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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 10:16

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François-Dominique Toussaint Louverture, né le 20 mai 1743, mort en captivité le 8 avril 1803 au Fort de Joux, à La Cluse-et-Mijoux (Doubs), est le plus grand dirigeant de la Révolution haïtienne, devenu par la suite gouverneur de Saint-Domingue (le nom d'Haïti à l'époque).
D'après la tradition, il serait né à Saint-Domingue, sur la plantation Bréda, au haut-du-cap. Prosper Gragnon-Lacoste pour sa part fixe sa naissance au 20 Mai 1746, mais on sait peu de choses sur sa vie avant l'insurrection des esclaves qui dévasta le Nord, en Août 1791.
Il est reconnu pour avoir été le premier leader Noir à avoir vaincu les forces d'un empire colonial européen dans son propre pays. Né esclave, s'étant démarqué en armes et ayant mené une lutte victorieuse pour la libération des esclaves haïtiens, il est devenu une figure historique d'importance dans le mouvements d'émancipation des Noirs en Amérique.
Son grand-père, Gaou-Guinou, serait un Africain né au Dahomey (actuel Bénin), issu d'une famille royale d'Allada. Déporté à Saint-Domingue, son père Hippolyte Gaou fut vendu comme esclave au gérant de l'habitation du Comte de Bréda, dans la province du Nord, près du Cap-Français. C'est dans la plantation de ce domaine que naquit Toussaint, prenant alors le nom de son propriétaire, Bréda, comme le voulait l'usage. Son maître, M. Baillon de Libertat, était relativement humain. Il encouragea Toussaint à apprendre à lire et à écrire et en fit son cocher et le commandeur (c’est-à-dire le contremaître) de l'habitation.
Toussaint, malgré une petite taille (1m63) et une laideur qui lui valait le surnom de Fatras-Bâton, gagna une réputation d'excellent cavalier et de docteur feuille, maîtrisant la médecine par les plantes. Il épousa une femme libre du prénom de Suzanne Simon-Baptiste dont il eut deux fils : Isaac et Saint-Jean. Il adopta aussi un premier fils de Suzanne, le métis Placide, et eut une nombreuse descendance illégitime. Il fut affranchi en 1776, à l'âge de 33 ans. Selon les archives coloniales, il loua une ferme de café d'une ½ quinzaine d'hectares avec treize esclaves.
La Révolution française provoqua d'énormes répercussions dans l'île. Dans un premier temps, les grands Blancs (riches propriétaires, administrateurs et aristocrates locaux) envisagèrent l'indépendance, les petits Blancs (paysans, artisans et employés) revendiquèrent l'égalité avec les premiers et les gens de couleur libres.
En août 1791, les esclaves de la plaine du Nord se révoltèrent suite à la cérémonie de Bois-Caïman. Toussaint Bréda devint aide-de-camp de Georges Biassou, commandant des esclaves qui, réfugiés dans la partie orientale de l'île, s'allièrent en 1793 aux Espagnols qui l'occupaient pour renverser les français esclavagistes. Toussaint fut initié à l'art de la guerre par les militaires espagnols où il fut colonel (9 Juillet 1793). À la tête d'une troupe de plus de trois mille hommes, il remporta en quelques mois plusieurs victoires. On le surnomma dès lors Louverture. Il devint général des armées du roi d'Espagne.
Le 29 août 1793, Toussaint lança sa proclamation où il se présentait comme le leader noir :
« Frères et amis. Je suis Toussaint Louverture ; mon nom s'est peut-être fait connaître jusqu'à vous. J'ai entrepris la vengeance de ma race. je veux que la liberté et l'égalité règnent à Saint-Domingue. Je travaille à les faire exister. Unissez-vous, frères, et combattez avec moi pour la même cause. Déracinez avec moi l'arbre de l'esclavage. »
Votre très humble et très obéissant serviteur, Toussaint Louverture, Général des armées du roi, pour le bien public.
Mais il excita la jalousie de ses chefs, Jean-François et Biassou, qui fomentèrent un complot auquel il échappa, mais où il perdit son jeune frère Jean-Pierre. Le peu d'attention que lui montrèrent les Espagnols acheva de le convaincre que ceux-ci n'entendaient pas abolir l'esclavage.
La situation était différente avec les autorités françaises. Les commissaires de la République française, Léger-Félicité Sonthonax et Etienne Polverel, étaient en effet arrivés à Saint-Domingue en septembre 1792 pour garantir les droits des gens de couleur. L'île était envahie par la marine britannique et les troupes espagnoles, auxquelles s'étaient ralliés de nombreux blancs royalistes. Le 29 août 1793, le même jour que la proclamation de Toussaint, Sonthonax émancipa l'ensemble des esclaves pour que ceux-ci se joignent à la Révolution. Le 16 pluviôse an II (4 février 1794), la Convention ratifiait cette décision en abolissant l'esclavage dans tous les territoires de la République française.
Par l'intermédiaire du général en chef Etienne Laveaux, les commissaires tentèrent de convaincre Toussaint de rejoindre la République. Ce n'est que le 5 mai 1794, que Toussaint effectua une volte-face. L'armée sous son commandement — qui comptait des soldats noirs, mulâtres et même quelques blancs — défit en quinze jours ses anciens alliés espagnols et enleva une dizaine de villes.
En un an, il refoula les Espagnols à la frontière orientale de l'île et vainquit les troupes de ses anciens chefs qui leur étaient restés fidèles. En juillet 1795, la Convention l'éleva au grade de général de brigade.
En mars 1796, il sauva Laveaux, malmené pour sa rigueur lors d'une révolte de mulâtres au Cap Français. En récompense, celui-ci le nomma lieutenant général de la colonie de Saint-Domingue. Le Directoire l'éleva au grade de général de division en août 1796.
Son talent n'était pas que militaire. Partout où il passait, il confirmait l'émancipation des esclaves. Il organisait la remise en marche des plantations en invitant les colons à revenir, y compris ceux qui avaient combattu contre la République, et ce, malgré l'avis des représentants de l'autorité française.
La lutte contre les Britanniques fut plus difficile. Toussaint ne put les déloger du Nord et de l'Ouest. Au Sud, le général mulâtre André Rigaud les contenait courageusement, mais sans les repousser.
Le retour de Sonthonax comme commissaire civil en mai 1796 constitua une ombre à l'ambition de Toussaint de diriger seul. Il réussit en septembre 1796 à faire élire Lavaux et Sonthonax comme députés auprès du Directoire afin des les renvoyer en métropole : le premier dès octobre, le second en août 1797.
Pour rassurer la France, il envoya ses deux fils aînés, Isaac et Placide, étudier à Paris à l'École de Liancourt (rebaptisée « Institut des colonies ») sous la direction de l'abbé Coisnon.
Grâce aux armes arrivées avec la commission de 1796, Toussaint disposait d'une armée de 51 000 hommes (dont 3 000 blancs). Il reprit la lutte contre les Britanniques et connut quelques succès, mais pas décisifs. Fatigués d'une telle résistance, les Britanniques se décidèrent à négocier. Toussaint sut écarter des négociations le dernier commissaire civil Julien Raimond, comme le dernier général en chef Hédouville, arrivé en mars 1798. Le 31 août 1798, les Britanniques abandonnèrent Saint-Domingue.
Pour se débarrasser d'Hédouville, Toussaint alerta les noirs du Nord. Le général ayant ordonné le désarmement des noirs, ceux-ci se révoltèrent le 16 octobre 1798, obligeant Hédouville à rembarquer précipitamment pour la métropole avec de nombreux blancs.
Délivré de tout contrôle, Toussaint se tourna contre son rival, le chef des mulâtres Rigaud. Profitant d'un incident, il le provoqua. Rigaud engagea les hostilités en juin 1799. Toussaint, secondé par Jean-Jacques Dessalines et Henri Christophe vainquit les troupes de son adversaire en un an au prix d'un bain de sang.
Décidé à remettre l'économie sur pieds, Toussaint publia le 12 octobre 1800 un règlement reconduisant le travail forcé des noirs sur les plantations tel qu'il avait été organisé par Sonthonax, Laveaux et Hédouville. Il y eut de nombreux mécontentements. À la fin octobre 1801, les noirs du Nord se révoltèrent, allant jusqu'à égorger les blancs. En quelques jours, Toussaint dispersa les révoltés et fit fusiller treize meneurs, dont son propre neveu, le général Moïse. Pour rallier les blancs à sa cause, il rappela les émigrés et proclama le catholicisme religion officielle.
Puis, voulant unifier l'île, il se tourna vers la partie espagnole de l'île qu'il conquit en un mois, en janvier 1801.
Le 9 mai 1801 il proclama une constitution autonomiste qui lui donnait les pleins pouvoirs à vie.
Malgré les proclamations de loyauté de Toussaint Louverture, Bonaparte s'inquiète du risque de perdre une colonie rentable, et cède aux arguments des grands propriétaires et des négociants qui veulent rétablir l'esclavage. Il décide alors d'envoyer son beau-frère, le général Leclerc, reprendre le contrôle de l'île à la tête d'une troupe de 30 000 hommes.
Le 20 janvier 1802, l'expédition de Saint-Domingue débarque sur l'île et se porte à l'assaut des partisans de Toussaint Louverture. Malgré quelques succès, le combat devient rapidement inégal et certains de ses officiers décident de rallier le camps des Français. Le 7 mai 1802, Louverture signe à Cap-Haïtien avec les Français un traité qui stipule notamment que l'esclavage ne sera pas rétabli sur l'île. Il se retire alors dans son domaine d'Ennery.
Trois semaines plus tard, sur une dénonciation de Dessalines, Leclerc arrête le 7 Juin 1802,Toussaint Louverture, soupçonné de complot et de rébellion, ainsi que sa famille. Le vaisseau le Héros les conduit alors en France à bord de la frégate "la créole" pour être conduit au Cap-Haïtien, il sera envoyé en France sur le batiment "le héros" avec sa femme, ses 3 fils, ses belles-filles Victoire Tuzac et Louise Catherine Chancy (1782-1871). Arrivé à Brest le 12 Juillet, il fut d'abord enfermé à la prison du temple à Paris, puis sur ordre de Napoléon, emprisonné au fort de joux le 23 août.
Le 25 août 1802, Toussaint est emprisonné au Fort de Joux, dans le Doubs, où il sera maintenu isolé et soumis à des interrogatoires répétés. 
En Septembre, Bonaparte chargea le Général Caffarelli d'interroger le prisonnier sur sa politique internationale et d'obtenir des renseignements sur l'existence de ses trésors. Ils se verront 4 fois du 15 au 28 Septembre mais plutôt que d'envisager un procès, le pouvoir central préféra le laisser croupir en prison.
Il y mourra d'une pneumonie le 7 avril 1803 à 7h30 lorsque le chef de bataillon Amiot, gouverneur du fort le trouva mort dans sa cellule, assis sur une chaise, près du feu, la tête appuyée contre la cheminée, le bras droit pendant.
Peu de jour auparavant, il avait avoué avoir fait enterré 15 millions de Francs dans les Mornes, et il s'occupait de dresser d'après ses souvenirs le plan des lieux ou ce trésor était enfoui quand la mort le frappa. Le Poison avait haté la fin de ses jours mais personne ne le savait à cette époque et on en a jamais eu la preuve.
Il fut inhumé dans l'enceinte du fort.
Sa famille fut exilée à Bayonne, puis à Agen. Son 3ème fils y mourut ainsi que sa femme en 1816. Son fils Isaac mourut le 26 Septembre 1853 à Bordeaux.
Le gouvernement Français remettra une urne contenant ses restes mortels au gouvernement haïtien.
Certains de ses partisans jugés comme dangereux ou susceptibles de créer de l'agitation furent envoyés en France. Ceux qui ne furent pas assignés à résidence furent emprisonnés, notamment en Corse. Ils constituèrent plus tard une partie des hommes et officiers du Bataillon des Pionniers Noirs.
Malgré l'exil de Louverture, la révolte continua sous les ordres de Dessalines et les Français (menés par le général Donatien de Rochambeau) durent évacuer Cap Français en novembre 1803 après la bataille de Vertières. Dessalines proclama l'indépendance d'Haïti le 1er janvier 1804.

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 12:16

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L'ordre national de la Légion d'honneur est la plus haute décoration honorifique française. Elle a été instituée le 19 mai 1802 par Napoléon Bonaparte. Elle récompense les mérites éminents militaires ou civils rendus à la Nation.
Romaine par son nom (inspirée par la Legio honoratorum conscripta de l'Antiquité), par son symbolisme (les aigles) et son organisation (seize cohortes pour la France), la Légion d'honneur rompt avec la tradition des ordres d'Ancien Régime en étant ouverte à tous, et non seulement aux nobles, officiers, riches et puissants.
Comme certains y voyaient une atteinte au principe de l'égalité civique, Bonaparte, en conseil d'État justifie cette institution :
« Je vous défie de me montrer une république, ancienne ou moderne, qui savait se faire sans distinctions. Vous les appelez les hochets, mais c'est avec des hochets que l'on mène les hommes. »
La Révolution française avait en effet aboli toutes les décorations de l'Ancien Régime et, sous la Convention, les généraux avaient pris pour habitude d'attribuer des armes d'honneur (fusil d'honneur, sabre d'honneur, ou encore tambour d'honneur) pour récompenser les actes de bravoure.
Le 14 juillet 1804 eut lieu en la chapelle des Invalides la toute première remise de Légion d'Honneur par Napoléon Bonaparte aux officiers méritants au cours d'une fastueuse cérémonie officielle.
L'association des mérites militaires et civils (la répartition actuelle est environ 2/3 1/3), permet à l'ordre de survivre à tous les régimes jusqu'à aujourd'hui, où on dénombre plus de 110 000 légionnaires.

Les légionnaires sont distingués selon trois grades (90% sont des hommes) :

  • Chevalier (100 000)
  • Officier (10 000)
  • Commandeur (1 250)

Et trois dignités :

  • Grand officier (250)
  • Grand'croix (75)
  • Grand maître (1)

La croix a été remise également à des villes (Luxembourg, Liège, Belgrade, Stalingrad, Verdun et dernièrement, Alger en 2004), des régiments, des établissements d'enseignement (du supérieur comme l'École polytechnique ou l'École des chartes ou du secondaire comme le lycée Lalande de Bourg en Bresse), des communautés, des entreprises (dont la SNCF) et une association (la Croix-Rouge française).
La Légion d'honneur n'est pas réservée aux Français : elle est aussi attribuée à titre protocolaire aux chefs d'État, Premiers ministres, membres de gouvernement et ambassadeurs étrangers lors de leur venue en France, et à quiconque a servi les intérêts de la France. Par exemple, le 19 février 1999, le président de la République Jacques Chirac a remis l'insigne à des anciens combattants américains de la Première Guerre mondiale.
L'admission et l'avancement dans l'ordre sont prononcés dans la limite de contingents fixés par décret du président de la République pour une période de trois ans. Ces contingents sont répartis entre le Président et les différents ministres qui adressent leurs propositions au Grand chancelier. L'accès à l'ordre ne peut se faire dans un grade supérieur à celui de chevalier, sauf quand il s'agit d'honorer une personnalité étrangère : c'est alors en fonction du rang protocolaire des récipiendaires (ainsi le prince Albert de Monaco a été directement élevé à la dignité de grand officier de l'ordre en 1984). L'admission dans l'ordre (Chevalier) comportait à sa création, une rente annuelle insaisissable de deux cent cinquante francs or. En 2004, cette rente annuelle (Chevalier) est de 6,10 €.
L'attribution est presque automatique pour les anciens ministres, les préfets honoraires, les anciens députés ou sénateurs (les ministres et parlementaires en activité sont exclus du champ sauf pour faits de guerre), les hauts magistrats et les membres du corps diplomatique. L'obtention d'une médaille d'or aux Jeux olympiques est une promotion spéciale. L'armée obtient cinquante pour cent des places et les autres professions bien représentées sont les policiers, les pompiers, les élus, les hauts fonctionnaires et les représentants des cultes.
De plus, à l'origine, les descendants de trois générations successives de décorés de la Légion d'honneur obtenaient ladite décoration par l'hérédité. Cette disposition, tombée en désuétude depuis, n'a cependant jamais été abolie.
L'insigne est une étoile à cinq rayons doubles émaillés de blanc, les dix pointes boutonnées. L'étoile et les boutons sont en argent pour les chevaliers, en vermeil pour les officiers. Les rayons sont reliés par une couronne, d'argent ou de vermeil suivant le grade, émaillée de vert et composée de feuilles de chêne (à droite) et de laurier (à gauche) et dont les extrémités inférieures, entrecroisées, sont attachées par un nœud. Le centre de l'étoile présente un médaillon en or avec l'effigie de la République, entourée d'un cercle bleu, portant les mots : REPUBLIQUE FRANÇAISE. L'étoile est suspendue à une couronne, d'argent ou de vermeil suivant le grade, émaillée de vert et composée de feuilles de chêne (cette fois-ci à gauche) et de laurier (cette fois-ci à droite). Au revers, le médaillon d'or porte deux drapeaux tricolores avec l'inscription Honneur et Patrie en exergue ainsi que la date de création de l'ordre : 29 floréal An X.
L'insigne est suspendu à un ruban rouge peut-être hérité de l'Ordre militaire de Saint-Louis. Il comporte une rosette pour les officiers. La dimension de l'insigne en vermeil des commandeurs, suspendu à une cravate, est de moitié plus grande que celle des deux premiers grades. Les grands officiers portent la croix d'officier mais aussi une plaque sur le côté droit de la poitrine. Les grand'croix portent la même plaque, mais en vermeil, sur le côté gauche de la poitrine. Leur croix de vermeil, presque du double de celle des deux premiers grades, se porte en écharpe, suspendue à un large ruban rouge qui passe sur l'épaule droite.
En tenue civile, les chevaliers portent à la boutonnière un ruban rouge, les officiers une rosette rouge, les commandeurs une rosette rouge sur demi-nœud en argent, les grands officiers une rosette rouge demi-nœud moitié argent moitié or, et les grand'croix une rosette rouge sur demi-nœud en or. Le demi-nœud est vulgairement appelé « canapé ».

La devise de l'ordre est Honneur et Patrie.

Le Président de la République est le grand maître de l'Ordre. Le grand collier (composé de 16 anneaux en or massif) est remis au Président par le grand chancelier, le jour de son investiture. On le voit sur les photos officielles puis il est déposé au musée de la Légion d'honneur.
Le grand chancelier de la Légion d'honneur est choisi parmi les grand'croix par le président de la République. Depuis 1969, il est nommé pour six ans. Depuis le premier chancelier, Lacépède, seuls des militaires ont été nommés. Les responsabilités du grand chancelier sont assez étendues : il a la charge de tous les problèmes liés aux décorations en France. C'est notamment le grand chancelier qui accorde les autorisations de port des décorations étrangères. Il est également grand chancelier de l'ordre national du Mérite.
Le grand chancelier est assisté d'un conseil réunissant des membres divers de la Légion, civils et militaires, à partir du grade de commandeur.
La grande chancellerie est située à Paris dans le VIIe arrondissement dans l'hôtel de Salm appelé aujourd'hui Palais de la Légion d'honneur. Ce palais abrite aussi le musée de la Légion d'honneur.

Récipiendaires de la Légion d'honneur

  • Catégories :
    • Chevaliers de la Légion d'honneur
    • Officiers de la Légion d'honneur
    • Commandeurs de la Légion d'honneur
    • Grands Officiers de la Légion d'honneur
    • Grand'Croix de la Légion d'honneur
  • Listes :
    • Grands chanceliers de la Légion d'honneur
    • Grands maîtres de la légion d'honneur
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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 12:11


L'héraldique d'empire est instaurée par décret du 1er mars 1808, qui créé la noblesse d'empire. Elle est abolie avec la chute de l'Empire en 1814. La noblesse d'empire se répartit en cinq degrés : princes, ducs, comtes, barons et chevalie

L'héraldique d'empire est instaurée par décret du 1er mars 1808, qui créé la noblesse d'empire. Elle est abolie avec la chute de l'Empire en 1814. La noblesse d'empire se répartit en cinq degrés : princes, ducs, comtes, barons et chevaliers.

Contrairement aux usages, l'héraldique d'empire marque dans les armes des signes de rang et de fonction, et non uniquement dans les ornements extérieurs. Le degré est représenté dans les armes par le chef ou un franc quartier, en plus d'être marqué par le nombre de panaches de la toque qui surmonte l'écu. Pour les comtes et barons, le franc quartier est chargé d'un meuble signifiant une fonction. Un meuble généralement d’or marque la fonction dans le franc quartier :

  • les ministres portent une tête de lion arrachée (d’argent pour les ministres employés à l’extérieur),
  • président du corps législatif, les tables de la loi.
  • les sénateurs un serpent d'argent, entourant un miroir d'or,
  • les conseillers d'état un échiqueté,
  • les membres d’un corps savant, une palme d’argent posée en bande,
  • les archevêques une croix pattée,
  • les evêques une croix d’or alésée,
  • les ecclésiastiques une croix alésée,
  • les préfets une muraille crénelée sommée d'un rameau de chêne (la muraille non crénelée pour les sous-préfets),
  • les maires une muraille crénelée,
  • les présidents de collège électoral, trois fusées d’or posées en fasce,
  • les membres du collège électoral, une branche de chêne posée en bande,
  • les propriétaires un épi de blé posé en pal,
  • les officiers ou charges militaires une épée haute d’argent garnie d’or, les officiers de santé une épée en pal la pointe en bas.
  • les officiers domestiques, un portique ouvert, surmonté d'un fronton, accompagné : des lettres DA (Domus Altissima) du même pour la maison de l’empereur, en cœur des lettres DJ (Domus Julii) pour la maison des princes.
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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 12:00

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Le Premier Empire est le régime instauré en France par Napoléon Bonaparte pour remplacer le Consulat. Il débute le 18 mai 1804 (sénatus-consulte proclamant Napoléon Bonaparte « empereur des Français ») et s'achève en avril 1814 (abdication de Napoléon et départ pour l'île d'Elbe). Il sera suivi par la première Restauration, interrompue par l'épisode des Cent-Jours, du 20 mars au 22 juin 1815.
Le plébiscite du 6 novembre 1804 légitime le passage au Premier Empire. Napoléon Bonaparte est sacré empereur par le pape Pie VII à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804 sous le nom de Napoléon Ier.

C’est par ses victoires et alliances militaires que Napoléon Bonaparte fît règner l’Empire sur la presque totalité de l’Europe continentale. Or dès le premier jour celui-ci étant menacé par la troisième coalition, la victoire décisive des Français à la bataille d’Austerlitz écartait mais pour un temps seulement la menace qui pesait sur l’Empire . La Grande Armée soumit la Prusse en 1806 avant d’entrer en Pologne pour enfin défaire la Russie à la bataille de Friedland en 1807. Sur cette base Napoléon pût imposer le traité de Tilsit en juillet 1807 mettant ainsi pour un temps un terme à ce qui avait été deux ans de guerre ininterrompu en Europe continentale.

L’engagement de la France dans les affaires de la péninsule ibérique à tôt fait de déclencher la Guerre d’Espagne, un conflit brutal qui s’étalera sur plus de six ans et qui affaiblira l’Empire de manière importante. En 1809 la France et l’Autriche se livrèrent la guerre de la cinquième coalition; la France triomphait à nouveau et imposait le traité de Schönbrunn aux Habsbourg. En 1812 toutefois, des tensions diplomatiques avec la Russie trouvèrent leur solutionpar l’invasion de Napoléon. Celle-ci se révèlera catastrophique pour la France et pour l’Empire; en 1813 la guerre contre la sixième coalition vit la France expulsée de l’Allemagne; le 6 avril 1814 Napoléon abdiqua. Il tenta un retour en 1815 mais la déroute de l'armée française à la bataille de Waterloo contre les Alliées finit d’achever les derniers restes de l’Empire.

À son apogée en 1812, l’Empire Français comptait 130 départements, déployait 600 000 troupes contre la Russie tsariste, régnait sur plus de 44 millions de sujets. L’Empire maintenait une présence militaire étendue en Allemagne, Italie, Espagne et sur le Duché de Varsovie, il pouvait compter la Prusse et l’Autriche parmi ses alliés déclarés. Le destin de l’Empire fût intimement lié à celui de son armée dont les premières victoires exportèrent à travers les institutions des pays conquis plusieurs des traits idéologiques de la Révolution. La justice et la solde seigneuriales furent abolies par tout où passa l’armée française. Les privilèges aristocratiques furent éliminés sauf en Pologne et le Code Napoléonien fut introduit à travers le continent rendant tout un chacun égal devant la loi. Il établit le système de jury et légalisa le divorce.

Napoléon réarrangea la carte de l’Europe et attribua plusieurs titres de noblesse à sa famille et ses proches sur les trônes de différents pays d’Europe. Son règne fût éminemment népotique.

Le sacre du 2 décembre 1804
Napoléon Ier se fit sacrer à la cathédrale Notre-Dame de Paris par le Pape Pie VII.
Il n'a cependant pas communié lors de la messe, n'étant pas pratiquant. Il se serait couronné lui-même dos au pape , puis couronne l'impératrice. Cette scène est représentée par le tableau de Jacques-Louis David, Le Sacre de Napoléon.

Œuvre institutionnelle
En 1801, le Concordat est signé entre Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII. Le 21 mars 1804, le Code civil français est promulgé. En 1806, le conseil de prud'hommes est crée. En 1808, Napoléon crée l'Université, institution d'état.

Droit
 
Le Code Napoléon (Code civil français).

Grands travaux
 
Travaux routiers : route des cols du Mont-Cenis, du Simplon, du Mont-Genèvre, poursuite des constructions de routes entamées au XVIIIe siècle
Travaux portuaires : Anvers, Dunkerque
Voies d'eau : Canal de l'Ourcq
Urbanisme : Abattoirs dont ceux de la Villette, cimetières, Morgue de Paris, Ponts des Arts, d'Iéna, d'Austerlitz, Bourse, Quai d'Orsay à Paris ; Place Bellecour à Lyon

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  • : Bienvenue au pays de Napoleon et de ses contemporains, vous apprendrez surement bien des choses interressantes sur les empereurs Napoléon Ier et Napoléon III et sur la famille Bonaparte, de ce qu'il reste de ces empires Français au XXIème siècle...
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