la République française.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:07

solferino1859.jpg

La bataille de Solférino a eu lieu le 24 juin 1859 durant la campagne d'Italie. Il s'agit d'une victoire de l'armée française de Napoléon III alliée à l'armée sarde sur l'armée autrichienne de l'empereur François-Joseph. Le conflit entre l'empire autrichien et la coalition franco-sarde est né de la promesse faite par Napoléon III au roi Victor-Emmanuel II de l'aider à faire autour de lui l'unité de l'Italie en échange de la Savoie et Nice. Plus de 200 000 soldats ont combattu dans cette bataille, ce qui constitue le plus grand nombre depuis la bataille de Leipzig de 1813. Il y avait environ 100 000 soldats autrichiens et un total combiné de 118 600 français et sardes.
Le manque de soins apportés aux blessés de chaque camp a été le déclencheur de la création de la Croix-Rouge par le Suisse Henri Dunant : le livre Un souvenir de Solférino qu'il écrira à son retour émouvra la bonne société genevoise et les dirigeants européens de l'époque.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:06

20 Mai 1859, Bataille de Montebello Di Casteggio remportée par le Maréchal Bararguey-d'Hilliers.
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:06

Le 30 Mai 1859, l'armée Italienne commandée par le Roi Victor Emmanuel provenant de Verceil, franchit avec la plus grande partie de son armée la rivière Sésia. Il prend position dans les villages de Palestro, Vinzaglio, et Confienza après en avoir délogé les avant postes Autrichiens et les avoir obligés à se replier dans la direction de Robbio.
L'armée Autrichienne commandée par le général Zoebel, est bien décidée à reprendre les avant postes perdus la veille. Le général Zoebel organise son armée en trois colones: celle du centre marchera directement sur Palestroen empruntant la route de Robbio, flancgardée par la colone de droite qui attaquera en passant par Confienza, et par celle de Gauche qui longera la rivière Sézia. Les colones du centre et de droite sont reçues par un feu Italien nourri et refluent, la colone de gauche plus chanceuse peut mettre à profit l'abri donné par les fourrés bordant la rivière et s'avancer jusqu'à la ferme de Cascina San Petro ou elle se retranche et fortifie la ferme. Puis elle s'élance sur Palestro, le village était presque tombé quand le 3°Régiment de Zouaves, qui avait établi son bivouac sur les bords de la Rivière masqué par le terrain débouche dans le Flanc des Autrichiens. C'est dans un formidable élan que le régiment charge, rien ne les arrète, ni les accidents du terrain, ni le large canal qu'ils franchissent avec de l'eau jusqu'à la ceinture, se reforme sur la rive opposée et continue sa charge emportant une batterie Autrichienne de 5 canons. Cette attaque foudroyante sème le désordre dans les rangs Autrichiens et les mènes a la déroute, en passant par Rivoltella et Robbio.
Pour l'anecdote, à l'issue de cette Bataille dite de Palestro, le Roi Victor Emmanuel est nommé "Caporal des Zouaves" tient à louer publiquement ceux grâce à qui la victoire fut entre ses mains, par leur "bravoure et leur irrésistible élan".

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:04
campagne d'Italie de 1859, aussi appelée guerre d'Italie de 1859, qualifie l'envoi des troupes françaises en Italie par Napoléon III cette année-là.
La tranquillité de l'Italie semblait acquise, lorsqu'on 1859 l'empereur d'Autriche envahit brusquement le Piémont. Repoussé par le roi de Sardaigne, au secours duquel était accouru l'empereur des Français, puis battu à Montebello, à Palestre, à Magenta et finalement à Solférino, l'Empereur François-Joseph perdit la Lombardie et vit expulsés d'Italie tous les princes qui avaient embrassé sa cause.
Après une vaine tentative de confédération, proposée dans les traités de Villafranca et de Zurich, et après la révolution opérée dans le royaume de Naples par le général Garibaldi, tous les États de l'Italie (sauf la Vénétie laissée à l'Autriche, et les États romains, où la France maintenait l'autorité du pape) s'unirent en 1860, et Victor-Emmanuel, déjà roi de Sardaigne, fut proclamé roi d'Italie (mars 1861). Le nouveau royaume s'augmenta de la Vénétie, en 1866, à la suite de la guerre austro-prussienne durant laquelle l'Italie s'allia à la Prusse contre l'Autriche, et des États romains en 1870, à la faveur de la guerre franco-allemande.
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 20:00
Le pont qui unifie l’école d’application de l’infanterie en reliant le quartier Guillaut au parc Montcalm par-dessus la rue des Chasseurs à Montpellier a été baptisé « Pont de palikao» en souvenir d’un fait d’armes glorieux réalisé par ces célèbres fantassins.
La bataille du pont de Palikao prend place dans l’expédition Franco-Britannique lancée en 1858 contre la Chine, qui a provoqué l’ouverture de celle-ci aux influences occidentales.
La Chine ayant violé deux fois les traités de commerce conclus avec la France et l’Angleterre en 20 ans, les deux puissances sont déjà intervenues de concert en 1856. Les Chinois avaient alors répondu en brûlant les concessions Européennes et en décapitant nos marins.
En 1858, à nouveau, les traités ne sont pas respectés et, l’année suivante, les navires français et anglais doivent battre en retraite à l’embouchure du fleuve Pei-Ho au nord de la Chine.
Un corps expéditionnaire français fort de 8 000 hommes, sous le commandement du général Cousin de Montauban, débarque dans la baie de Tché-Fou, à l’est de Pékin, le 8 juin 1859, après cinq mois de traversée.
Une série de forts interdit l’accès au fleuve Pei-Ho, le commandement décide donc un débarquement en force plus au nord à l’embouchure du fleuve Peh-Tang-Ha. En 3 semaines, le corps expéditionnaire français s’empare de toutes les défenses des deux fleuves (5 forts, 2 camps retranchés et 518 pièces d’artillerie). La porte de Pékin est alors ouverte.
A moins de 20 kilomètres de la ville, 60 000 tartares de l’armée chinoise se sont retranchés dans le village de palikao. Le 21 septembre le combat est engagé avec le 2e Bataillon de Chasseurs à Pied en tête. L’ennemi défait tente de se regrouper autour du pont, dont les Français s’emparent après un assaut furieux, avant de capturer le camp chinois.
Le 5 octobre la colonne Française atteint Pékin et le palais d’été dont elle s’empare, mettant ainsi fin à la campagne.
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:59

La seconde guerre de l'opium dura de 1856 à 1860 et opposa la France et le Royaume-Uni à la Chine. Cette guerre peut être vue comme le prolongement de la première guerre de l'opium, d'où le nom que l'on lui a attribué.
Le traité de Nankin, faisant suite à la première guerre de l'opium, ne laissait que cinq ports à disposition des Occidentaux pour le commerce.
Malgré cet accord, les puissances européennes, dont la balance commerciale était largement déficitaire, désiraient étendre leur commerce vers le Nord et vers l’intérieur de la Chine.
De plus, le commerce de l'opium était toujours illégal en Chine. Cependant, le vice-roi de la ville de Canton le pratiquait tout en faisant condamner à mort les étrangers accusés de ce commerce. C'est ainsi que la France et les États-Unis demandèrent, en 1854, des révisions dans le traité de Huangzu et le traité Wangxia. Le Royaume-Uni fit la même demande, citant les articles sur le « traitement égalitaire » dans les statuts des nations les plus favorisées.
En 1854, les ministres occidentaux et étasunien contactèrent de nouveau les autorités chinoises et demandèrent des révisions des traités :

  1. Pouvoir pénétrer sans hostilité dans Canton.
  2. Pouvoir étendre le commerce à la Chine du Nord et le long du fleuve Yangzi.
  3. Le commerce de l’opium était toujours illicite, ils voulaient le légaliser.
  4. Les Occidentaux voulaient traiter avec la cour directement à Beijing.

La cour impériale de la dynastie Qing rejeta alors les demandes de révision du Royaume-Uni, de la France et des États-Unis d'Amérique. Dès lors, les puissances occidentales cherchèrent d'autres moyens pour arriver à rééquilibrer une balance commerciale très déficitaire.
Les puissances occidentales estimaient que seule la guerre pouvait amener l'Empire chinois à changer de position. Dès lors, les puissances occidentales attendirent l'événement qui pouvait amener le conflit. Cet événement eut lieu le 8 octobre 1856, lorsque des officiers chinois abordèrent l’Arrow, un navire chinois enregistré à Hong Kong sous pavillon britannique, suspecté de piraterie et de trafic d'opium. Ils capturèrent les douze hommes d’équipage et les emprisonnèrent. Cet épisode est souvent appelé « l'incident de l'Arrow ».
Les Britanniques demandèrent officiellement la relaxe de ces marins en faisant valoir la promesse par l'empereur de la protection des navires britanniques. Ces arguments furent ignorés par les autorités chinoises. Les Britanniques évoquèrent ensuite l’insulte faite au drapeau britannique par les soldats de l'Empire Qing.
Bien qu'affaiblis par une mutinerie difficile à réprimer aux Indes, la révolte des Cipayes, les Britanniques répondirent à l’incident de l’Arrow en 1857 en attaquant Canton depuis la rivière des Perles. Ye Mingchen, alors gouverneur des provinces du Guangdong et du Guangxi, ordonna aux soldats chinois en poste dans les forts de ne pas résister. Après avoir pris sans difficulté le fort voisin de Canton, l’armée britannique attaqua la ville elle-même. Les navires de guerre américains, y compris l'USS Levant, bombardèrent Canton. Les habitants ainsi que les soldats résistèrent à l'attaque et forcèrent les assaillants à battre en retraite vers Humen.
Le parlement britannique, décida d'obtenir coûte que coûte réparation de la part de la Chine pour l’incident de l'Arrow, demanda à la France, aux États-Unis et à la Russie de s’allier à elle. La France rejoignit les Britanniques contre la Chine après l’exécution du missionnaire Auguste Chapdelaine (incident dit du père Chapdelaine), par les autorités locales chinoises dans la province du Guangxi. Les Américains et les Russes firent des offres d’aide aux Britanniques et aux Français, mais, finalement, ne les aidèrent pas militairement.
Les Britanniques et les Français joignirent leur force sous le commandement de l’amiral Sir Michael Seymour. L’armée britannique dirigée par Lord Elgin et l’armée française dirigée par le général Gros, attaquèrent et occupèrent Canton à la fin de l’année 1857. Ye Mingchen fut capturé et Baigui, le gouverneur de Guangdong, se rendit. Un comité mixte de l’Alliance fut formé. Baigui fut maintenu à son poste original pour maintenir l’ordre au nom de l’Alliance. L’Alliance maintint Canton sous son contrôle pendant près de quatre ans. Ye Mingchen fut exilé à Calcutta, en Inde, où il se laissa mourir de faim.
La coalition se dirigea ensuite vers le nord pour prendre les forts de Dagu, à côté de Tianjin, en mai 1858.
En juin 1858, le Traité de Tianjin conclut la première partie de la guerre à laquelle la France, la Russie et les États-Unis étaient parties prenantes. Ce traité ouvrit onze ports supplémentaires au commerce occidental. Mais, dans un premier temps, les Chinois refusèrent de le ratifier.
Les points principaux du traité étaient :

  1. Le Royaume-Uni, la France, la Russie et les États-Unis auront le droit d’établir des missions diplomatiques à Pékin, jusque là, cité interdite.
  2. Dix ports chinois supplémentaires seront ouverts au commerce étranger, y compris Niuzhuang, Danshui, Hankou et Nankin.
  3. Le droit pour tous les navires étrangers, y compris les navires commerciaux, de naviguer librement sur le Yangzi Jiang
  4. Le droit pour les étrangers de voyager dans les régions intérieures de la Chine dont ils étaient jusqu’à présent bannis.
  5. La Chine doit payer une indemnité au Royaume-Uni et à la France de deux millions de taels d’argent chacune.
  6. La Chine doit payer une indemnité aux marchands britanniques de deux millions de taels d’argent pour destruction de leurs propriétés.

Les négociations se poursuivirent et, en novembre 1858, le gouvernement central accepta de légaliser le commerce de l’opium : en 1886 le commerce de l’opium porta sur 180.000 caisses (environ 10.000 tonnes). Dès 1878 : 100 millions d’opiomanes chinois. Problème jusqu’en 1906.
Les Chinois acceptèrent que les droits de douane soient extrêmement faibles et que les droits maritimes passent sous contrôle étranger.
La ratification eut lieu plus d'un an après. Le gouvernement chinois laissa traîner les choses et les Britanniques et Français eurent recours à la force pour aller plus vite : 18.000 Britanniques et 7.000 Français s’embarquèrent sur les eaux chinoises.
Le 28 mai 1858, le traité d'Aigun est signé avec la Russie pour réviser les frontières entre la Chine et la Russie telles qu’elles avaient été définies par le traité de Nertchinsk en 1689.
Les Russes s’étendent vers la Chine, car ils ne peuvent s’étendre vers le Proche Orient (guerre de Crimée perdue, 1856). Il y a très longtemps que Russes et Chinois s’étaient entendus sur des frontières communes. Par la suite, les Russes avaient essayé de repousser les frontières (au-delà du fleuve Hei Long) et avaient installé deux forts. Les Russes profitent de la deuxième guerre de l'Opium pour consolider leur avancée. Ils collaborent en sous main avec Français et Britanniques et se posent en médiateur. La Russie gagne la rive gauche de la rivière Amour ainsi que le contrôle d’un territoire hors gel le long de la côte Pacifique, où elle fonde la ville de Vladivostok (le souverain de l’est) (anciennement Haishenwei) en 1860.
Les Russes ont les mêmes privilèges que les autres pays et la Chine reconnaît formellement leurs annexions de plus d'un million de kilomètres carrés de territoires.
En 1859, après le refus de la Chine d’autoriser l’établissement d’ambassades à Pékin comme stipulé dans le traité de Tianjin, une force navale sous le commandement de l’amiral Sir James Hope encercla les forts gardant l’embouchure de la rivière Hai He, mais subit des dommages et fit retraite sous la couverture d’un escadron naval commandé par Josiah Tattnall.
En 1860, une force franco-britannique partie de Hong Kong accosta à Pei Tang, le 3 août, et attaqua avec succès les forts de Dagu le 21 août. Le 26 septembre, la force arriva à Pékin et occupa la ville le 6 octobre. Nommant son frère, le prince Gong comme négociateur, l’empereur chinois Xianfeng se réfugia dans son palais d’été de Chengde. Les troupes franco-britanniques incendièrent les deux palais d’été, le nouveau et l’ancien, à Pékin, après plusieurs jours de pillage. Le vieux palais d'été fut totalement détruit. Cependant, Pékin elle-même ne fut pas prise, les troupes restant cantonnées en dehors de la ville.
Après la fuite de Pékin de l’empereur Xianfeng et de sa suite, en juin 1858, le Traité de Tianjin est finalement ratifié par le frère de l’empereur, le prince Gong, lors de la Convention de Pékin le 18 octobre 1860, mettant un terme à la seconde guerre de l’opium.
Le commerce de l’opium est légalisé et les chrétiens voient leurs droits civils pleinement reconnus, incluant le droit de propriété privée et celui d’évangéliser.
La convention de Pékin inclut :

  1. La reconnaissance par la Chine de la validité du traité de Tianjin
  2. L’ouverture de Tianjin en tant que port commercial, destiné au commerce avec Beijing
  3. La cession du district de Kowloon au Royaume-Uni
  4. La liberté de culte en Chine. Les missionnaires catholiques français ont le droit d’acheter des terres et de construire des églises.
  5. L’autorisation pour les navires britanniques d’amener de la main-d’œuvre chinoise à l'étranger pour remplacer les esclaves récemment affranchis. Ces coolies partiront pour les mines ou les plantations de Malaisie, d’Australie, d’Amérique latine, des États-Unis.
  6. Le paiement aux Britanniques et aux Français d’une indemnité augmentée à huit millions de taels d’argent chacun
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:57

Le Siège de Kars fut la dernière opération majeur de la Guerre de Crimée. En juin 1855, dans un tentative d'allèger la pression sur les troupes présentes à Sébastopol, le Tsar Alexandre II ordonna au Général Nikolaï Muravyov d'envoyer ses troupes dans des zones d'influence turques en Asie Mineure. Rassemblant des contingents disparates sous ses ordres en un important corps de 40 000 soldats, Muravyov décida d'attaquer Kars, la plus importante forteresse à l'est de la Turquie.
La première attaque fut repoussée par la garnison turque forte de 30 000 hommes, sous les ordres du général britannique William Fenwick Williams. Les Russes commencèrent alors le siège de la citadelle qui allait durer jusqu'en novembre. En apprenant l'attaque, le commandant turc Omar Pasha demanda aux troupes turques de quitter le Siège de Sébastopol et de se redéployer en Asie Mineure, avec l'idée de venir en aide à Kars. Le 6 septembre, Omar Pasha quitta la Crimée pour Batoumi à la tête de 45 000 soldats.
L'arrivée d'Omar Pasha à Batoumi incita Muravyov à lancer un troisième assaut, qui fut repoussé par les troupes qui commençaient à souffrir de la faim dans Kars. Des 13 000 Russes qui participèrent à l'attaque du 29 septembre, environ la moitié furent tués. Cependant, Omar Pasha, au lieu de porter secours à la garnison, se lança dans de longs affrontement à Mingrelia et prit Soukhoumi suite à cela. Pendant ce temps là, les provisions manquaient à Kars et le ravitaillement ne parvenait plus.
Les importantes chutes de neige, à fin octobre, rendirent l'arrivée des renforts turcs pratiquement irréalisable. Selim Pasha, le fils d'Omar, arriva à la tête d'une autre armée dans l'ancienne ville de Trabzon et commença à se diriger au sud ver Erzurum pour empêcher les Russes de pénétrer plus profondément en Turquie. Les Russes envoyèrent de Kars un petit détachement pour attaquer Selim Pasha et stopper son avance. Ils furent défait près de la rivière Ingur, le 6 novembre.
La garnison de Kars, se sentant délaissée, refusa d'avoir à affronter les privation d'un siège en hiver et le 26 novembre 1855 elle se rendit au Général Muravyov, qui par la suite fut autorisé par le tsar à changer son nom en "Muravyov-Karssky", pour célébrer sa prise de la forteresse turque.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:57

La Bataille de Malakoff, opposa pendant la Guerre de Crimée, les armées françaises et russes le 7 septembre 1855 et fait partie des bataille ayant eu lieu dans le cadre du Siège de Sébastopol. Elle se termina par une victoire française (la France est alors alliée au Royaume-Uni) sous les ordres du Général MacMahon et par la mort des tous les amiraux russes : Pavel Nakhimov, Vladimir Istomin, et Vladimir Kornilov. Le zouave français Eugène Libaut parvint à hisser le drapeau français en haut de la forteresse russe.
Cette victoire alliée allait assurer la chute de Sébastopol, quelques jours plus tard, après ce qui fut un des sièges les plus mémorables du XIXe, et permettre la victoire Alliée (Royaume-Uni, France, l'Empire ottoman (à un degré moindre), et le Piémont-Sardaigne).
Le port de Sébastopol, formé par l'estuaire de la Chernaya, était protégé des attaques venant de la mer, non seulement par les navires russes qui avaient été sabordés pour en priver l'accès, mais également par d'importantes fortifications en granite au Sud. Dans la ville elle-même et la banlieue de Karabelnaya la trace des travaux resta durant des années. La Tour de Malakoff, une grande tour de pierre, couvrait la banlieue, entourée de chaque côté par le Redan et le Petit Redan. La ville était couverte par une ligne d'usines marquée par un mât et des bastions centraux, elle était séparée du Redan par le port intérieur.
Le Lieutenant-Colonel Eduard Totleben, l'ingénieur en chef russe, avait dès le début du siège commencé à travailler sur ces sites, en réparant, réarmant et améliorant les fortifications chaque jours, il parvint finalement à les relier de manière continue et à former une enceinte. Bien que Sébastopol ne soit pas encore, au début du mois d'octobre 1854, l'énorme forteresse qu'elle devint par la suite, et Todleben lui-même, soutenait que si les Alliés avaient attaqué tout de suite, ils auraient réussi à prendre la place, économisant du temps et des vies humaines. Il y avait cependant, de nombreuses raisons qui les dissuadèrent de se lancer si tôt à l'assaut, et la première attaque n'eut pas lieu avant le 17 octobre.
Ce jour là un terrible duel d'artillerie eut lieu. Le corps de siège français subit de lourdes pertes et sa puissance de feu fut dépassée. La flotte engagea les batteries portuaires près des côtes, et perdit 500 hommes, en plus des dommages infligés aux navires. Les canons britaniques quant à eux eurent plus de succès en faisant taire les canons russes à Malakoff et autour, et, si des échecs n'avaient pas eu lieu en d'autres point de la ville, l'assaut aurait pu être victorieux. Malgré tout, le lendemain matin, les ingénieurs de Todleben avaient réparées et améliorées les fortifications endommagées.
Pendant des mois, le siège de Sébastopol continua. Pendant le mois de juilet, les Russes perdirent en moyenne 250 hommes par jour, ce qui les poussa à décider que Gorchakov et l'infanterie russe davaient lancer un nouvel assaut à Chernaya, le premier depuis la Bataille d'Inkerman. Le 16 août le corps du général Pavel Petrovich Liprandi et du Général Read attaquèrent violemment les 37 000 Français et Sardes au dessus du Pont Traktir. Les assaillants arrivèrent avec la plus grande détermination possible, mais l'issue du combat ne fît aucun doute à aucun moment. À la fin de la journée, les Russes se retirèrent du champ de bataille laissant derrière eux 260 officiers et 8000 hommes; les Alliés n'en ayant perdu que 1700.
Avec cette défaite, la dernière chance pour les Russes de sauver Sébastopol s'envolait. Le même jour, les bombardements alliés avaient une fois de plus réduit Malakoff et ses alentours au silence, et c'est avec une confiance absolue que le général Aimable Pélissier planifia l'assault final. Le 8 septembre 1855 à midi, le corps entier commandé par Bosquet s'abbatit soudainement sur Malakoff. Le combat était des plus désespéré côté russe: chaque casemate, chaque tranchée, étaient prise une par une, mais les Français ne lâchaient pas prise, et malgré une nouvelle attaque avortée des Britanniques sur le Redan, les Russes se regroupèrent dans la forteresse devenant des cibles idéales pour les canons alliés.
Même à l'ouest, dans la direction opposée au fort et aux bastions centraux, un intense corps-à-corps avait lieu entre les deux armées. La chute de Malakoff marqua la fin du siège. Pendant la nuit, les Russes fuirent grace aux ponts sur la rive Nord, et le 9 septembre les vainqueurs prirent possession du bâtiment vide mais en proie aux flammes. Les pertes dans l'assaut final avaient été très élevées: les Alliés avaient perdu environ 10 000 hommes, les Russes 13 000; pas moins de 19 généraux étaient morts ce jour là. Mais la crise fût surmontée: avec la prise de Sébastopol les pertes passèrent plus facilement dans l'opinion publique. Aucune opération sérieuse ne fut entreprise contre Gorchakov, qui avec son infanterie et les restes de la garnison continuait à tenir les hauteurs de la ferme Mackenzies, mais Kinburn fut attaquée par la mer, et d'un point de vue naval, l'attaque est intéréssante dans la mesure où elle voit le premier important déploiement de cuirassés. Une armistice fut signée le 26 février et le Traité de Paris mettant fin à la guerre la 30 mars 1856.
L'importance stratégique décisive du siège de Sébastopol n'est pas évidente: comment la chute d'une ville, pratiquement sans fortification au début du conflit, mit le tsar de Russie à genou. À première vue, la Russie pourrait sembler invulnérable à une attaque venant de la mer, et l'absence d'un premier succès, même écrasant, aurait pu humilier Nicolas Ier. En effet, la prise de Sébastopol en octobre 1854 n'aurait pas eu ce caractère décisif, si le tsar n'avait pas décidé de défendre cet arsenal jusqu'au bout, il était le seul à pouvoir apprécier la nécessité de défendre la ville, et au final les ressources illimités russes opérèrent en faveur des Alliés.
La mer apporta aux assiègeants tout ce dont ils avaient besoin, alors que les routes désert du sud de la Russie étaient jonchées de corps d'hommes et de chevaux qui étaient morts avant d'arriver à Sébastopol. Le caractère précipité des fortifications, également, qui pilonnées chaque jour par le feu de centaines de canons ennemis, devaient être reconstruites chaque nuit, cela obligeait d'exposer les ouvriers, et alourdit considérablement les pertes. Les nouvelles de Léon Tolstoï, qui était présent lors du siège, donnèrent une image de la guerre du point de vue russe; la misère de la traversée du désert, et la plus grande misère encore de la vie dans les casemates, les ordres journaliers de monter au front à attendre des assauts alliés qui n'avaient pas lieu; et aucun témoin du siège ne put quitter la ville sans éprouver les plus profond respect pour le courage, la discipline et la loyauté de ses défenseurs.
En France, la victoire fut célebrée de façon étrange: mis à part lors de la Bataille de Magenta (lors de la Campagne d'Italie), seul l'empereur Napoléon III pouvait acquérir des titres suite à une victoire, mais cette distinction fut octroyée au maréchal Pélissier. Une commune des Hauts-de-Seine, Malakoff fut nommée en l'honneur de la victoire. Aujourd'hui encore, à Malakhov Kurgan lieu de la bataille, une flamme brûle en permanence, pour commémorer le Siège de Sébastopol (1942).

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