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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 16:08
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Castiglione delle Stiviere est une commune de la province de Mantoue dans la région Lombardie en Italie.

La bataille de Castiglione (à Castiglione delle Stiviere) se déroule le 5 août 1796. Elle oppose les Français commandés par les généraux Bonaparte, Masséna et Augereau à trois armées autrichiennes commandées par les généraux Quasdanovich et Wurmser.

Le 11 avril 1796, Bonaparte est victorieux à la bataille de Montenotte. Le 21, la Sardaigne est séparée de l'Autriche et conclue une paix séparée. Les Français passent le Pô le 7 mai, le 10 ils battent l'armée de Beaulieu à la bataille du pont de Lodi sur l’Adda. Le 31 mai les Autrichiens sont rejetés derrière l'Adige. Le 1er juin Masséna occupe Vérone. En un mois et demi, l'armée française se rend maître de l'Italie, l'armée autrichienne est expulsée au delà du Tyrol.
Bonaparte a encore avec lui 40 000 hommes dont un certain nombre est retenu au blocus de Mantoue. Vers le 10 juillet, il reçoit le renfort de 4 000 hommes du général Despinoy qui sont venus à bout du château de Milan le 25 juin.
L'Autriche ne s'avoue pas pour autant vaincue. L'armée de Beaulieu compte encore 18 000 hommes, et la garnison de Mantoue 8 000. 10 000 Tyroliens et 31 000 Autrichiens marchent vers l'Italie. Ce qui fait 67 000 hommes, prêts à venger l'Empire. Le choc est à nouveau inévitable.
Descendant du Tyrol en deux colonnes, les Autrichiens encerclent le lac de Garde et l'armée française, mais ainsi séparés, ils sont inférieurs en nombre. L'armée française a la faculté de se rassembler rapidement. Le blocus de Mantoue est levé, Vérone évacué. Toute l'armée française est concentrée entre la Chièse et le Mincio. Laissant seulement 1 800 hommes sous les ordres du général Valette à Castiglione pour bloquer éventuellement Wurmser qui descend la rive gauche du lac de Garde et l'empêcher de prendre ainsi son armée à revers, le 31 juillet, Bonaparte fonce sur les 15 000 Autrichiens qui descendent par la rive droite.
Tandis que la division Sauret reçoit ordre de délivrer le général Guieu encerclé à Salò, ce qu'elle réussi, la division Dallemagne qui à pour mission de prendre Lonato, a du mal à venir à bout de l'ennemi, fini par le battre, mais ne parvient pas à prendre la ville. Le 1er août, Augereau entre à Brescia. Le 2, Masséna prend position à Ponte-di-San-Marco. Au soir, sous la pression de ses hommes, le général Valette abandonne précipitamment Castiglione. Dans cette fuite désordonnée beaucoup de soldats sont fait prisonniers.
Le 3 août au matin, l'armée française a changé de front. A gauche, Guieu s'en va récupérer Salò abandonnée la vielle au soir par Sauret, au centre, Masséna attaque Lonato tandis qu'à droite, Augereau attaque Castiglione, qu'il prend, perd et finalement reprend, malgré l'arrivée de renforts autrichiens. Au soir, la division autrichienne descendue par la rive droite du lac de Garde est partiellement détruite et complétement dispersée. Le 4, pendant que les restes de cette division qui s'enfuient par la vallée de la Chièse sont battus et fait prisonniers à Gavardo et à Salò, Wurmser rassemble les débris de son armée, et les forces disponibles de Mantoue. Au total 25 000 hommes se rangent et font face, entre la Chièse à gauche et Solférino à droite.
Au matin du 5 août, le front de l'armée française, qui fait maintenant face au Pô et à Mantoue, recule pour attirer l'ennemi et donner le temps à la division Sérurier d'arriver en renfort de Marcaria. Dès l'arrivée de Sérurier, l'attaque est lancée avec une telle violence que les Autrichiens plient et se retirent en désordre.
Le 6 août, l'armée autrichiennes bat en retraite dans le Tyrol. Le 7, Sérurier entre à Vérone, et Masséna reprend les positions abandonnées le 29 juillet. Le siège de Mantoue est repris, le 2 septembre l'armée française commence à remonter vers le Tyrol pour tenter de faire sa jonction avec l'armée du Rhin.
La bataille de de Castiglione est en fait une suite de combats qui auront duré cinq jours, pendant lesquels Wurmser perd environ 21 000 hommes: 6 000 morts blessés et 15 000 prisonniers ainsi que 70 canons et leurs caissons. Le nom de la bataille est gravé sur l'arc de triomphe à Paris.
En récompense de sa bravoure, Bonaparte désigne Augereau pour apporter au Directoire les drapeaux pris à l'ennemi, et le fait Duc de Castiglione.

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 16:07

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La bataille du pont de Lodi oppose, le 10 mai 1796 (21 floréal an IV), l’armée d'Italie du général Bonaparte aux armées coalisées commandées par le général Sebottendorf, pour la prise du pont de Lodi sur l’Adda. Elle conclut de manière victorieuse la deuxième partie de la campagne d’Italie.
Bonaparte surprend tout le monde par son début de campagne : il sépare les armées autrichienne et piémontaise, et bat cette dernière, forçant le royaume de Piémont-Sardaigne à conclure une paix séparée. Il trompe ensuite le général Beaulieu en franchissant le Pô à Plaisance alors que celui-ci l’attendait 80 km plus en amont. Beaulieu réussit néanmoins à éviter d’être tourné et à franchir l’Adda. Quand Bonaparte y parvient, il n’y trouve que l’arrière-garde commandée par Sebottendorf, qui cherche à détruire le pont.
Le général Sebottendorf a rangé ses soldats sur deux lignes : trois bataillons au débouché du pont appuyés par les canons, cinq autres en arrière avec la cavalerie.
L'armée française qui arrive sur l'autre rive commence par établir ses canons le long de la rive, de manière à empêcher les sapeurs autrichiens de faire sauter le pont.
Bonaparte envoie Kilmaine chercher un gué au sud, et Beaumont au nord, avec leurs cavaliers. Si tout va bien, ils déboucheront dans deux heures à droite et à gauche des Autrichiens, forçant la décision.
Vers dix-sept heures, apercevant le gros de la division Masséna qui s'approche en arrière de Lodi, Bonaparte parcourt les rangs. Il s'agit de convaincre ces fantassins qui ont marché depuis six heures du matin de courir sous le feu vers l'autre rive, avec une chance sur trois d'arriver vivant de l'autre côté.
Les Savoyards sous les ordres du chef de bataillon Dupas, commandant le 2e de carabiniers, reçoivent la mission d'être les premiers à franchir le pont. Les Autrichiens retiennent leur feu puis tirent à mitraille sur les premiers qui s'engagent. Beaucoup tombent mais les tirs ont fait de la fumée. Habitués aux torrents de la montagne, les Savoyards ont remarqué que la profondeur du fleuve diminue d'un coup. Ils se glissent dans le flot rapide et débouchent du pont en hurlant. La première ligne autrichienne cède.
Au moment où la deuxième ligne contre-attaque, les cavaliers français qui ont fait le tour chargent. La cavalerie napolitaine ne peut que protéger la retraite des Autrichiens à dix-neuf heures.
Bonaparte entre à Milan, capitale de la Lombardie, quelques jours plus tard. Après avoir conquis le Piémont, l’armée française s’empare de la Lombardie, et élimine une armée de l'empereur d'Autriche.
Cette bataille a donné son nom à une rue du 6e arrondissement de Paris.

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 15:55
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Mondovi est une commune de la province de Coni dans la région Piémont en Italie.

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La bataille de Mondovi eut lieu le 21 avril 1796 entre l'armée française de Bonaparte forte d'environ 17 500 hommes, contre ce qui restait des troupes du Royaume de Sardaigne déjà défaites dans les précédentes batailles de Montenotte, Millesimo et Dego soit environ 13 000 hommes sous les ordres du général Colli. Les Français gagnèrent la bataille.
Après les défaites précédentes les Autrichiens se retirent vers la Lombardie. Au lieu de les poursuivre comme il le désire, Bonaparte reçoit du Directoire l'ordre d'en finir avec ce qui reste de l'armée piémontaise.
Après un premier heurt avec les troupes retranchées dans le bastion de Ceva, les Français entament la poursuite des Piémontais, qui se sont réfugiés à Mondovi.
Les vainqueurs, occupent la ville d'Alba, le 26 avril 1796 et proclament la République d'Alba, République qui eut une vie très brève, puisqu'en effet deux jours plus tard, le 28 avril, avec la signature de l'armistice de Cherasco au palais Salmatoris, Victor-Amédée III de Sardaigne récupère Alba et garde le contrôle de Turin, mais cède aux Français les forteresses de Coni, Ceva, Alexandrie et Tortona, en concédant en outre le libre passage des armées de la Révolution à travers le Piémont pour poursuivre la guerre contre l'Autriche.
La victoire du Pont de Lodi, le 10 mai 1796, et la défaite du général autrichien Johann von Beaulieu, ouvre la route pour la conquête de Milan et l'ascension de Napoléon Bonaparte.
Le 15 mai 1796 avec le traité de paix de Paris, Nice et la Savoie passent du Royaume de Sardaigne à la France.

 

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 15:43

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Millesimo est une commune italienne de la province de Savone dans la région Ligurie en Italie.

La campagne d’Italie a commencé par une victoire française à bataille de Montenotte. L’armée du royaume de Piémont-Sardaigne (on appelle donc indifféremment leurs troupes les Piémontais ou les Sardes), recule à travers les montagnes pour protéger l’accès au Piémont.
La bataille de Millesimo a lieu, près de la ville de Millesimo, le 13 avril 1796. C'est une victoire du général Augereau sur les Sardes du général Provera.
Selon l’habitude de Bonaparte, les troupes françaises se concentrent rapidement : le général Augereau est rejoint par la brigade Joubert. Ils tournent les positions du marquis de Provera en passant par des ravins, et forcent le passage à Millesimo. La plus grande partie des forces piémontaises ne sont pas engagées.
L’armée piémontaise est définitivement coupée de l’armée autrichienne, battue le lendemain à bataille de Dego.
Provera s’enferme à Cosseria, une forteresse bâtie sur un promontoire avec 1600 hommes qui lui restent.
Cette forteresse, après un premier assaut meurtrier et infructueux (près de 1000 hommes de la division Augereau hors de combat), offre sa reddition le 14 avril, n’ayant pas reçu de secours du général en chef piémontais, Colli.

 

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 15:35

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Dego est une commune italienne de la province de Savone dans la région Ligurie en Italie.


La deuxième bataille de Dego eut lieu les 14 et 15 avril 1796 près de Dego, au nord-est de l'Italie, pendant les guerres de la Première coalition, entre les forces françaises et Austro-Sardes et se solda par une victoire française.

 

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 15:25
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Cairo Montenotte est une commune de la province de Savone dans la région Ligurie en Italie.
Sous le premier Empire, le département français de Montenotte avait pour chef-lieu Savone.
Le département a été créé le 6 juin 1805, et fut nommé ainsi en référence à la victoire de Montenotte, remportée par le général Bonaparte le 12 avril 1796 contre les Autrichiens du général Johann von Beaulieu.

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La bataille de Montenotte eut lieu le 12 avril 1796 à Montenotte (Nord-Ouest de l'Italie) durant la campagne d'Italie des Guerres de la Révolution française, entre l'armée française commandée par Bonaparte et les armées du Royaume de Sardaigne et d'Autriche sous les ordres du comte Eugène-Guillaume Argenteau.
Lorsque Bonaparte, fraichement nommé commandant en chef de l'armée d'Italie, arrive à Nice le 27 mars, il trouve l'armée dans un bien piteux état. Des 106 000 annoncé par le ministère de la guerre, beaucoup sont morts, sont prisonniers ou ont déserté. Les quelques 31 000 soldats restant, dont 28 000 fantassins et 3 000 cavaliers, sont mal nourris, mal habillés, mal armés. ils ne disposent plus que de 30 canons et 500 mulets pour le transport.
En face l'armée autrichienne compte 42 bataillons, 44 escadrons. L'armée piémontaise est forte de 30 000 hommes et la cavalerie napolitaine compte 2 000 hommes soit au total 80 000 soldats et 200 pièces de canons.
Le général Bonaparte avançant de la côte de Ligurie et fait une percée entre les forces autrichiennes du général Johann von Beaulieu et les forces Austro-Sardes du comte Argenteau. Bonaparte affronte ces derniers à Montenotte en ordonnant au général de Laharpe d'attaquer frontalement et à Masséna d'attaquer l'aile droite. Le comte Argenteau tente bien d'arrêter la manœuvre française, mais agi trop tardivement, ses forces sont dispersées, la plupart de ses hommes sont capturées. Cette bataille est la première victoire du général Bonaparte dans la campagne d'Italie.

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 15:07

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Le col d'Altare ou de Cadibone, comme il est cité dans les récits sur les guerres napoléoniennes, est une dépression de 495 m d'altitude séparant les Alpes des Apennins. Il est parcouru par la route qui relie Turin à Savone. Plusieurs combats y eurent lieu durant la première et la deuxième campagne d'Italie.

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 10:11

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Le siège de Toulon eut lieu de septembre à décembre 1793, après que les royalistes se furent emparés de la ville et l'eurent livrée aux Britanniques.

Suite à la mise en accusation des députés girondins, le 31 mai 1793, éclate une série d'insurrections à Lyon, Avignon, Nîmes et Marseille. À Toulon, les fédéralistes, chassent les jacobins, mais sont bientôt supplantés par les royalistes, encore nombreux dans la flotte de guerre. À l'annonce de la reprise de Marseille et des représailles qui y ont eu lieu, les insurgés, dirigés par le baron d'Imbert font appel à la flotte britanno-espagnole, jusqu'alors au large. Le 28 août, les amiraux Hood et Langara font débarquer 13 000 Britanniques, Espagnols, Napolitains et Piémontais. Le 1er octobre, d'Imbert fait proclamer l'enfant du Temple, Louis XVII, roi de France et hisser le drapeau blanc à fleur de lys, l'amiral de Trogoff livre alors la flotte à la Royal Navy.
Entre temps, les troupes de la Convention, l'Armée dite des " Carmagnoles ", sous le commandement du général Carteaux, après ses reconquêtes d'Avignon et de Marseille, puis d'Ollioules, le 8 septembre, est arrivé devant Toulon et rejointe par les 6000 hommes de l'Armée d'Italie. stationnée dans les Alpes maritimes, commandée par général Lapoype, qui venait de s'emparer de La Valette, et cherchait à s'emparer des forts du mont Faron, dominant la ville à l'est. Ils sont renforcés par 3000 marins sous les ordres de l'amiral de Saint Julien, qui refuse de servir les Britanniques avec son chef de Trogoff. Le tout forme l'armée provisoire dite du camp devant Toulon.
Le chef de l'artillerie de Carteaux, le commandant Elzear Auguste Donmartin, ayant été blessé à Ollioules, les représentants spéciaux de la Convention Robespierre le Jeune et Antoine Christophe Saliceti, lui imposent le jeune capitaine Napoléon Bonaparte, présent à l'armée depuis Avignon, malgré l'antipathie réciproque entre les deux hommes.
Après une reconnaisance, Napoléon Bonaparte conçoit un plan qui prévoit de prendre les fortins de l'Eguillette et de Balaguier, sur la colline du Caire, pour ensuite interdire la passe entre la petite et la grande rade du port, ce qui couperait le ravitailement maritime, nécessaire aux assiégés. Carteaux, réticent, n'envoie qu'un faible détachement sous l'adjudant général Delaborde, qui échoue dans sa tentative de conquête du 22 septembre. Les alliés prévenus par l'alerte, édifient alors une grande redoute de terre, au sommet de la colline, baptisé "Fort Mulgrave", en l'honneur du commandant britannique. Elle est appuyée par trois plus petites, nommées : Saint-Philippe, Saint-Côme et Saint-Charles. L'ensemble apparemment imprenable est surnommé par les Britanniques, "le petit Gibraltar".
Bonaparte, insatisfait de sa seule batterie, dite de la "Montagne", positionnée sur la hauteur de Saint-Laurent depuis le 19, en établit une, le 21, sur le rivage de Brégaillon, dite des " Sans Culottes ". L'amiral tente de la faire réduire au silence par Le Puissant, sans succès, et la flotte britannique doit se résoudre alors à longer la côte au niveau des hauts-fonds du Mourillon et la Tour Royale. Le 1er octobre, après l'échec du général Lapoype, contre le "Fort Est" du Faron, on demande à Bonaparte de bombarder le grand fort de Malbousquet, dont la prise conditionne celle de la ville. Il fait alors réquisitionner de l'artillerie, dans toute la campagne environnante, portant l'effectif à cinquante batteries de six canons. Promu chef de bataillon le 19 octobre, il organise alors une grande batterie dite de la "Convention", face au fort, sur la colline des Arènes, appuyée par celle du "Camp des Républicains" sur la colline Dumonceau, celle de la "Farinière" sur la butte des Gaux et celle de la "Poudrière" à Lagoubran.
Le 11 novembre, Carteaux limogé est remplacé par Doppet, ancien médecin, dont l'indécision fait échouer une tentative par surprise contre le "Fort Mulgrave", le 16 ; conscient de son incompétence, il démissionne. Lui succède, un vrai soldat de métier, Dugommier, qui aussitôt reconnaît la valeur du plan de Bonaparte, et prépare la prise du petit Gibraltar. Le 20, dès son arrivée est établie la batterie des "Jacobins", sur la crête de l'Evescat, puis sur la gauche, le 28 novembre, celle des "Hommes Sans Peur", puis le 14 décembre, celle des "Chasse Coquins", s'intercale entre les deux. Deux autres batteries sont organisées pour repousser l'intervention éventuelle des navires alliés aussi bien de la rade que de la mer libre, elles sont dites de la "Grande Rade" et des "Quatre Moulins".
Pressés par le bombardement, les Britanno-napolitains exécutent une sortie, le 30 novembre, et s'emparent de la batterie de la "Convention". Une contre-attaque, menée par Dugommier et Bonaparte, les repousse et le général britannique O'Hara est capturé, il entame des tractations avec Robespierre le Jeune et Antoine Louis Albitte, pour une reddition honorable. Les bataillons fédéralistes et royalistes sont alors désarmés.
Dugommier, Lapoype et Bonaparte, maintenant colonel, suite à la capture de O'Hara, conviennent de lancer un assaut général dans la nuit du 16 au 17 décembre. Le 16, vers minuit l'assaut est donné sur le "Petit Gibraltar", le corps à corps dure toute la nuit, Bonaparte y est blessé d'un coup d'esponton à la cuisse par un sergent britannique, mais au matin, la position prise, Marmont peut y placer de l'artillerie contre l'Eguillette et Balaguier, que les Britanniques évacuent sans combat, le jour même. Pendant ce temps, Lapoype prend enfin, les forts du Faron et celui de Malbousquet. Les alliés décident alors d'évacuer par la voie maritime, le commodore Sydney Smith fait brûler la flotte livrée et l'arsenal, et les troupes embarquent.
Les troupes de la Convention entrent dans la ville livrée à elle-même le 19 décembre. Environ 15 000 toulonnais se réfugient sur les navires anglais et sont débarqués à La Valette ou Gibraltar. Dans une ville réduite à 7 000 habitants, la répression, dirigée par Paul Barras et Stanislas Fréron, est sanglante : on estime que 7 à 800 personnes, arrêtées sur les indications des prisonniers libérés du Thémistocle, sont fusillées sommairement, sur le champ de Mars, jusqu'au 31 décembre. 
Par la suite, la commission révolutionnaire prononce 290 autres condamnations. Bonaparte, soigné par Jean François Hernandez après sa blessure, n'assiste pas à la curée : promu général de brigade, le 22 décembre, il est déjà en route pour sa nouvelle affectation à Nice, comme commandant de l'artillerie de l'armée d'Italie. Une porte faisant partie de l'ancienne muraille de la ville de Toulon évoque ce départ ; une plaque commémorative y est apposée. Cette porte est nommée « Porte d'Italie ».

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