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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:41

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La Bataille de Regensberg également appelée la Bataille de Ratisbonne eut lieu du 19 avril au 23 avril 1809 entre la France et l'Autriche. Les armées françaises étaient sous les ordres du Baron de Coutaud, alors que l'archiduc Charles commandait les forces autrichiennes. Elle se termina par la retraite des Autrichiens. Pendant la bataille Napoléon fut blessé par une balle autricheienne, qui toucha son coude. La balle ayant été tirée de loin ne blessa pas sérieusement l'Empereur, mais lui causa une contusion. Ce fut la seule fois que Napoléon fut blessé dans toutes ses campagnes.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:40
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La Bataille de Landshut eut lieu le 21 avril 1809, entre les armées alliées de France, de Württemberg (VIIIe Corps) et de Bavière (VIIe Corps) sous les ordres de Napoléon fortes d'environ 77 000 hommes, et les 36 000 Autrichiens du Général Johann Hiller. Elle se termina par une victoire française.
La bataille commença avec la retraite du Général Hiller et de ses 36 000 hommes suite à la bataille d'Abensberg. Le commandant des forces françaises, le maréchal Lannes se lança à la poursuite d'Hiller, pensant qu'il pourrait anéantir une grande partie de l'Armée autrichienne. Accompagnant la force sous les ordres du maréchal Lannes, 57 000 hommes sous les ordres du maréchal Masséna se déplacèrent pour intercepter Hiller et l'empêcher de s'échapper. Les Autrichiens, bien que dépassés numériquemet, se battirent farouchement jusqu'à l'arrivée de Napoléon Bonaparte, à partir de ce moment, la victoire française ne fit plus de doutes.
Les Autrichiens perdirent environ 10 000 hommes ainsi que 30 canons.
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:39

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La bataille d'Eckmühl s'est déroulée le 22 avril 1809, en Bavière, au cours de la guerre de la cinquième coalition. Les troupes françaises et alliées dirigées par Napoléon Ier remportent une importante victoire sur l’armée autrichienne.
L’Autriche, profitant du bourbier espagnol et poussé par l'Angleterre, décide de reprendre la lutte contre Napoléon. Début avril 1809, l'armée autrichienne envahit la Bavière et pénètre dans le grand-duché de Varsovie. À la tête d'une armée de 200 000 hommes, Napoléon part à la rencontre de l'armée autrichienne commandée par l'archiduc Charles, frère de l'empereur François II d'Autriche.
La bataille d'Eckmühl devait être pour Napoléon la bataille décisive qui devait précéder la prise de Vienne.
La bataille est rude mais en fin de journée la percée finale des divisions de cuirassiers Saint Sulpice et Nansouty mais également d'éléments bavarois et wurtembergeois est irrésistible. La poursuite de l'armée autrichienne ne s'interrompt qu'à la nuit à cause de l'épuisement des chevaux.
Napoléon remporte la victoire en infligeant des pertes relativement élevées à l'ennemi, mais ne parvient ni à l'écraser ni à empêcher son repli.
Le maréchal Davout et le général Vandamme se distinguent particulièrement au cours de cette bataille. Davout est nommé prince d'Eckmühl par Napoléon peu après.

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:38

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La Bataille d'Abensberg eut lieu le 20 avril 1809, entre une coalition rassemblant la France, le Wurtemberg (VIIIe Corps) et la Bavière (VIIe Corps) sous les ordres de Napoléon Ier forte de 90 000 hommes, et les 80 000 Autrichiens de l'Archiduc Charles d'Autriche. À la gauche des armées coalisées, le corps du maréchal Lannes repoussa les Autrichiens qui n'opposèrent qu'une faible résistance. Au centre, les Bavarois subirent de fortes pressions, mais Napoléon parvint à contourner l'armée autrichienne par la droite, et à l'attaquer par le flanc, ce qui contraint Charles d'Autriche à ordonner la retraite. Les Autrichiens perdirent 7 000 hommes (2 800 morts et 4 000 prisonniers); les armées coalisées, elles, environs 3 000 tués ou blessés. Essayant desespéremment de reprendre l'initiative des combats à l'Archiduc Charles au début de la campagne de 1809, Napoléon Bonaparte consolida ses forces, laissées dans un état de totale confusion par leur commandant précédent. C'est à Abensberg, qu'il parvint à relancer ses offensives.
Bien qu'inférieures numériquement, les 113 000 hommes de Bonaparte parvinrent à diviser les 160 000 Autrichiens en deux forces distinctes.
Charles fut forcé de se retirer à l'Est d'Eckmühl et le Général Hiller au Sud-est vers Landshut. Chacun furent par la suite contraint à se battre séparément.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:37

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La première bataille de Raszyn a lieu le 19 avril 1809 entre les armées de l'Empire d'Autriche et celles du grand-duché de Varsovie, pendant la cinquième coalition. L'armée autrichienne y est défaite.
Commandée par l'archiduc Ferdinand, l'armée autrichienne envahit le grand-duché de Varsovie en avril 1809. Les troupes polonaises sous le commandement du prince Józef Antoni Poniatowski résistent à l'attaque autrichienne sur Varsovie, leur infligeant une défaite à Raszyn et reconquièrent des parties de l'ancienne Pologne dont Cracovie et Lwów en battant les Autrichiens près des villages de Góra et Grochów.
Le général Józef Antoni Poniatowski reçoit le grand-aigle de la Légion d'honneur, un sabre d'honneur et un shako de lancier pour cette victoire.
En 1809, Napoléon Ier domine presque toute l'Europe. Il a battu à plusieurs reprises les Autrichiens, les Russes et les Prussiens.
Depuis 1807, et pour la première fois depuis 1795, la Pologne est une réalité politique : le grand Duché de Varsovie existe à nouveau. Son chef militaire est le prince Józef Antoni Poniatowski, qui sera fait maréchal de France après la bataille de Leipzig en 1813. Pourtant, les Autrichiens rêvent de revanche. En avril 1809, ils déclenchent les hostilités et lancent 3 corps d'armées en Allemagne, en Italie et en Pologne. À l'occasion de la bataille de Wagram, les Français repoussent cette campagne. Sur le front polonais, les opérations sont menées par l'Archiduc Ferdinand avec environ 30 000 hommes. Poniatowski ne peut opposer que 15 000 hommes au maximum. Il doit donc mener une défense acharnée de son royaume et surtout, il ne peut évacuer Varsovie (capitale de la nouvelle Pologne reconstituée) sans combattre et résister. Il choisit donc de lancer les hostilités à Raszyn, à 10 km de Varsovie.
Le lieu choisi par Poniatowski pour affronter les forces autrichiennes est la petite ville de Raszyn. Le terrain boisé comporte de petits villages qui servirent de points d'appuis pour les forces polonaises. De plus, pour atteindre Varsovie, il faut traverser la rivière Utrata, qui en cette saison ne peut être traversée que par les ponts de Raszyn, Dawidy ou Michalowice. Les forces polonaises les contrôlent tous. En avril, la rivière est infranchissable autrement que par les ponts, d'autant plus que les abords de l'Utrata sont marécageux.
L'attaque commence le 19 avril vers 15 h. Les colonnes autrichiennes sont opposées aux forces de couverture de Rozniecki. Les polonais cèdent lentement du terrain. Le village de Falenty est pris vers 16 h. Une contre attaque menée par Poniatowski en personne reprend le village aux Autrichiens, rétablissant les lignes un moment menacées.
Les forces de couvertures polonaises composées de cavalerie sont alors retirées par Poniatowski, (adossées à l'Utrata, elles menaçaient d'être détruites). Poursuivant son attaque Ferdinand engage maintenant Mondet et Schauroth contre le village de Falenty. Attaqué de face et de flanc, le général de brigade Sokolonicki doit l'évacuer.
Les Hussards du Palatinat engagent le 2nd Lancier qui les attire dans un piège : esquivant le combat, les lanciers ont amené les hussards sous le feu d'une batterie polonaise qui manque de les détruire. Venus les secourir, les cuirassiers de Speth (5e régiment) tombent dans le même piége. La cavalerie autrichienne est mise à mal.
Vers 17 h, une attaque combinée est montée contre Razsyn. Les forces de Mondet et de Von Morh attaquent mais sont repoussées (en subissant de lourdes pertes) sous le feu des fantassins et des canons saxons. Il faut l'intervention de la brigade Pflacher vers 19 h pour qu'enfin le village tombe. Mais les Autrichiens ne peuvent déboucher au delà des dernières maisons du village.
Les combats font rage jusqu'à 21 h sans que la moindre décision ne soit prise de part et d'autre. Vers 22 h, les affrontements cessent et les Polonais évacuent le terrain. Les Saxons doivent rejoindre Bernadotte. Poniatowski est trop faible pour reprendre le combat, car sans les Saxons, il combat à 1 contre 3. Varsovie est évacuée le 21 avril.
Après que l'armée autrichienne se soit retirée de l'autre côté des marécages, le prince Józef Poniatowski ordonne à ses forces de se replier sur Varsovie. Cependant les fortifications de la ville sont en très mauvais état et le corps expéditionnaire saxon se replie vers sa patrie. Il décide de laisser Varsovie sans défense et se retire dans plusieurs forteresses situées dans les environs. La capitale tombe sans grand opposition, mais c'est une victoire à la Pyrrhus car cela prive le commandant autrichien de forces importantes pour les autres fronts. Dans les semaines qui suivent, la Grande-Pologne est défendue par le corps du général Dąbrowski et la cavalerie polonaise s'empare de Lwów. Finalement Poniatwski laisse un petit détachement près de Varsovie afin d'empêcher les forces autrichiennes de quitter la ville et envoie le reste de ses forces vers le sud, ce qui entraîne la chute de Cracovie.
Le 14 octobre 1809, le traité de Schönbrunn est signé entre l'Autriche et la France. L'Autriche perd environ 50 000 km² de territoires et 1 900 000 habitants. Ces territoires sont annexés au grand duché de Varsovie ainsi que le territoire de Zamość, Cracovie et 50 % des revenus des mines de sel de Wieliczka.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:35

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La Bataille de Teugen-Hausen eut lieu le 19 avril 1809, et se termina par une victoire des troupes française, commandées par le Maréchal Louis Nicolas Davout, sur l'armée autrichienne de l'Archiduc Charles d'Autriche. La bataille marqua le début d'une campagne de quatre jours qui allait se terminer par la victoire française à Eckmühl.
Dans les premières heures du 10 avril 1809, 140 000 Autrichiens sous les ordres de l'archiduc Charles traversèrent l'Inn et entrèrent en Bavière, alors qu'au même moment l'archiduc Jean traversait la frontière italienne avec l'armée autrichienne d'Italie. Ces deux mouvements de troupe marquèrent le début des guerres de la Cinquième coalition. Leur but était de fixer et détruire les forces françaises et alliées dans ces régions pendant que la Grande Armée de Napoléon était engagée en Espagne dans la Campagne d'Espagne.
Napoléon ne s'attendait pas à ce que les Autrichiens lui déclarent la guerre et lancent une offensive au printemps 1809. Ainsi, les premières semaines de la campagne furent marquées par plusieurs défaites françaises. La progression des Autrichiens en Bavière et en Italie obligea Napoléon à quitter l'Espagne, ordonnant au maréchal Berthier de lever l'Armée d'Allemagne avec des troupes françaises et alliées sur le front du Danube.
Les Autrichiens continuèrent leur progression en Bavière, balayant l'armée bavaroise. Les troupes du IIIe Corps du maréchal Davout étaient situées non loin de Regensburg. Dans la confusion suivant l'attaque autrichienne, Davout se retrouva isolé près de Regensburg sur les rives du Danube.
Le 16 avril, l'Armée d'Italie de l'archiduc Jean remportèrent une victoire sur l'armée franco-italienne du vice-roi Eugène de Beauharnais, lors de la Bataille de Sacile.
L'archiduc Charles se rendit compte de la position fragile du corps de Davout. Avec le Danube derrière lui, une défaite des troupes de Davout signifierait certainement la destruction totale de la force. L'archiduc Charles décida donc de saisir cette chance de détruire l'armée française dans cette région du Danube, aussi il disposa trois corps de son armée et se prépara à l'attaque. Les Autrichiens se déplacèrent au Nord, vers Regensburg, la dernière position connue de Davout.
Pendant ce temps là, Davout avait déplacé ses troupes au Sud-est dans l'espoir de rejoindre les troupes bavaroises et les autres unités françaises. À 11h00, le 19 avril, près du village de Teugen, le IIIe corps du Feldmarschall Prince d'Hohenzollern-Hechingen commit une erreur face au corps de Davout, advançant au-delà de la ligne de marche de la division du général Saint Hilaire.
Le terrain autour de Teugen est très boisé, et donc les lignes de communication très entravées. Hohenzollern, réalisant qu'il avait enfin trouvé le corps de Davout, déploya immédiatement son IIIe corps pour repousser l'attaque française inévitable. Il envoya un message pour informer l'Archiduc, et pour lui demander que le IVe corps ainsi que les Grenadiers de réserve de l'archiduc Charles lui fussent envoyés en renfort pour affronter Davout. La configuration du terrain ne facilita pas l'arrivée du courrier, et quand l'archiduc reçut finalement le message, il hésita à déployer sa réserve sans plus de renseignement. À trop hésiter, l'archiduc Charles perdit l'opportunité de détruire un des corps d'élite de Napoléon.
Le talent de Davout et la qualité de ses troupes, allaient avoir raison des hommes d'Hohenzollern. Davout parvint à repousser le IIIe corps jusqu'au village d'Hausen, ouvrant ainsi une ligne de communication avec ses alliés Bavarois venant de l'Ouest. La bataille se termina vers 17h00, lorsqu'un violent orage mit fin aux combats. Les deux camps comptèrent environ 4 000 morts ou blessés, mais le IIIe corps de Davout sortit indéniablement vainqueur de l'affrontement, et il allait parvenir peu après à rejoindre ses alliés près d'Abensberg.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:34

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La Bataille de Sacile eut lieu le 16 avril 1809, entre les 40 000 Autrichiens sous les ordres de l'Archiduc Jean, et les 36 000 Français et Italiens commandés par Eugène de Beauharnais, Roi d'Italie. Après de durs combats, un mouvement autrichiens sur le côté des armées franco-italienne força Eugène à la retraite, la victoire revenant donc aux Autrichiens. Les pertes furent à peu près équivalentes dans chaque camps.
En Avril 1809, le prince Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie, devant la menace que constitue les troupes de Archiduc Jean d'Autriche, positionne ses troupes en Frioul et Vénétie. La 3e division, menée par le Général Grenier est en particulier basée à Sacile.
L'Autriche déclare la guerre à l'Italie le 9 avril.
Devant l'avance autrichienne rapide, les troupes franço-italiennes se replient derrière le fleuve Tagliamento, puis derrière la Livenza. Le 14 avril, le prince Eugène de Beauharnais organise la défense sur cette ligne et inspecte notamment Sacile, où il décide de faire construire de nouveaux ponts par le 102e régiment d'infanterie, pour faciliter la contre-attaque.
Le 16 avril, Eugène de Beauharnais, commande contre l'avis de son état-major de tenir Sacile, bien qu'en infériorité numérique (36 000 hommes contre 40 000 Autrichiens). Des combats de retardement de l'avance ennemie, à Pordenone, à Ospedaletto sont autant de sacrifices français.
Toute la matinée, le 102e régiment devra combattre plus de cinq heures, autour du pont de Sacile, sans soutien de sa cavalerie précedemment décimée, et contre celle de l'archiduc, laquelle est en outre appuyée par quelques pièces d'artillerie. Finalement, les troupes lâchent pied et une retraite en désordre à lieu, en direction de la Piave, atteinte le 19 avril et l'Adige, le 27 avril, où elles se réorganisent.
Le bilan de la bataille de Sacile est de 3 000 morts et 3 500 blessés. 15 canons perdus. Presque autant, coté autrichien 3 600 morts ou blessés et 500 prisonniers.
L'archiduc, commet alors l'erreur tactique de ne pas exploiter cet avantage, car le temps est particulièrement mauvais. Il décide de souffler quelques jours.
Napoléon ne sera mis au courant de la situation réelle que le 30, mais entre temps, Eugène de Beauharnais, qui est fier et ne veut pas laisser le commandement à Murat, fera semblant de ne pas avoir reçu l'ordre envoyé par l'empereur, et aura déjà lancé une contre-attaque efficace le 28 avril sur les 30 000 hommes de l'avant-garde de l'archiduc.
Ayant rétabli la situation et avec l'aide de Macdonald, envoyé en renfort, il saura réorganiser son armée, repousser les autrichiens, les prendre en tenailles avec l'armée d'allemagne, jusqu'à la victoire décisive de Wagram.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:33

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La bataille des Sables-d'Olonne met aux prises, le 23 février 1809, une division de 3 frégates françaises (La Calypso, la Cybèle & l'Italienne) à une partie de l'escadre de blocus anglaise.
En février 1809, deux divisions anglaises, fortes chacune de quatre vaisseaux et de plusieurs frégates, bloquaient les rades de Lorient et de l'île d'Aix ; le contre-amiral Willaumez reçut l'ordre d'appareiller , de se porter sur Lorient, d'attaquer l'ennemi et de se faire rallier par la division mouillée dans ce port, et que le capitaine Troude commandait. Willaumez partit donc de Brest le 21 avec huit vaisseaux et deux frégates, et parut le soir devant Lorient; mais la marée empêcha la sortie du capitaine Troude, et l'escadre de Brest n'était plus en vue, quand les frégates la Cybile, l'Italienne et la Calypso prirent la mer. Les frégates viennent de Lorient et cherchent à rallier la flotte française devant Rochefort.
Cette petite division sous les ordres de Pierre Roch Jurien de La Gravière arriva le 23 février à la pointe de Lomaria de Belle-Île-en-Mer : aussitôt deux corvettes anglaises, mouillées dans la baie de Quiberon , mirent sous voiles et la suivirent, et, quelques heures après, la vigie de la Calypso signala cinq vaisseaux et une frégate se dirigeant sur Lorient. Pendant toute la nuit, la frégate anglaise et l'une des corvettes observèrent les frégates françaises, ayant sur celles-ci l'avantage du vent.
Au point du jour, Jurien était en vue de la tour de la Baleine, lorsqu'il aperçut plusieurs vaisseaux au vent qui ne répondirent pas aux signaux qu'on leur fit. C'étaient la frégate et la corvette anglaises qui laissèrent arriver pour venir passer à poupe de la Cybèle qui était un peu sous le vent ; alors l'Italienne, que montait le capitaine Jurien, vira de bord pour soutenir cette frégate déjà engagée avec les Anglais. Le commandant Jurien de la Gravière choisit de chercher refuge dans la rade des Sables-d'Olonne, en Vendée.
« On voyait, dit le rapport au contre-amiral, des vaisseaux sous le vent, et ceux du vent qui nous chassaient nous avaient considérablement approchés. La certitude d'être bientôt atteints, nous décida à mouiller aux Sables-d'Olonne ; à neuf heures et un quart nous laissâmes toucher l'ancre, en faisant combossure ; à neuf heures et demie, trois vaisseaux, deux frégates et une corvette vinrent nous y attaquer , un vaisseau de quatre-vingt vint mouiller par mon bossoir de tribord, à demi-portée de pistolet, et les autres bâtiments se tinrent sous voiles à petite portée de fusil »
Les anglais, sous le commandement de l'amiral Stopford, n'hésitent pas à braver les hauts-fonds et risquer l'échouage pour engager les navires français. Ils s'agit de 3 navires de ligne, de tirant d'eau bien supérieur à celui des frégates françaises. Il y a le Caesar (80 canons), le Defiance et le Donegal (74 canons).
Ce fut alors que le combat devint terrible, les câbles de l'Italienne et de la Cybèle furent coupés, le feu mis à ces frégates par les boulets de l'ennemi ; et la Calypso, qui, pour ne pas couvrir le feu de l'Italienne, avait-filé du câble, s'échoua , mais cet événement ne retarda pas le feu des trois frégates françaises.
Le vaisseau anglais de 80 cessa son feu et se retira, après un combat de trois heures, en talonnant sur les roches; sa poupe n'offrait plus qu'une vaste embrasure. Son capitaine avait été tué. Les autres vaisseaux qui se trouvaient en panne furent très-maltraités par les frégates et les forts. Après ce combat, le capitaine Jurien entra dans le Pont-des-Sables ; il avait 64 hommes de son équipage tués et 47 blessés.
Le combat va durer près d'une heure et demie. Les frégates ripostent crânement aux bordées anglaises. La marée descendante va forcer les anglais à une retraite précipitée.
Les français présenteront l'affaire comme une victoire, ayant mis en fuite leurs adversaires. Mais la Cybèle,irréparable, sera démolie. Les 2 autres frégates, jugées inaptes, seront vendues.
Chez les anglais, seul le Defiance était endommagé, s'étant échoué en présentant sa poupe aux canons de l'Italienne.

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:23

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« Friedland vaudra Austerlitz, Iéna ou Marengo, dont je fête aujourd'hui l'anniversaire », lance Napoléon Ier au soir de la grande bataille qu'il vient de livrer, le soir de ce 14 juin 1807. Modèle de manœuvre et de jugement, comparable à Austerlitz dans sa conception, la bataille de Friedland marque quelques mois après la boucherie d'Eylau, une défaite sans appel pour l'armée russe.
Après avoir battu les Prussiens à Iéna et à Auerstaedt le 14 octobre 1806, laissant à la Prusse 40 000 soldats sur le carreau et prenant 300 canons et 60 drapeaux, Napoléon entre dans Berlin puis s'élance en Pologne où les Russes se regroupent.
Mais l'hiver arrive, la Grande Armée s'enlise dans la boue, les épidémies font des ravages et les Russes étant introuvables, Napoléon prend ses quartiers d'hiver autour de Varsovie et compte sur le printemps pour en finir avec la quatrième coalition.
Le maréchal russe Bennigsen prend l'initiative en janvier 1807 ce qui oblige Napoléon à engager la terrible et indécise bataille d'Eylau le 8 février. L'ennemi se replie en bon ordre et Napoléon doit se retirer vers le sud.
Le 26 mai, la Grande Armée marche sur Königsberg (aujourd'hui Kaliningrad) que Bennigsen va tout faire pour garder. En effet, cette ville abrite de nombreux dépôts et magasins, indispensables au ravitaillement de son armée mais elle accueille aussi le roi et la reine de Prusse, en exil depuis que Napoléon a investi Berlin, capitale de la Prusse. Les Russes franchissent l'Alle à Friedland (actuelle Pravdinsk) pour éviter la manœuvre de Napoléon.
Le 10 juin 1807 eut lieu la bataille d'Heilsberg qui permit la confrontation à Friedland
le 13 juin
Pensant avoir une journée de marche d'avance sur l'armée française, Bennigsen installe de fortes batteries d'artillerie sur la rive droite de l'Alle et fait passer une avant-garde réduite sur la rive gauche.
Dans la soirée, le maréchal Lannes et ses 10 000 hommes s'arrêtent à quelques kilomètres de Friedland. Bennigsen ne voit, dans le léger accrochage qui s'ensuit, qu'un simple combat d'avant-poste.
le 14 juin Les forces françaises progressant à marche forcée présentent un dispositif assez étiré : ils n'ont que 25 000 hommes à opposer aux 56 000 Russes aux premières heures du jour. À la fin du combat, les Français réussissent à engager 55 000 hommes.
Bennigsen dispose d'une énorme supériorité numérique : 84 000 hommes, mais ses erreurs stratégiques annulent cet immense avantage.
Les conditions de la bataille sont bien différentes de l'affrontement d'Eylau : pas de tempêtes de neige, mais la lourde chaleur d'un été précoce.
Vers 4 heures du matin (soit au lever du jour), Lannes ("le Roland de l'armée d'Italie") renforcé par les 10 000 dragons de Grouchy, engage le combat et jette le trouble dans les colonnes russes qui passent le pont de l'Alle. Bennigsen, qui ne peut penser que l'armée française a parcouru en douze heures le trajet qu'il a mis trois fois plus de temps à couvrir, réagit mollement à ce qu'il pense être une simple escarmouche.
Vers 7 heures, Lannes, appuyé par le 8e corps de Mortier, dispose de 20  000 hommes tandis que Bennigsen, apprenant que l'ennemi gagne en puissance, fait passer ses 50 000 hommes sur la rive gauche. Ceux-ci arrivant sur une plaine en forme de goulet vont combattre dos au fleuve, leur interdisant de battre en retraite en bon ordre.
Napoléon, de son côté, arrive d'Eylau avec la Garde impériale à pied et le 1er corps de Victor vers 12 heures 30, le reste de la Grande Armée suivant à moins de deux heures.
L'empereur, souriant et détendu, monte sur une hauteur d'où il peut embrasser tout le champ de bataille. Son état-major l'entoure. Comme il est déjà tard, certains de ses lieutenants proposent de remettre l'action au lendemain. « Non, non, on ne surprend pas deux fois l'ennemi en pareille faute » répond le "petit Caporal" , et il prépare l'attaque générale.
En début d'après-midi, les deux armées sont rangées face à face, prêtes à livrer bataille. Acculés à la rivière Alle et massés devant Friedland, les Russes forment un demi-cercle dont la Grande Armée occupe la circonférence. C'est une des manœuvres préférées de l'Empereur : briser le centre pour battre séparément les deux ailes. La ville prise, les ponts détruits pour couper la retraite de l'ennemi et il n'aura plus qu'à culbuter les Russes à la rivière.
L'attaque commence plus tard, vers 17 heures. Napoléon saisit le bras du maréchal Ney et en désignant le village de Friedland, il lui dit :
« Voilà votre but, marchez sans regarder autour de vous, pénétrez dans cette masse épaisse quoi qu'il puisse vous en coûter, entrez dans Friedland, prenez les ponts et ne vous inquiétez pas de ce qui pourra se passer à droite, à gauche ou à l'arrière. L'armée et moi sommes là pour y veiller. » 
Ney part aussitôt au galop pour organiser son attaque. Ses forces avancent en direction de Friedland sous le feu de l'infanterie et des 100 canons ennemis, vomissant des milliers de boulets et de boîtes à mitraille. Le maréchal ordonne la marche en avant, l'arme au bras. La fumée, provoquée par des milliers de fusils et de centaines de canons, couvre et masque les masses de l'adversaire. Si bien que la 3e division oblique trop à droite. Ney ordonne à un colonel de l'appuyer à gauche. Mais pendant qu'il lui parle ce dernier se fait enlever par un boulet. Un commandant met aussitôt son chapeau au bout de son épée en criant : « Vive l'Empereur ! En avant ! » Un second coup arrive et le commandant tombe sur les genoux, les deux jambes coupées. Un capitaine succède et fait exécuter le même mouvement. Soudain, le maréchal Ney arrive en personne et encourage ses hommes à grands coups de « Foutres noms de Dieu ». La marche vers la ville reprend, l'ennemi est refoulé malgré l'intervention de la Garde Impériale russe. « Cet homme, c'est un lion » s'écrie avec admiration Napoléon à Mortier.
Le résultat semble incertain, mais la vaillance des dragons du général Latour-Maubourg permet à Ney de se dégager. De plus pour appuyer l'action du maréchal, Napoléon met à la disposition du général Sénarmont 36 pièces d'artilleries. Celui-ci réalise un exploit : tirant 2 800 boulets à 120 mètres des troupes en progression, ignorant leur feu, l'artillerie française décime à bout portant les carrés russes et fait rebrousser chemin à une charge de cavalerie. Il donne la victoire, une victoire éclatante et totale aux Français. En effet, Ney repart à l'assaut puis s'empare de Friedland et détruit les ponts.
Le flanc droit russe est culbuté dans la rivière par une dernière charge à la baïonnette des troupes de Lannes et Mortier.
La victoire est totale vers 22 heures 30.
Le coût:
Les pertes françaises s'élèvent à 1 645 tués et 8 000 blessés.
Les pertes russes sont énormes : 12 000 morts ou blessés, 80 canons, 70 drapeaux, 10 000 prisonniers, car dans les deux jours suivant la bataille, les soldats russes, exténués, se couchaient dans les champs et se laissaient prendre.
Les conséquences:
Les généraux russes supplient le tsar de solliciter un armistice : les émissaires qu'il envoie à Napoléon, le 16 juin, sont bien accueillis. Le même jour, Königsberg tombe aux mains des Français et, trois jours plus tard, la Grande Armée atteint la rive du Niémen, mais l'Empereur ne se sent pas les moyens de poursuivre l’ennemi au-delà de ce fleuve. Il craint surtout de voir l’Autriche rejoindre la coalition et attaquer la Grande Armée si loin de ses bases.
De son côté, Alexandre redoute une révolte de paysans en Ukraine et une offensive des Turcs ottomans sur le Danube.
Le 25, le Tsar rencontre l'Empereur de tous les Français sur un radeau placé au milieu du Niémen, « la nouvelle frontière du monde » s’exclame Napoléon.
Alexandre aurait abordé Napoléon en disant « Sire, je hais autant les Anglais que vous » et Napoléon de répliquer : « En ce cas la paix est faite ».
Le 7 juillet, les deux chefs d'état signent, à Tilsit, le traité du même nom. La Russie devient alliée de la France, elle abandonne ses territoires en Méditerranée, les îles Ioniennes en particulier et elle adhère au Blocus continental. Ce traité comporte aussi des articles secrets, comme le dépècement de l’Empire ottoman.
Le traité est catastrophique pour la Prusse : elle perd l’ensemble de ses territoires à l’ouest de l’Elbe qui formeront le futur royaume de Westphalie, avec à sa tête le frère de l’Empereur, Jérôme. De plus, la Prusse perd ses possessions en Pologne afin de constituer le grand duché de Varsovie et elle doit verser une lourde indemnité de guerre.
Jamais, sans doute, l’Empereur n’a atteint un tel degré de puissance.

 

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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 18:20

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La bataille d'Heilsberg eut lieu le 10 juin 1807 entre l'armée française commandée par Napoléon et l'armée russe commandée par Bennigsen, à proximité de la ville d’Heilsberg, actuellement Lidzbark Warmiński.

Napoléon va tout d'abord choisir de laisser les Russes, commandés par Benningsen attaquer à l'ouest, préférant franchir le Passarge et foncer vers Heilsberg afin d'empêcher la jonction des armées russe et prussiennes. Forts de seulement 50 000 hommes, alors que les Russes étaient 90 000, retranchés autour de Heilsberg, Soult et Murat se lancent à l’attaque, le 10 juin. Les pertes sont lourdes (plus de 10 000 hommes) mais, grace au soutien de Lannes, ils parviennent à déborder la droite de Bennigsen qui ordonne l’abandon du camp retranché et le repli sur Friedland où se livre la bataille décisive.

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