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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:56
Taganrog (en russe : Таганрог) est une ville portuaire dans l'oblast de Rostov en Russie. Elle est située à 47°13′ (latitude) 38°55′ (longitude) et compte environ 279 000 habitants en 2005.
Fondée officiellement le 12 septembre 1698 par Pierre le Grand, Taganrog a été la première base de la marine de guerre russe. La croissance et le développement de la ville ont été étroitement lié à l'histoire de l'Empire russe, avec sa lutte séculaire pour l'accès aux mers méridionales. Lors de la Guerre de Crimée Taganrog fut assiègée par les armées franco-britanniques, en 1854. C'est à Taganrog que furent tirés des feux d'artifice en l'honneur des premières victoire de la Marine nationale russe sur la mer d'Azov. Ville de naissance d'Anton Tchekhov, Taganrog offre de remarquables sites dédiés à l'enfance et à la jeunesse de l'écrivain.
Aujourd'hui, Taganrog est un centre industriel (usines aéronautiques Beriev) et culturel important de la Russie méridionale. La ville dispose d'un vaste réseau d'établissements éducatifs. Situé sur les rives de la mer d'Azov, à environ 70 km de Rostov-sur-le-Don, Taganrog a également une forte vocation touristique et balnéaire.
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:56

La Bataille de la rivière Chernaya ou Bataille de la Chernaya (russe: Сражение у Черной речки, Сражение у реки Черной) est une bataille qui eut lieu non loin de la Chernaya pendant la Guerre de Crimée le 16 août 1855 entre la Russie et une coalition de troupes Françaises et Piémontaises.
La bataille commença par une offensive des Russes qui voulaient mettre fin au siège de Sébastopol. Deux corps d'armée russes sous les ordres du Prince Mikhaïl Gorchakov (58 000 soldats) affrontèrent les troupes franco-sardes du Général Pélissier (60 000 hommes). Bien que les témoins de la bataille furent étonnés par l'incroyable courage des soldats russe et l'impétuosité de leur attaque, l'assaut de l'armée russe fut très mal organisé. On sait que Gorchakov envoya une note à ses généraux avec ces mots "Commençons", signifiant qu'ils devaient commencer à déployer leurs forces, alors que les généraux l'interprétèrent comme un ordre de passer à l'attaque et agirent en conséquence, se heurtant à une résistance de la part des Français. La bravoure des soldats Français des 50e, 82e, 95e, 97e régiments de ligne; du 19e Chasseurs à pied; et des 2e et 3e régiments de zouaves furent tout particulièrement remarqués. La bataille se termina par une victoire alliée.
La mauvaise gestion de la bataille fut moquée par ses acteurs, comme le Comte Léon Tolstoï, dans une chanson satyrique, la seule pièce en vers qu'on lui connaisse.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:55

L'assaut d'Eupatoria fut l'engagement militaire le plus important de la Guerre de Crimée , pendant l'hiver 1855. Le général russe Stepan Khrulev, voulant éviter une offensive ottomane de grand envergure, décida de s'emparer de leur base à Eupatoria avec 19 000 soldats.
Bien que les garnisons turques à Eupatoria étaient fortes de plus de 35 000 hommes, Khrulev ésperait les prendre par surprise le 17 février 1855. Son plan échoua car les garnisons turques et la flotte alliée (franco-britannique) avait anticipé l'attaque, recevant les Russes par un déluge de feu. Ayant perdu 750 hommes, Khrulev ordonna à ses hommes de battre en retraite. Ce revers conduit au renvoi du commandant russe Aleksandr Sergeyevich Menshikov et hâta probablement la mort du tsar Nicolas Ier, qui mourrut quelques semaines après la bataille.
En ce qui concerne l'importance stratégique de la bataille, elle confirma que la suprématie alliée sur la mer permettrait de continuer à porter de danger sur les côtes russes pendant toute la durée des hostilités. Pour les Alliés, la possession d'Eupatoria assurée signifiait qu'un engagement total dans la prise de Sébastopol restait une option valable. Et pour les Turcs, leur armée avait regagné confiance en elle, et dans une moindre mesure sa réputation. Pour les Russes, cela signifiait qu'ils ne pouvaient plus se permettre d'engager une trop grande partie de leur vaste armée en Crimée, de peur qu'un mouvement allié à partir Eupatoria ne viennent les prendre au piège, en Crimée à Perekop.
De nombreux Français et Britanniques réalisèrent cela, mais malgré cela le haut commandement allait refuser avec entêtement d'engager à nouveau le combat dans la zone.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:54

La bataille d'Inkermann eut lieu le 5 novembre 1854 entre l'armée russe et une coalition franco-britannico-turco-piémontaise lors de la guerre de Crimée.
Malgré leur échec le 25 octobre précédent lors de la bataille de Balaklava, les Russes souhaitaient toujours briser le siège autour de leur place de Sébastopol. Débouchant d'Inkerman l'objectif russe était une hauteur dominant le camp britannique - au demeurant mal défendue. La veille les Russes avaient reçu un renfort de 30 000 hommes commandés par le général Dannenberg et les grands-duc Michel et Alexandre.
À l'aube, profitant du brouillard, une puissante armée russe — 40 000 hommes — attaquait la position britannique, défendue par 8 000 hommes, en partie surpris dans leur sommeil. Si les Russes parviennent à occuper la hauteur ciblée, les Britanniques ne tardent pas à se ressaisir et opposer une résistance opiniâtre, pendant près de deux heures.
Vers dix heures, un premier corps français, de 3 000 hommes (des zouaves, des chasseurs d'Orléans, des tirailleurs algériens, des chasseurs à cheval d'Afrique, du 7e léger, des 6e et 50e de ligne) vint à leur rescousse, attaquant les Russes de flanc. La hauteur est reconquise plusieurs fois par chaque camp.
Au même moment, vers 10 heures une troupe de 8 000 Russes tenta d'attaquer les premières lignes françaises mais fut repoussée par les défenseurs français (des 39e et 19e de ligne, la légion étrangère et le 20e léger).
Enfin, passé midi, la brigade Monet arrive à son tour sur la hauteur d'Inkerman et achève la déroute russe.
Les Russes perdirent quelques 15 000 hommes morts ou blessés, contre 2 600 Britanniques et 900 Français.
Bien que les Français aient été victorieux, Frédéric Henri Le Normand de Lourmel (1811-1854), général de brigade, fut tué à la bataille d'Inkermann. La rue de Lourmel, située dans le 15e arrondissement de Paris, lui rend hommage.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:54

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Le siège de Sébastopol est l'épisode principal de la guerre de Crimée, il dura de septembre 1854 à septembre 1855. Dans ses Récits de Sébastopol (1855-1856), Léon Tolstoï détailla le siège avec un style mêlant le reportage et la fiction.
En septembre 1854, les troupes alliées (britanniques, françaises et Sardes) atteignirent la Crimée et débutèrent le siège de Sébastopol, port d'attache de la Marine impériale russe sur la Mer Noire dont la flotte menaçait la Méditerranée. Mais avant que la ville ne soit encerclée, l'armée impériale russe parvint à s'échapper de la ville.
Au début du mois d'octobre, les ingénieurs Français et Britanniques, arrivés de leur base à Balaclava, commencèrent à diriger la construction d'une ligne de siège autour des hauteurs de Kherson au sud de Sébastopol. Les troupes creusèrent des abris, creusèrent des tranchés et installèrent leurs canons.
L'armée russe et son commandant le Prince Menshikov partis, la défense de Sébastopol avait été confiée aux vice-amiraux Vladimir Kornilov et Pavel Nakhimov assistés par l'ingénieur en chef de Menshikov, le Lieutenant-colonel Eduard Todleben. Les forces militaires disponibles pour défendre la ville étaient de 4 500 militiens, 2 700 artilleurs, 4 400 marins, 18 500 hommes d'équipage et 5 000 ouvriers, soit un total d'environ 35 000 hommes.
Les Russes commencèrent par saborder leurs navires pour protéger le port, ils utilisèrent leur canons marins comme artillerie et les équipages des navires comme soldats. Ces navires coulés volontairement, en 1855 comprenaient le Grand-Duc Constantin, le Ville de Paris (de chacun 120 canons), le Brave, l'Impératrice Maria, le Chesme, le Yagondeid (84 canons), le Kavarna (60 canons), le Konlephy (54 canosn), la frégate à vapeur Vladimir, les bâteaux à vapeur Thunderer, Bessarabia, Danube, Odessa, Elbrose et Krein.
À la mi-octobre 1854, les alliés avaient 120 canons prêts à tirer sur Sébastopol; les Russes en avaient environ trois fois plus pour riposter et se défendre des attaques de l'infanterie.
Le 17 octobre 1854, la bataille débuta. L'artillerie russe détruisit un dépôt de munitions français contraignant leurs canons au silence. Les tirs britanniques sur le dépôt russe dans la redoute de Malakoff, tuant l'amiral Kornilov, et privant les canons russes de munitions et ouvrant une brèche dans les défenses de la ville. Cependant, Français et Britanniques ne lançèrent pas leur infanterie à l'assaut de la ville et une issue rapide au siège fut probablement manquée.
Au même moment, les navires Alliés pilonnèrent les défenses russes, mais les résultats étaient décevants, les navires se voyant infliger plus de dégâts qu'il n'en causaient aux Russes. Les bombardements continuèrent les jours suivants, mais, en travaillant la nuit, les Russes parvinrent à réparer les dégâts causés. La même situation allait se répéter tout au long du siège.
D'octobre à novembre 1854, les batailles de Balaklava et d'Inkerman eurent lieu de l'autre côté de la ligne de siège. Après Inkerman, les Russes comprirent que le siège de Sébastapol ne serait pas levé grâce à une bataille traditionnelle, ils transférèrent donc leurs troupes petit à petit dans la ville pour aider les défenseurs. Vers la fin novembre, le temps se dégrada et l'hiver dévasta les campements alliés et leurs réserves de nourriture. Les hommes et les chevaux tombèrent malades et souffraient de la faim dans ces conditions difficiles.
Alors que Totleben faisait étendre les fortifications autour de Redan, l'ingénieur en chef britannique John Burgoyne) chercha une solution pour prendre Malakoff, qu'il pensait indispensable pour prendre Sébastopol. Des travaux furent entrepris pour rapprocher les alliés de Malakoff; en réponse, Totleben fit creuser des fossés d'où les Russes pourraient tirer sur leurs assiégeants. Ceci annonçant les prémices de la guerre de tranchés qui allait devenir emblématique de la Première Guerre mondiale, ces fossés devinrent l'objectif premier des Alliés.
Une fois l'hiver passé, les Alliés furent capables de rétablir leurs routes d'approvisionnement. Une voie ferrée fut utilisée pour amener des vivres de Balaclava jusqu'au front, livrant plus de 500 canons et des munitions. À partir du 8 avril 1855 (le dimanche de Pâques), les Alliés reprirent leurs bombardements des défenses russes. Le 30 juin, l'amiral Nakhimov mourrut d'une blessure à la tête infligée par un tireur d'élite allié. Le 8 septembre, les Français réussirent à s'emparer de la position fortifiée de Malakoff grâce à un assaut parfaitement coordonné. La forteresse devint alors intenable et les Russes l'évacuèrent après avoir détruit ses fortifications. Trois jours plus tard, la ville de Sébastopol finit par se rendre.
Bien qu'elle ait été défendue héroïquement et qu'elle eut coûté la vie à de nombreux Alliés, la chute de Sébastopol, allait marquer le début de la défaite russe lors de la Guerre de Crimée.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:53

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La bataille de l'Alma est une bataille qui opposa le 20 septembre 1854 une coalition franco-britanno-turco-piémontaise à l'armée russe lors de la guerre de Crimée sur les rives du fleuve l'Alma.
Les coalisés ont débarqué leurs troupes le 14 septembre à Eupatoria. À Sébastopol, aussitôt informé, le prince-général Menchikov rassemble le maximum d'unités éparpillées en Crimée. Il décide de livrer bataille sur l'Alma, où ses troupes se trouveront en surplomb des forces adverses.
Menchikov aligne 40 000 hommes soit 42 bataillons et demi, 16 escadrons de cavalerie, 11 sotnias de cosaques et une centaine de pièces d'artillerie.
En face, les Britanniques tiennent le flanc gauche, les Français le centre et la droite. La flotte tient la côte.
Dans l'après-midi du 19, quelques accrochages ont lieu entre Russes et Britanniques, les Russes venant « tâter » la résistance adverse. Les troupes alliées ne sont cependant pas toutes rassemblées, et certaines unités britanniques arriveront encore dans la nuit.
Si les Français sont en marche avant l'aube, les Britanniques prennent d'emblée du retard, contrariant le plan de bataille.
Les zouaves — 3e régiment de zouaves — de la division Bousquet accompliront la manœuvre décisive : escaladant la falaise avec le soutien des canons de la flotte, ils s'emparent de l'artillerie russe et la retournent contre les troupes de Menchikov. Se retrouvant alors en pointe, ils doivent résister aux vagues d'infanterie qui leur sont opposées en attendant les renforts.
Sous le feu russe, le reste de l'armée française peine et stoppe finalement vers le village de Bourliouk. L'artillerie du Général Canrobert arrive au pied de la falaise, mais les pentes sont trop raides et les canons ne peuvent monter en position renforcer les zouaves.
Sur le flanc gauche des Français, les Britanniques rattrapent leur retard, mais une erreur dans la manœuvre de Sir George Brown met à mal la formation de l'armée britannique. Espérant profiter de cette désorganisation, les Russes chargent mais sont repoussés par les fusiliers britanniques. Il s'ensuit une série d'échanges assez confus : Menchikov craignant que l'action des zouaves ne lui soit fatale, s'est déplacé avec son commandement face aux Français. De sa position excentrée, il peine alors à percevoir la situation face aux Britanniques et lance des contre-attaques contre des éléments de l'armée britannique. Croyant faire face à des divisions, l'infanterie russe se retrouve face à des bataillons et tirailleurs, avec le gros des Britanniques sur ses flancs. Malgré des ordres contradictoires, les commandants des unités britanniques ne laissent pas passer l'opportunité et déciment leur adversaire.
À l'extrême flanc gauche du front britannique, trois bataillons, soit deux à trois mille hommes, font face à plus de 10 000 troupes russes, fraîches et n'ayant pas encore participé à la bataille. Les Britanniques, étirés en une fine ligne de deux rangs sur pratiquement deux kilomètres, avancent en faisant feu (une manœuvre difficile à l'époque). Dans la fumée et la confusion de la bataille, les Russes surestiment le nombre de troupes qui leur font face et se retirent.
Sur la droite, le général Canrobert parvient finalement à hisser ses canons en haut de la falaise. Les zouaves repartent et parviennent à percer et prendre le point culminant jusqu'alors occupé par l'état-major russe.
En retraite sur tout le front et sans réserves capables de s'opposer aux Franco-britanniques, la bataille s'achève en déroute pour l'armée russe.
C'est en souvenir de cette bataille et pour saluer leur courage que fut réalisé Le Zouave du pont de l'Alma à Paris par le sculpteur Georges Diebolt. La ville d'Alma au Québec a aussi été nommée en commémoration de cette bataille. Un village de colonisation de 72 feux portant le nom de ALMA fut crée dans le département d'Alger,à la limite est de la Mitidja,le 25 juillet 1856,par décret impérial de Napoléon III,alors en cure à Plombières.Le préfet d'Alger procède à l'installation des colons du village de l'Alma le 7 octobre 1856.Depuis l'indépendance de l'Algérie, il porte le nom de Boudouaou, du nom de l'oued qui le traverse.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:53

La bataille de Balaklava est un affrontement qui eut lieu le 25 octobre 1854 entre l'armée russe et une coalition franco-britanno-turco-piémontaise qui assiégeait la ville de Sébastopol lors de la guerre de Crimée. Elle s'acheva par une victoire à la Pyrrhus des Britanniques.
Comme leurs adversaires européens avaient établi leurs ouvrages de siège et deux ports d'approvisionnement à Kamiech (Français) et Balaklava (Britannique) les Russes réunissent une armée de secours — 25 000 hommes (4 régiments d'infanterie, lanciers, hussards, cosaques et artillerie) — pour s'emparer de ce dernier port.
Au petit matin, 5 h, les coalisés sont réveillés par une canonnade du côté de Balaklava. Ils découvrent alors l'armée russe s'étendant dans la plaine — en restant hors de portée de tir de l'artillerie. La cible du général Liprandi est dans un premier temps les redoutes tenues par le contingent turc et qui défendaient le port. Elles sont soutenues par deux régiments d'infanterie du général Jabrokristki sorti d'Inkermann.
En dehors du contingent turc le port est défendu par la cavalerie britannique sous les ordres de Lord Lucan, la brigade lourde de Lord Scarlett et la brigade légère de Lord Cardigan — soit quelque 1 500 hommes) et le 93e Highlander de lord Colin Campbell (650 fantassins) et enfin les défenseurs de la ville : 100 hommes de l'infanterie de marine et une centaine d'invalides armés à la hâte.
Des renforts sont dépêchés des positions de siège mais ne peuvent être en ligne avant plusieurs heures. Seule l'artillerie peut dans l'immédiat apporter son soutien.
Les Turcs évacuent rapidement les redoutes. Les Highlanders plutôt que de former un carré s'étendent en 2 lignes au lieu des 4 règlementaires — présentées par un observateur sur les hauteurs par une formule qui deviendra fameuse : « une mince ligne rouge… »
Vers 9h30 la cavalerie russe s'ébranle et se compose de 3000 à 4000 hussards et cosaques de l'Oural. Face à eux les Highlander restent stoïques et ne déchargent leur tir qu'au dernier moment, brisant net l'assaut russe. Au même moment la cavalerie lourde de Lord Scarlett charge transperçant littéralement la cavalerie russe qui est défaite. Mais Lord Scarlett pour des raisons de conflits personnel ne charge pas à cet instant où il pouvait achever de dérouter les Russes.
Lord Raglan donne l'ordre à Lord Scarlett d'empêcher les Russes d'emporter les canons des redoutes — ordre mal rédigé et transmis avec du retard. Il parvient à 11 heure alors que la situation a évolué. Les canons ne sont plus visibles depuis la position de la brigade légère, seule était visible l'artillerie russe derrière laquelle se repliait la cavalerie. Lord Cardigan finit par lancer l'assaut avec ses 5 régiments (13e dragons légers, 17e lanciers, 11e hussards, 4e dragons légers et 8e hussards) — mais seulement 660 hommes. Dans l'immédiat la manœuvre est impeccable mais aussitôt elle attire l'attention de l'artillerie russe qui fauche les cavaliers par dizaines. Fortement décimée la brigade parvient aux canons, sabre les servants mais doit immédiatement se replier en subissant une contre-attaque de lanciers russes suivie du contact avec un corps d'infanterie. Seuls 180 cavaliers en revinrent, la légende de la « charge de la Brigade légère » était née. Tennyson composera à ce sujet son célèbre poème, The Charge of the Light Brigade (1854). La Brigade légère ne fut sauvée de la destruction totale que grace à l'intervention du 4e régiment français de Chasseurs d'Afrique.
L'issue de la bataille est indécise, chaque camp faisant taire ses canons et commençant à quitter le champ de bataille. Les britanniques perdirent 360 hommes, les français environ 250, alors que les pertes russes sont estimées à plusieurs milliers de morts et blessés.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:52

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Le Siège de Petropavlovsk fut la principale opération de la Guerre de Crimée dans le Pacifique. Elle eut lieu du 18 août au 27 août 1854.
Elle débuta le 18 août 1854, quand l'escadre alliée composée de trois frégates franco-anglaises, une corvette, un brick et un bâteau à vapeur, jetta l'ancre dans la Baie d'Avatcha. L'escadre était commandée par les contre-amiraux David Price et Fevrier de Point et possédait 218 canons, comparé au 67 canons dont disposaient les défenseurs de la capitale du Kamchatka.
Deux jours plus tard, les Alliés faisaient débarquer 600 hommes au Sud de la ville, mais ils durent faire face à 230 Russes qui, après de lourds combats, les forcèrent à la retraite. Le 24 août, quelques 970 soldats alliés débarquèrent à l'Ouest de Petropavlovsk, mais encore une fois ils furent repoussés par 360 Russes. Trois jours plus tard, l'escadre reçut l'ordre de quitter les eaux russes. Les pertes russes sont estimées à 100 soldats; les Alliés perdirent environ cinq fois plus d'hommes.
En avril 1855, Nikolay Muravyov, conscient des faiblesses et insuffisances dans les défences de la ville, fit évacuer la garnison de Petropavlovsk.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:50

BattleOfSinop-copie-1.jpg

La Bataille de Sinop est une bataille navale qui eut lieu le 30 novembre 1853, dans le port de Sinop, dans le nord de la Turquie, pendant la guerre de Crimée (1853-1855). Elle est considérée comme la dernière grande bataille de la marine à voiles et c'est le premier engagement majeur du conflit.
Depuis quelques semaines, plusieurs escarmouches avaient opposé en mer Noire les flottes russes et ottomanes (combat de Pitsounda). Les Turcs décidèrent de renforcer leur dispositif dans la région et plusieurs escadres furent donc envoyées croiser, dont celle de l'amiral Osman Pacha, qui mouilla à Sinope, rejoignant la frégate Kaid Zafer, qui avait fait partie d'une patrouille précédante et s'y trouvait déjà. Une frégate à vapeur (probablement la Taif), vint peu après grossir la flotte ottomane. Les Turcs auraient également souhaité envoyer des navires de ligne à Sinope, mais ils en furent dissuadés par l'ambassadeur britannique en poste à Constantinople. En effet, le Royaume-Uni et la France soutenaient l'empire ottoman contre la Russie mais ne voulaient pas la guerre; quand il devint probable qu'elle allait néanmoins éclater, ils firent tout ce qui était en leur pouvoir pour que la Russie soit à l'origine du casus belli.
La flotte russe, commandée par l'amiral Pavel Nakhimov, pénétra dans le port de Sinope, en deux lignes, composée de 3 navires de ligne chacune et mouilla en face de la ligne ottomane. La bataille dura une heure. Les Russes utilisèrent des obus exposifs Paixhans pour détruire les navires ottomans, et seule la Taif échappa au désastre et réussit à rejoindre Constantinople le 2 décembre, poursuivie par les vapeurs russes.
La bataille conduisit la France et le Royaume-Uni à déclarer la guerre à la Russie, au début de l'année 1854, afin de soutenir l'empire ottoman.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 19:45

CatonWoodvilleLightBrigade.jpg

La Guerre de Crimée (1853-1856) fut une guerre entre la Russie impériale et l'Empire ottoman.
Le conflit eut pour principale scène la Mer Noire.
Suite à un conflit à Bethléem entre chrétiens latins - protégés par la France - et orthodoxes - protégés par la Russie - les relations entre la Russie et l'empire Ottoman s'envenimèrent jusqu'à la déclaration de guerre.
Toutefois cette querelle de moines dans les églises des lieux saints est un prétexte. L'affaire est réglée par les Turcs en faveur du clergé orthodoxe, mais la Russie exige alors du sultan des garanties en faveur de tous les chrétiens orthodoxes de l'Empire (1853); mais les véritables raisons sont les ambitions de la Russie, désireuse de s'annexer Constantinople et les Détroits, c'est-à-dire d'accéder à la Méditerranée. Suite au refus des Ottomans, le tsar fait occuper les principautés moldo-valaques (juillet 1853). L'Empire ottoman déclare alors la guerre à la Russie le 4 octobre 1853.
Les Français et les Britanniques, puis les Sardes (Piémontais), s'allièrent aux Ottomans.
La flotte turque est détruite par l'escadre russe dans le port de Sinope, le 30 novembre 1853.
Pour débloquer la situation, les alliés décidèrent de débarquer en Crimée et d'attaquer le principal port russe de cette mer, Sébastopol.
Après leur débarquement en Crimée le 14 septembre 1854, les alliés vainquirent les Russes à l'Alma (20 septembre), mais préférèrent mettre le siège devant Sébastopol.

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